Lysergsäurediethylamid. (flashback)

 :: les contemplations :: PÉRIPHÉRIE ROMAINE :: HOPITAL PSYCHIATRIQUE
Lysergsäurediethylamid. (flashback) - Mer 24 Jan - 16:46
avatar
sorciers
sorciers


EFFIGIE : M. SCHOENAERTS.
BAFOUILLES : 65
PACTE : 23/08/2017


OSSATURE : PRÈS DE 40 ANS.
CONTRAT : CÉLIBATAIRE OPINIÂTRE.
BESOGNE : URBANISTE POUR LA VILLE DE ROME, EX ARCHITECTE.
ÉCHINE : SORCIER, MAGIE NOIRE.
PRESTIGE : PRÉSENCE.
GANG : HELLEBORE (SECOND).
CREDIT : ABΔИDON.
VARRI
&
GALEN


Lysergsäurediethylamid.

Fils à papa. Assassin. Clébard. Infidèle. On dit beaucoup de choses de Galen Lloyd mais pas qu’il est un bon samaritain, non. Même pas la moitié d’un homme bien. Alors il sourit, il agrée avec douceur et un léger mystère. Rien de trop prononcé, car ils sont deux adultes conscients des laideurs ordinaires et de la crudité de la réalité. Le fait qu’ils soient attablés dans le ventre d’un asile n’inspire pas davantage de légèreté. Il y a bel et bien une contrepartie, quoi que Varri soit à cent lieues d’en deviner la substance réelle. « Non, répond-il tout de suite. Je n’attends rien d’aussi… ordinaire. » Rallier la suédoise ? que de pragmatisme et d’intérêts comptables ! De facto, Galen est surpris de ne l’avoir pas vraiment considéré. C’est vrai, il est plutôt prosaïque dans ses rencontres et, chaque fois qu’il persécute une créature de son espèce, c’est plutôt à dessein de la recruter (ou de la faire disparaître de l’échiquier, ce qui, somme toute, revient au même). Mais il s'agit toujours de sorciers conscients d’eux-mêmes, ce qui disqualifie les obscurs, celle-ci plus vite encore. Enfin, l’obstacle le plus contraignant : « De toute façon, ce n’est pas comme si tu allais sortir demain matin… » Une approche aussi intéressée et si concrète, un tel calcul serait mauvais, ou très optimiste. Bien que Galen ne rechignerait jamais à délivrer l’un des siens d’une de ces cages bâties par les mortels, là encore : dans quel but ? « Et, sans vouloir te vexer, si je voulais arracher ses souvenirs à quelqu’un, j’aurais deux ou trois idées plus rapides et plus efficaces que de venir te rencontrer, ici. » Pendant que les doigts frôlent, apparemment négligemment, la bordure de la table, l’américain souligne le temps déjà consacré à cet entretien et, en même temps, toutes les autres secondes de toutes les autres minutes qu’il entend lui offrir. Qu’il espère lui sacrifier.

« Écoute. » Il prend une pleine inspiration, jauge la manière de s’expliquer quand même il en a décidé longtemps avant d’entrer. « Tu vas aimer ça autant que si je te demandais un service mais… t’es spéciale, vraiment spéciale. C’est sûrement une des raisons pour lesquelles tu t’es retrouvée ici. Même si t’avais pas buté Ennio Luci. » Un sourcil dressé flatte le nom de l’assassiné. Qu’il repose en paix, et toutes ces conneries. Un meurtre aussi propre, aussi net, c’est à vous donner l’envie de fournir tout un arsenal à Varri et de l’envoyer à tout l’Opus Dei… Le vaudouiste n’en serait pas fâché, moyennant un putain de désordre dans Rome. « J’ai pas la moindre idée d’à quel point t’es spéciale. Seulement que tu l’es. La dernière fois, l’autre nuit, j’ai effleuré la surface et, pour utiliser une image qui devrait parler à pas mal de tes copains, désigne-t-il tous les patients, alentours, d’un index invisible, c’était comme découvrir un nouveau médicament. » Et non une drogue. Ça en a plusieurs aspects, dont la dépendance, et néanmoins aucune propriété récréative. C’est plus clinique, un appel, un besoin viscéral nouveau, ou antérieur et que l’on aurait étouffé. À la fois fascinant et terrifiant, et jamais l’un sans l’autre, il taraude Galen en continu depuis. « Me laisser entrer, c’est ça, le service. C’est aussi simple que ça. » La curiosité est une maîtresse exigeante, surtout quand elle se présente rarement, et de moins en moins, à votre porte. L’américain, lui, ne sait plus comment repousser le battant, ou pourquoi il le ferait. Ce qu’il y a de périlleux à côtoyer Varri – la côtoyer par magie – relève sérieusement le goût d’une existence répétitive et moribonde. « Pour le dire encore plus simplement… si je devais t’aider, et te soulager de ta colère, et pas que d’elle, il y aurait une toute petite chance pour que je comprenne combien t’es spéciale, et surtout comment. »
CODAGE PAR AMIANTE
Revenir en haut Aller en bas
Lysergsäurediethylamid. (flashback) - Jeu 1 Fév - 17:09
avatar
sorciers
sorciers


EFFIGIE : Charlize Theron
BAFOUILLES : 9988
PACTE : 04/01/2017


OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Kiffe se soumettre à un certain mâle alpha et a du mal à l'admettre. A le palpitant qui déconne en sa présence. En couple donc, toujours fourrée dans les bras d'Irénée.
BESOGNE : Ancien officier de police. Morte aux yeux du monde dans l'asile dont elle s'est échappée.
FABLE : Elle a des doutes, surtout depuis qu'elle a perdu le bébé difforme qui grandissait en son sein. Celui qui a bien failli la rendre folle
ÉCHINE : Tout porte à croire qu'elle est la chair faible. Une humaine. Et pourtant, ses rêves ont toujours été peuplés de visions indéchiffrables à la symbolique poignante. Maintenant qu'elle est à Rome, elle rêve éveillée - sur le passé des gens. Elle est sorcière mais ignore encore tout de la vraisemblance de cette situation.
PRESTIGE : Clairvoyance empathique. Varri peut vivre les souvenirs des autres.
CREDIT : Cya
GALEN
&
VARRI
Lysergsäurediethylamid
A bas les masques, dans un sourire lugubre. Si Blondie a toujours eu un penchant pour l’idéalisme et l’utopie dans cette naïveté contraire à sa profession, autant dire que sa situation actuelle ne se prête guère au moindre sursaut d’espoir. Et elle sait pertinemment que ce n’est pas par charité que Galen Lloyd est ici, face à elle, à louvoyer vers ses écorchures. Sinon il se serait déjà lassé, froissé et enfuis. Faut-il avoir un certain goût pour la cage aux fous pour venir y traîner sciemment et se repaître de leurs tourments. Alors elle le dévisage, Varri – silencieuse, une ombre de méfiance filetée dans les prunelles tandis qu’il répond à la négative face à sa supposition. Non. Ce n’est pas ça que tu veux. Demi-sourire qu’elle évente dans un éclat sec tandis qu’il remue le couteau dans la plaie l’américain, insidieux - évoquant sa détention qui n’est pas prête de se finir de si tôt. Connard. Grince-t-elle en pensées sans même daigner desserrer la mâchoire. Tu pourrais être surpris quant à ma sortie de l’asile. Elle aimerait y croire, dans un espoir un peu fou – de par le lien de confiance qui s’est noué dans ce rêve. Ce soutien qu’il représente pour elle, le mâle, le Kvène, dans la beauté de l’onirisme qui rendait les choses moins pénibles.
Varri chasse d’un flottement de sourcils ennuyé la remarque qui suit concernant ses facultés utiles mais le manque de praticité de son lieu d’hébergement. Se demande brièvement pourquoi il tient tant que ça à ce qu’elle lui donne son aval. Après tout, ce n’est pas comme si elle ne prenait pas elle-même le droit de reluquer dans ses souvenirs sans lui demander son avis. Mais étrangement, malgré cette nonchalance irritante et ses propos incisifs, il la respecte Galen. Probablement parce qu’il a des années au compteur et qu’il mesure son pouvoir et l’impact qu’il peut avoir sur les gens. Une certaine sagesse dont Varri sait devoir prendre de la graine mais qui remue plus encore ses questionnements quant à lui. Parce qu’il demeure quand même mystérieux, autant dans ses intimes convictions que dans ses intentions.  

Qui es-tu, vraiment ?

Un type qui s’ennuie.
Un mec intrigué.
Qui la prend probablement pour un divertissement louable.

Le sorcier semble chercher ses justifications pendant quelques secondes. Elle écoute, Varri. Ne fait que ça, rangée contre son siège, une œillade sceptique figée dans sa direction. Et voilà qu’il lui dit qu’elle est spéciale. Tout autant que tous les sorciers de cette foutue planète, pense-t-elle avant qu’il n’évoque un nom. Le nom d’Ennio Luci. L’homme qu’elle a tué. Un prétexte dont elle aurait pu se passer pour finir ici quoiqu’il en soit, d’après lui. Blondie fronce les sourcils, intriguée par les dires de son interlocuteur. Peut-être qu’il en sait beaucoup, Galen. Sur Rome et ses mystères. Il appartient à un groupe influent – ça se pourrait même qu’il sache qui est ce Luci et la réelle signification de ce crime dont elle-même, la coupable, ignore tout. Cette perspective fait un peu taire la colère sourde qui gronde en elle. Et ça l’embête un peu à Varri – parce qu’elle redoute d’être manipulée par lui. Mais la curiosité est plus forte. Elle l’a toujours été.  

Galen poursuit sur l’intérêt qu’elle suscite et le mystère qu’elle représente. Va même jusqu’à la qualifier de médicament. Celle-là, elle ne s’y attendait pas. La notion lui fait froncer les naseaux dans une impulsion nauséeuse. « Sérieusement ? » Ne peut-elle s’empêcher de lâcher. « J’suis plutôt réaliste sur mon cas, Galen. Je ne te la conseille pas, ma médecine. » Et elle laisse échapper un petit rire en reposant son front contre le creux de sa main, la secouant successivement avant de lever les yeux vers lui. T’en as tout un tas, des barjots plein de désillusions autour de toi. Alors pourquoi moi ? Il veut juste qu’elle le laisse entrer dans ses afflictions. Juste qu’il la soulage de ça. A sa conclusion, elle se fend d’un sourire. « Bientôt, tu vas me sortir que c’est pour l’intérêt de la science. » Elle ironise, évidemment. Aime à appuyer sur le voyeurisme dont il n’est pas dénué, lui aussi.

« Je ne sais pas ce que tu penses trouver en moi, Galen. Mais laisse-moi te dire une chose… Tu seras probablement déçu. » Puis tu te lasseras, va. Comme tu l’as probablement fait avec tous les cobayes qui ont peuplé ton existence centenaire. Risette un peu creuse qu’elle lui gerbe avant de clore les paupières. Non pas parce qu’elle hasarde dans sa tête, cette fois-ci. Juste parce qu’elle est lasse, même malgré la colère qui bouillonne. « Vas-y. » L’autorise-t-elle en scellant son regard dans le sien. « Mais prends garde aux overdoses. » Parce que dans tous medicaments, il y a une liste longue comme le bras d’effets secondaires indésirables.    
   

 

 
Dialogues:
 
CODAGE PAR AMIANTE

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
FACE TO FACE.

My lovely foe
Mouth to mouth
Raining heaven's blows,
Hand on heart,
Tic tac toe,
Under the stars,
Naked as we flow.

(c)lazare.
Revenir en haut Aller en bas
Lysergsäurediethylamid. (flashback) - Mer 7 Fév - 14:00
avatar
sorciers
sorciers


EFFIGIE : M. SCHOENAERTS.
BAFOUILLES : 65
PACTE : 23/08/2017


OSSATURE : PRÈS DE 40 ANS.
CONTRAT : CÉLIBATAIRE OPINIÂTRE.
BESOGNE : URBANISTE POUR LA VILLE DE ROME, EX ARCHITECTE.
ÉCHINE : SORCIER, MAGIE NOIRE.
PRESTIGE : PRÉSENCE.
GANG : HELLEBORE (SECOND).
CREDIT : ABΔИDON.
VARRI
&
GALEN


Lysergsäurediethylamid.

Une lueur effrontée traverse les pupilles du louisianais : « C'est pour la science. » En quelques sortes (mais jamais Galen n'a eu la fibre scientifique et pas davantage la rigueur de mener des recherches fussent-elle ésotériques, à bien). À peine, par conséquent, comme en témoigne son sourire qui répond et s'ajuste à la nuance de son vis-à-vis. De toute façon, ils sont pleinement conscients, à présent, que cette entente, si elle accouche, possède plusieurs aspects malsains et discutables. Si Varri ne peut pas savoir qu'il en va toujours ainsi avec un ressortissant du coven Hellebore, et pire encore avec son sorcier-lige, elle aura compris que le compromis comporte des conséquences imprévisibles et qu'elle assimilera sûrement à ses dépens. La question serait : et après ? foncièrement, quelle importance ? Ce n'est pas comme si la suédoise avait beaucoup à perdre.

Il savait qu'elle accepterait.
Il a commencé tout à l'heure, en insinuant qu'elle ne sortira pas, ou pas dans l'immédiat, de cet endroit. Et, tandis qu'une colère mathématique répondait de l'attaque, Galen est entré par la grande porte, en remontant les élysées d'un esprit qui, d'une certaine façon, commençait à lui manquer. « Ça ne fonctionne pas comme ça, répartit-il dès le supposé d'une overdose. » Puis il explique avec platitude pendant qu'au contraire son esprit fourmille, organise des tracés, des tranchées, et d'autres plus profondes, pour résister, plus tard, aux résistances de Blondie. « Je vais contaminer ce que tu ressens avec ce que j'éprouve. Ce sera plus... paisible, gérable ? Galen hésite sur le mot, prend le temps de se corriger. On va dire que je suis un peu plus maître de mes sentiments que toi des tiens et, pour un moment, ça va te soulager. Bien sûr, tu peux me rejeter, et c'est pour ça que, cette fois, j'ai pris la peine de te demander ta permission... et de te mettre en colère. » Un fin sourire s'étale dans la bouche, dont l'inflexion se veut attentive, même badine. En d'autres termes : c'est en toute bienveillance qu'il l'a manipulée. « On essaie une fois aujourd'hui. Je reviens dans une semaine. Ainsi de suite. »

◈ ◈ ◈

La semaine suivante, c’est le même infirmier. Il plisse le front, s’étonne. « Je suis amoureux d’elle, le vaudouiste croit-il bon de plaisanter. » Le gaillard ne rit pas. Ses impressions ne sont pas limpides, troublées par une vie ordinaire ou les anxiolytiques qu’il doit avaler dès le petit-déjeuner. Il faut au moins ça pour se lever et venir travailler à l'asile tous les jours de toutes les semaines de sa misérable vie. « Vous comptez revenir souvent ? » « Je ne sais pas. » Et c’est vrai, Galen ne sait pas. Il n’y a que Varri qui puisse décider. Quand la suédoise se lassera-t-elle de sa sale bienveillance ? de sa fausse amitié ? de son aide boiteuse et parfaitement, intéressée ? Aujourd’hui même, si ça se trouve, et le louisianais est pressé de le découvrir.

« Tu sais jouer aux échecs ? » Il fait tomber la boîte sur la table, soulève le petit loquet de métal et déverse les pièces, pêle-mêle, devant Varri. « J’ai lu quelque part qu’il fallait stimuler le cerveau, vérifier que ça continue de tourner rond. » Tandis qu’il jette sa veste sur le dossier (et l’on détecte une aisance au centuple supérieur à sa dernière visite, comme s’il avait appris à dominer de vieux démons et à les verrouiller dans les tréfonds), cet éclat perpétuel et ironique s’accroche tranquillement à ses lèvres : « Et comme je n’aime pas beaucoup les coloriages de la table tout au fond… » Pour la rejoindre, le sorcier est passé devant un petit groupe de trois patients qu’il n’a même pas feint de reluquer – extérieurement comme intérieurement. Finalement, il s’assoit, adoucit son sourire et dit : « Dis-toi que, si je gagne, tu risques, au pire, de partager mon enthousiasme. »
CODAGE PAR AMIANTE
Revenir en haut Aller en bas
Lysergsäurediethylamid. (flashback) -
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 2 sur 2 :: Aller à la page : Précédent  1, 2
Sujets similaires
-
» Tiens tiens tiens... Comme on se retrouve... {Flashback} [Ryuuku Gakuen]
» [RP Flashback] Entre Nymphomanie et Psychopathie...
» /!\ Grosse Quête ! Besoin de personnes [ FlashBack HRP ]
» RP flashback en 1623
» [Flashback] Les cicatrices d’un passé douloureux

Permission de ce forum: Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-
Sauter vers: