« hunger » ❉ Vestia

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« hunger » ❉ Vestia - Dim 14 Jan - 23:18
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sirènes
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EFFIGIE : Brendon Urie
BAFOUILLES : 3339
PACTE : 09/04/2017


OSSATURE : Trentaine apposée sur la paperasse factice. Belle gueule juvénile mensongère, bête aux six-cent-quatre-vingt-sept années pesant sur la carcasse.
CONTRAT : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde sel qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté.
BESOGNE : Précieuses qui étincèlent de leurs éclats délétères, joaillier aux phalanges habiles ornant les nuques de gemmes. Murmures et secrets glanés ou soufflés, informations échangées, babines fourbes crapahutant à la cité sainte une fois le crépuscule tombé.
ÉCHINE : Fils de l'ondine et des abysses dévorant les souffles. Piranha aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne.
PRESTIGE : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux.
GANG : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, désolation d'un poisson avisé maître de son échine, détournant le regard des bas fonds dégueulasses.
CREDIT : BABINE. (ava)
Hunger
Vestia & Marius

« And I'm feeling like a villain got that hunger inside. One look in my eyes. And you're running 'cause I'm coming. Gonna eat you alive. »
Nocturne. Fraîcheur tempérée de l'hiver méditerranéen maussade. Crachin dégueulant à longueur de temps sur les pavés romains venant de s'arrêter, laissant place au calme plat et aux nombreuses flaques d'onde poussiéreuse envahissant les ruelles. Temps adulé, favori, poisson adorant les pluies hivernales, loin des fournaise délétère de l'été hostile. Le temps pluvieux de la journée eut le don d'insuffler une bonne humeur qui en devint presque étrange, en désaccord avec les faciès externes renfrognés à l'idée de sortir.

Promenade silencieuse sous le petrichor embaumant les nasaux, oreilles affutées cherchant à esquiver les détonations presque silencieuses de chasseurs avisés, phalanges égarées dans les poches. Prudence de mise. Elle fut embarquée dans la foulée, la Lupa, entrainé dehors de force sans qu'elle n'ait eu le moindre mot à dire pour contester, ne soufflant pourtant pas le but de l'opération finale. Les silences furent nombreux depuis bien des jours, échines se croisant à peine au détour des couloirs une fois l'obscurité couvrant son voile. Malaise dominant. Peut-être fut elle en partie esquivée, plantes de pieds détournant le chemin pour éviter d'avoir à faire à cette fameuse discussion qu'il faudrait peut-être mettre sur le tapis à un moment où un autre, incluant les déboires d'une soirée soldée au creux des reins, dans l'ivresse délicieuse. Sortie commune devenue rare, contribuant étrangement à l'humeur, besoin étrange de glaner un peu de sa compagnie et attention.

Esquisse d'une ruelle déserte aux abords d'un bar où quelques égarés naïfs s'adonnent à la fête. Arrêt net, faisant fasse à la nouvelle née pour dévoiler l'objectif. « J'en ai ma claque de d'voir hypnotiser la femme de ménage et accessoirement de jouer les livreurs à domicile. » Façon somme toute peu subtile de lui dire que ses chasses furent bien trop expansives, que l'agacement de devoir se masser les tempes trop souvent avant de nettoyer ses crasses fut au paroxysme. En un sens, elle eut des airs de mioche qu'il fallut éduquer, jeunes crocs naïfs largués en pleine nature. « Faut que je t’apprenne à bouffer proprement et planquer les restes. Un peu plus de discrétion serait pas du luxe non plus vu la nouvelle tendance de tes anciens "collègues" à nous canarder comme si c'était la saison du gibier. » Une paume sort de son antre, se glisse sur le sommet de son crâne où trônait sa crinière de flamme, l'ébouriffant brièvement dans cette humeur joviale que certain qualifieraient incontestablement de surnaturelle. Geste ravalé au bout d'un instant, paluche retournant à sa poche.

« J'dois pas avoir bouffé depuis une semaine, j'ai la dalle, c'est l'occasion. Évitons juste d'ajouter steak de chauve-souris et poisson pané sur l'menu. » Incendie ravageur, assèchement interne, le tourment devient supplice. Le teint s'est terni, le derme sec se creusant pour marquer le manque de vermeil. Chasses raréfiées depuis plusieurs semaines, favorisant d'avantage les couvertures et autres facettes humanoïdes, le paraître, aux monstruosités qui furent trop dangereuses, foutue autorisation de tirer à vue. La majorité des proies récoltées furent amenées à Vestia, appétit neuf et d’avantage développé. Être deux fut plus avantageux, force par le nombre, imprévisibilité d'une nouvelle née et flaques d'eau alliées.
(c) DΛNDELION

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« hunger » ❉ Vestia - Mer 24 Jan - 1:36
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EFFIGIE : hattie watson
BAFOUILLES : 107
PACTE : 10/04/2017


OSSATURE : vingt neuf années désormais scellés.
CONTRAT : célibataire, le coeur et corps libre de toute chaînes
BESOGNE : ex-chienne de guerre de l'Opus Dei. Désormais squatteuse chez un produit de la mer
ÉCHINE : nouvelle née des nuits sans lune, le sang qui imprègne ses crocs, la soif au creux du ventre. Fléau de l'obscurité, mortelle sangsue
GANG : déserteuse de l'opus, plus de serment, aucune allégeance
CREDIT : (ava) DΛNDELION (signa) lazare (gif) tumblr
Soif acerbe. Ces crocs qui se longent sans finesse dans cette chair crasseuse, la mâchoire qui se crispe, par dégoût, l'emprise libéré dès que la vie quitta sa misérable carcasse. Repas maigre, bien trop alcoolisé à ton goût, loin d'être agréable, loin de satisfaire le monstre grognant en toi. Le regard injecté de sang, tu te figes devant l'homme sans vie. Indigne fils d'une mère aux aboient, passager d'une existence de débauche, qui sait ? Pas elle en tout cas. Il ne méritait pas cette vie, il ne méritait qu'une mort sur le caniveau, du moins, c'est ce dont quoi tu te convainc. Façon comme une autre pour survivre, pour apprendre à cohabiter avec la chose qui s'agite en toi. Afin d'esquiver le rejet de cette nouvelle nature, afin de ne pas déshonorer ceux qui t'ont offert cette seconde chance. Pourtant, ils t'ont tourné le dos, sans un mot. Depuis cette nuit-là, tes seuls échanges avec lui ce sont limité à tes regards timide, à quelques mots fébriles. Et au fond, cela te fait enragé, intérieurement, tu t'embrase, tu t'égares, tu souffre. La colère était devenu comme une seconde nature pour toi, encore plus présente aujourd'hui qu'auparavant. Enfant souffrant de solitude, tu ne demandais qu'un regard, un sourire qu'on te refusa sans cesse, toujours tu as agis pour retrouver cette chose qu'on t'avait enlevé il y a bien longtemps. Cette chose que tu nommes pas, que tu es bien incapable de définir, ce détails qui t'échappe sans cesse depuis toujours. Une chose qui fait battre un cœur, vivant ou mort.

C'est alors que sa voix déchire l'obscurité, l'arrachant à ses pensées. Fichu poisson, reproches qui cause grognement comme seul réaction, tes poings qui se serre, c'était tout ce qu'il avait à dire ? Le regard rivé au sol, léger éclat d'inquiétude dans les dernières paroles du monstre ami qui t'arrache un rictus ironique. Gibier ? Il est vrai que l'Opus Dei à toujours vu le monde surnaturelle de cette manière, comme un immense terrain de chasse dont ils étaient les maîtres. Et même menacer, il n'y a pas de limite jusqu'où ils peuvent allé pour garder le contrôle, pour maintenir cette belle illusion. Ils seraient capables de pactiser avec le diable... Mais cela ne suffirait toujours pas, l'illusion resterait mensonge. « T'a peur d'une balle d'argent ? Et ben, tu veux m'apprendre à bouffer comme à une gamine, mais t'es incapable de définir un axe de tir avec un canon braqué sur toi... T'es un bien médiocre prédateur, mon cher » Ironie débordante au creux de tes lèvres. C'est plus fort que tout, tu ne peux l'accueillir à bras ouvert, pas après son silence, cette distance qu'il a construit. Au mieux, tu pouvais lui pardonner avec un calibre cinquante poser entre ses deux yeux... Mauvais réflexes persistant. Deux chasseurs qui luttent en toi, deux natures radicalement différentes.

« Si tu crèves tant la dalle que ça, t'es pas obligé de me nourrir comme une gosse. J'chassais de bien plus gros gibier que ça avant. » tu pointes la masse de chair sanguinolente et sans vie qui s'accumule sous tes pieds, un ou deux cadavres humain... Impossible de le dire clairement. « Entre autre, avant qu'on te flingue, trois détails peuvent se remarquer chez le tireur, les battements cardiaques s’accélèrent et les pupilles qui se dilatent, ouai ça veut dire qu'il faut avoir l'oreille tendu et être bien aux aguets. Ensuite, l'espace d'un battement, celui-ci ralenti. Dès lors, tu as approximativement moins d'une seconde trente pour t'échapper de son angle de tir et éviter le tir. Le temps qu'il appui sur la gâchette et que la balle fuse. » Simuler ridiculement le mouvement de tir, imitant un revolver avec tes doigts. Le ton sarcastique, débordant d'orgueil, le sujet, tu maîtrise. Ou du moins, tu penses le maîtrisé. « Au vu des réflexes surhumain des buveurs de sang, je ne comprends même pas comment tu pourrais te faire toucher par un tir ainsi. Ne me dis pas que tu es trop vieux, papy ? Après, évidemment, tous n'agissent de façon aussi carré, mais c'est majoritairement le premier réflexe du chasseur. Et une seule erreur suffit » Tu veux être la plus maligne, tu veux l'agacer, malgré toute ses petites attentions, tu ne change pas. Tu aimes toujours autant la provoc, sous ta crinière de feu, tu n'es pas une gamine sage, non, tu es ingrate, impulsive. Tu ne changeras plus aujourd'hui.

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« hunger » ❉ Vestia - Lun 29 Jan - 2:08
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OSSATURE : Trentaine apposée sur la paperasse factice. Belle gueule juvénile mensongère, bête aux six-cent-quatre-vingt-sept années pesant sur la carcasse.
CONTRAT : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde sel qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté.
BESOGNE : Précieuses qui étincèlent de leurs éclats délétères, joaillier aux phalanges habiles ornant les nuques de gemmes. Murmures et secrets glanés ou soufflés, informations échangées, babines fourbes crapahutant à la cité sainte une fois le crépuscule tombé.
ÉCHINE : Fils de l'ondine et des abysses dévorant les souffles. Piranha aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne.
PRESTIGE : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux.
GANG : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, désolation d'un poisson avisé maître de son échine, détournant le regard des bas fonds dégueulasses.
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« And I'm feeling like a villain got that hunger inside. One look in my eyes. And you're running 'cause I'm coming. Gonna eat you alive. »
Hostilités lancées, démarrant sur les chapeaux de roue. Un soupir s'élève en réponse au même titre qu'une œillade en direction d'un ciel de nuit maussade, discourt aussi ennuyeux que possible, qui n'entrava guère l'humeur joviale. Oh qu'elle empestait l'amertume la Lupa, transpirant par tous les pores de son épiderme. Nouvelle née susceptible, inévitable, parvenant presque à éveiller une piètre bride de culpabilité. Voilà autre chose. « C'est bon t'as fini ? J'te rappelle que j'suis loin d'être né de la dernière pluie, c'est plutôt pour tes p'tits copains que je m'inquiète. » Les carcasses vidées furent désignées de manière presque désintéressée. Bras croisés sur le torse avec fermeté, attendant qu'elle arrête ses remontrances et autres leçons qui furent dans le but unique d'éveiller l'agacement, d'irriter. « Quand t'auras un cabot de l'Opus au cul avec toute cette hémoglobine qui empeste à des kilomètres parce que tu veux te la jouer rebelle avec tes mignons p'tits crocs encore luisants, tu la ramèneras moins. Surtout que le venin de cabot, ça pique, tu devrais le savoir. »

Si elle voulut jouer les plus futée, elle vint une fois de plus de trouver adversaire à sa taille. Le plus étrange dans cette histoire, c'est que l'ébauche d'un duel salé fut même terriblement plaisant au point de finir par en rire. Ricanement tout de même discret, scène de crime beaucoup trop proches d'échines qui déambulaient. « Tu d'vrais pourtant savoir que la discrétion ça marche mieux. » Haussement de sourcil, le ton en devint presque jubilatoire, aboutissant sur un nouveau soupire pour enchainer avec un faciès nettement plus sérieux. « J'en déduis à toute cette amertume que t'es en rogne contre moi. » Iris rivés sur les carcasses, esquivant leurs jumelles qui furent certainement accusatrices. Les nageoires furent en partie mises dans le plat, parfaitement étranger à ce genre de discussion. Poisson qui en jouerait presque, minois aux grands yeux de cockers faussement tristes, quémandant l'ébauche d'un pardon.

Ne pourtant pas en attendre d'avantage et préférer éluder le sujet pour l'instant, lui faisant signe de déguerpir et instaurer le plus de distance possible entre les corps vidés et elle, l'entrainant loin des preuves qui ne devraient pas tarder à être découvertes. L'animation à quelques ruelles de là fut le bienvenue, babines salivant d'avance à l'ébauche de quelques échines à l'ombre d'un bar. « Observe et apprend. » Manquant d'ajouter qu'elle n'eut pas intérêt à planter les crocs en public, peu désireux de gaspiller de l'énergie à hypnotiser les lieux entier, solution de facilité qui ne fut certainement pas partie du jeu.

La porte est franchie, déambulant entre les corps s'adonnant à l'ivresse, passe temps incompris. Une esseulée fut aperçue, proie facile égarée au comptoir, le genre de donzelle au décolleté généreusement ouvert qui attendit une quelconque interaction pour ne pas dire invitation. Ne pas éprouver l'envie de faire la fine bouche, bien assez affamé contrairement à la comparse vampirique qui venait de s'offrir un repas plus que généreux. Un luxe. La discrétion fit toujours partie du vocabulaire, préférant jeûner au possible pour éviter les œillades et soupçons. Un verre se glisse en direction de la proie toute désignée, en guise d'offrande, lui accordant l'ébauche d'un rictus en coin. Jubilation qui fut tue, secrète, espoirs ridicules et immatures d'éveiller les jalousies de l'autre, la Lupa, abandonnée un peu plus loin le temps d'appâter.
(c) DΛNDELION

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« hunger » ❉ Vestia - Dim 4 Fév - 15:20
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PACTE : 10/04/2017


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ÉCHINE : nouvelle née des nuits sans lune, le sang qui imprègne ses crocs, la soif au creux du ventre. Fléau de l'obscurité, mortelle sangsue
GANG : déserteuse de l'opus, plus de serment, aucune allégeance
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Oui, il y avait de la rancune dans ta voix, oui, il avait tendance à t'irriter, bien plus qu'auparavant. Étais-ce parce qu'il avait encore plus d'importance à tes yeux ? Étais-ce parce qu'un sentiment handicapant pour lui se débattait en toi ? Ne pas répondre, affiché ce vulgaire regard sinistre, pupille obscurci par l'amertume, seul échange, autour de quelques cadavres, simplement pour apprendre la vie, après cette fameuse nuit. Pitoyable. Soupir muet, lassitude certaine face à cet handicaper de la relation humaine, bien que tu ne pouvais pas critiquer. Mais l'orgueil, vice qui t'empêche de comprendre, fierté typique au peuple vampirique, trait récurrent de cette nouvelle vie ? Bonne question, rester en suspend. Regard qui se vide, les pas qui l’emboîte en silence. Il veut joué les professeurs ? Bien, bien, qu'il joue alors. Grognement discret, irritation certaine, loin d'être la plus attentive des élèves, tu te sens comme sur les bancs de l'Opus Dei, à écouter un homme qui t'apprend à tenir à revolver, à pister une proie, tu n'aimes guère cette sensation, tu supportes mal d'avoir un chaperon. Excessivement indépendante, douce solitude comme amante mortelle. Tu n'as pas un quelconque esprit de « meute » ou de communauté, tu n'aimes pas qu'on forge tes armes, mais tu te soumets à la situation. Tu persistes dans ton mutisme tandis que vous vous noyez dans la masse humaine écœurante, soif plus que rassasier, à l'excès même, nausée naissante et grandissante.

Vous pénétrez dans un bar quelconque, terrain de chasse du poisson, se fondant comme un chef dans la communauté humaine. Toi, tu n'y es guère à ta place, tu ne te sens pas à l'aise au cœur de cet univers nocturne. Il t'abandonne en deux mots, te laissant au cœur de cette masse grouillante, parti en chasse, usant de ses charmes, comme à son habitude. Attitude blessante, ton corps entier boue sous la scène. Tu détournes le regard, pas la peine d'observer plus longtemps, tu connais son mode opératoire, tu ne l'apprécie guère. Discrétion malsaine, vice luxueux typique d'une sirène. Tu fermes les yeux, tu écoutes le battement des cœurs qui t'entoure, jusqu'à ce qu'une légère odeur de poudre te frappe... Opus Dei, instantanément, tu rouvre les yeux, tu cherches dans la masse la source de ce parfum de mort. Tu connais la signification de leur présence, instinct de survie, tu disparais dans cette masse, talent inné lorsque la menace est proche. Tu sors de ce café, irriter, blesser, mais aussi une certaine inquiétude au creux du ventre. Tu n'aimes pas cela. « C'est pas la bonne idée de traîner ici... » Remarque personnel, mais que faire ? Tu ne pouvais prendre le risque de laisser l'homme poisson finir entre les griffes d'un chasseur retors, surtout qu'ils avaient redoublé de violence depuis peu, étrangeté certaine. Une nouvelle rage particulièrement meurtrière et mystérieuse, presque mystique, tu ignorais ce qu'il se préparait, mais quelque chose ne tournait pas rond au cœur de la capitale Italienne.

Pas le choix, il fallait attendre que l'autre sorte avec son repas. Il ne lâchera pas facilement une proie vu la faim qui commence à déformer ses traits, soupir las, la patience, ce n'était pas une de tes vertus. Mais lorsque sa silhouette se dégagea de la foule en compagnie de sa délicate inconnue, ton cœur se serra un instant, tout comme tes poings. Mais pas le temps pour ce genre de reproche, fausse bousculade simuler, lui murmurer une mise en garde au creux de l'oreille. « Il y a une odeur de poudre noir non loin, prudence. » Discrétion certaine, prendre ses distances, suivre de loin sans lâcher ce parfum qui semble les poursuivre, arôme que tu avait appris à reconnaître entre tous. Comme quoi, la chasse à deux avait ses avantages certains, hors du choix des proies, cela semblait permettre de couvrir mutuellement ses arrières. Même si à cet instant précis, tu n'arrives pas a distinguer l'origine de ce que tu as flairé, qui pouvait bien être ce chasseur ? Tu étais incapable de le dire et tu avais comme un sale pressentiment.

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« hunger » ❉ Vestia - Mar 6 Fév - 23:47
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CONTRAT : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde sel qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté.
BESOGNE : Précieuses qui étincèlent de leurs éclats délétères, joaillier aux phalanges habiles ornant les nuques de gemmes. Murmures et secrets glanés ou soufflés, informations échangées, babines fourbes crapahutant à la cité sainte une fois le crépuscule tombé.
ÉCHINE : Fils de l'ondine et des abysses dévorant les souffles. Piranha aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne.
PRESTIGE : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux.
GANG : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, désolation d'un poisson avisé maître de son échine, détournant le regard des bas fonds dégueulasses.
CREDIT : BABINE. (ava)
Hunger
Vestia & Marius

« And I'm feeling like a villain got that hunger inside. One look in my eyes. And you're running 'cause I'm coming. Gonna eat you alive. »
Syllabes suaves qui s'égarent, s'envolent entre les murmures de carnes étrangères, parasites, brouhaha infernal qui en donnerait presque mal la tête. iris qui lorgnent, capturent la nuance de son derme mate et méditerranéen, cherchent les vibration d'un myocarde, pulsations délicieuses, obsession silencieuse, demeure à l'esprit, s'impose au fil des secondes. Odieuse faim qui tiraille, devient martyr, provoque l'amertume de l'assèchement. Les babines rêvent de s'y poser, persiflent pour appâter jusqu'aux aiguisées. Vision périphérique, Lupa disparaît, ignorant si ce fut les lieux, la foule, ou une victoire vicieuse. Elle qui eut souvent reproché le manque de capacité à se fondre dans la masse grouillante fut prise à son propre jeu, larguée dans un univers de nuit connu et maitrisé. Puérilité. Piranha qui teste, essaie, pousse le vice, en oublierait presque l'autre qui glousse toujours en battant des cils, perdue dans une plaisanterie qui fut déjà oubliée. Pas l'instant de s'égarer, refusant l'échec et de rentrer bredouille, de laisser la proie devenir méfiante, s'échapper, mots assassins qui capturent, fredonnement délétère glissé à l'oreille en un geste. Appât plus rapide. Autre raison qui s'impose, nulle envie de laisser la nouvelle née dans la nature, capable d'attirer l'attention en un geste imprévisible, responsabilité. La belle fut invitée à sortir, lui tendant une main qui se voulut aux premiers abords bienfaitrices. Elle plonge l'égarée, aveuglée.

L'autre réapparut, vautour à la mise en garde agaçante. Perspicace. Alors que l'Opus Dei fut partout, dégueulant dans les ruelles, armés jusqu'aux dents. Sourcil qui se hausse, paluche qui se glisse dans le bas du dos de la proie captive, l'enserre. « De quoi parles-tu ? Nous sommes juste un jeune couple en promenade, à profiter de la beauté de Rome. » Syllabes à l'intention de l'ex-chasseresse. Poisson pas assez stupide pour s'exposer, égorger une donzelle en plein milieu d'une ruelle comme elle le fit précédemment, préférant instaurer un parfait jeu d'acteur pernicieux et trompeur. Précaution de mise, sens en alerte. « Tu ferais mieux d'en faire de même. » Consigne qu'elle paraisse banale, suive les échines sur les ruelles fréquentées, entre humanoïdes avides de sensations fortes et touristes cherchant la splendeurs des lieux illuminés par leurs artifices nocturnes. Pas de problème tant qu'il n'y aurait rien de suspect. La captive se perd, les joues rougies, l'échine se blottissant un peu plus sous un bras. Elle dut fulminer la Lupa à l'arrière, œillade succincte lancée de temps à autre pour s'assurer qu'elle fut toujours bien aux trousses. Qu'importe. Traque vicieuse, les pas s'enchainent dans les ombres, promenade factice.

Porte d'entrée qui apparaît dans le sillage, antre regagné comme si de rien n'était. La belle au teint mate est relâchée, lui soufflant d'aller lorgner auprès de l'onde saline qui ondule, murmure de noirs desseins. Nocturne dominant, refusant d'allumer la moindre ampoule, vision coutumière des bas-fonds. Sourire narquois en direction de la rousse. « Tu vois ? Ni vu, ni connu, le tout est de savoir paraître. Bien qu'il va falloir faire disparaître les restes. » Dernière locution dévoilant les aiguisées affamées, tout l'intérêt du piège plutôt que de sauter sur le premier venu.

Bête qui ne peut s'en empêcher, cherchant les remous en un plongeon fluide après avoir fait tomber les couches de tissus sur le marbre, définitivement plus à l'aise au sein de son élément maternel, maître des eaux troublées. Elle ne sent pas la fin la captive, ne voit pas les écailles percer douloureusement l'épiderme et les nageoires fourbes s'esquisser dans la flotte obscure. Elle y plonge, naïve, en un rire cristallin, hébétée. Ô qu'il put en jouer, narguer l'autre, la Lupa, la provoquer, laissant pourtant la faim dominer, au delà du fait de ne pas la contrarier d'avantage. Battement vif, bond à semi hors de l'eau pour emporter la proie de paumes palmées, les tenailles affutées se plantent en une morsure ferme, laisse perler le vermeil qui dégueule, bienfaiteur, ravivant la carne au fil qu'elle s'éteint, entre noyade et dé-sèchement. Remous dégueulasse d'où s'extirpe la carcasse encore tiède, rejetée sur le bord, langue s'en léchant les babines coupables.
(c) DΛNDELION

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« hunger » ❉ Vestia - Mer 7 Fév - 21:15
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OSSATURE : vingt neuf années désormais scellés.
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BESOGNE : ex-chienne de guerre de l'Opus Dei. Désormais squatteuse chez un produit de la mer
ÉCHINE : nouvelle née des nuits sans lune, le sang qui imprègne ses crocs, la soif au creux du ventre. Fléau de l'obscurité, mortelle sangsue
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CREDIT : (ava) DΛNDELION (signa) lazare (gif) tumblr
Mépris classique de la menace planant sur la capitale Italienne. Orgueilleux, comme à son habitude, réflexe agaçant de sa part, il t'irrite au plus au point, surtout avec ce repas au bras. Même si tu peux comprendre cette sensation d'invulnérabilité, d'inaccessible qui doit l'habiter, toi aussi tu es proie à cet excès d'orgueil. Toi aussi tu ressens l'ivresse du pouvoir, cette influence que tu peux exercer sur le genre humain, une race si fébrile, si impuissante face aux forces surnaturelles de ce monde. Poing serrer, comme souvent, tu contiens cette rage qui te fait bouillir, cette rancune immonde qui dégouline abondement de ta carcasse. Cette sensation d'être ignorée, pas même un regard en ta direction, c'est cela qui te rend folle, qui te blesse au plus profond de ton être. Sensation décuplé, nature infernal qui te tourmente encore et toujours. Tu es bien incapable de rester impassible, incapable de conserver cette distance que tu avais avec le monde, avec lui. Tu es proie face au déferlement de tes propres émotions, de ta propre rage que tu as si longtemps intériorisé. Tu es blessée face à la cruauté de cette éternité qu'on t'a offert, présent empoisonné, nature avide et sanguine.

Tu leur emboîte le pas, silencieusement, instaurant cette distance de sécurité nécessaire pour n'éveiller aucun soupçon, jusqu'à ce qu'un ivrogne vienne à toi, tentative de séduction puéril. Aucun effet sur toi, si ce n'est l’écœurement dut à son haleine immonde, tenant à peine debout, tu le repousses d'un revers de la main, sans même lever le regard vers lui. Mépris pour cette espèce absurde. Tu reprends ton chemin, tu ne le lâche pas du regard, tu en es bien incapable. Méfiante malgré que l'odeur de la poudre ce soit dissipé, malgré que la menace semble s'être envolée, tu ne peux pas te reposer sur une simple odeur, tu ne peux pas te contenter de si peu. Grognement silencieux, peu à peu vous vous éloignez de cette vie nocturne dégoûtante, regagnant la tranquillité de la bourgeoisie quelques rues plus loin pour ensuite s'abriter au cœur de cette villa aux allures sinistre dans la nuit, comme toute antre de monstre, comme toute les baraques de cette ville.

Toujours muette, tu détourne le regard lorsqu'il invite sa proie dans les flots d'un bassin absurde, excentricité de monstre marin. Tu ne rebondis même pas sur sa dernière phrase, tu le laisses assouvir sa faim, malédiction des êtres de minuit, des fléaux de la nuit. Cette faim qui vous éloigne tant de ce monde, cet appétit qui vous fait voir l'humanité comme un immense buffet, ce vice qui a créer l'Opus Dei. « Salopard. » C'est le seul mot qui sort de tes lèvres, la seule chose que tu as à lui dire à cet instant, alors qu'il vient juste d'achever sa repas. « Si c'est ainsi que tu traites les femmes avec qui tu baises. J'aurais préféré que tu me laisses crever au lieu de supplier à une sangsue de me ramener à la vie comme un gosse capricieux. » Rancune qui explose, mais chacun de tes mots est réfléchit, glacial, simplement. Pas l'ombre d'une flamme dans tes yeux, pas l'ombre d'un éclat dans ta voix, colère froide, alors que tout ton être s'embrase intérieurement. « C'est bien de donner des leçons, bravo. Mais évidemment, c'est trop te demander de changer ton attitude. Je sais que tu essai de me provoquer, je suis loin d'être conne, je suis pas l'une de tes blondasses. » Mais au fond, tu ne le comprenais définitivement pas. Étais-ce dut à cette humanité passé que lui n'a jamais connu ? Vos valeurs étaient elles aussi radicalement différente, opposée ? Ou étais-ce parce que tu en avais assez de te cacher, assez de mentir ? Au fond, tu ne désirais qu'une chose, ne plus être menacée... Et tu étais prête à prendre les armes si nécessaire. Tu as besoin de te défouler, d'extérioriser toute cette colère, toute cette frustration intériorisé, cacher au monde entier.

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