Insieme | Calliope, Vittorio & Giorgio [terminé]

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Insieme | Calliope, Vittorio & Giorgio [terminé] - Lun 1 Jan - 18:34
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EFFIGIE : Dan Stevens
BAFOUILLES : 3820
PACTE : 02/01/2017


OSSATURE : 35 ans
CONTRAT : En couple avec Calliope Tinovia, et papa d'une petite Alessia depuis le 25 décembre 2017. Des souvenirs effacés par une amnésie qui a affecté sa mémoire épisodique, suite à un coma de plusieurs semaines. Il n'aurait jamais dû se disputer avec son père ce jour-là, cela aurait évité cette mauvaise chute...
BESOGNE : Expert en Histoire de l'Art au sein d'une fondation depuis début octobre et, occasionnellement, prof particulier d'Histoire de l'Art. Le blond essaie de reconstruire sa vie après sa sortie de prison début mars 2017, où il a passé cinq terribles années pour avoir tué trois personnes sous l'effet du sang de vampire. Héritier d'une riche famille aristocratique tyrolienne, il a été renié par son père suite à ses déboires. Après plus de dix-sept ans d'éloignement, et alors qu'il y avait à nouveau de l'espoir, la naissance de sa fille y étant pour beaucoup, voilà que les deux Reppucci se sont disputés bêtement et qu'un accident a eu lieu. Maintenant, l'avenir est plus flou que jamais. Tout comme le passé.
FABLE : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est fait mordre par un vampire il y a quelques mois, frôlant la mort. Maintenant il le sait : les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité.
ÉCHINE : Humain, proie potentielle.
CREDIT : Lux Aeterna (avatar), Tumblr (gif) & Astra (signa)
Insieme
Calliope & Giorgio


Fin décembre 2017


L'attente avait été longue. De longs mois, pendant lesquels tellement de choses s'étaient passés... Des moments de joie, d'espoir, mais aussi de tristesse, de colère, de désespoir. Giorgio s'était même fait attaquer par un vampire, qui l'avait balancé dans les eaux putrides du Tibre après l'avoir presque vidé de son sang. Mais aujourd'hui, le blond était là. Et il était un homme heureux. Sa fille était née, le 25 décembre. Le meilleur cadeau de Noël que l'Italien aurait pu recevoir, sans aucun doute. La porter dans ses bras pour la première fois, cela avait été une sensation incroyable, indescriptible. Alessia. Sa fille. L'Alpin avait presque du mal à y croire. Il y a un an à peine, il était encore en prison. A l'époque, jamais il n'aurait pu imaginer qu'un an plus tard il aurait une famille, qu'il aurait trouvé la femme de sa vie, et encore moins, qu'il aurait un enfant. Tout s'était passé très vite, à une vitesse hallucinante. Mais il ne regrettait rien. Non, bien au contraire.

Sous le coup de l'émotion, l'héritier Reppucci avait appelé son père. Comme par hasard, ce dernier se trouvait à Rome et l'avait donc rapidement rejoint à l'hôpital, alors que son fils attendait que Calliope ne donne naissance à Alessia. Le trentenaire ne saurait dire pourquoi, mais il avait eu un irrépressible besoin d'appeler son paternel, de l'avoir à ses côtés. Oh, il avait hésité quand même, il s'était demandé à un moment donné si cela avait été une bonne idée de l'appeler, alors qu'il savait désormais que cet homme lui avait menti pendant des années. Pendant toute sa vie, même. Parce que Mario Reppucci n'était pas son père biologique. Son père biologique était quelqu'un d'autre, un salopard qui battait sa mère et à qui elle avait réussi à échapper grâce à l'aide du Reppucci, qui l'avait plus tard épousée, pour s'installer ensuite à Glorenza et élever avec la Tyrolienne ce bébé qu'elle portait dans son ventre.

Mais tous les doutes de l'ancien professeur s'étaient finalement dissipés dès que son père l'avait pris dans ses bras, riant sincèrement, alors qu'on leur annonçait que l'accouchement s'était bien passé et que le bébé était en parfaite santé, hors de danger. Que cela avait été étrange pour les deux hommes de laisser leur joie s'exprimer de la sorte. La vie, et leurs propres choix, leurs rancunes, les avait éloignés, pendant dix-sept ans. Ils s'étaient construit des murs invisibles, mais réels, qu'on aurait pu croire impossibles à briser. Mais apparemment, ce n'était pas trop tard. Il y avait encore quelque chose qui les unissait. Il fallait juste qu'ils fassent un effort pour se pardonner mutuellement et apprendre à se connaître à nouveau.

Quelques jours s'étaient écoulés. Dans leur jolie maison dans le quartier de Monteverde, Calliope et Giorgio observaient Alessia alors qu'elle dormait dans son berceau, belle comme ange. Elle semblait si paisible, si innocente. Si fragile. Giorgio ne l'avouait pas à voix haute, mais il avait peur. Le monde était encore plus dangereux qu'ils ne le croyaient il y a encore quelques mois. Les monstres existaient réellement, le danger rôdait en ville une fois la nuit tombée, alors qu'on ne le voyait pas. Seraient-ils de taille pour la protéger, pour la mettre à l'abri ? Ils n'étaient que de simples humains, après tout. L'ancien détenu aurait aimé en être sûr, ne pas douter. Mais c'était impossible autrement. La vie l'avait brisé, lui avait fait découvrir à quel point les gens pouvaient être cruels. Mais, quelque part, cela lui donnait envie de se battre encore plus fort pour protéger sa famille. Pour avoir un avenir, tous ensemble, heureux malgré tous ces dangers, malgré la peur qu'ils pourraient avoir de temps à autres. Aux côtés de Calliope, Giorgio passa un bras autour du cou de la jeune maman.

« Elle est si petite, si... parfaite. Si belle. »

Un sourire rêveur se peignit sur les lèvres de l'Historien, puis il jeta un coup d'oeil à sa montre.

« Mon père ne devrait pas tarder. Il a dit qu'il passerait ce soir, j'espère qu'il n'a pas changé d'idées... »

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❝I'll be good❞ I'll be good, I'll be good. And I'll love the world like I should. For all of the light that I shut out, For all of the innocent things that I've doubt. For all of the bruises that I've caused and the tears, For all of the things that I've done all these years. (c) Astra
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Insieme | Calliope, Vittorio & Giorgio [terminé] - Mer 3 Jan - 17:00
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EFFIGIE : Ashley Greene
BAFOUILLES : 2022
PACTE : 29/01/2017
©Bitterblue

OSSATURE : Vingt-sept années
CONTRAT : En couple avec un ex-drogué, ex-détenu, tueur, et qui s'inquiète de tout ♥.... Et maman d'une petite princesse ♥
BESOGNE : Assistante Vétérinaire, autrement dit larbin de vétérinaire. Ou aussi sa seconde paire de main.
FABLE : Je suis au courant pour le surnaturel, les monstres, les créatures... Appelez-les comme vous voulez. Je sais comment le monde qui m'entoure est dangereux. Mais tout n'est pas noir. Je sais aussi que certaines créatures surnaturelles ne nous veulent pas de mal... Pas plus qu'un humain lambda en tout cas.
CREDIT : DΛNDELION, Bitterblue(Aesthetic)

 
Giorgio & Calliope // Insieme

 
Ce visage d’ange, d’innocence pure… Après neuf longs mois d’attente interminables, la voilà enfin, notre princesse. Elle a finalement décidé de s’imposer dans notre vie le matin du 25 Décembre… Même pas encore née qu’elle fait déjà sa loi, nous empêchant de passer un petit réveillon tranquille. Mais le plus beau des cadeaux de Noël, alors elle est toute pardonnée. Surtout quand on voit ce visage si parfait. Le premier regard, le premier touché, et j’en oublie tous ces mois de fatigue, toutes ces heures de douleur. L’accouchement a été bien trop long à mon goût, mais quand on voit le résultat, ça en valait la peine, surtout que tout s’est bien passé.

Dans cette chambre, penchés au dessus du lit d’Alessia, nous l’observons, Giorgio et moi. Elle dort à poings fermés. Je pourrais rester des heures à l’observer en silence. Son visage si paisible me fait oublier le danger rodant à l’extérieur. Elle ne se doute de rien. Devrait-on la garder dans le secret, plus tard ? Garder l’innocence en elle ? Ou devrait-on plutôt la mettre au courant, le plus tôt possible, pour qu’elle fasse attention ? Je n’ai pas encore la réponse. Et le monde peut encore changer, avant qu’elle n’atteigne l’âge où elle pourra comprendre tout ça. Je n’ai pas envie qu’elle grandisse dans la peur. Je veux la protéger, le plus longtemps possible. Giorgio me tire de mes pensées en passant un bras autour de mon cou. Je tourne la tête dans sa direction, lui souriant.

« Comment pourrait-il en être autrement ? C’est un ange, et elle a des parents formidables ! »

Je rigole doucement, tout en regardant mon petit ami regarder sa montre. Son père ne devrait pas tarder. Je pensais, il y a encore quelques jours, que sa relation avec son père était rompue réellement. Il avait appris il y a peu que ce n’était pas son père biologique, que ce dernier battait sa mère. Il lui en voulait de lui avoir menti, de lui avoir caché la vérité pendant dix sept longues années. Mais parfois, notre cœur l’emporte sur notre raison. Je ne sais pas ce qui est passé dans la tête du professeur lorsqu’il appelé son père au moment où Alessia allait pointer le bout de son nez, mais il l’a fait, et j’en suis plus qu’heureuse. Je sais qu’il a besoin de cette présence paternelle auprès de lui, surtout en ce moment. Je le connais, je sais qu’il se posait énormément de question sur le fait de devenir père à son tour. Et pourtant, c’est un père formidable. Attentionné, doux, protecteur. Toujours aux petits soins.

« Je ne vois pas pourquoi il aurait changé d’avis. Sa petite fille est déjà le centre de son attention, il ne louperait pas une occasion de la voir je pense ! » Je regarde encore une fois notre fille, avant de reprendre la parole. « Et si on la laissait dormir tranquillement ? »

Je souris, prenant la main de Giorgio pour le forcer à me suivre hors de la chambre. Je le connais, il serait capable de rester ici des heures, lui aussi. Je ferme doucement la porte de la chambre, lâchant Giorgio. Je me dirige vers la cuisine, sortant les gâteaux de Noël du four, et préparant une cafetière. Nous avons toujours adoré fêter Noël dans ma famille, et cette année encore plus. Tout va tellement bien en ce moment… Cela m’a fait bizarre de quitter mon petit appartement, au début. Mais nous étions bien obligés de déménager avec l’arrivée d’Alessia. Et la maison, située dans le quartier de Monteverde, est juste parfaite. Les chats sont heureux de pouvoir aller se balader aussi.

On frappe à la porte. Je regarde Giorgio avec un sourire.

« Qu’est-ce que je t’avais dis ! Pile à l’heure ! »
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Look in my eyes...
« Oh you can't tell me it's not worth tryin' for, I can't help it there's nothin' I want more, I would fight for you, I'd lie for you, Walk the wire for you, I'd die for you. You know it's true, Everything I do, I do it for you » by Wiise


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Insieme | Calliope, Vittorio & Giorgio [terminé] - Ven 5 Jan - 16:30
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BESOGNE : Expert en Histoire de l'Art au sein d'une fondation depuis début octobre et, occasionnellement, prof particulier d'Histoire de l'Art. Le blond essaie de reconstruire sa vie après sa sortie de prison début mars 2017, où il a passé cinq terribles années pour avoir tué trois personnes sous l'effet du sang de vampire. Héritier d'une riche famille aristocratique tyrolienne, il a été renié par son père suite à ses déboires. Après plus de dix-sept ans d'éloignement, et alors qu'il y avait à nouveau de l'espoir, la naissance de sa fille y étant pour beaucoup, voilà que les deux Reppucci se sont disputés bêtement et qu'un accident a eu lieu. Maintenant, l'avenir est plus flou que jamais. Tout comme le passé.
FABLE : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est fait mordre par un vampire il y a quelques mois, frôlant la mort. Maintenant il le sait : les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité.
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Calliope & Giorgio



Des parents formidables ? Le blond ne put s'empêcher d'étirer un sourire amusé face au commentaire de sa petite amie. Il ne savait pas s'ils sauraient réellement l'être, mais en tout cas, Giorgio voulait tout faire pour être le meilleur père possible. Il avait commis tellement d'erreurs dans sa vie, et il en avait payé le prix. Il était marqué à vie, il porterait toujours ces cicatrices, invisibles et pourtant si présentes, si douloureuses. Mais pour Alessia, l'homme ferait tout pour ignorer la douleur. Il se battrait pour elle, pour la protéger, pour la soutenir. Pour l'aimer comme il se devait. Et, étant donné ce qu'il ressentait déjà pour elle, alors qu'il l'observait aux côtés de Calliope, il ne se faisait pas trop de soucis pour cela. Quelque part, cela le rassurait... Parce qu'il savait que cet amour qu'il ressentait vis-à-vis de sa fille lui donnerait la force nécessaire pour se battre, pour ne pas la laisser tomber.

L'Alpin jeta un coup d'œil à sa montre. Son père ne devrait pas tarder, à moins qu'il n'ait changé d'avis au dernier moment. La brune le rassura à ce propos et l'Italien finit par hocher la tête, acquiesçant. Peut-être qu'elle avait raison, oui. Que son père viendrait, comme promis, désireux de voir sa petite-fille. Mais le jeune Reppucci ne pouvait s'empêcher de craindre le pire. Une énième déception. Car, après tout, c'était tout ce que son paternel avait su lui donner, tout au long de ces presque dix-huit dernières années. Des déceptions, encore et encore. Regardant tendrement la petite Alessia, l'ancien professeur suivit Calliope, qui l'entraîna hors de la chambre. C'est vrai que si cela ne dépendait que de lui, il resterait ici pendant des heures, regardant sa petite princesse endormie. Mais bon, il était temps de laisser dormir tranquille, et de se préparer aussi pour l'arrivée de son père. Pensif, le trentenaire rejoignit la jeune maman dans la cuisine, tandis qu'elle sortait les gâteaux de Noël du four. Alors qu'il s'apprêtait à lui proposer son aide, encore un peu inquiet pour la Piémontaise, qui venait tout juste d'accoucher, quelqu'un frappa à la porte. Un sourire étrangement plein d'espoir, Giorgio regarda Calliope, avant d'aller ouvrir la porte. C'était bel et bien son père.

« Bonsoir papa. »


« Ciao Giorgio. »

Les deux hommes se regardèrent pendant quelques instants, avec un sourire tendu aux lèvres. Malgré leur rapprochement récent, ils manquaient encore de repères. Quoi qu'ils puissent dire, ils étaient devenus des inconnus l'un pour l'autre tout au long des dix-huit dernières années. Et ça, ça ne s'effaçait pas en un claquement de doigts. L'Historien tendit alors sa main pour serrer celle de son père, amicalement. Les accolades, c'était trop lui demander pour l'instant. Peut-être que, s'ils ne rompaient pas le contact, cela finirait par venir naturellement... Mais, pour le moment, Giorgio n'osait pas, tout simplement. Le blond invita alors son paternel à entrer, refermant la porte. Mario posa son regard sur Calliope, tandis qu'un sourire se dessinait sur ses lèvres. Son père aimait bien la Piémontaise, et le trentenaire ne pourrait nier que cela lui faisait plaisir. Le jeune papa enfonça ses mains dans ses poches, les observant se saluer. Il se sentait mal à l'aise, malgré ses efforts dans le sens contraire. La présence de Mario Reppucci ne lui était pas encore familière ; c'était... comme si cet homme était un intrus dans sa vie. Un étranger. Et pourtant, c'était la seule famille qu'il lui restait, à part Calliope et Alessia.

Quelques secondes s'écoulèrent, alors que Mario demandait à Calliope comment elle allait, et comment allait sa petite-fille également. Giorgio renifla discrètement, croisant les bras, adossé à un mur. Pourquoi ne lui avait-il pas demandé comment il allait lui ? Parce que son détective privé lui avait déjà fait son rapport ? Ou bien parce qu'il s'en foutait royalement ? L'ancien professeur serra la mâchoire, avant d'aller se servir un verre de whisky. En espérant que cela suffirait à noyer ses idées noires. Bon sang, il essayait. Il essayait si fort d'aimer son père, de se rapprocher de lui. Malgré tous les mensonges, malgré tout ce qu'il lui avait fait. Mais... Il était marqué à vie. Comment pourrait-il faire comme si rien ne s'était jamais passé ? Finalement, ce furent les pleurs d'Alessia qui le sortirent de ses pensées, attirant au passage l'attention de tout le monde. Le trentenaire posa son verre sur une table basse.

« J'y vais. »

Dit-il aussitôt, avant de se diriger vers la chambre de sa fille. Cette dernière était désormais bien réveillée... A se demander si elle avait faim ? Il fallait l'avouer, Giorgio avait encore du mal à déchiffrer ses pleurs. Doucement, l'homme se pencha pour prendre Alessia et la porter dans ses bras. Peut-être que ça la calmerait un peu, qui sait...

« Qu'est-ce qu'y'a, tesoro ? Papa est là... Papa sera toujours là... Je ne t'abandonnerai jamais. Jamais. »

Murmura-t-il, en la berçant doucement. Puis les pleurs de la petite commencèrent à se tarir, doucement. Giorgio la regardait encore et toujours, complètement absorbé par la beauté de ce petit être. Tellement absent qu'il ne s'était pas rendu compte que Calliope et son père étaient là, derrière lui, l'observant à leur tour. Giorgio se retourna, un peu surpris. Mal à l'aise face à sa présence. Leurs regards se croisèrent, et ni l'un ni l'autre ne dit quoi que ce soit. Jusqu'à ce que Mario Reppucci brise le silence, tout en s'approchant du blond et d'Alessia.

« Je m'en souviens encore, comme si c'était hier... Quand tu étais tout aussi petit. Le plus beau bébé que j'aie jamais vu de ma vie. J'ai aimé ce bébé dès le premier jour où je l'ai vu. Dès la première minute. Dès la première seconde. »

Giorgio fronça légèrement les sourcils. Les yeux humides, il ne dit rien. Parce qu'il n'avait aucune idée de ce qu'il devrait dire face à des telles paroles. Il ne s'y attendait pas du tout. Son père s'arrêta juste devant lui, son regard plongé dans le sien, toujours en silence. Puis il regarda Alessia, que le blond tenait fermement.  

« Je ne croyais plus ça possible... mais je pense que maintenant, j'ai trouvé un bébé encore plus beau. Je peux... ? »

Un léger sourire se peignit sur les lèvres du jeune Reppucci, qui laissa son paternel porter Alessia dans ses bras. Il fut presque surpris de le voir faire aussi habilement, d'un geste parfaitement naturel. Comme un soutien supplémentaire aux paroles qu'il lui avait adressées quelques secondes auparavant.

« Salut toi ! Tu sais qui je suis, Alessia ? Je suis ton grand-père, ton nonno. Oh, mais que t'es mignonne, toi ! »

Etrangement, sa fille ne semblait pas réagir négativement à la présence de son grand-père, contrairement à lui. Bon, autant les laisser faire connaissance, hein. Giorgio s'approcha alors de Calliope, se plaçant à ses côtés.

« Ces deux-là vont bien s'entendre, je le sens... »

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Insieme | Calliope, Vittorio & Giorgio [terminé] - Sam 20 Jan - 10:43
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Giorgio & Calliope // Insieme

 
Je regarde ce petit être, dormant paisiblement dans ce lit. Giorgio est à mes côtés. Je n’en reviens pas comme elle belle. C’est notre bouffée d’oxygène, notre dose d’amour. Elle est notre espoir pour les jours un peu plus noirs. Elle est toute l’innocence que nous avons perdu, son père et moi-même. Elle ne sait pas encore dans quel monde elle va grandir. Nous allons sûrement protéger cette pureté au maximum. Mais pour le moment, je crois qu’il est temps de la laisser dormir paisiblement, tout en se demandant de quoi un bébé peut bien rêver. J’attrape la main de mon petit ami pour sortir de la chambre. Son père ne devrait effectivement plus tarder, alors autant la laisser encore se reposer un peu. Je sors les petits gâteaux du four, tout en me demandant silencieusement comment allait se passer cette nouvelle rencontre avec Mario, après les récents événements entre lui et Giorgio. Je tente d’ailleurs de le rassurer, je suis sûre qu’il va venir. Il ne louperait pour rien au monde de voir sa petite fille. Il en est déjà gaga, comme nous tous. La sonnette de la porte d’entrée retentit d’ailleurs. Je souris à Giorgio, qui va ouvrir. Pas manqué, c’est bien Mario.

Malgré l’accueil assez tendu, je remarque que Giorgio l’appelle bien “papa”. Dans un sens, ça me rassure. Ce n’est pas complètement cassé, je remarque les efforts de la part de mon petit ami. Juste une poignée de main, mais je ne désespère pas. Il faut laisser le temps au temps. Marie vient me saluer en souriant. Je l’embrasse, bien plus enthousiaste que ma moitié. L’homme me demande comment je vais, et évidemment, comment va sa petite fille. Je rigole.

« Nous allons tous bien. Un peu fatiguée pour ma part, mais on oublie tout quand on voit son visage, c’est bien connu ! »

Alors que je réponds à Mario, je remarque du coin de l’oeil Giorgio aller se servir un verre de whisky. Je fronce les sourcils sans rien dire. Finalement, les pleurs d’Alessia l’empêchent de boire. Il nous informe qu’il va s’en occuper, je hoche la tête en souriant. Je fais couler un café informant le père de Giorgio qu’il peut aller les retrouver, que j’arrive dans un instant. Je prends juste le temps de poser la tasse de café là où Giorgio avait posé son verre de whisky, et de cacher ce dernier dans un placard… Jusqu’à ce soir on va dire… Ce n’est pas tellement une heure pour boire du whisky, et ce serait dommage de le gâcher en le jetant. Je vais ensuite rejoindre Mario, qui observe mon petit ami depuis l’entrée de la chambre. Il n'a pas dû nous entendre, absorbé par sa fille. Il se tourne soudain vers nous, surpris. Je les regarde tous les deux, d’un regard attendri. Un court instant passe, sans que personne ne dise quoi que ce soit. Puis, Mario s’approche doucement de Giorgio et d’Alessia, avant de parler. Il évoque ses souvenirs, lorsqu’il tenait Giorgio dans ses bras, au même age qu’Alessia. Je souris tendrement, sans rien dire. Puis Mario demande s’il peut porter la petite. Giorgio accepte en souriant. Je suis contente de voir que ça se passe plutôt bien. La magie de ces petits êtres.

Giorgio vient se poster auprès de moi, tout en faisant une réflexion sur le duo devant nos yeux. Je lui caresse le bras en souriant.

« Évidemment ! Je n’en doutais pas… »

Je fais une légère pause, observant les grimaces d’Alessia revenir. Je reprends alors la parole.

« Je crois que la demoiselle a faim… Je vous laisse aller commencer le café sans moi ? Je vous rejoins juste après. » Je regarde Giorgio, le regard plein de sous entendu. « Ta tasse est déjà prête, amore, il ne te reste plus qu’à voir avec ton père ce qu’il veut. Les gâteaux sont sur la table. »

Je m’approche de Mario, le délivrant d’Alessia pleurant toutes les larmes de son petit corps, et les laisse retourner vers le salon, priant pour que tout se passe bien. Je m’installe dans le petit fauteuil à bascule non loin du lit, et j’observe Alessia boire tranquillement. J’avais finalement décidé d’allaiter. Je ne voulais pas, avant l’accouchement. Et au final, le choix s’est plutôt imposé à moi comme une évidence. C’est peut être égoïste envers Giorgio, mais après l’avoir portée pendant neuf mois, je crois que je n’étais pas prête à casser ce lien qui nous unissait. C’était trop dur. Et puis, Giorgio n’avait pas l’air de mal le prendre alors… Le choix a été vite fait. Quand je repense au jour où l’on a appris cette grossesse… Une des seules fois où j’ai paniqué, où Giorgio a du être là pour m’aider. Il m'a soutenue, alors que ça ne faisait qu’un mois que nous étions ensemble. J’étais incapable d’avorter, je le savais. Même si ce bébé n’était du tout prévu, qu’il n’était pas vraiment désiré, je ne pouvais pas avorter. Alors, cette grossesse, c’était avec ou sans lui… Mais il m’a soutenue, il a été là pour moi, comme toujours. C’est comme ça que nous fonctionnons. Nous nous soutenons, l’un l’autre. C’est notre union qui a toujours fait notre force. Séparés, nous ne sommes plus les mêmes, nous ne sommes que l’ombre de nous même. Cette ombre qui nous tire vers le fond. Alors quand je vois cette bouille d’ange que je tiens dans mes bras… Je suis bien contente d’être tombée enceinte.
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Insieme | Calliope, Vittorio & Giorgio [terminé] - Sam 3 Fév - 13:27
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FABLE : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est fait mordre par un vampire il y a quelques mois, frôlant la mort. Maintenant il le sait : les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité.
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Le blond regarda son père, qui tenait la petite Alessia dans ses bras. Cela lui faisait bizarre de le voir ainsi, souriant... Mielleux même. Sa voix sonnait différente, ses gestes semblaient plus doux, toute son expression corporelle était complètement différente de ce à quoi il s'attendait de la part de son père. Peut-être ne le connaissait-il vraiment pas, ou plus. Dix-huit années s'étaient écoulées depuis que Giorgio avait quitté le manoir familial, suite à la mort accidentelle de sa mère, à laquelle le trentenaire, simple adolescent rebelle à l'époque, avait malheureusement contribuée en la faisant tomber dans ces escaliers qu'il n'oublierait jamais. Dix-huit ans, c'était long. Plus de la moitié de sa vie. Beaucoup de choses s'étaient passées depuis, que ce soit dans la vie de Gio ou dans celle de son paternel. Ils s'étaient éloignés, avaient vécu chacun de son côté, coupant le contact, poussés par la rancune et la haine. Agir différemment aujourd'hui, ce n'était pas simple. Se détester, rester loin de l'autre, ce serait bien plus facile...

L'Italien se plaça aux côtés de Calliope, les yeux posés sur Mario et Alessia. Ils semblaient bien s'entendre ces deux-là, bien mieux que les deux Reppucci. Alessia était encore si innocente, si pure. Tout le contraire d'eux. Tout le contraire de Giorgio, qui avait connu les excès, la drogue, le sang de vampire, la décadence. Le meurtre. L'enfer de la prison. Son cœur se serra encore un peu plus à cette pensée. Il avait tellement merdé, même s'il allait tout juste avoir trente-cinq ans dans quelques jours. Il avait blessé tellement de monde. Y compris son père. C'était si facile de le détester, de lui en vouloir... Mais n'était-ce pas en partie à cause de lui que son père avait perdu la femme de sa vie qu'il était devenu ainsi ? En quoi le blond serait-il un meilleur père que le sien s'il continuait d'être aussi égoïste, éloignant sa propre fille de son grand-père, la seule famille restante du côté paternel ? Sans parler de l'héritage familial auquel elle devrait avoir droit. Non, vraiment, il fallait qu'il fasse un effort, qu'il ravale sa fierté. La main de Calliope sur son bras eut le don de l'apaiser, de lui apporter un certain réconfort plus que nécessaire. Un soupir discret s'extirpa de la bouche de l'Alpin.

Alessia se remit à grimacer et bientôt les pleurs recommencèrent. L'ancien professeur resta immobile, alors que Calliope s'approchait de la petite, qui avait peut-être faim. La brune proposa alors aux deux hommes d'aller commencer le café sans elle, leur disant qu'elle les rejoindrait juste après. Cet après-midi passé au manoir familial à Glorenza, en mai dernier, lui revint en mémoire. Callie qui s'éclipsait afin qu'ils soient seuls dans le salon, qu'ils puissent parler. Qu'ils doivent parler. Encore une fois, il sentait que la jeune maman faisait la même chose. D'ailleurs, son regard parlait pour elle. Giorgio acquiesça de la tête, un peu contrarié. Mais dans le fond, il ne lui en voulait pas. Il savait pertinemment que sa compagne voulait juste son bien. Comme toujours.

« Merci, chérie. Je m'en occupe, t'inquiète. »

Dit-il, avant de caresser brièvement son épaule. L'ancien professeur fit alors un léger de la main à son père, l'invitant à le suivre. Allez, il pouvait le faire. Enfin... Ce n'était pas le goûter qui était compliqué à gérer, évidemment, mais bien le fait d'avoir du mal à accepter la présence de son père ici. De lui parler sans que la rancune ne reprenne le dessus. Il ne voulait pas faire de scène, pas ici, pas devant Callie et Alessia. Mais il fallait qu'ils parlent, oui. Qu'ils mettent les points sur les i. Comme deux adultes. Une fois dans le salon, Giorgio alla servir une tasse de café à son père, avant de déposer le plateau avec les petits gâteaux sur une table basse. Il n'y avait pas la moindre trace d'un sourire sur son visage. Il voulait se montrer sympa, amical... Mais Calliope n'était pas là en train de le regarder et il se disant que ce n'était pas la peine. Pas besoin de jouer la comédie, autant être sincère et agir naturellement. L'historien chercha du regard le verre de whisky qu'il avait abandonné quelques minutes auparavant. Il avait disparu ; à sa place se trouvait désormais la fameuse tasse de café qui l'attendait. Un soupir s'échappa d'entre les lèvres du jeune papa, qui alla s'en emparer, tandis que son père s'asseyait sur le canapé. Giorgio s'assit à son tour, devant lui. Ses prunelles se plongèrent dans celles du vieux Reppucci. Il ne savait pas quoi dire. Comme souvent depuis leurs retrouvailles à Glorenza, encouragées par Calliope et redoutées par le trentenaire, il avait l'impression qu'il pourrait lui dire tant de choses, pendant des heures... Mais rien ne sortait. Les secondes s'écoulèrent. Et ce fut Mario qui brisa le silence.

« Es-tu heureux, Giorgio ? »

L'humain resta silencieux, détournant légèrement son regard. Il ne dit rien, sa tasse encore chaude entre ses mains froides.

« Et toi ? Es-tu heureux ? » Mario ne répondit pas non plus. L'ancien prisonnier poursuivit, toujours sans regarder son père dans les yeux. « Toi et moi, nous avons tellement souffert, pendant tout ce temps. Est-ce réellement possible d'être heureux, véritablement heureux, après... tout ce qui s'est passé ? »

Les yeux clairs du Tyrolien croisèrent alors ceux de son père. Ce dernier savait très bien de quoi son fils était en train de parler. Ou plutôt, de qui. Kathrine. La mère de Giorgio, la femme que Mario avait sauvée des griffes d'un homme violent qui la battait, cet homme qui était le père biologique de Giorgio. Le blond baissa la tête. Sa mère lui manquait tellement. Il pouvait encore sentir l'odeur agréable de ses cheveux parfois. Ses mains suaves sur son visage, sa voix douce et apaisante. Les larmes lui montèrent aux yeux. Et, contre toute attente, à ceux de son père aussi. Cela lui faisait bizarre, cela le mettait mal à l'aise. Voir que son père n'était pas un rocher qui n'éprouvait le moindre sentiment. Qu'il était humain, comme lui. L'homme se racla la gorge, tout en regardant son fils.

« Quand ta mère est morte, j'ai perdu une partie de moi. La pire douleur que je n’aie jamais vécue. Je voulais juste... mourir, la rejoindre. La peine était trop forte. Je ne croyais pas pouvoir m'en remettre un jour. Peut-être que c'est impossible, dans le fond... Mais j'ai réappris à vivre. Et oui, je suis heureux, ou du moins j'essaie. Parce que la vie est un cadeau, Giorgio. Et soit on l'aime et on en prend soin, soit on l'abîme. »

« J'essaie, moi aussi. Calliope m'a sauvé. Sans elle, j'aurais déjà replongé à nouveau. J'aurais merdé, encore une fois. Et maintenant, j'ai Alessia aussi... Quand je la regarde, je me dis que tout ce que j'ai vécu, tout ce que j'ai traversé... Ce n'était pas en vain. Ça m'a mené jusqu'ici. Avec elles. Alors oui, j'essaie d'être heureux, de toutes mes forces. De ne pas ressasser le passé. »

Le silence reprit sa place entre les deux hommes, pendant quelques secondes, puis Mario reprit la parole.

« T'as le droit de penser au passé au passé, Giorgio. Il faut juste que tu ne laisses pas ces pensées te contrôler. »

Giorgio but une gorgée de café, pensif, alors que son père attrapait un des petits gâteaux que Calliope avait faits tout à l'heure. La tension semblait être redescendue à nouveau. La colère s'était éloignée, la rancune aussi.

« Est-ce que tu me pourras me pardonner un jour ? Pour tout ce que j'ai fait. Pour... ce qui s'est passé il y a dix-huit ans. »

Mario ne dit rien, baissant juste son regard. Giorgio laissa passer quelques instants, dans une attente insupportable. Il était en train de lui demander pardon. Ça lui écorchait presque la bouche de prononcer ces paroles, mais il venait de le faire. Et tout ce qu'il recevait en retour, c'était son silence. Voire son indifférence. Rageusement, le trentenaire posa sa tasse sur la table basse, avant de se relever vivement.

« Mais cazzo, dis quelque chose ! J'suis en train de m'excuser pour avoir tué maman, bordel ! Je veux que les choses changent entre nous, mais tout ce que tu me donnes, c'est ton indifférence ! J'en ai marre ! J'en ai marre de ton silence, j'en ai marre de me sentir comme une merde à chaque vois que je te vois, j'en ai marre d'attendre que tu fasses quoi que ce soit pour m'aider ! Pendant toutes ces années tu me suivais de loin, avec tes foutus détectives privés, mais tu n'as même pas bougé le petit doigt pour m'aider. Ils t'ont raconté aussi ce qu'on me faisait subir en prison ?! Ils t'ont raconté comment ils s'y prenaient à plusieurs, les uns après les autres ? »

« Arrête, Giorgio. »

« Ça te plaisait, hein ? Ça te plaisait de savoir qu'ils faisaient ce que tu rêvais de me fair... »

Le coup partit sans qu'il n'ait eu le temps de le voir venir. La gifle s'abattit sur le visage du blond, lourde, violente, alors que son père écarquillait les yeux. La lèvre inférieure fendue, le sang coula le long de menton de Giorgio. La douleur. Le monde qui tanguait sous ses pieds. Sa tête qui venait de cogner la table basse et de renverser une partie des gâteaux qui devaient symboliser la joie de ce premier Noël avec Alessia. Le noir.

« Giorgio, non ! Giorgio... Mon fils, pardonne-moi. »

Ce furent les derniers mots qu'il entendit, tel un écho d'un rêve lointain. Je te pardonne.

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☾ ☾ ☾ ☾ ☾
❝I'll be good❞ I'll be good, I'll be good. And I'll love the world like I should. For all of the light that I shut out, For all of the innocent things that I've doubt. For all of the bruises that I've caused and the tears, For all of the things that I've done all these years. (c) Astra
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Insieme | Calliope, Vittorio & Giorgio [terminé] - Sam 3 Fév - 23:15
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EFFIGIE : Ashley Greene
BAFOUILLES : 2022
PACTE : 29/01/2017
©Bitterblue

OSSATURE : Vingt-sept années
CONTRAT : En couple avec un ex-drogué, ex-détenu, tueur, et qui s'inquiète de tout ♥.... Et maman d'une petite princesse ♥
BESOGNE : Assistante Vétérinaire, autrement dit larbin de vétérinaire. Ou aussi sa seconde paire de main.
FABLE : Je suis au courant pour le surnaturel, les monstres, les créatures... Appelez-les comme vous voulez. Je sais comment le monde qui m'entoure est dangereux. Mais tout n'est pas noir. Je sais aussi que certaines créatures surnaturelles ne nous veulent pas de mal... Pas plus qu'un humain lambda en tout cas.
CREDIT : DΛNDELION, Bitterblue(Aesthetic)

 
Giorgio & Calliope // Insieme

 
Voir Giorgio tenter de se réconcilier avec son père me fait plaisir. Je sais comment c’est difficile pour lui, après dix sept ans d’éloignement, de rancœur, de haine. Je sais aussi qu’il le fait un peu pour moi, beaucoup pour sa nouvelle princesse. Mais je sais qu’il en a besoin, et je serai là pour le soutenir. Quelque soit son choix d’ailleurs. Je préfèrerai évidemment que tout s’arrange entre son père et lui. Mais s’il n’y parvient pas, je serai là pour lui. Je serai toujours là pour lui, après tout ce qu’on a traversé ensemble. Surtout que dans ce cas-là, pour son père… Ce n’est pas comme s’il n’avait même pas essayé. Il fait des efforts surhumains, je le vois, je le connais. Cela ne fait même pas un an que nous sommes ensemble mais c’est comme si j’avais vécu toute ma vie avec lui. Il m’a fait oublier mon enfance que j’étais venue oublier à Rome. Les discriminations. Les moqueries. Tout cela me semble tellement loin, comme un cauchemar très vite passé. Il m’a réveillée. J’ai oublié cette agression, à la sortie de la fac. Je croyais ne jamais pouvoir oublier, mais il a réussi. Je ne pense qu’à lui, qu’à nous, à son bonheur, à celui d’Alessia aussi maintenant. J’ai peut-être tendance à m’oublier un peu, mais s’ils sont heureux, je suis heureuse.

Mon petit ami vient se joindre à mes côtés, regardant son père avec Alessia, qui ne tarde pas à reprendre ses pleurs. Elle a faim, vu les cris qu’elle pousse. Et impossible, ni pour Giorgio, ni pour Mario, de remédier à ça, étant donné que j’ai décidé d’allaiter. Je vais reprendre Alessia dans les bras de Mario, délivrant ses oreilles des cris de plus en plus sonores. J’informe Giorgio que son café – oui, son café et non son whisky – est prêt, qu’il n’a juste à en faire un à son père, et que je les rejoins juste après. J’espère que ça va bien se passer, mais je n’ai pas le choix, il faut que je nourrisse la princesse avant qu’elle ne se transforme en monstre. Je m’installe avec elle, cessant les pleurs immédiatement. J’essaie de tendre l’oreille pour écouter ce que Giorgio et Mario se disent, mais je n’entends pas bien. Que des bribes de conversation. Alors j’abandonne, me concentrant sur ce visage maintenant apaisé qui se tient devant moi. J’y aperçois un sourire. Je sais qu’à cet âge-là, ce sont des sourires réflexes, mais je fonds d’amour quand même.

J’entends soudain Giorgio hausser le ton. Je fronce les sourcils, me demandant ce qu’il se passe, pourquoi ça a dérapé. Je soupire, m’attendant à ce que Giorgio mette son père à la porte. Je repose doucement Alessia dans son lit, qui s’est maintenant endormie, lorsque j’entends soudain un bruit sourd. Que… Qu’est-ce que c’est ?! Je cours vers le salon, et une vision d’horreur s’offre à moi. C’est un cauchemar, ce n’est pas possible. Giorgio gît par terre, inconscient. Je vois le sang sur son visage, sur le tapis, et je vois son père, effondré, lui demandant pardon. Mon cœur s’arrête de battre un instant. J’accours aux côtés de mon petit ami, m'effondrant à ses côtés, et regarde son père.

« Que… Que s’est-il passé ?! » Je sens la colère monter en moi. Je ne le laisse même pas répondre, sans réfléchir ma main vient claquer sur la joue de mon beau-père. Enfin… Presque beau-père, vu que ce n’est pas vraiment le père de Giorgio. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, mais c’est forcément de sa faute. Pourquoi s’excuserait-il sinon ? Les larmes aux yeux, la panique m’envahissant, je le regarde sans flancher. « Sortez. Partez d’ici. Tout de suite ! » Je le vois hésiter, regarder Giorgio. Mon regard est noir. « TOUT DE SUITE ! » Il doit voir dans mon regard que je serai capable de bien pire s’il n’obéissait pas. Alors il s’excuse encore une fois, avant de partir. J’attrape mon portable dans ma poche, appelant les pompiers. J’appelle ensuite Rosa, sans succès. Je réfléchis un instant, attendant que les pompiers arrivent, paniquée.

« Gio’… Tu peux pas me laisser… Tu peux pas laisser Alessia. Tu peux pas nous laisser, putain ! »

J’essaie de réfléchir, entre la panique qui m’envahit et les larmes qui ne cessent pas. Les herbes ! Je me relève en vitesse, manquant de tomber, glissant sur le plat de biscuit par terre, et cours vers la pièce où je fais mes mélanges d’herbes, appris avec Mairead. Je ramène un petit pot contenant une sorte d’onguent verdâtre. Je me dépêche d’en appliquer sur les blessures de Giorgio, en faisant attention de ne rien aggraver. Normalement, ça devrait aider à arrêter les saignements. Je l’espère en tout cas. J’espère ne pas m’être trompée, avoir bien réussi à doser les plantes.

J’entends une sirène dehors. Les pompiers arrivent…
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Look in my eyes...
« Oh you can't tell me it's not worth tryin' for, I can't help it there's nothin' I want more, I would fight for you, I'd lie for you, Walk the wire for you, I'd die for you. You know it's true, Everything I do, I do it for you » by Wiise


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Insieme | Calliope, Vittorio & Giorgio [terminé] - Lun 5 Fév - 21:21
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EFFIGIE : Luca Argentero
BAFOUILLES : 1410
PACTE : 19/05/2017
OSSATURE : 35 ans
CONTRAT : Célibataire
BESOGNE : Gérant d'un restaurant
FABLE : La vie n'est pas suffisamment compliquée comme ça, il faut maintenant qu'on nous invente des problèmes aux allures de créatures fantastiques ? Allons bon, ce ne sont que des conneries ! Du moins, c'était ce que je croyais...avant qu'elle n'entre dans ma vie et ne foute tout en l'air.
ÉCHINE : Plus humain, tu meurs.
PRESTIGE : J'ai un sens inné pour...rien en fait ! M'attirer des emmerdes ?
GANG : Je me suffis à moi tout seul, en tant que Roi Suprême de la Maladresse et des Autruches
CREDIT : SHADOW DANCER
    Le téléphone coincé entre mon oreille et le creux de mon épaule, je restais en ligne avec Calliope. Le temps d'enfiler une veste, quitter l'appartement et attraper un taxi, j'allais la rejoindre à l'hôpital. Elle était désemparée mais s'efforçait de garder son calme. Maintenant que Giorgio était entre de bonnes mains, il fallait tenir le coup. Pour lui. Pour Alessia. Je n'ai même pas réfléchi : j'ai foncé pour les retrouver. Tout était allé très vite, d'après ce que j'avais cru comprendre. Elle n'était même pas présente au moment de l'accident. Ne pas savoir, constater l'impensable, cela avait dû être un choc pour elle. D'ailleurs, elle ne réalisait peut-être pas encore tout ce qui était en train d'arriver. Le contrecoup, c'est toujours le plus difficile. On se met à craquer, à hurler, on s'enferme dans un mutisme maladif...chaque personne réagit différemment. Le principal, c'est d'être entouré. Aidé. Conscient que quelqu'un, peu importe qui, sera présent quand il le faudra.

    Arrivé à l'hôpital, je suis paumé. J'interpelle des infirmières, des aides-soignants, sans savoir quelle direction prendre, ni quel service rechercher. Un membre du personnel a la gentillesse de m'indiquer un bureau où, en fonction du nom du patient, je saurai où me rendre. Je l'en remercie comme s'il venait de me guérir d'un mal incurable.

    D'un pas pressé, je traverse plusieurs couloirs, rencontre diverses blouses, brancardiers, équipes de samu et autres visiteurs. C'est une fourmilière qui tourne à plein régime et je me sens tout petit dans cet univers. Je tourne la tête et l'aperçois, assise, Alessia dans ses bras. Elle la berce, le regard fixe. Au fur et à mesure que je m'approche, ma gorge se serre.

    " Désolé de ne pas être arrivé plus tôt... ", soufflai-je d'une voix douce. " Comment va-t-il ? ", demandai-je.

    J'espère qu'un médecin est déjà venu rassurer la jeune maman parce que je sais qu'il n'y a rien de plus pénible que d'attendre. Etre dans le flou le plus complet, sans qu'on soit en mesure de répondre à vos questions ou, si on prend la peine de s'arrêter, ce n'est que pour affirmer qu'un docteur va venir. On a beau savoir que notre cas n'est pas une priorité, qu'il y a sûrement des patients dans des états plus graves, on ne peut pas y penser. Pas en ce moment. Pas alors qu'un de nos proches est allongé dans un de ces lits, encadré par de multiples machines qui enregistrent on ne sait quoi.

    " Si tu as besoin de prendre l'air, vas-y. Je m'occupe de la petite. Ou si tu préfères que j'aille te chercher quelque chose à boire, dis-le moi. ", ajoutai-je, un sourire qui se voulait rassurant aux lèvres. Cela faisait à peine cinq minutes que j'étais là et déjà, j'avais besoin de m'occuper. Etre impuissant face à une telle situation, ça aussi, c'était pénible.


☾ ☾ ☾ ☾ ☾



Justayne
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Insieme | Calliope, Vittorio & Giorgio [terminé] - Mer 7 Fév - 15:54
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EFFIGIE : Ashley Greene
BAFOUILLES : 2022
PACTE : 29/01/2017
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OSSATURE : Vingt-sept années
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Giorgio & Calliope // Insieme

 
C’est un cauchemar, ce n’est pas possible. Je prie pour me réveiller bientôt, mais malheureusement je crois que c’est bien réel. Giorgio est bien étendu devant moi, inconscient. Je ne sais pas exactement ce qu’il s’est passé avec son père, mais… Une chose est sûre, c’est de sa faute. Et moi qui l’ai poussé aux retrouvailles avec lui… C’était une erreur, une grave erreur qui pourrait lui couter la vie. Je me demande comment je ferai sans lui. Je ne peux pas y penser, c’est impossible. Il est tout pour moi, et à présent, il est tout pour Alessia aussi. Je ne veux pas élever notre fille toute seule. J’étais prête à le faire, en apprenant la grossesse, lorsque je n’étais pas sûre qu’il veuille rester avec moi. Mais aujourd’hui, c’est différent. Nous avons traversé tant d’épreuves ensemble, nous en sommes ressortis plus fort. Nous avons appris qu’ensemble nous étions forts, mais séparés… Nous n’étions plus rien. Il ne peut pas partir comme ça.

Les pompiers arrivent enfin, je leur laisse la place pour qu’ils s’occupent de lui comme il se doit. Je m’en vais préparer Alessia, la mettre dans son cosy, tout autant paniquée que tout à l’heure. Elle dort, semblant se rendre compte de rien. Tant mieux. Giorgio est toujours inconscient… Les pompiers nous emmènent à l’hôpital, où mon petit ami est tout de suite pris en charge. Les médecins m’informent que les examens peuvent durer, et me conseillent de m’asseoir tranquillement avec mon bébé en attendant, qu’ils viendraient me voir dès qu’ils en sauront plus. Je suis inquiète au plus haut point, mais je ne peux plus rien faire de plus… J’essaie de me convaincre qu’il est entre de bonnes mains, et que ça va aller. Je m’assois, et prends mon téléphone. Toujours pas de nouvelles de Rosa. Je décide d’appeler Vittorio. Il doit être au courant, et… J’avoue que sa présence me ferait du bien. Je ne lui raconte pas en détail, je n’ai pas le temps. Je lui dis juste que Giorgio a eu un accident, qu’on est à l’hôpital. Je repose mon portable dans mon sac, attendant impatiemment.

Je viens juste d’arriver, mais le temps me parait déjà être une éternité… J’aimerai voir revenir le médecin, m’annonçant que Giorgio va bien, qu’il est réveillé. Mais j’ai beau fixer ce couloir, le médecin ne revient pas. Alors j’attends… Encore… Alessia commence à se réveiller, et à pleurer. Je la prends dans mes bras, et je me lève pour aller à la fenêtre. Elle donne sur le parking de l’hôpital. Je remarque que la neige commence à tomber. Elle ne tient pas sur le sol, mais les flocons tombent de plus en plus. Je fais quelques pas pour calmer Alessia, puis retourne m’asseoir. Vittorio arrive peu de temps après. Il s’excuse de ne venir que maintenant. Je secoue la tête, ce n’est rien. Il me demande alors comment va Giorgio. Les yeux humides, je lui réponds.

« Je ne sais pas encore… Ils l’ont emmené pour lui faire passer des examens, mais ils ne sont pas encore revenus pour me dire… J’ai si peur, Vittorio… Il y avait tellement de sang… J’ai… J’ai essayé d’arrêter le saignement, mais… » Je soupire, essayant de me calmer. Je sais très bien que paniquer ne servira à rien. Mais je me sens tellement impuissante. J’ai peur, et je ne peux rien faire. Vittorio me propose de s’occuper d’Alessia si je veux aller prendre l’air, ou d’aller me chercher quelque chose à boire, avec un sourire rassurant. Je tente de répondre à son sourire. « Merci… Je veux bien un verre d’eau s’il te plait… »
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Insieme | Calliope, Vittorio & Giorgio [terminé] - Lun 12 Fév - 3:24
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EFFIGIE : Dan Stevens
BAFOUILLES : 3820
PACTE : 02/01/2017


OSSATURE : 35 ans
CONTRAT : En couple avec Calliope Tinovia, et papa d'une petite Alessia depuis le 25 décembre 2017. Des souvenirs effacés par une amnésie qui a affecté sa mémoire épisodique, suite à un coma de plusieurs semaines. Il n'aurait jamais dû se disputer avec son père ce jour-là, cela aurait évité cette mauvaise chute...
BESOGNE : Expert en Histoire de l'Art au sein d'une fondation depuis début octobre et, occasionnellement, prof particulier d'Histoire de l'Art. Le blond essaie de reconstruire sa vie après sa sortie de prison début mars 2017, où il a passé cinq terribles années pour avoir tué trois personnes sous l'effet du sang de vampire. Héritier d'une riche famille aristocratique tyrolienne, il a été renié par son père suite à ses déboires. Après plus de dix-sept ans d'éloignement, et alors qu'il y avait à nouveau de l'espoir, la naissance de sa fille y étant pour beaucoup, voilà que les deux Reppucci se sont disputés bêtement et qu'un accident a eu lieu. Maintenant, l'avenir est plus flou que jamais. Tout comme le passé.
FABLE : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est fait mordre par un vampire il y a quelques mois, frôlant la mort. Maintenant il le sait : les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité.
ÉCHINE : Humain, proie potentielle.
CREDIT : Lux Aeterna (avatar), Tumblr (gif) & Astra (signa)
Insieme
Calliope, Vittorio & Giorgio



La brune pousse un soupir tout en continuant de marcher d'un pas pressé, se dirigeant vers la salle d'attente. Les gens la regardent, la quadragénaire à la blouse blanche, médecin respectée dans cet hôpital romain, femme compétente et courageuse qui a su se frayer un chemin vers le succès, malgré ses origines pauvres et malgré le sexisme auquel elle a été souvent confrontée tout au long de sa carrière. Croisant un collègue dans le couloir, Ornella le salue d'un hochement de la tête, sans s'arrêter de marcher. Le temps presse, comme d'habitude. Chaque seconde compte. S'ils veulent sauver cet homme, il faut faire au plus vite. Mais, bien entendu, ses proches attendent impatiemment des nouvelles, et avant de passer à l'étape suivante, il faut également qu'ils soient d'accord. Alors elle y va, marchant d'un pas déterminé, pressée. Giorgio Reppucci. Elle prononce le nom du blond, cherchant alors du regard ses proches, qui réagiraient sans doute dès qu'ils l'entendraient. Cela arrive toujours, cette réaction immédiate, cette expression angoissée sur le visage des gens. Décidément, c'est la partie qu'Ornella aime le moins. Surtout quand elle a de mauvaises nouvelles à annoncer.

« Bonsoir, je suis le docteur Brighi. Je ne vais pas tourner autour du pot... Monsieur Reppucci doit être opéré au plus vite. Il a perdu pas mal de sang, d'ailleurs, s'il était arrivé cinq minutes plus tard, cela aurait été trop tard. Notre équipe a tout de suite fait tout ce qu'elle pouvait pour stopper l'hémorragie et limiter ainsi les dégâts, mais nous sommes tous d'accord pour dire qu'il faudra une chirurgie plus longue pour y remédier réellement. Je ne dis pas que c'est sans risque, et on ignore encore quelles seront les réelles conséquences des lésions dues à ce traumatisme crânien et à l'hémorragie qui a suivi, mais si l'on ne fait rien, votre compagnon a peu de chances de s'en sortir. Si vous êtes bien d'accord, on procédera aussitôt à cette chirurgie. »

Simple formalité, elle le sait. La famille des blessés veut juste qu'ils aillent mieux, qu'ils aient une chance de s'en sortir, c'est toujours comme ça. Cela ne l'étonne pas le moins du monde, non ; l'inverse n'aurait aucun sens, à vrai dire. Ornella adresse un sourire à la jeune femme, puis à l'homme qui l'accompagne.

« Il va falloir attendre un peu, c'est une chirurgie délicate. Mais je peux vous assurer que Monsieur Reppucci est entre de bonnes mains. On fera tout ce qu'on pourra pour le sauver. »

Quelques paroles de plus sont échangées, puis le médecin fait demi-tour. Ils n'ont plus de temps à perdre, vraiment pas.


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Les secondes, les minutes, les heures se sont écoulées. La chirurgie était complexe, ils le savaient pertinemment d'avance, mais ça a pris un peu plus longtemps que prévu. Plus de deux heures, et encore, son équipe l'a énormément aidée à faire au plus vite. Mais le soulagement est là, la chirurgie s'est bien déroulée. Maintenant, il faut attendre. Les derniers signes ne sont pas particulièrement encourageants, c'est vrai... Mais pas totalement négatifs non plus. Il a encore une chance de s'en sortir. Il faut donc garder espoir. Prier, pour ceux qui y croient. Tant que ce n'est pas fini pour de bon, il faut garder l'optimisme. Ornella se lave les mains, tout en poussant un long bâillement. La journée a été longue, mais elle sait qu'elle a sauvé des vies aujourd'hui. Et elle espère que celle de Giorgio sera l'une d'entre elles aussi. Prenant une profonde inspiration, l'Italienne sait que la famille de cet homme a besoin de nouvelles, de détails. Elle voudrait bien prendre une pause, mais elle le fera après. Ainsi, la brune se dirige à nouveau vers la salle d'attente, tentant de ne pas afficher une mine trop sombre.

« La chirurgie est terminée et s'est plutôt bien déroulée. Néanmoins, je ne vais pas vous mentir... La situation est critique et les prochaines heures seront cruciales. Monsieur Reppucci est dans le coma, et on ne sait pas vraiment combien de temps cela prendra jusqu'à ce qu'il se réveille. Cela dit, ce que l'on pouvait faire, on l'a fait. Comme je l'ai dit, la chirurgie s'est bien déroulée et les dégâts ont été limités. S'il résiste aux prochaines vingt-quatre, voire quarante-huit heures, il aura une probabilité plus grande de s'en sortir. Désormais, il ne nous reste qu'à attendre, parce que tant qu'il ne se sera pas réveillé, on ne saura pas exactement quel est son état neurologique et quelles sont ses chances de récupération. »

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❝I'll be good❞ I'll be good, I'll be good. And I'll love the world like I should. For all of the light that I shut out, For all of the innocent things that I've doubt. For all of the bruises that I've caused and the tears, For all of the things that I've done all these years. (c) Astra
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Insieme | Calliope, Vittorio & Giorgio [terminé] - Dim 25 Fév - 9:42
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EFFIGIE : Ashley Greene
BAFOUILLES : 2022
PACTE : 29/01/2017
©Bitterblue

OSSATURE : Vingt-sept années
CONTRAT : En couple avec un ex-drogué, ex-détenu, tueur, et qui s'inquiète de tout ♥.... Et maman d'une petite princesse ♥
BESOGNE : Assistante Vétérinaire, autrement dit larbin de vétérinaire. Ou aussi sa seconde paire de main.
FABLE : Je suis au courant pour le surnaturel, les monstres, les créatures... Appelez-les comme vous voulez. Je sais comment le monde qui m'entoure est dangereux. Mais tout n'est pas noir. Je sais aussi que certaines créatures surnaturelles ne nous veulent pas de mal... Pas plus qu'un humain lambda en tout cas.
CREDIT : DΛNDELION, Bitterblue(Aesthetic)

Giorgio & Calliope // Insieme

Je ne sais déjà plus depuis combien de temps j’attends, lorsque Vittorio arrive à l’hôpital. J’ai déjà perdu la notion du temps. Mais la présence de notre ami me réconforte un peu. Je ne suis plus seule, je sais que je peux compter sur son soutien. Je l’informe que je n’ai pas encore eu de nouvelles concernant l’état de Giorgio. Je lui fais part de mes angoisses, de ma panique. J’essaie de me calmer, parce que je sais que paniquer ne changera rien, et qu’Alessia risque de sentir ma panique. Les bébés sont des vraies éponges à émotions, et je ne veux pas la paniquer… Même si c’est peine perdu en réalité. Giorgio… Je ne peux pas m’imaginer sans lui. Alors il faut que ça aille. Pas le choix. Vittorio me propose de s’occuper d’Alessia ou d’aller me chercher quelque chose à boire. Je lui demande un verre d’eau, si ça ne l’ennui pas. En attendant, je regarde Alessia dormir, plutôt paisiblement. Je n’ose pas la reposer. Comme si, elle aussi, on pouvait me l’enlever. Je pense à Mario. Je l’aimais bien, j’ai poussé Giorgio à renouer des liens avec lui. Si seulement j’avais su… Je me sens coupable. Hors de question de le revoir. Je ne peux m’empêcher de penser qu’il doit déjà être au courant, qu’un de ses espions à arpenter l’hôpital pour lui rapporter le moindre geste des médecins, pendant que moi j’attends dans cette salle…

J’attrape le verre d’eau que Vittorio me tend, sortant de mes pensées tout en le remerciant. J’entends alors une voix féminine prononcer le nom de mon petit ami. Le cœur battant, réagissant au quart de tour, je tourne la tête vers l’origine de la voix. Une femme brune en blouse blanche. Le médecin je suppose. Enfin, j’espère vraiment, sinon je risque de créer un scandale si c’est juste une infirmière venant m’informer qu’on n’en sait encore pas plus. Je confie prestement Alessia à son parrain, tremblant un peu trop pour la garder. Je me lève alors que la brune vient à notre rencontre. C’est bien le docteur… Enfin… Je l’écoute, mais sans vraiment tout entendre. J’ai les oreilles qui bourdonnent. Je comprends qu’il faut l’opérer. Que s’il était arrivé cinq minutes plus tard, il serait mort. Conséquences des lésions ? Qu… Quelles conséquences ? Je hoche juste la tête, pour donner l’accord pour la chirurgie. Evidemment que je ne vais pas refuser. Le médecin essai de me rassurer comme elle le peut, en me confiant qu’il est entre de bonnes mains.

« Merci… »

Je la regarde s’éloigner, tout en me rasseyant. Coude sur les genoux, je prends ma tête entre mes mains. Les angoisses refont surface. Et s’il ne survivait pas à l’opération ? S’il avait de lourdes lésions, entrainant des conséquences ? Le cerveau régit tout, les conséquences pourraient être tellement nombreuses… Je me sens dépassée par la situation. Je ne gère rien, et je déteste ça. Je prends une grande respiration, et regarde Vittorio.

« Ça va aller, hein ? » Il le faut, de toute façon. Je regarde Alessia, apaisée dans les bras de son parrain. Elle ne va pas tarder à se réveiller, je suppose, son dernier repas remonte à plusieurs heures. De toute façon, nous n’avons plus qu’à attendre, alors autant s’occuper de cette princesse. Je bois un peu d’eau, et regarde Vittorio. Il faut que j’essaie de penser un peu à autre chose. « Je suis désolée, j’espère ne pas avoir trop chamboulée ta journée, que tu n’étais pas en compagnie… » Je lui lance un faible sourire.

~ ~ ~

L’attente est longue. Je ne sais pas combien de temps il s’est passé depuis que le docteur est venue nous annoncer qu’il fallait faire une chirurgie. Deux heures ? Trois heures ? Cela semble peu, mais dans ces cas-là, je peux vous assurer qu’elles sont interminables, qu’elles semblent infinies. Je repère la silhouette du médecin arrivant à l’autre bout du couloir immédiatement. La reconnaissant, je me lève d’un coup, et attend qu’elle arrive à ma hauteur. J’essaie de déchiffrer les expressions sur son visage, mais les médecins ont cette capacité, je pense, à ne rien laisser transparaitre. Vittorio à mes côtés, j’attrape sa main et la garde dans la mienne. J’ai besoin de son soutien.

La première phrase du médecin est plutôt rassurante. La chirurgie s’est bien déroulée. Mais la suite se dégrade vite. Giorgio est dans le coma… Le couperet tombe. Nous ne savons pas quand il va se réveiller, ni dans quel état… Comme à chaque fois, les deux prochains jours seront décisifs… Deux jours, ça me parait tellement être une éternité, aussi. Attendre, encore… Sans rien pouvoir faire… Et pour moi qui suis impatiente au plus haut point, qui déteste attendre… Je déteste cette situation. J’ai beau normalement être une optimiste, j’ai du mal à voir les points positifs là. Il n’est pas mort, oui… Mais il pourrait l’être d’un moment à l’autre. Il faut que je le vois.

« Merci docteur… Est-ce qu’on peut le voir ? »

J’attrape le cosy d’Alessia, dans lequel elle dort profondément, et nous suivons le docteur jusqu’à la chambre de Giorgio. Le voir allongé dans ce lit, avec des tubes de partout me fait un choc. Pourtant, j’ai l’habitude de tout ce qui est médical, c’est mon métier. Sur les animaux, certes, mais ça ne change rien. Mais lorsque c’est quelqu’un que l’on connait, auquel on tient comme à la prunelle de nos yeux, c’est… Angoissant. Ce « bip » qui d’habitude nous rassure à chaque chirurgie, ici j’ai l’impression qu’il me martèle la tête insupportablement. Mais je sais au fond de moi que ce bip lent et régulier est plutôt bon signe. Incapable d’avancer plus pour le moment, je sens les larmes monter, et couler sans que je puisse l’empêcher, ni m’arrêter…
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Look in my eyes...
« Oh you can't tell me it's not worth tryin' for, I can't help it there's nothin' I want more, I would fight for you, I'd lie for you, Walk the wire for you, I'd die for you. You know it's true, Everything I do, I do it for you » by Wiise


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