Succession of incidents [ft Jacopo]

 :: METRO
Succession of incidents [ft Jacopo] - Ven 29 Déc - 16:31
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Elle ressortait d'une séance de cinéma en solitaire. Ses pieds étaient gelés dans ces talons qu'elle détestait tant, son manteau long la gênait à chaque fois qu'il frottait ses mollets, et elle avait terriblement envie d'attacher en queue de cheval pour ne pas qu'ils ne la gênent. Habituellement, elle l'aurait fait, mais aujourd'hui, elle avait voulu faire plaisir à une amie qui lui avait demandé de se faire belle pour une sortie shopping et un après-midi au cinéma, histoire qu'elles se détendent entre deux de leurs activités favorites : pour l'une, la chasse, pour l'autre, la danse. Elles ne se voyaient que rarement, d'ailleurs, à cause de leurs passions très prenantes. Et puis, elle avait voulu lui présenter un garçon, comme si elle n'avait que ça à faire. Autant dire que Lizbeth n'avait pas voulu jouer la comédie et avait même posé les cartes sur la table dès les présentations, décevant amplement son amie qui, visiblement, ne savait pas tout de la vie de la rouquine. « Lizbeth. Et ce ne sera pas Liz, ni Beth, ni quoi que ce soit d'autre. J'espère que nous passerons un bon après-midi entre amis. » avait-elle dit le plus calmement possible, le sourire aux lèvres. Autant dire que maintenant qu'elle était libre de rentrer chez elle, elle était ravie. Elle n'aurait pas à se pouponner et à ressembler à la femme qu'elle n'est pas. Car oui, malgré son jeune âge, elle détestait être qualifiée de jeune femme mais plutôt de femme. Encore trop attachée à son statut de mère dont elle n'avait pas pu profiter. Elle ne cessait d'y penser, car il était temps pour elle de poster une lettre à son fils. Ce petit loup-garou avait bien grandi désormais. Elle l'avait parrainé sous un faux patronyme et lui envoyait régulièrement des cadeaux à l'orphelinat où il était placé, en attente d'une famille qui voudrait bien d'une créature aveugle et incapable de mener à terme sa transformation, comme si quelque chose lui manquait pour y parvenir. Elle suivait chacun de ses pas, jouait la tante exemplaire sans qu'il ne sache jamais qui elle était. Il devait avoir quoi, maintenant ? Cinq ans ? Oui, ce devait être ça. Il n'était pas encore en âge de lire les lettres mais il adorait les surprises qu'elle lui envoyait souvent. Et ces lettres lui étaient évidemment arrachées jusqu'à ce qu'il soit en âge de vraiment comprendre les mots. Elle s'arrête donc devant la boîte aux lettres, observant le petit paquet dans ses mains. Il n'y avait dans celui-ci qu'une lettre transcrite en braille et un petit livre en braille, ce qui suffisait à le faire passer par une boîte aux lettres classique. Elle le déposa alors et se remit en route, cette fois arpentant la rue en direction du métro. Elle détestait le prendre mais son père était trop occupé pour venir la chercher, et il en était de même pour sa belle-mère, alors elle n'avait pas vraiment le choix. Mais à peine eut-elle descendu les marches et validé son billet qu'elle eut un mauvais pressentiment. Le métro n'était pas autant rempli que d'habitude mais pire encore, il régnait ici une atmosphère lourde. Elle passa une main discrète sur sa cuisse, et pesta en se rendant compte qu'elle n'avait emmené aucune arme avec elle pour la journée. Soupirant, elle se pressa pour s'engouffrer dans la rame, trouvant seulement une place debout, laissant une grand-mère prendre la dernière place assise disponible. Elle s'accrocha donc à la barre la plus proche et se mit à dévisager pensivement les personnes qui l'entouraient, comme si un danger rôdait. Son œil fixait tous les détails capables de lui montrer qu'une bête se cacherait là mais visiblement, s'il l'était, il était bien caché. Elle se perdit même dans sa contemplation durant de longues minutes, avant qu'un bruit suspect ne l'interpelle. Bien que d'habitude très calme, son cœur manqua un battement, ses yeux s'écarquillèrent alors que le train s'arrêta brusquement dans un tunnel, l'envoyant valser plus loin vers le fond du wagon, avant qu'elle ne heurte quelqu'un. La lumière se mit à grésiller, puis à s'éteindre progressivement. Déjà, des gens tentaient de lancer une procédure de secours et d'urgence, mais personne ne parvint à trouver le levier dans cette situation. Lizbeth, elle, était concentrée sur celui qu'elle venait de heurter. Étant peu habituée à être aussi près d'une autre personne à part dans les situations de chasse, sa panique prit le dessus, tandis que son calme tentait de reprendre le dessus, en vain. Elle s'écarta donc de cet homme, qu'elle tentait d'apercevoir dans la lumière. Au lieu de ça, elle lui marcha sur le pied, se rapprochant un peu plus. « Cessez de bouger s'il vous plait ! » ordonna-t-elle, ne se rendant pas compte que sa voix avait interpellé d'autres personnes autour qui commencèrent à s'agiter un peu plus à ses propos pour lui montrer à quel point c'était impossible. Elle voulu alors se retourner et se cogna une nouvelle fois dans cet homme, et cette fois, elle ne put s'empêcher de pester. « Je savais que j'aurais mieux fait de rester au lit ce matin. Vous êtes encore vivant ? » lui demanda-t-elle finalement, priant pour ne pas se retrouver avec un cadavre sur les bras.

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Succession of incidents [ft Jacopo] - Sam 6 Jan - 13:20
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EFFIGIE : Charlie Cox
BAFOUILLES : 941
PACTE : 05/08/2017


OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Célibataire. Enfin... Divorcé. Evitons ce sujet, per favore.
BESOGNE : Détective privé. Ex-inspecteur de police qui s'est fait virer quelques mois après son divorce, ayant complètement déraillé. La véritable raison : sa cheffe corrompue, qui trempait dans la Mafia depuis des années, démon déguisé en ange. Suivant des pistes, Jacopo et son meilleur ami Luigi, lui aussi inspecteur, avaient mené leur enquête pendant des mois, réunissant des preuves contre leur supérieure. Ils se croyaient capables de la faire tomber. Sauf que non ; Luigi fut tué par la Mafia à la demande de sa ténébreuse cheffe, tandis que Scaglione devint l'amant de sa supérieure, dans une tentative désespérée de la coincer enfin. En vain, parce qu'elle était parfaitemnent au courant pour son enquête secrète. Il ne devint que son jouet, pendant des mois. Puis un jour, tout fut mis au clair : soit il oubliait cette histoire, soit il subissait le même sort que son ami. Alors Jacopo fit son choix. Il préférait s'éloigner, d'elle, de la Police, de toute cette corruption, complètement brisé et dégoûté.
FABLE : Au courant pour le surnaturel depuis pas mal de temps déjà. En tant qu'ancien inspecteur, Jacopo a eu affaire à bien des créatures lors de ses enquêtes, il est tombé sur des massacres sans nom. Il ne pouvait donc que finir par découvrir la vérité. Néanmoins, il garde le secret sur ce qu'il sait, il fait semblant que les monstres n'existent pas. Pas envie de passer pour un cinglé, tout simplement. Mais, secrètement, le brun travaille régulièrement pour le Vatican, qui ne le prend pas pour un fou : en effet, il est souvent chargé de retrouver des créatures sur lesquelles le Vatican veut mettre la main.
ÉCHINE : Humain, vous dirait-il. En réalité, Jacopo est une demi-sirène qui s'ignore.
PRESTIGE : Retenir sous souffle sous l'eau pendant cinq minutes, comme si de rien n'était. Mais ce n'est pas un super-pouvoir, ça ? Si ?!
GANG : Il n'appartient officiellement à aucun groupe, mais il bosse souvent pour le Vatican, ce que presque tout le monde ignore. Ils payent bien, alors pourquoi refuserait-il leurs missions ? Et puis, pas sûr que ce soit une bonne idée de leur dire non, voilà tout.
CREDIT : Shadow Dancer (avatar), Tumblr (gifs) & Astra (signa)
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Lizbeth & Jacopo



Pressés. Les gens sont tout le temps pressés. Et à Rome encore plus qu'ailleurs. J'observe les personnes qui m'entourent, j'étudie leurs gestes, leurs regards. Entre les touristes et les vrais italiens, on dirait des fourmis. En moins désorganisés, et plus bruyants aussi. C'est pour ça que parfois, je préfère les fourmis aux humains. Bah quoi ? Pas vous ? Finalement, je finis par imiter une bonne partie de mes congénères Homo Sapiens et je pose mon regard sur mon portable, m'enfermant dans une bulle invisible. Pour une fois, je vais prendre le métro non pas parce que j'ai quelqu'un à suivre, mais simplement parce que ma voiture est en panne. Bon, je ne m'en réjouis pas, vraiment pas... Mais voilà, je ne suis pas particulièrement stressé. Non, loin de là, je suis tranquille, détendu. Je suis allé passer quelques jours en Calabre auprès de mes parents. Me ressourcer, revoir des amis, retourner dans les endroits où j'ai passé mon adolescence. Et ça m'a fait du bien, oui. Oh, d'un autre côté, j'aurais aimé passer Noël avec Anastasia, mais on aura d'autres occasions pour être ensemble, je l'espère.

Alors que je m'attendais à un voyage tranquille, voilà que soudainement, le train s'arrête brusquement. Vous l'aurez compris, c'était trop demander que de ne plus avoir d'emmerdes avant la fin de l'année, hein. 2017, oui toi, si tu m'entends, espèce de connard, tu m'auras fait chier jusqu'au bout, sache-le ! Et non, ce n'est pas marrant, oh ! Sans même avoir le temps de réellement comprendre ce qui s'est passé, une jeune femme vient me heurter tel un boulet de canon. Paf, KO, détective privé à terre. Pour agrémenter le tout, la lumière se met à grésiller, rendant l'ambiance encore plus lugubre. Des cris se font déjà entendre, la panique commence à se répandre.

Ma che succede ?
Oh my God, what's happening ?
Es un ataque terrorista, coño !


Plusieurs langues, mais une seule peur : mourir ici aujourd'hui. Qu'il y ait une bombe, des terroristes. Que ce soit la fin. Les voix s'élèvent, on crie à l'aide. L'enfer se déchaîne, petit à petit. Moi, cependant, je ne dis rien. Je me contente de grogner, tout en portant une main à ma tête. J'ai mal, mais apparemment je ne saigne pas, tant mieux. On m'a quand même bien envoyé valser, littéralement. Par contre, si le rousse/boulet de canon pouvait se bouger, ce serait cool. Non, parce que j'aimerais bien remettre debout, hein. Aller voir ce qui se passe réellement. J'ai été flic, après tout. Quoi que je dise, mon instinct de policier reste là, endormi dans mon esprit la plupart du temps... avant de se réveiller quand il le faut. Et bah, là c'est le moment, effectivement. Et puis... What ?

« EEEH ! »

Cazzo, qu'elle arrête de me piétiner, bordel de merde ! C'était elle qui ne cessait de bouger, oh ! Non, sans déconner, hein ! Et puis, pourquoi s'est mise à gueuler, là ? C'est comme jeter de l'huile sur le feu, ça aide à répandre cette putain de panique. D'ailleurs, ça se voit, on l'entend. Les gens crient de plus en plus, apeurés. Je fais donc un effort presque surnaturel pour ne pas l'engueuler à mon tour, mais voilà qu'elle vient encore me heurter. Cette nana commence à me taper sur les nerfs. Littéralement. Tiens, si je n'étais pas de mauvaise humeur, j'aurais même pu rigoler face à son commentaire.

« On est bien d'accord, oui, vous auriez mieux fait de rester au lit plutôt que de tenter de me piétiner jusqu'à ce que mort s'en suive ! Et oui, accessoirement, je suis encore vivant, cet exploit ! »

Je soupire, agacé. Décidément, le métro et moi, ce n'est pas une belle histoire d'amour, non... La prochaine fois, j'y vais en taxi, et tant pis si c'est plus cher. Rah, sérieux ! Je me redresse enfin, ignorant momentanément la jeune femme, tentant de comprendre ce qui se passe. Pas d'incendie, à ce qui paraît... Ou pas encore, en tout cas.

« Qu'est-ce qui s'est passé, bon sang... ? Dîtes, vous avez remarqué quelque chose d'étrange, avant ou après cet incident, par hasard ? Je ne crois pas avoir entendu d'explosion... »

Voilà, je suis en mode flic, et j'interroge un potentiel témoin. Je veux savoir ce qui se passe. Mais il y une autre chose qui m'inquiète : on est encore coincés ici comme des sardines dans une boîte de conserve. Et ça, ce n'est pas une bonne chose, surtout que les gens paniquent. Alors il faudrait qu'on fasse quelque chose. Lancer une procédure de secours, ouvrir les portes, d'une manière ou d'une autre.

« On va tous mourir ici ! On va tous mourir ici... »

Dit une autre femme en pleurs, non loin d'eux. Tel un incendie qui se répand, d'autres personnes commencent à paniquer aussi. La lumière s'éteint. Bordel, ça non ! Le cœur battant de plus en plus vite, je décide d’utiliser de mon téléphone comme s'il s'agissait d'une lampe torche. Mais ce n'est pas assez. Les gens ont peur, et pour stopper ça, il faudrait soit que la lumière revienne, soit qu’on sorte du wagon.

« Il faudrait qu'on trouve un levier, quelque chose du genre. Qu'on ouvre les portes, qu'on... J'sais pas. Si on reste coincés ici trop longtemps, attaque terroriste ou pas, ça risque de mal finir. »

Pas sûr que ce soit une bonne idée de dire ça à la rousse. Si ça se trouve, elle va vraiment me piétiner à mort maintenant. Eh merde !

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❝Where does love go?❞ Where does love go when it dies? Where do tears go when they're cried? And who are you if you're not mine? Where does love go when it dies? The last song before light's on, They say there's no getting back what is gone. Small talk, long walk, And your hope will carry you home. Cause I loved you so, And I'll never know Just why I let you go. I'll never know. (c) Astra
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Succession of incidents [ft Jacopo] - Dim 7 Jan - 9:54
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Elle réprima un rire aux paroles du jeune homme, un rire nerveux, reflétant l'état rare dans lequel elle se trouvait pourtant. Oui, ça aurait pu être drôle mais aujourd'hui, tout faisait en sorte qu'elle perde le contrôle et ce soir, ça commençait tout juste. Elle avait beau essayer de respirer, au fond de son esprit, un mal inconnu dansait, l'empêchant de faire revenir son calme légendaire. Elle tenta pourtant, observant un instant à ses pieds, consternée. Elle n'avait pas l'habitude que quelqu'un d'autre que son père ne la réprimande aussi clairement pour quelque chose qu'elle aurait mal fait. Elle avait donc pris ce comportement plutôt mal, mais ne dit rien, soufflant un coup en regardant les gens s'agiter. On aurait dit un troupeau de moutons dans lequel on avait jeté volontairement un loup. Une bergerie bruyante, incapable de tenir en place, en proie à un danger plus grand que celui qu'on ne pourrait imaginer. Elle le laisse se redresser, palpant par réflexe sa cuisse, sur laquelle il n'y avait pas d'arme aujourd'hui. Pourvu que ce soit un loup, même si elle les détestait, c'étaient les seules créatures qu'elle parvenait un temps soit peu à contrôler. « Je n'en sais rien, je ne suis pas Watson, monsieur Sherlock ! » pesta-t-elle, croisant les bras sur sa poitrine, regardant ailleurs, trop vexée par le comportement qu'il pouvait avoir. Et le pire dans tout ça, c'est qu'elle se reconnaissait bien là dans certaines situations. Combien de questions avait-elle posé de son faux air innocent pour avoir des informations sur ses cibles ? Beaucoup. Il est souvent difficile de se retrouver dans le rôle opposé mais il faut pourtant y faire face. Elle ferme les yeux à peine quelques secondes, histoire de calmer sa respiration et de faire abstraction du brouhaha qui cogne dans l'un et l'autre de ses tympans. Elle finit par plonger son regard, ou du moins, essayer, dans celui de l'interrogateur pour lui répondre le plus clairement possible, moins brutalement que précédemment. « Oui, y'avait bien quelque chose de bizarre : mon intuition. Changer sa routine porte malchance. Si vous voulez mon avis, on est pas sur une affaire terroriste, sinon, on serait déjà tous morts. » Elle soupire, agacée de devoir se retrouver plus tard dans une affaire qui ne la regardait pas, perdant son temps en étant interrogée par des flics qui voulaient toujours en savoir plus que les autres. Elle essaie de bouger un peu pour s'écarter de lui et de tous ces citoyens en pleurs mais rien à faire, ils bloquent le chemin, personne n'y voit rien, on entend un enfant paniquer dans les bras de sa mère. A cette voix plus stridente que les autres, Lizbeth se fige, le repère rapidement. Il a l'âge d'être son fils, et ça la touche. Elle pousse un nouveau long soupir, comprenant beaucoup mieux l'enjeu désormais. Son regard, bien qu'on ne le voit pas dans cette obscurité ambiante, semblait s'être obscurci. Comme cette journée où elle avait sauvé ce petit d'une horde de loups sans pitié. La rage habitait son cœur, mais son instinct maternel le surplombait de toute sa force. Elle n'était plus la jeune fille maladroite qui avait marché sur cet inconnu, non, elle était redevenu la femme chasseresse et vengeresse qu'elle aimait être. Elle se tourna vers la foule et pria un moment avant  de se remettre à parler plus fort pour alerter tout le monde dans le wagon. « Tout le monde m'écoute ! Silence ! Silence où c'est d'une balle dans le crâne que je vous fais tous taire ! » Autant dire que c'est plutôt efficace comme technique. Une menace, mais qui semble fonctionner petit à petit, même si quelques pleurs et quelques chuchotements planent encore dans la pièce. La rousse peut enfin se diriger vers les portes à l'aide de l'éclairage faible de son téléphone. Elle cherche le levier sur la pointe des pieds, le trouve finalement, mais au lieu de déclencher la procédure de sécurité tant espérée, il lui cède dans les mains. Elle pousse un juron en anglais, comme elle a le réflexe de le faire, et se retourne vers celui qu'elle considère comme un potentiel allié même si son comportement a tendance à l'agacer. « Les leviers sont coincés. Il faut du courant pour pouvoir ouvrir ces portes. » Elle donne un coup de pied violent dans la porte, rageuse mais rien ne se passe. Elle décide de passer de l'autre côté du wagon pour forcer l'autre, mais impossible. La foule recommence à s'agiter en voyant que les efforts sont vains, que la petite demoiselle qui voulait les sauver en est incapable. Elle se rue vers Jacopo, les mains tremblantes de peur et se plante devant lui. « Comment on défonce efficacement des vitres de métro ? Malheureusement, j'ai pas de fusil à pompe sous la main. Et vous ? »

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Succession of incidents [ft Jacopo] - Mer 10 Jan - 12:13
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OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Célibataire. Enfin... Divorcé. Evitons ce sujet, per favore.
BESOGNE : Détective privé. Ex-inspecteur de police qui s'est fait virer quelques mois après son divorce, ayant complètement déraillé. La véritable raison : sa cheffe corrompue, qui trempait dans la Mafia depuis des années, démon déguisé en ange. Suivant des pistes, Jacopo et son meilleur ami Luigi, lui aussi inspecteur, avaient mené leur enquête pendant des mois, réunissant des preuves contre leur supérieure. Ils se croyaient capables de la faire tomber. Sauf que non ; Luigi fut tué par la Mafia à la demande de sa ténébreuse cheffe, tandis que Scaglione devint l'amant de sa supérieure, dans une tentative désespérée de la coincer enfin. En vain, parce qu'elle était parfaitemnent au courant pour son enquête secrète. Il ne devint que son jouet, pendant des mois. Puis un jour, tout fut mis au clair : soit il oubliait cette histoire, soit il subissait le même sort que son ami. Alors Jacopo fit son choix. Il préférait s'éloigner, d'elle, de la Police, de toute cette corruption, complètement brisé et dégoûté.
FABLE : Au courant pour le surnaturel depuis pas mal de temps déjà. En tant qu'ancien inspecteur, Jacopo a eu affaire à bien des créatures lors de ses enquêtes, il est tombé sur des massacres sans nom. Il ne pouvait donc que finir par découvrir la vérité. Néanmoins, il garde le secret sur ce qu'il sait, il fait semblant que les monstres n'existent pas. Pas envie de passer pour un cinglé, tout simplement. Mais, secrètement, le brun travaille régulièrement pour le Vatican, qui ne le prend pas pour un fou : en effet, il est souvent chargé de retrouver des créatures sur lesquelles le Vatican veut mettre la main.
ÉCHINE : Humain, vous dirait-il. En réalité, Jacopo est une demi-sirène qui s'ignore.
PRESTIGE : Retenir sous souffle sous l'eau pendant cinq minutes, comme si de rien n'était. Mais ce n'est pas un super-pouvoir, ça ? Si ?!
GANG : Il n'appartient officiellement à aucun groupe, mais il bosse souvent pour le Vatican, ce que presque tout le monde ignore. Ils payent bien, alors pourquoi refuserait-il leurs missions ? Et puis, pas sûr que ce soit une bonne idée de leur dire non, voilà tout.
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J'étire un sourire en coin, moqueur. Bah, encore une fois, on est bien d'accord sur un point : moi j'suis Sherlock, tandis qu'elle est loin d'être Watson. Je soupire, avant de me gratter le menton. Sérieux, j'ai pas que ça à faire, bordel ! Pourquoi fallait-il que je me retrouve coincé dans un putain de métro again ? Ça fait chier, bon sang ! Et puis, la panique se répand de plus en plus tout autour de nous, les gens ont peur, certains pleurent. Et moi, qu'est-ce que je suis censé faire ? Tous les sauver en un claquement de doigts ? Si seulement c'était aussi simple, hein ! Ça pourrait même être marrant... En plus d'attirer de nouveaux clients. Mais bon, c'est pas la peine de penser à de potentiels nouveaux clients alors que je suis toujours coincé ici, dans ce foutu wagon. Il faut qu'on trouve un moyen de sortir d'ici tant qu'on le peut. Sinon Miss Pas-Watson risque bien de continuer à bouder pendant des heures, hein.

Tiens, la jeune femme semble avoir changé d'avis et répond finalement à mes questions. Enfin, mon espoir d'avoir une réponse utile s'envole tout de même assez rapidement. Changer sa routine porte malchance. Non, sans déconner. Ils étaient bons les champignons ? Ils étaient magiques et tout ? Je soupire à mon tour. Bon, au moins je pense effectivement que s'il s'agissait d'une attaque terroriste, on ne serait déjà plus là en train d'enchaîner les soupirs contrariés. Ou à entendre des petits enfants effrayés à mort. Je m'étire, histoire de me détendre un peu et de ne pas pousser mon quinzième soupir fatigué en l'espace de deux minutes.

Puis quand je rouvre les yeux et que je regarde la jeune femme, celle-ci semble avoir été entre-temps possédée par une entité extraterrestre - à moins que ce ne soit un esprit ? Vade retro Satana ! Bah quoi ? C'est elle qui se met à hurler qu'elle va faire taire tout le monde d'une balle dans le crâne et vous me regardez moi ? Ma vaffanculo ! N'empêche que ça semble avoir marché, tiens... Je regarde la rouquine, tout en haussant légèrement un sourcil. Bah dis donc, t'es pas Watson, hein Miss Hitler ? Pour une fois, je fais un effort pour ne pas l'ouvrir, pas sûr que ce soit une très bonne idée. Non, autant l'accompagner, voir ce qu'elle fait. Elle a parlé de tirer sur les gens, donc je suppose qu'elle a une arme. Autant m'assurer qu'elle ne passera pas à l'action... au cas où. Vous pouvez rigoler, mais je vous jure que par les temps qui courent, plus rien ne m'étonne réellement. Ah, enfin ! Elle a trouvé le fameux levier ! Un levier... qui cède dans ses mains ? Non mais oh, c'est quoi cette blague, bordel ?! Ça suffit ! Je pousse un rire narquois, discrètement, histoire de ne pas me mettre à gueuler pour exprimer ma frustration. Je regarde la jeune femme lorsque cette dernière se retourne vers moi. Je me mordille la lèvre, agacé. Bah oui, il faut du courant pour pouvoir ouvrir ces putains de portes. Et bah non, le courant ne pas revenir tout seul, parce que ce serait trop demander, évidemment.  

« Elémentaire, ma chère... Ouais c'est bon, t'es pas Watson, j'ai compris. »

Dis-je, avant-même qu'elle n'ait eu le temps de l'ouvrir. Je m'approche alors des portes, les observe de plus près. Ce wagon est l'un des plus anciens... Il y a des chances que les vitres n'aient pas été renforcées, et ce malgré ces explosions qui ont eu lieu ici il y a quelques mois déjà. Bah, ça ne m'étonnerait pas le moins du monde. On est en Italie, après tout ; depuis quand notre gouvernement a-t-il été un minimum compétent ? Mais enfin, pour une fois, ce serait bien qu'ils ne l'aient pas été. Parce que ce s'il ne s'agit pas d'une vitre pare-balle, on pourrait peut-être réussir à le briser en lui tirant dessus. Le souci, là, c'est que les gens risquent de paniquer. A mon tour, je recule, pour aller parler aux gens qui nous entoure. J'ouvre vite fait mon portefeuille, avant de le refermer tout aussi rapidement. L'idée, c'est de leur faire croire que je viens de leur montrer mon badge de flic.

« Ecoutez-moi, tout le monde ! Police ! Je suis l'inspecteur Scaglione, et je vais tenter de nous sortir d'ici, d'accord ? »

Je sors alors mon arme, lentement.

« Ces vitres semblent avoir été renforcées il y a longtemps, mais je pense pas qu'elles résistent à l'impact des balles. Donc ce que je vais faire, c'est tenter de les briser en leur tirant dessus. Tout le monde a compris ? »

Je regarde la rouquine. J'imagine qu'elle ignorait que je suis... Enfin, que j'étais inspecteur de police. Désormais, j'suis détective privé, une version italienne et moderne de Sherlock, mais le savoir-faire acquis en tant que flic est toujours là, dans ma tête.

« J'ai une arme aussi. Je peux aider. »

Dit-un autre type, plus loin. Je me retiens de soupirer.

« Vous êtes flic ? Non ? Alors merci, mais laissez-moi faire. Reculez, tout le monde. Et les plus sensibles et les enfants, protégez vos oreilles. »

Nouveau regard vers la jeune femme. Je ne sais pas qui elle est, mais elle me semble bien déterminée. Cela dit, si elle ne fait pas partie des forces de l'ordre, elle n'a pas à être à mes côtés.

« Si t'es pas flic, tu peux reculer toi aussi, gamine. Laisse faire les pros. »

Je vise la vitre. J'attends quelques secondes. Je tire.

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Succession of incidents [ft Jacopo] - Mer 10 Jan - 22:06
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Elle sent la tension envahir sa poitrine, lui compresser les côtes, s'imprégner dans chacun de ses vêtements. Elle n'a pas l'habitude d'être dans un état pareil. Peu de gens l'agacent, enfin si, les loups, et encore, elle règle ses problèmes à la manière forte. Elle s'efforce d'être joyeuse et positive peu importe l'instant, mais sur le moment, cet inconnu lui tape sur le système. Son air hautain et colérique, sa façon de lui reprocher chaque geste qu'elle faisait. Oui, elle lui avait marché sur les pieds après l'avoir fait tomber, mais ce n'était pas de sa faute, et elle espérait bien le lui faire comprendre. Mais dans l'immédiat, elle avait plus important que de s'embrouiller avec un homme trop imbu de lui-même. Elle se contente juste de regards noirs terriblement agacés et d'un silence pour seule réponse à ses accusations. Et alors que son souffle s'était emballée, elle se fige, se retourne lentement, une grimace déformant la beauté de son visage. Un flic... Manquait plus que ça. Elle avait menacé tout un wagon sous les yeux d'un de ceux qui avaient le pouvoir de l'arrêter, parce qu'ils ne comprenaient pas forcément le monde fantastique et que les chasseurs étaient mal vus par quasiment tous. Jetant un regard alarmé à la porte, elle regretta ne pas pouvoir disparaître en claquant des doigts. N'importe quelle créature aurait pu se manifester : un vampire, un loup-garou, mais c'était risqué de demander à quelqu'un de se dévoiler et même s'il y avait un loup-garou dans les passages, il ne pourrait pas se transformer à ses côtés. Dans tous les cas, cette histoire ne finirait pas très bien. Quand il sort son arme, elle détourne le regard avec la terrible envie de lui hurler d'arrêter ce qu'il est en train de faire. Non seulement pour les enfants ici présents, mais également pour ceux qui pourraient lui en vouloir pour ce geste. Par réflexe, elle se plaque contre le mur, bien qu'il ne faille plus qu'une arme pour l'effrayer.  Elle évite le regard de l'inspecteur, mais retourne vers lui lentement, prête à aider si besoin. Un enfant la retient, s'accrochant à sa jambe en réclamant sa mère qu'il ne semble pas retrouver à cause du brouhaha. Faisant un geste de la main à Scaglione pour lui faire signe qu'elle abandonnait, elle attrapa la main du petit et s'éloigna. Elle s'accroupit pour le prendre dans ses bras et lui boucher les oreilles, faisant rempart de son corps si jamais des éclats de verre ne parvenaient jusqu'à eux. Le petit semblait être rassuré à l'idée d'être réconforté, même si ce n'était pas sa mère qui était là. Fermant les yeux, Liz était déjà revenue dans le passé, se remémorant la fois où elle avait déposé cet enfant terrorisé à l'orphelinat. Un enfant qui aurait du être joyeux mais qui avait beaucoup souffert. Un enfant comme celui qu'elle protégeait en ce moment, avec l'innocence et la naïveté qui lui allaient si bien. Cela n'empêcha en rien les pleurs quand la vitre se brisa, faisant retentir quelques cris affolés dans le wagon. « Ce n'est rien, mon grand. Il arrive souvent des coupures de courant dans le métro. Mais on va sortir de là, et on va retrouver ta maman d'accord ? » murmura-t-elle à cet ange pour calmer son angoisse un minimum. Le petit hoche la tête, la rousse se redresse, l'envoie auprès d'autres personnes pour s'occuper de lui. Discrètement, elle essuie le coin de son œil pour cacher son ressentiment. Si jamais on lui demandait pourquoi elle était dans un tel état, elle mentirait et dirait que c'est l'anxiété d'un tel événement qui influe sur son comportement. Après un profond soupir pour se remettre les idées en place, elle ose enfin observer la vitre. Elle s'en approche, sacrifie son manteau pour faire une barrière entre le rebord de la fenêtre où des éclats sont encore là, et les passagers. Elle jette un coup d'oeil à l'inspecteur, obligée d'avouer qu'elle n'aurait pas fait mieux que lui à sa place. « Ne vous attendez pas à ce que je vous remercie pour ça. » annonce-t-elle clairement avant de se retourner vers son public. « Vous allez sortir par la fenêtre mais faites attention aux éclats de verrre. Restez calmes, et longez les murs une fis hors du wagon, regagnez les quais et faites arrêtez tous les trains si possible. » Elle jette un regard à l'assemblée, épuisée d'une telle histoire. Le wagon était encore plongé dans l'obscurité, même si les rescapés avaient sorti leurs téléphones pour éclairer les yeux. Lizbeth s'écarta ensuite pour les laisser passer, se plaçant bras croisés aux côtés de cet inspecteur Scaglione. « La gamine a un nom. Donc rangez votre mauvais caractère où je pense, monsieur l'inspecteur. » Elle tourna légèrement la tête vers lui, souriante, juste histoire de l'embêter un peu. Certes, elle était vexée, mais pas rancunière. « Lizbeth. Et c'est bon, pas besoin de me fouiller, j'ai pas d'armes sinon croyez-moi que je l'aurais sortie depuis longtemps. Oh, une vieille dame à besoins de vos services de gentleman. Me regardez pas comme ça, c'est pas le rôle des flics de montrer l'exemple ? » Elle se permet de lui tapoter amicalement l'épaule et de le pousser en avant vers la foule, bien déterminée à avoir un peu de calme pour les quelques secondes à venir. Au moins, elle était reconnaissante des réflexes policiers et serviables de cet homme.

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Succession of incidents [ft Jacopo] - Ven 12 Jan - 18:02
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EFFIGIE : Charlie Cox
BAFOUILLES : 941
PACTE : 05/08/2017


OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Célibataire. Enfin... Divorcé. Evitons ce sujet, per favore.
BESOGNE : Détective privé. Ex-inspecteur de police qui s'est fait virer quelques mois après son divorce, ayant complètement déraillé. La véritable raison : sa cheffe corrompue, qui trempait dans la Mafia depuis des années, démon déguisé en ange. Suivant des pistes, Jacopo et son meilleur ami Luigi, lui aussi inspecteur, avaient mené leur enquête pendant des mois, réunissant des preuves contre leur supérieure. Ils se croyaient capables de la faire tomber. Sauf que non ; Luigi fut tué par la Mafia à la demande de sa ténébreuse cheffe, tandis que Scaglione devint l'amant de sa supérieure, dans une tentative désespérée de la coincer enfin. En vain, parce qu'elle était parfaitemnent au courant pour son enquête secrète. Il ne devint que son jouet, pendant des mois. Puis un jour, tout fut mis au clair : soit il oubliait cette histoire, soit il subissait le même sort que son ami. Alors Jacopo fit son choix. Il préférait s'éloigner, d'elle, de la Police, de toute cette corruption, complètement brisé et dégoûté.
FABLE : Au courant pour le surnaturel depuis pas mal de temps déjà. En tant qu'ancien inspecteur, Jacopo a eu affaire à bien des créatures lors de ses enquêtes, il est tombé sur des massacres sans nom. Il ne pouvait donc que finir par découvrir la vérité. Néanmoins, il garde le secret sur ce qu'il sait, il fait semblant que les monstres n'existent pas. Pas envie de passer pour un cinglé, tout simplement. Mais, secrètement, le brun travaille régulièrement pour le Vatican, qui ne le prend pas pour un fou : en effet, il est souvent chargé de retrouver des créatures sur lesquelles le Vatican veut mettre la main.
ÉCHINE : Humain, vous dirait-il. En réalité, Jacopo est une demi-sirène qui s'ignore.
PRESTIGE : Retenir sous souffle sous l'eau pendant cinq minutes, comme si de rien n'était. Mais ce n'est pas un super-pouvoir, ça ? Si ?!
GANG : Il n'appartient officiellement à aucun groupe, mais il bosse souvent pour le Vatican, ce que presque tout le monde ignore. Ils payent bien, alors pourquoi refuserait-il leurs missions ? Et puis, pas sûr que ce soit une bonne idée de leur dire non, voilà tout.
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Lizbeth & Jacopo



Je prends le risque. Peut-être que ce n'est pas l'idée du siècle, mais tant pis. Rester coincés ici, alors que les gens paniquent de plus en plus et qu'il y a même certains qui portent des armes sur eux... Nope. Ainsi, je pointe mon arme vers la vitre, attendant quelques secondes avant de tirer. Je crois que cette vitre n'est pas si résistante que ça, alors ça va peut-être marcher. Par contre, si jamais ce n'est pas le cas, la panique risque de redoubler d'intensité... Eh merde, on s'en fout. Si on attend que quelqu'un nous vienne en aide, on risque de devoir attendre ici pendant des heures. Et ça, j'en ai vraiment pas envie.

Alors je tire.

Et la vitre se brise. Pas complètement, mais largement assez pour qu'on puisse sortir d'ici. Un énième soupir s'échappe d'entre mes lèvres. Sauf que cette fois-ci, ce n'est pas un soupir agacé, mais bien un soupir fort soulagé. On peut sortir d'ici désormais. Je recule de quelques pas, tournant la tête pour chercher du regard la jeune femme. Cette dernière s'occupait d'un gamin, le rassurant. Voilà un rôle qui lui convient mieux que celui de jouer la badass qui menace de tirer sur les gens si jamais ils la ferment pas. Hé, comment ça c'est un commentaire sexiste ? D'après ce que je vois, le gamin l'aime bien, non ? Pas sûr que moi je puisse la calmer aussi bien qu'elle, hein. Un joli minois et une belle chevelure, ça attire toujours la sympathie des gosses, tout le monde le sait. La rouquine se rapproche alors, observant la vitre avant de se servir de son manteau pour en faire une protection de fortune entre le rebord de la fenêtre et les passagers. Je la regarde sans rien dire. Puis elle reprend la parole. Un sourire narquois se dessine sur mes lèvres.

« Je n'attends absolument rien, signorina. De la part de personne, au passage. »

De toute façon, le monde est peuplé d'abrutis. De profiteurs. De gens pleins de mauvaises intentions, de noirs desseins. La gratitude, ou tout simplement la politesse, est de plus en plus démodée. Alors j'ai appris à ne pas attendre grand-chose de la part des gens. Histoire d'éviter les déceptions, les désillusions. Sauf quand il s'agit de mon boulot, évidemment. Là, j'attend qu'on me paye. Sinon je me fâche. Bah quoi, je bosse pas pour le fun, hein ! Si j'étais né héritier d'une riche famille aristocratique possédant dix manoirs, des villas dans les plus beaux endroits d'Italie et du monde et que je passais mes vacances à Monaco, Saint-Tropez ou Portofino, peut-être que je bosserais juste pour passer mon temps, trop blasé par la fortune famiale. Oh, que la vie serait dure, un véritable enfer...

Sauf que non, je suis né à Stromboli et j'ai grandi en Calabre, pas à Portofino. L'argent que j'ai, j'ai dû travailler dur pour l'accumuler. Et encore plus dur pour ne pas le gaspiller. Ce n'est que maintenant, grâce au Vatican, que mes finances respirent un peu mieux. Mais même pour ça, je dois prendre les enquêtes qu'ils me filent, et de préférence avec un résultat positif au final. Donc bon, je n'attends rien, non. Croisant les bras, j'utilise mon téléphone pour éclairer un peu la sortie aux personnes qui commençaient à se diriger vers la fenêtre. Il y a du monde dehors, mais aucun signe de terrorisme. Juste des techniciens, des gens qui parlent, curieux. J'entends une partie de leurs conversations. Un accident, paraît-il. Un autre wagon qui a déraillé, mais qui a été stoppé à temps. Bah, alors on a eu de la chance finalement, ça aurait pu mal finir, vraiment. J'étire un léger sourire en coin tout en hochant la tête lorsque certains passagers me remercient pour mon aide. Certains m'appellent inspecteur. Mon cœur se serre, mais je n'en dis rien. Impassible, digne. Je ne vais pas vous mentir, un peu de reconnaissance, ça fait du bien de temps en temps. Mon regarde se pose alors sur la jeune femme, qui vient de se placer à mes côtés. J'ouvre la bouche suite à son commentaire, mi-vexé, mi-amusé. Mi-amusé surtout. Tellement que je ne peux réprimer un sourire, répondant à celui de la rousse.

« Mauvais caractère ? Moi ? Voyons... »

Elle se présente finalement, Lizbeth. Un prénom visiblement étranger, tout comme son gros mot tout à l'heure. Bah oui, j'avais remarqué, moi. Même si je ne vous en avais pas parlé. Vous en attendiez moins de la part d'un détective privé ? Allons donc. Un sourire narquois s'installe sur mes lèvres. Pas besoin de la fouiller ? Oh, j'en serais bien tenté, hein. Sa chance, c'est que je ne suis pas un flic, mais bien un détective, remarque. Par contre... Haha. Très marrant. Si la fameuse règle du respect envers les plus vieux s'applique réellement, pourquoi ne va-t-elle pas aider la vieille dame ? J'suis plus vieux que Lizbeth, non ? Enfin, je ne suis pas vieux, hein. J'ai dit plus vieux que Lizbeth. Bien. Je renifle de dédain, avant de m'exécuter. Allez, la gamine n'a pas tout à fait tort en ce qui concerne le rôle des flics. Quelque part, ce que l'on m'a appris, la philosophie qu'on m'a inculquée, est toujours là dans mon esprit. Un peu maltraitée par mes désillusions plus récentes, mais bel et bien là.

Quelques secondes plus tard, la vieille dame est sortie, avec mon aide, puis elle me tient un billet de vingt euros. Surpris, je ne sais pas vraiment quoi dire. Je remets le billet entre ses mains, avec un sourire sincère sur mon visage.

« Merci, c'est très gentil à vous... mais gardez votre argent, vraiment. Vous en avez certainement plus besoin que moi. Et même si ce n'est pas le cas, je ne vous ai pas aidée pour obtenir une récompense. »

La vieille dame finit par acquiescer, avant de me remercier et de me dire que j'ai un coeur en or. Je reste interdit, un sourire songeur aux lèvres. Ça, c'était raffraichissant, je dois l'avouer. Je me retourne vers Lizbeth.

« Moi, c'est Jacopo. Détective privé, à votre service. Mais... j'te préviens, pour toi, le service ne serait pas gratos, sorry. »

Une phrase, plusieurs messages. De un, j'suis pas flic et je vais devoir parler avec mes anciens congénères, et me justifier pour mon mensonge... et pour cette vitre brisée, probablement. Mais tant pis, hein. J'ai fait ce qu'il fallait. Et de deux, je bosse pas pour le fun, il faut qu'on me paye. Ce n'est pas parce que je refuse l'argent d'une vieille dame que je suis si généreux et bénévole. Finalement, nous sortons à notre tour, rejoignant les quais. La police est déjà là, et bientôt les journalistes aussi. Gosh, qu'ils peuvent être chiants ceux-là aussi. Ils représentent un véritable mix flic/détective privé/emmerdeur professionnel, trois en un. Autant dire qu'ils peuvent représenter un soutien intéressant lors d'une enquête... ou bien un sacré problème.

Lentement, les minutes s'écoulent. On vient m'interroger, comme attendu. Heureusement, j'suis tombé sur un ancien collègue, l'un des rares qui n'est pas corrompu. Pour une fois que j'ai un peu de bol, je ne vais certainement pas me plaindre. Il fera ce qu'il pourra pour que je ne me trouve pas trop dans la merde à cause de mon comportement téméraire, et je le remercie pour ça. Lizbeth doit répondre à quelques questions elle aussi, avec un autre flic. Puis ils nous foutent enfin la paix. Je lui fais un signe de la main, avant de m'approcher d'elle.

« Ça va ? Ils t'ont pas trop emmerdée ? » Dis-je avec un sourire taquin aux lèvres. « Je peux te payer un café, ou une bière ? Afin de me rattraper un peu pour mon "mauvais caractère". Le stress ne fait pas ressortir la partie la plus sympa de moi, je dois te l'avouer. »

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❝Where does love go?❞ Where does love go when it dies? Where do tears go when they're cried? And who are you if you're not mine? Where does love go when it dies? The last song before light's on, They say there's no getting back what is gone. Small talk, long walk, And your hope will carry you home. Cause I loved you so, And I'll never know Just why I let you go. I'll never know. (c) Astra
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Succession of incidents [ft Jacopo] - Ven 12 Jan - 19:34
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Elle avait presque envie de le remercier pour avoir dit ça. Tant pis, elle détestait avoir des dettes envers les autres, parce que ses missions lui prenaient déjà beaucoup trop de temps. Et puis, quant au mauvais caractère, c'était à voir. Il était vrai que les conditions pour démarrer une relation amicale en douceur n'étaient pas réunies. Ici, ils étaient tous renfermés dans un espace confiné dans lequel il n'y avait pas de lumière, ce qui mettrait n'importe qui dans un état d'anxiété à en repousser ses voisins. Même Lizbeth, pourtant réputée dans son domaine pour être imperturbable, avait craqué. Elle lui pardonnerait donc sûrement, s'il faisait le premier pas vers cette potentielle réconciliation. En attendant, elle profite du fait qu'il aille aider une vieille femme pour reprendre ses esprits, bousculée par cette histoire qui aurait pu tourner au drame. Il n'y aurait plus eu personne pour vraiment réconforter son père, personne pour s'occuper d'un enfant qu'elle avait abandonné parce qu'elle était trop jeune pour s'en occuper. Elle avait l'impression qu'elle ne se remettait pas vraiment de cette étape, malgré les sourires qu'elle pouvait afficher, malgré le fait qu'elle continuait à vivre sainement, faisant des efforts pour oublier. En vérité, elle s'en remettait, c'était juste la situation actuelle qui était délicate, et elle fatiguait, prenant toute son énergie pour les chasses et au sport une fois qu'elle avait terminé. Elle en parlerait à son père et tout irait mieux au bout de quelques jours. Après tout, elle avait toujours préféré l'été, parce que l'hiver n'était pas une saison très chaude, encore moins joyeuse, surtout ici, en Italie. Finalement, elle parvient à souffler à l'idée que tout le monde sorte de là, et elle se met également à suivre le mouvement, car il ne reste plus grand monde ici, à part elle et Jacopo. Elle lui sourit, ne réagissant pas tout de suite au fait qu'il soit détective et non flic. Elle tique trop sur ce qu'il vient de lui dire, sur les services. Fronçant les sourcils, elle répondit par l'humour, encore une fois. « Quel service pourrais-je te demander ? Je traque très bien mes clients toute seule. Après tout, notre service nous demande parfois de servir à table, faut bien que je mémorise un minimum les visages. » elle sourit et hausse les épaules, jouant la petite employée de fast food qu'elle n'était pas. C'était donc un mensonge, mais il était hors de question pour elle de révéler son véritable métier, c'était même l'une des lois de l'opus. Après cette information lancée, elle passe à son tour par la vitre, rejoint comme les autres les rames, où tout le monde s'est réunie. A peine eut-elle posé un pied sur le béton que les policiers vinrent à sa rencontre, faisant le tour de chacun des rescapés. Liz croise les bras, frissonnant. L'air frais de l'extérieur s'engouffrait un peu ici, en plus de l'odeur du bitume et de la pollution des tram, mais elle n'avait pas pu récupérer son manteau qui avait fini en lambeaux. Elle explique donc plusieurs fois la même chose d'un air las, avant qu'on ne lui reproche d'avoir menacé de pointer une arme sur les autres. Elle se défend, et finalement, bien qu'elle déteste qu'on la touche, se laisse fouiller par une femme. Celle-ci affirme qu'elle ne porte rien de dangereux sur elle, mais la rousse a bien du mal à convaincre que c'est une femme innocente. Elle ment de nouveau, précisant qu'elle n'a pas de métier, et des tas de détails dérangeants sur sa vie. Quand enfin ils estiment que c'est une jeune femme clean qui n'a rien à cacher, ils la laissent tranquille. Elle pousse un long soupir, enfin, elle va pouvoir rentrer chez elle. Mais avant, elle hésite à aller rejoindre ce fameux Jacopo pour s'excuser de son comportement. Heureusement pour elle, elle n'a pas à prendre cette décision car celui-ci l'attend déjà, plus détendu qu'auparavant. Elle parvient même à sourire d'un air désolé à ses paroles, se permettant même de rire joyeusement. « Ils ont parlé de ma menace alors les flics m'ont posé tout un tas de questions pour me tirer les vers du nez. Moi, dangereuse, avec ma bouille d'ange ? » Elle chasse le problème d'un revers de la main puis hoche la tête à sa proposition. « Pourquoi pas. De toute façon, je ne suis plus à une minute près pour rentrer chez moi. Et je suis également désolée pour mon comportement. Perdre le contrôle n'est pas vraiment dans mes habitudes ! » Finalement, elle lui fait signe de la suivre et se met en route pour quitter les lieux, tentant de passer inaperçue malgré les regards tournés vers eux. Les deux sauveurs, même si l'inspecteur avait été bien plus performant qu'elle ce soir. Elle grimpe les escaliers, prévient son père que suite à un incident, elle rentrera un peu plus tard, et se met en route, frigorifiée, vers le café le plus proche. Elle gonfle ses poumons d'air frais, profite de ce vent  qui la décoiffe. « Je crois que je n'ai jamais autant apprécié ce froid d'hiver ! » Elle sourit enfin, vraiment, semble avoir oublié les problèmes qui l'accablaient précédemment, et chassé les idées négatives qui lui tournaient dans la tête. « Alors comme ça tu es inspecteur, et pas flic ? C'est un sacré mensonge, les flics t'ont quand même laissé partir ? » demande-t-elle, suspicieuse. Elle était consciente qu'elle n'avait pas à le blâmer pour ça, puisqu'elle même passait son temps à mentir dans le cadre de son boulot.

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Succession of incidents [ft Jacopo] - Mer 17 Jan - 22:46
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EFFIGIE : Charlie Cox
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PACTE : 05/08/2017


OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Célibataire. Enfin... Divorcé. Evitons ce sujet, per favore.
BESOGNE : Détective privé. Ex-inspecteur de police qui s'est fait virer quelques mois après son divorce, ayant complètement déraillé. La véritable raison : sa cheffe corrompue, qui trempait dans la Mafia depuis des années, démon déguisé en ange. Suivant des pistes, Jacopo et son meilleur ami Luigi, lui aussi inspecteur, avaient mené leur enquête pendant des mois, réunissant des preuves contre leur supérieure. Ils se croyaient capables de la faire tomber. Sauf que non ; Luigi fut tué par la Mafia à la demande de sa ténébreuse cheffe, tandis que Scaglione devint l'amant de sa supérieure, dans une tentative désespérée de la coincer enfin. En vain, parce qu'elle était parfaitemnent au courant pour son enquête secrète. Il ne devint que son jouet, pendant des mois. Puis un jour, tout fut mis au clair : soit il oubliait cette histoire, soit il subissait le même sort que son ami. Alors Jacopo fit son choix. Il préférait s'éloigner, d'elle, de la Police, de toute cette corruption, complètement brisé et dégoûté.
FABLE : Au courant pour le surnaturel depuis pas mal de temps déjà. En tant qu'ancien inspecteur, Jacopo a eu affaire à bien des créatures lors de ses enquêtes, il est tombé sur des massacres sans nom. Il ne pouvait donc que finir par découvrir la vérité. Néanmoins, il garde le secret sur ce qu'il sait, il fait semblant que les monstres n'existent pas. Pas envie de passer pour un cinglé, tout simplement. Mais, secrètement, le brun travaille régulièrement pour le Vatican, qui ne le prend pas pour un fou : en effet, il est souvent chargé de retrouver des créatures sur lesquelles le Vatican veut mettre la main.
ÉCHINE : Humain, vous dirait-il. En réalité, Jacopo est une demi-sirène qui s'ignore.
PRESTIGE : Retenir sous souffle sous l'eau pendant cinq minutes, comme si de rien n'était. Mais ce n'est pas un super-pouvoir, ça ? Si ?!
GANG : Il n'appartient officiellement à aucun groupe, mais il bosse souvent pour le Vatican, ce que presque tout le monde ignore. Ils payent bien, alors pourquoi refuserait-il leurs missions ? Et puis, pas sûr que ce soit une bonne idée de leur dire non, voilà tout.
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Lizbeth & Jacopo


Bah dis donc. Mademoiselle traque très bien ses clients toute seule. Une phrase curieuse que voilà. Un sourcil haussé, je croise les bras avec un sourire moqueur aux lèvres. Elle doit donc bosser dans un resto ou quelque chose dans le genre. Suffisant pour ne pas avoir besoin de l'aide d'un détective privé apparemment. Je hoche la tête, amusé, avant de reprendre finalement un air plus sérieux et de lui demander si cela s'est bien passé avec les flics. Et j'en profite également pour l'inviter à aller boire quelque chose. Une façon indirecte de m'excuser pour mes manières. Dieu sait à quel point je peux être désagréable quand j'suis de mauvaise humeur. Oh, là c'était un peu de sa faute, elle n'avait qu'à ne pas me piétiner plusieurs fois ! Mais bon. Même elle le dit : qui la croirait réellement dangereuse avec sa bouille d'ange ? J'étire un sourire narquois.

« T'es l'innocence personnifiée. »

Dis-je d'un air parfaitement sérieux. Tellement que ça se voit qu'il y a un brin d'ironie dans mes mots. En tout cas, la jeune femme accepte ma proposition, avant de s'excuser à son tour. Mon sourire se fait plus sympathique.

« Nan, t'inquiète, ça arrive à tout le monde à un moment ou un autre. Surtout dans une situation comme celle-là... »

La peur, la colère, la méfiance... C'est humain. Et oui, la nature humaine peut-être vraiment con parfois, mais ça n'en reste pas moins normal. Alors je ne lui en veux pas, loin de là. Mais je prends note, c'est une maniaque du contrôle apparemment. Je n'en dis, bien évidemment, ne voulant pas la froisser. Non, je me contente juste de la regarder, de l'étudier discrètement. Des tics de détective, vous voyez. Nous nous dirigeons alors vers la sortie et je laisse la rouquine appeler son père. Moi, je n'avais rien de prévu, donc ça va. Quoique, si, j'avais bien quelque chose de prévu, mais bon, ça va devoir attendre. Cet incident a un peu gâché mes plans, donc heureusement que ce n'était pas particulièrement urgent. Accueillis par la brise fraîche de la rue, je referme mon manteau. J'acquiesce de la tête suite aux paroles de Lizbeth.

« Tout à fait. »

Mine de rien, on prend la liberté, la sécurité, la paix pour acquises... Et pourtant, ça peut radicalement changer d'une minute à l'autre. Tout peut basculer ; le chaos, la panique et le désespoir peuvent rapidement éclater et briser notre réalité. Alors oui, ça fait du bien de voir que l'air frais continue de caresser la ville, que dehors le monde continue de tourner normalement. Marchant dans les rues du quartier, les mains dans les poches de mon pantalon, je tourne la tête vers la jeune femme lorsque cette dernière reprend la parole.

« C'est un sacré mensonge, mais... Il y a un fond de vérité. J'ai été flic pendant plus de douze ans, avant de devenir détective privé. Parce que ça paye mieux que l’état, tu vois. Et que c’est largement moins dangereux aussi. M’enfin. Là, j'ai eu la chance de tomber sur un ancien collègue tout à l'heure, donc ça devrait aller pour moi, je pense. De toute façon... je n'ai rien fait de mal. Je n'ai menacé personne avec mon arme. »

Dis-je en lui adressant un clin d'œil taquin.

« Alors, et toi ? Ton prénom ne fait pas très italien. Et tes jurons... Ou je me trompe ? Ça fait longtemps que t'es à Rome ? »

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Succession of incidents [ft Jacopo] - Ven 19 Jan - 11:29
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Elle sourit, hausse les épaules. De toute façon, elle sait qu'au fond elle ne pourrait pas lui cacher sa véritable nature. S'il était bien un flic ou un détective, il saura vite qu'elle a des choses à cacher et trouverait facilement. Elle ne trahirait pourtant pas l'opus en se dénonçant volontairement. Il faudrait bien passer par la torture pour obtenir quelque chose d'elle, et encore. Il n'y avait qu'une seule véritable torture qui fonctionnerait véritablement, mais elle préférait ne pas y penser pour le moment. Elle souriait simplement, continuant de tracer son chemin aux côtés de cet homme avec qui elle avait traversé une étape que peu de gens auraient supporté. Il n'y avait pas à dire, elle l'admirait pour son état d'esprit, mais un peu moins pour le sarcasme dont il faisait preuve depuis tout à l'heure. Elle n'était pas rancunière, fort heureusement, mais elle avait souvent du mal à apprécier ce genre de comportement. Quand il s'agissait d'un loup qui prenait un tel ton avec elle, elle réglait le problème d'une balle dans la tête et repartait, ravie d'avoir été si convaincante. La seule raison pour laquelle elle ne réglait pas les choses par la violence en ce moment, c'est parce qu'elle n'avait pas été une élève modèle, mais aussi parce qu'elle voyait en lui un reflet de son père, bien que ce dernier n'hésite pas à dire les choses quand il le pense. Cette comparaison pris un peu plus d'importance lorsqu'il évoqua son parcours. Elle hocha la tête, concentrée sur ce qu'elle disait en continuant à mettre un pied devant l'autre.  « Flic pendant douze ans ? Eh, ça te fait quel âge maintenant ? » demande-t-elle, surprise d'entendre une telle confession, avant de le laisser reprendre la parole, se mettant à rire à la fin de sa phrase, secouant la tête négativement. « Je n'ai menacé personne avec mon arme, détective, ce n'était pas moi qui en avait une dans la main. » Elle haussa les épaules et tourna dans la prochaine rue, arrivant rapidement à un bar peu fréquenté mais qu'elle appréciait beaucoup. A la question de Jacopo, elle fit de même que lui et lui lança un clin d'oeil amusé. Elle pousse la porte d'entrée et le laisse passer, avant d'entrer à sa suite dans ce lieu si singulier, qui semblerait sortir d'un film de western tellement la décoration boisée était vieillotte. « Bien vu, détective. Je suis à Rome depuis trois ans et demi. » Elle hausse les épaules, chassant ce détail banal et salue la barmaid qui la reconnait à force de la voir ici. « Salut Liz. Tiens, tu ne viens pas avec ton père, ce soir ? » La rousse se met à rire et pose une main affectueuse sur le bras de son compagnon pour la soirée, le couvrant d'un faux regard admiratif. « J'ai bien le droit de changer de père pour une fois. » Elle lança un clin d'oeil à la barmaid qui se mit à rire et lui fit signe d'aller s'asseoir. Comme toujours, la jeune femme décida de squatter près de la fenêtre sur la banquette. Elle déposa sa veste déchirée à côté d'elle et s'étira, jetant un rapide coup d'oeil à l'extérieur -voilà pourquoi c'était sa place préférée, elle pouvait tout voir d'ici. Finalement, elle reporta son attention sur Jacopo, souriant d'un air amusé. « Et pour répondre à ta question, je suis anglaise. Et pas irlandaise, comme certains le pensent à cause de mes cheveux. Et toi, t'es pur italien ? Désolée de ne pas pouvoir deviner, je n'ai pas ta carrière derrière moi. » Parfois, elle aimerait bien apprendre à sonder les gens rien que par la vue ou l'ouïe. Cela lui faciliterait grandement la tâche quand elle se retrouvait face à quelqu'un qui ne souhaitait pas communiquer. Et puis, imaginons qu'un jour elle se retrouve piégée, elle aurait bien besoin de connaître les intentions de ses ravisseurs pour pouvoir les déjouer. Elle n'avait pourtant pas à se plaindre de sa capacité de compréhension. Après tout, son job était semblable à celui de la police, ou tout du moins complémentaire. Comment des policiers ne comprenant pas le surnaturel pourraient-ils attraper un loup sans savoir comment s'y prendre ? Oui, c'était dommage que son métier ne soit pas plus reconnu que ça et qu'elle doive mentir à ses amis. Mais c'était la loi et elle n'y renoncerait certainement pas.

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Succession of incidents [ft Jacopo] - Ven 2 Fév - 12:54
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OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Célibataire. Enfin... Divorcé. Evitons ce sujet, per favore.
BESOGNE : Détective privé. Ex-inspecteur de police qui s'est fait virer quelques mois après son divorce, ayant complètement déraillé. La véritable raison : sa cheffe corrompue, qui trempait dans la Mafia depuis des années, démon déguisé en ange. Suivant des pistes, Jacopo et son meilleur ami Luigi, lui aussi inspecteur, avaient mené leur enquête pendant des mois, réunissant des preuves contre leur supérieure. Ils se croyaient capables de la faire tomber. Sauf que non ; Luigi fut tué par la Mafia à la demande de sa ténébreuse cheffe, tandis que Scaglione devint l'amant de sa supérieure, dans une tentative désespérée de la coincer enfin. En vain, parce qu'elle était parfaitemnent au courant pour son enquête secrète. Il ne devint que son jouet, pendant des mois. Puis un jour, tout fut mis au clair : soit il oubliait cette histoire, soit il subissait le même sort que son ami. Alors Jacopo fit son choix. Il préférait s'éloigner, d'elle, de la Police, de toute cette corruption, complètement brisé et dégoûté.
FABLE : Au courant pour le surnaturel depuis pas mal de temps déjà. En tant qu'ancien inspecteur, Jacopo a eu affaire à bien des créatures lors de ses enquêtes, il est tombé sur des massacres sans nom. Il ne pouvait donc que finir par découvrir la vérité. Néanmoins, il garde le secret sur ce qu'il sait, il fait semblant que les monstres n'existent pas. Pas envie de passer pour un cinglé, tout simplement. Mais, secrètement, le brun travaille régulièrement pour le Vatican, qui ne le prend pas pour un fou : en effet, il est souvent chargé de retrouver des créatures sur lesquelles le Vatican veut mettre la main.
ÉCHINE : Humain, vous dirait-il. En réalité, Jacopo est une demi-sirène qui s'ignore.
PRESTIGE : Retenir sous souffle sous l'eau pendant cinq minutes, comme si de rien n'était. Mais ce n'est pas un super-pouvoir, ça ? Si ?!
GANG : Il n'appartient officiellement à aucun groupe, mais il bosse souvent pour le Vatican, ce que presque tout le monde ignore. Ils payent bien, alors pourquoi refuserait-il leurs missions ? Et puis, pas sûr que ce soit une bonne idée de leur dire non, voilà tout.
CREDIT : Shadow Dancer (avatar), Tumblr (gifs) & Astra (signa)
Succession of incidents
Lizbeth & Jacopo



« Mais c'est quoi cette question ? On ne demande pas l'âge à une dame, et encore moins à un monsieur qu'on a piétiné sept fois. » Dis-je en plissant les yeux d'un air volontairement théâtral, avant d'étirer un sourire en coin. « J'ai trente-sept ans, et la sagesse qui va avec. »

Je hausse les épaules, nonchalamment. Pas sûr pour la sagesse, mais j'aime à croire que oui. Je reste explosif, bavard, rigolo, mais je crois que j'ai effectivement mûri. Ou endurci, je ne saurais dire exactement. Parfois, je me rends compte à quel point je suis blasé. Le monde n'est pas comme je l'aurais souhaité, les gens non plus. La justice, ça reste assez relatif, finalement. La corruption persiste, gagne toujours plus de terrain. Si j'ai un jour été un idéaliste, aujourd'hui je ne le suis clairement plus. Est-ce que ça veut dire que j'ai mûri ? Mystère. Mais bon, je tais mes pensées et me contente plutôt de marcher aux côtés de la jeune femme, caressé par l'air frais de la rue, qui me fait du bien après l'expérience stressante de tout à l'heure. Continuant de taquiner la rouquine, j'étire un sourire narquois suite à sa réponse. Pour quelqu'un qui n'avait pas d'arme sur elle, Lizbeth avait su se montrer intimidante, bien plus que moi alors que je tenais la mienne. Mais bon, mon but n'était pas d'intimider qui que ce soit, mais bien d'aider à trouver une façon de sortir de ce fichu wagon. Et c'est enfin chose faite, personne n'est mort, personne n'est blessé, amen.

Nous nous dirigeons finalement vers un bar, tandis que je lui pose une question à propos de ses origines. Lizbeth, ce n'est pas comme Alessandra ou Maria, ça sonne étranger, anglais peut-être. Pas italien, en tout cas. Alors voilà, j'suis curieux, comme d'hab. J'entre dans le bar, suivi par la jeune femme, et une ambiance chaleureuse nous accueille. Je regarde tout autour de moi, appréciant la décoration boisée. Pas mal du tout... C'est plutôt ancien, mais ça reste assez cozy, ça me plaît. L'étrangère répond alors à ma question, ou du moins en partie. Elle est donc à Rome depuis trois ans et demi, ce qui explique son italien assez bon. Mais avant-même que je ne puisse reprendre, voilà qu'elle salue la barmaid, qu'elle connaît visiblement. Et j'ai encore moins le temps d'étirer un sourire poli que déjà elle me sort un "J'ai bien le droit de changer de père pour une fois." EH OH, j'ai trente-sept ans, j'ai dit ! Depuis quand j'ai l'âge pour être son père, dîtes-moi ?! Je la regarde d'un air abasourdi.

« HEY ! J'ai pas l'âge pour être ton père, quand même ! »

Et père adolescent, ça ne compte pas non plus, hein. Non mais ! C'est quoi ce coup de vieux qu'on veut m'imposer là, tout d'un coup ? Les sourcils légèrement froncés, signe de mon tout aussi léger agacement, je suis la rouquine, m'installant à mon tour sur la banquette, près de la fenêtre. Voilà un choix intéressant, typiquement militaire. D'ici, on a la meilleure vue d'ensemble, l'intérieur et l'extérieur. Maniaque du contrôle sur les bords, je vous l'avais dit... Mais bon, dans un monde aussi dangereux que le nôtre, on n'est jamais trop prudent, ni les yeux jamais trop ouverts. Enfin, en général. Lizbeth reprend alors la parole, m'expliquant qu'elle est anglaise. Ah bah voilà, mon intuition était donc correcte. Quoique, je m'étais tout de même dit qu'elle pourrait bel et bien être irlandaise, à cause de ses cheveux roux. Je souris, avant de croiser les jambes.

« Pur italien, oui. Calabrais, du sud. Mais je crois que j'ai perdu une bonne partie de mon accent, depuis le temps que j'habite à Rome. Et pour ce qui est de deviner... c'est moins facile que ça en a l'air, en effet. Mais tu m'as l'air observatrice et perspicace, donc ça pourrait compenser le manque d'expérience. »

Dis-je en lui adressant un sourire sympathique, avant de passer une main sur mes yeux. Maintenant que je suis tranquillement assis, la fatigue est en train de s'abattre sur moi, impitoyablement. Un soupir s'extirpe de ma bouche, avant que je ne me redresse légèrement, posant à nouveau mes prunelles sur la jeune femme.

« T'as été courageuse tout à l'heure. L'idée de dire aux gens que tu allais leur foutre une balle dans le crâne s'ils ne la fermaient pas n'était pas l'idéal, mais n'empêche que ça a marché... En partie, du moins. »

Je souris, tandis que la barmaid nous rejoint pour prendre notre commande. Pour moi, ce sera une bière. Pas de café, non, j'ai eu ma dose d'adrénaline, là...


[HJ : Désolé pour le retard, période compliquée IRL  ><]

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☾ ☾ ☾ ☾ ☾
❝Where does love go?❞ Where does love go when it dies? Where do tears go when they're cried? And who are you if you're not mine? Where does love go when it dies? The last song before light's on, They say there's no getting back what is gone. Small talk, long walk, And your hope will carry you home. Cause I loved you so, And I'll never know Just why I let you go. I'll never know. (c) Astra
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