All I fear is an empty beer [Flashback]

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All I fear is an empty beer [Flashback] - Jeu 18 Jan - 12:03
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humains
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EFFIGIE : Freema Agyeman
BAFOUILLES : 198
PACTE : 22/04/2017


OSSATURE : Trente trois ans
CONTRAT : En relation libre, célibataire - tout dépend des jours
BESOGNE : Modèle de nu à la faculté d'arts le jour, chanteuse de jazz au Bunny Hole le soir
FABLE : Elle connait l'existence de créatures surnaturelles depuis son adolescence.
ÉCHINE : Humaine, chair tendre et insouciance de l'éphémère.
GANG : Lourd passif dans la Mano Rossa. Ayant quitté la sphère depuis dix ans.
CREDIT : DΛNDELION




Jörn & Alessandra



Musique

« Ok… » Lâche Alessandra, à bout de souffle – étalée sur le sol en domptant les à-coups spastiques de sa poitrine. Elle bat des paupières, la peau trempée de sueur, défaisant ses gants pour se redresser sur ses coudes, avisant d’une œillade intriguée le professeur qui la surplombe. « J’ai insisté pour que tu donnes tout, j’vais pas jouer les effarouchées maintenant qu’mon cœur est sur l’point de se faire la malle. » La boxe, c’est savoir jauger l’autre et deviner ses faiblesses. Mais ce type là, Jörn, il bouge bien et laisse rarement passer une opportunité. Nouveau prof, nouvelle perspective d’apprendre de lui. Et putain, c’est qu’elle l’a à peine ébranlé, le bougre. Il est solide et elle ne l’a pas pris au dépourvu une seule fois durant leur échange de coups. « On dirait que t’as fait ça toute ta vie. » Commente-t-elle dans une grimace douloureuse en se remettant sur ses pieds pour faire rouler ses omoplates dans la volonté de détendre sa musculature. Deux semaines qu’elle le côtoie sur l’estrade, ce taciturne de Jörn Zweig, patronyme quasiment imprononçable pour l’idiome langoureux qu’est le sien. Il n’est pas franchement bavard et a le profil de l’autorité patriarcale qui la fait doucement sourire à Aly. Un côté inflexible qui charrie sa facette canaille et frivolité impulsive qu’elle campe dans une provocation mutine. Préférant oublier le syndrome d’Electre caricatural que ça lui évoque, Alessandra secoue vaguement la tête avant d’attraper sa bouteille d’eau et en boire une longue gorgée dans un soulagement audible. Les quelques fenêtres ponctuant la façade laissent entrevoir de l’extérieur les quelques lumières électriques du début de soirée éclairant les trottoirs gris. « Zweig, c’est allemand, non ? » Demande-t-elle distraitement en lorgnant du côté des derniers retardataires qui vident la salle de sport. « Je suis passée par Berlin y a quelques années. » Lâche-t-elle sur le ton de l’anecdote. « Ils ont de chouettes galeries… Mais surtout, ils ont de la bonne bière. » Un sourire espiègle étire son visage. Elle se penche pour récupérer ses gants et les jette sur son épaule dans un mouvement de menton. « Merci pour le cours. » Elle le charrie d’un clin d’œil rapide avant de descendre du ring pour rejoindre les vestiaires.

L’eau froide lui fouette le derme et la métisse se recule dans un juron pour attendre que ça se réchauffe. Seule aux douches collectives féminines, elle peut en profiter pour arpenter le carrelage froid dans quelques pas dansants – plongée dans ses pensées du moment et envies fugaces. Demain, c’est le jour J, attendu depuis des mois – celui où elle voit Sofia, sa petite sœur à la fête foraine. C’est toujours une source d’exaltation comme d’angoisse pour elle. La menace du paternel plombant toujours les retrouvailles d’une morosité passagère. Elles sont toujours obligées de l’évoquer, Hoshea.

L’eau ruisselle de l’autre côté de la paroi carrelée ouverte en hauteur sur les douches des hommes. Alessandra pense dans un certain amusement presque coupable à la présence fort probable du professeur de boxe de l’autre côté et se coule sous le jet de sa douche pour profiter de son réconfort brûlant.

Humain ou pas ? C’est que c’en est presque devenu un jeu pour elle – que de tenter de deviner la nature peu orthodoxe de son entourage. Elle pourrait tenir des comptes, Aly – mettant à jour l’évidence même. Rome est le berceau du surnaturel. Amusant en soi d’en venir à ce constat tout en sachant que la Mano Rossa dont elle était censée s’investir vend des armes à l’Opus Dei pour lutter contre ces créatures contre-nature. Pour le coup, ça lui ouvre un sourire sur la gueule. Un de ceux qui transpirent la froide désinvolture.
   
« AIE ! Sérieusement ?! » Dansant d’un pied sur l’autre sous sa douche, le regard de la métisse chute à ses pieds où l’eau charrie un filet de sang jusqu’au siphon central. Crispant ses orteils en remontant sa plante de pied blessée pour jeter un œil dessus, Alessandra pince l’objet pernicieusement planté avant de le retirer dans une grimace appréhensive. « Une lame de rasoir ? » Pas le meilleur endroit, les douches collectives, pour s’ouvrir les veines. « Bordel de merde. » Reposant le talon, les doigts de pieds en éventail, Aly rince la plaie avant de se diriger maladroitement vers les casiers. Jure encore lorsqu’elle se rend compte qu’elle fout du sang partout. Enroulée dans sa serviette, Aly se laisse tomber sur le banc et tente de trouver quelque chose dans son sac pour faire pression contre la coupure. Que dalle. Elle se déroche sur le côté, tentant d’entrevoir l’aile masculine dans un grognement de gorge. « Jörn ? Dis moi que t’es là. » Lance-t-elle dans le silence mortifiant de l’endroit. « J’aurais besoin d’aide. D’une compresse ou quelque chose. »      


(c) DΛNDELION

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All I fear is an empty beer [Flashback] - Jeu 18 Jan - 16:53
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lycans
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EFFIGIE : Tom Hardy
BAFOUILLES : 119
PACTE : 08/01/2018


OSSATURE : 35-40 ans en apparence | 113 années passées sur Terre
CONTRAT : En lien fusionnel avec Luaine, mais sans exclusivité
BESOGNE : Freki (protecteur) de sa meute | Professeur de boxe dans une salle située en périphérie pour gagner son pain. Ne refuse pas quelques combats clandestins de temps à autres quand il a un fort besoin de décharger, quand les pratiques BDSM ne lui suffisent pas (peu de soumis.e.s tiennent le coup avec lui). Et aussi pour arrondir ses fins de mois. Au sein de sa meute, il fait office de garde du corps, de protecteur attitré lorsqu'on le lui demande ; son insensibilité à la douleur lui permet d'encaisser les coups aisément à la place de la cible.
FABLE : Il est au courant des agissements de certaines mafias, plus particulièrement de celle traquant les créatures surnaturelles et contre laquelle il protège les siens avec ferveur.
ÉCHINE : Lycanthrope sang-pur né sous l'auspice d'Ahroun
PRESTIGE : A une énorme résistance à la douleur et a une vitesse de déplacement exceptionnelle, dont il tente de ne pas trop abuser sur le ring. son allégeance à la meute jäger lui permet de contrôler totalement ses transformations. De par son vécu - avoir longtemps vécu en devant cacher sa vraie nature - il a un étonnant self control sur ses émotions malgré ses origines et son auspice.
GANG : Meute Jäger en tant qu'Alpha refoulé (instinct pour renverser l'ulfric ; s'y refuse par respect pour elle), devenu récemment leur Freki
CREDIT : None
All fear is an empty beer





Tout frais arrivé dans la salle de boxe, et en tant que professeur, Jörn débarqua sur son nouveau lieu de travail, s'imprégnant des effluves rances de sueur et du plastique emmêlées. Vivifiant.

L'homme qui gérait les lieux, un italien à l'apparence de gorille - trapu, costaud, velu - cherchait un enseignant pour ce sport de combat. Un qui saurait réellement de quoi il en retournait, ayant viré l'ancien car il lui faisait plus l'effet d'un rat d'opérette sur le ring qu'un véritable combattant. Autant la théorie y était, quoique cela se discutait encore, la pratique, par contre... Et sans pratique ni expérience, hein. La boxe, c'était une histoire de muscle et de tactiques guidant le corps, non pas d'études par coeur récupérées d'un bouquin. Sinon, n'importe quel blanc-bec un peu dégourdi pourrait se proclamer maître dans le domaine. En avoir dans le crâne ne suffisait clairement pas.

Pour cause, quand le gérant tomba sur l'énergumène dénommé Jörn et eut vent de son palmarès - légal, la partie prohibée par la loi passa sous trappe lors de la première entrevue - il dut retenir un sifflement admiratif. En voilà un qui avait de la gueule ! Le ton, sa vision de ce sport, ces démonstrations sur le ring, tout concordait. Un savant mélange de théorique et de pratique qui allait détonner dans Rome, ramenant une foule de clients ; c'est en tout cas ce qu'il pensait !

Il ne fut pas déçu. Le style qu'avait Jörn pour donner cours n'était pas très... orthodoxe, et ce n'était pas un tendre, mais cela semblait plaire aux élèves qui s'ennuyaient avec l'ancien entraîneur. Jörn amena du matériel de qualité supérieure (y mettant un peu de son salaire, on est passionné ou on ne l'est pas) et incita ses petits padawans à taper de plus en plus fort, tout ça sans perdre en précision pour autant. Le niveau global des élèves se haussa fortement en l'espace de quelques semaines. Tous purent le remarquer. De ceux qui avaient quitté la salle par lassitude des anciens cours revinrent, piqués par la curiosité tandis que des amis, restés tout de même, leur parlait de cette "montagne de muscles qui te gueule dessus si t'as couiné en te tordant le doigt". Une description un poil exagérée mais qui eut l'effet escompté. Le bouche à oreille fut efficace également pour amener des nouvelles têtes, si efficace qu'en moins de deux mois, le nombre d'inscrits tripla, ou peu s'en fallait.

Aujourd'hui était pourtant une soirée calme ; c'était vendredi, et même les plus grands sportifs ont parfois plutôt envie de se jeter une bière dans le gosier que de s'exciter sur les sacs de frappe. Jörn appréciait les vendredis en partie pour cette raison. Les rares femmes inscrites osaient un peu plus montrer le bout de leur nez - et de leur poing - puisque, le reste du temps, elles étaient soumises aux quolibets de ces messieurs. Moins d'hommes il y avait, plus elles pouvaient se sentir à l'aise, ce que Jörn comprenait. Sa nature d'homme dominant ne l'empêchait pas d'être respectueux et de se comporter correctement avec une femme comme avec un homme, sans distinction. Parfois, les vendredis, il se retrouvait parfois avec cinq femmes et seulement deux hommes, ce qui rendait les cours plus posés, plus sereins, plus techniques. Avec une odeur bien plus agréable dans l'air. La sueur féminine avait le parfum des roses à côté de l'acidité des aisselles mâles...

Mais aujourd'hui, non. Une seule femme, quelques hommes. C'était, toutefois, l'une des rares femelles qui venait en cours qu'importe le pourcentage hommes/femmes. Pour cause, Alessandra était l'une des meilleures et aucun homme n'avait envie de s'y piquer. Elle cognait fort, vite et bien, elle avait un tempérament enflammé et ne semblait craindre rien ni personne. Jörn prenait plaisir à lui donner, juste en tête à tête, quelques conseils plus personnels pour qu'elle s'améliore et la voir suivre ses astuces avec ferveur. Elle était plus douée cours après cours. Jörn en récupérait une grande satisfaction.

Le cours fini, il félicita la petite assemblée, alla chercher sa bouteille d'eau et balança sa serviette sur l'épaule, avant de se diriger vers les vestiaires et les douches communes, en compagnie des autres hommes présents. Un peu à part, tandis que les autres se cherchaient un peu des noises en riant comme des bossus, il se rinça rapidement de la transpiration qui lui collait au corps. Il était en train de s'habiller de vêtements propres quand il entendit son nom, venant de l'autre aile. C'était Alessandra. Elle l'appelait, quémandant un pansement ou une compresse.

- Je dois avoir ça. Tu es blessée ? demanda-t-il en enfilant son jeans.

- Elle a dû vouloir dire "une capote", je crois ! entendit-il dans son dos, remarque qui reçut des sifflements et des rires gras.

Jörn pivota sur ses talons et fit face aux autres gars, goguenards. Lui offrant son regard le plus noir, il répliqua sur le ton péremptoire qui lui était propre :

- Vraiment, les gars ? Vous valez mieux que ça. Cassez-vous si vous n'avez rien de mieux à foutre.

Cette injonction attisa, malheureusement, des rires supplémentaires. Il perçut parmi les exclamations diverses cette phrase qui lui fit lever les yeux au plafond : "Tu vois, je te l'avais dit, il a envie d'être seul avec pour se la faire ! Ces profs, ils en ont d'la chance..." Imbéciles, pensa-t-il.

- Je te trouve ça et j'arrive te l'apporter.

Jörn alla fouiller dans le petit casier qui faisait office de pharmacie, y trouva du désinfectant et une compresse un peu vieillotte mais qui ferait l'affaire en attendant, puis retourna vers les douches communes. Il s'approcha de la section femmes sans oser y entrer totalement. Il fit passer son bras par l'entrebaillement de la porte entrouverte et agita le rouleau de gaze, le papier collant et le tube de gel entre ses doigts.

- Voilà, fit-il à l'adresse d'Alessandra. J'espère que ça suffira.

(c) AMIANTE

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All I fear is an empty beer [Flashback] - Lun 22 Jan - 14:44
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Jörn & Alessandra


Un bras replié contre sa poitrine pour maintenir la serviette dans laquelle elle s’est enroulée, Alessandra se penche pour inspecter l’entaille à son pied dans une posture des plus improbables. Comme une croûte que l’on aurait envie de gratter, elle ne peut s’empêcher d’appuyer dessus et faire refluer le sang opaque dans un grincement appréhensif. Après le flottement égaré de sa requête, des voix s’esclaffent dans le vestiaire des hommes attenant. Les remarques obscènes qu’elle capte de la part des autres la font s’interrompre dans son observation – vissant sur ses lippes un pincement amer. Bande de crétins. Préférant leur confronter l’indifférence de son silence, Aly hausse les épaules avant de lancer un « Merci » distrait à son interlocuteur – assez fort pour qu’il puisse l’entendre de l’autre côté du mur. Les salles de sport – de boxe plus précisément – ont toujours été un cadre opportun pour les excès de testostérone. Si Aly n’a jamais vraiment eu de souci à l’égard des gars qui la ramènent trop, adorant ainsi mettre en avant sa répartie cinglante – c’est surtout les hommes qui n’aiment pas les femmes qui ont le don de la mettre hors d’elle. Il y en a bien eu quelques uns dans son existence. Il y en a toujours. Surtout dans le milieu rétrograde et patriarcal des mafias où avoir un vagin requiert double effort pour se faire entendre et comprendre. Et avoir un paternel implanté aide grandement, aussi – un privilège risible qui fait aujourd’hui grincer Aly des dents, bien plus que dans le passé lorsqu’elle baignait dans les affaires familiales. Ce monde est fait de ce lot d’injustices qu’il n’est pas facile de faire changer.

Après quelques minutes à contempler les gouttes de carmin dessiner quelques arabesques sur l’arête de son pied pour venir ponctuer le carrelage gris d’une constellation d’hémoglobine, Alessandra s’extirpe à sa rêverie apathique pour lever les yeux vers le bras qui s’agite à travers l’encadrement de la porte. « Oh super ! » Lâche-t-elle, soulagée, la nuque relaxée d’un côté pour tenter de percevoir son interlocuteur. Mais c’est qu’il ne veut pas outrepasser, Jörn, restant prudemment en dehors de tout malentendu  voyeuriste. Oh allons, t’vas pas me dire que t’en as pas vu d’autres. Charrie-t-elle silencieusement dans un large sourire amusé. Alessandra n’est pas du genre pudique – et c’est peu dire quand on sait que la moitié de l’université d’arts l’a déjà vu à poil. Cependant, elle ne peut pas s’empêcher de trouver ça amusant – voire même excitant, l’égard pour cette pudeur qu’il lui attribue sans savoir. C’est comme l’un de ces jeux de rôle où l’on prétend être quelqu’un d’autre – une vague réminiscence du passé et de ce qu’elle est aujourd’hui. Différente, au détour d’une imposture bien plus grande que ce qu’elle ne veut bien l’avouer. « En fait, j’aurais besoin de toi, si ça ne te dérange pas de me rejoindre. » Réalisant que tout ceci remet une couche aux sous-entendus de testostérone précédemment lâchés, Alessandra se gondole d’un petit rire sec. Elle n’est pas du genre à être embarrassée, c’est pourquoi elle lâche la suite de sa remarque dans une désinvolture teintée d’insolence. « Ne vois pas là une ruse pour t’attirer entre mes cuisses. Quelqu’un a cru bon de se raser les jambes dans les douches et d’y oublier sa lame, histoire que la poissarde que je suis y marche dessus. » Elle hoquette d’indignation dans une pensée hostile  pour la drôlesse qui aurait pu résolument faire ça dans sa propre douche puis louche en direction d’un Jörn qui s’approche un peu gauchement. « ça te dérange d’y jeter un œil ? C’est pas forcément simple pour moi de le faire. » Tout en le questionnant, la métisse tend sa jambe pour lui exhiber ses orteils en éventail – l’invitant de ce fait à s’abaisser à son niveau pour pouvoir opérer. C’est assez drôle pour elle de se poser en face de lui et de prendre le temps d’observer sa gueule de près. En combat, l’analyse s’est toujours davantage portée sur sa manière de bouger – sur l’amorce d’un geste, la tension des muscles, la faiblesse d’un appui. Mais là, il n’y a que lui – sa musculature noyée sous des frusques somme toute classiques, l’expressivité rendue sur son visage seul et ses yeux bleu acier concentrés. « J’me demande… » Commence-t-elle en plissant les yeux, un demi-sourire détendu aux lèvres. « Depuis quand t’es à Rome ? Qu’est ce qui t’a poussé à venir ici ? » La franche curiosité ne souffre d’aucune retenue. C’est qu’il l’intrigue, le prof de boxe rigoureux aux atours impénétrables.                


(c) DΛNDELION

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All I fear is an empty beer [Flashback] - Mer 24 Jan - 10:30
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Il s'attendait à ce qu'une main agile vienne lui arracher le matériel tant convoité mais, à la place, il entendit Alessandra lui demander gentiment de venir l'aider à lui placer le bandage lui-même, prétextant ensuite qu'elle aurait trop de mal à le faire seule à cause de l'endroit où se trouvait la plaie. Jörn resta interdit, inerte de l'autre côté du mur. Après quelques secondes de silence mutuel, où Jörn hésitait de toute évidence à avancer tout de suite dans les vestiaires pour femmes, la jeune femme reprit la parole après que son petit rire cliqueta dans l'air. Air devenu étrangement plus lourd. Jörn en eut le feu aux joues malgré lui. Ce n'était pas spécialement un grand timide ni un homme qui avait du mal avec les femmes globalement, mais il n'aimait pas l'idée de donner raison aux primates qu'il venait de foutre dehors. De plus, c'était une de ses élèvres. Elle était bien plus jeune que lui - et pour cause ! - il était, en quelque sorte, responsable d'elle, et ne l'avait jamais regardé autrement qu'en tant que tel. De plus, c'était une humaine. Qu'importe si elle avait le physique envoutant d'une louve et le même caractère tranchant, elle avait l'odeur d'une simple humaine, mortelle fragile qu'il ne pourrait croquer à sa convenance.

Tout cela était des raisons évidentes pour ne pas tenter la diablesse. Fermement déterminé à ne pas se laisser embobiner par ses instincts primaires de mâle en rut, il inspira une goulée d'oxygène. Légère erreur car le parfum féminin emplit ses naseaux, titillant les capteurs de phéromones et son coeur s'emballa sensiblement. Un frisson glacé zébra son échine et il eut l'envie folle de refuser la requête d'Alessandra, tant il sut que c'était une terrible mauvaise idée à l'instant. Il se reprit ensuite, car il se retrouvait face à la jeune femme, dont le regard était fixement posé sur lui. Un sourire aux lèvres. Elle l'attendait. Que faire, à présent, si ce n'est continuer sur sa lancée ? Jörn se persuada qu'il pourrait se retenir s'il leur venait l'envie aliénée de s'abandonner à la luxure. Si elle avait été une louve, cela aurait été plus facile, il n'aurait pas autant eu peur de la prendre sauvagement dans les douches sans se poser plus de questions. Les femelles humaines avaient tendance, aussi, à exiger plus de respect qu'une simple baise dans l'arrière-boutique... Enfin, c'était une tendance, non une norme.

- Voyons voir ça... murmura Jörn en mettant un genou au sol pour inspecter la fameuse plaie.

En effet, ce n'était pas bien joli. A travers le sang qui maculait le talon, il pouvait remarquer sans problème que la blessure était profonde. La sève écarlate ne cessait de s'en échapper, on pouvait deviner l'afflux sanguin pulsé par le coeur. Le rythme était d'ailleurs en hausse par rapport à la normale. Est-ce que, derrière ce sourire en coin et cette façade d'assurance, la jeune femme ne ressentait-elle pas un léger stress ? Ce constat amusa le lycan qui intériorisa son rire. Jörn commença d'abord à nettoyer la plaie avec un bout de compresse, essayant de calmer le flot sanguin avant d'appliquer une bonne noisette du gel désinfectant. L'opaque mixture s'imprégna du sang, rendant la tâche délicate. Il se hâta de découper un rectangle de gaze qu'il plia en deux pour l'épaissir et le déposa ensuite sur la plaie. Celui-ci s'imbiba, devint un peu rose.

- Tiens-le deux secondes, le temps de coller tout ça. demanda-t-il.

Alors qu'elle s'exécutait et qu'il commençait à sélectionner des bandes de scotch qu'il mis soigneusement sur chaque bord de la compresse, Alessandra lui posa une question qui le prit au dépourvu. Il releva un regard perplexe, qui ne dura qu'une seconde ou deux, puis se racla la gorge.

- Hé bien... Je viens d'Allemagne. Je crois que mon accent me trahit. J'y ai eu quelques déboires et j'ai décidé de changer de vie, en gros. Je n'y étais plus vraiment bien considéré. Et Rome... Quoi de mieux qu'une grande ville pour y vivre la vie qu'on souhaite mener ? Rome propose tellement de possibilités. Je n'ai pas le temps de m'ennuyer, ici. Rien à voir avec Düsseldorf, tu peux me croire.

Il lui sourit, posa le dernier bout de scotch transparent, inspecta son travail et eut l'air satisfait du résultat.

- Pourquoi cette question, dis-moi ?
(c) AMIANTE

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All I fear is an empty beer [Flashback] - Mer 31 Jan - 19:32
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Jörn & Alessandra


Comme quoi… Les cases sont juste là pour se rassurer. Se fait-elle la remarque, Aly, tout en réfléchissant brièvement au comportement du professeur. A cette hésitation palpable décrite sur sa physionomie au moment de rentrer dans le vestiaire des femmes pour l’aider à bander son pied. Il semble embarrassé, sincèrement, comme si la métisse venait de lui demander un massage torride improvisé – et ça l’amuse plus que ça ne la dépite à la ritale. Un peu plus et elle pourrait penser qu’elle lui fait peur, au grand gaillard qui n’en démord pas sur un ring. Elle le devine préoccupé, derrière le masque inexpressif qu’il tente d’improviser et se contente d’attendre sa coopération en haussant brièvement les sourcils. Qu’est ce qui t’inquiète, Bambi ? Rauque la curiosité derrière les globes noirs qui le détaillent en silence quand il s’abaisse à son niveau pour jeter un œil à la blessure. C’est qu’elle se sentirait comme une prédatrice, avec plein d’idées derrière la tête alors qu’elle se demande juste qui il peut bien être. Ce qu’il peut bien être, aussi.

Alessandra serre la mâchoire lorsqu’il commence à endiguer le flux sanguin à l’aide d’une compresse. Elle n’est pas du genre douillette mais c’est que ça la lance jusqu’à la cheville, sur le coup. Dans une crispation musculaire plutôt douloureuse, la donzelle se renverse jusqu’au mur pour y laisser reposer sa tête, surveillant les faits et gestes de son interlocuteur en chaloupant d’un regard. Pour occuper le silence – et c’est qu’elle n’est pas bien habituée au silence, Aly - elle dresse un portrait vague de cet homme dans sa tête. Pas bavard, doux, respectueux, responsable. Perturbé. Par elle, sans qu’elle puisse mettre sur le doigt sur le sens. Positif ou négatif ?

Dans ses interrogations, Aly capte le regard de Jörn qui lui demande de maintenir la gaze le temps qu’il s’occupe de l’adhésif. Elle se redresse pour s’exécuter et s’amuse de la réaction qu’il adopte quand elle se montre curieuse sur sa situation. Tu n’aimes pas trop parler de toi, hein ? Il s’éclaircit la voix, Jörn, comme pour donner crédit à ses hypothèses muettes puis accepte de se livrer un peu sur les raisons de sa présence à Rome. Il reste évasif sans pour autant se montrer trop avare, ce qui pique davantage l’intérêt de la métisse dans un sourire chaleureux.

« Düsseldorf ? » Souffle-t-elle, admirative. « Ce n’est pas si mal. Y a une scène artistique variée là-bas. Et c’est dynamique culturellement, mais j’imagine que si c’est pas ton truc, c’est pas l’genre d’arguments que tu vas adopter. » Elle le taquine un peu au travers de sa remarque, jouant sur le cliché du type qui cogne dur et qui ne réfléchit pas, plus pour tester les limites de son humour et essayer de cerner quelles peuvent être ses passions. C’est qu’elle détonne un peu du vivier local de la salle de boxe, Alessandra – avec son amour pluridisciplinaire. Même si elle ne souligne pas, Aly encaisse l’information dans une résonance avec son passé. Changer de vie. Une sorte d’écho, de similitude qui lui donne envie de creuser davantage pour exhumer les fêlures. Elle est comme ça, la métisse – curieuse, spontanée et un peu intrusive, parfois.

Pourquoi, qu’il lui demande alors comme si elle venait de lui demander de remplir un QCM sur sa vie. Aly jette un œil au pansement et se fend d’un sourire reconnaissant. « T’es plutôt pas mal doué aussi avec tes mains quand il ne s'agit pas d'cogner. » Le complimente-t-elle sur son travail avant de darder sur lui une œillade malicieuse. « Si tu cherches à te reconvertir, la tenue d’infirmière t’iras à ravir, j’suis sûre. » Elle rit un peu pour désamorcer la provocation puis se lève à sa suite pour articuler son pied, s’assurant ainsi que la douleur n’est pas handicapante. « Merci. » Elle prend le temps Alessandra, de ponctuer leur échange de cet élan frivole avant qu’elle en revienne à l’interrogation de l’allemand.

« Et pourquoi cette question ? Parce que je suis curieuse et que j’aime connaître les gens d’mon entourage. » L’informe-t-elle en dodelinant de la tête, décrivant des cercles autour de lui – jouant sciemment de leur proximité. Elle s’arrête alors face à lui, levant le museau pour pouvoir soutenir ses prunelles acier. « Je te mets mal à l’aise ? » L’interrogation tombe comme ça, comme un cheveu sur la soupe. Elle s’en amuse, Aly. Lui décoche un sourire avant de le détailler ostensiblement. « Si tu m’attends le temps que je m’habille, j’t’offre une clope pour te remercier. » Déclare-t-elle en se détournant pour farfouiller dans son sac à la recherche de frusques à se mettre.
 
(c) DΛNDELION

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Marche ou crève
I'm a bitch, I'm a lover, I'm a child, I'm a mother, I'm a sinner, I'm a saint, I do not feel ashamed. (c)lazare.
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All I fear is an empty beer [Flashback] - Mar 6 Fév - 17:00
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lycans
lycans


EFFIGIE : Tom Hardy
BAFOUILLES : 119
PACTE : 08/01/2018


OSSATURE : 35-40 ans en apparence | 113 années passées sur Terre
CONTRAT : En lien fusionnel avec Luaine, mais sans exclusivité
BESOGNE : Freki (protecteur) de sa meute | Professeur de boxe dans une salle située en périphérie pour gagner son pain. Ne refuse pas quelques combats clandestins de temps à autres quand il a un fort besoin de décharger, quand les pratiques BDSM ne lui suffisent pas (peu de soumis.e.s tiennent le coup avec lui). Et aussi pour arrondir ses fins de mois. Au sein de sa meute, il fait office de garde du corps, de protecteur attitré lorsqu'on le lui demande ; son insensibilité à la douleur lui permet d'encaisser les coups aisément à la place de la cible.
FABLE : Il est au courant des agissements de certaines mafias, plus particulièrement de celle traquant les créatures surnaturelles et contre laquelle il protège les siens avec ferveur.
ÉCHINE : Lycanthrope sang-pur né sous l'auspice d'Ahroun
PRESTIGE : A une énorme résistance à la douleur et a une vitesse de déplacement exceptionnelle, dont il tente de ne pas trop abuser sur le ring. son allégeance à la meute jäger lui permet de contrôler totalement ses transformations. De par son vécu - avoir longtemps vécu en devant cacher sa vraie nature - il a un étonnant self control sur ses émotions malgré ses origines et son auspice.
GANG : Meute Jäger en tant qu'Alpha refoulé (instinct pour renverser l'ulfric ; s'y refuse par respect pour elle), devenu récemment leur Freki
CREDIT : None
All fear is an empty beer





Les battements du coeur de Jörn, qui l'obsédait, finir par être mis en second plan, ce qui n'alimenta plus l'espèce de stress mêlé d'excitation qu'il ressentait fortement jusque là. Il pouvait en remercier l'auteure de son désarroi autant que du démantelement de ses états d'âme : Aly. Elle alimentait la conversation, avec un certain calme apparent, que seul un regard qu'elle lança de temps à autre vers l'homme vint trahir un certain amusement. Jörn sut à peu près l'origine de ces ricanements intérieurs. Il avait plutôt mal dissimulé sa gêne, de toute évidence, et la coquine s'en amusait et ne s'embarrassait pas du souci de pouvoir l'offusquer. Autant entrer dans son jeu. Il sourit plus pleinement, ignora autant que possible le petit papillonnement dans son ventre à la vue de ce mollet fuselé sous son nez. Et du parfum tentateur qui émanait, à peine plus haut, de la demoiselle si peu vêtue.

Elle parla de sa ville natale, où il était né et avait grandi au sein d'une grande meute et d'une famille aimante, rejeton du couple Alpha. Ce nom, Dusseldörf, avait le don d'éveiller des vieilles sensations, une nostalgie souvent rabrouée. Jörn dut se concentrer pour écouter son interlocutrice, dont il fignolait le pansement. A l'entendre, elle y avait été, ce qui surprit dans le bon sens Jörn. Il lui demanda si elle y avait été, sans en parler davantage. Il préférait ne pas s'étaler plus que de raison sur des sujets de son passé, dont sa propre ville l'ayant vu naître et où se trouvait le reste de sa famille encore en vie - et qui s'en rendait compte, contrairement à sa pauvre mère qui avait perdu le sens des réalités. Il aurait pu se trahir s'il parlait d'un musée, d'un exposition, d'un film comme d'une chose assez actuelle alors que sa mémoire l'avait sournoisement fait oublier que cela datait de plus d'un demi-siècle. Cela aurait été fâcheux. Assez original et improbable, difficile à s'en dépétrer, ce qui aurait pu mettre la puce à l'oreille d'Aly, dont il ne savait au final rien. Et qui n'était peut-être pas totalement innocente dans les événements qui pouvaient perturber le monde surnaturel, de temps à autres.

- Merci du compliment, répondit-il gauchement.

Il ne savait que difficilement rire à ce genre de blague, l'humour n'étant pas vraiment son quotidien, mais il comprenait la nécessité de montrer une réaction positive, il sourit donc, émit un rire rocailleux et bref. Ca se sentait que l'idée derrière était plus une bonne action polie qu'une réelle réaction à la pique. On s'en vexait ou non, peu lui chaut. Il essayait de faire de son mieux, et pour lui, c'était là le plus important.

Il se redressa, s'étira. Après un temps d'hésitation, il se dirigea vers la sortie des vestiaires mais, avant de disparaître derrière le mur de carrelage blanc, il pivota vers elle et lui demanda :

- L'invitation tient toujours ? Pour la clope... Enfin, du coup, ça te dirait de boire un verre, tant qu'on y est ? Quitte à boire, ce qui était dans mon programme, pourquoi pas accompagné ?

A peine eut-il fait sa demande, qu'il n'avait absolument pas prémédité, il se morigéna violemment. Il était, deux minutes avant, en train de se dire qu'il devrait éviter toutes situations délicates avec cette damoiselle au parfum si envoûtant, à cause de sa nature d'humaine fragile et à l'ignorance qui l'enveloppait, et voilà qu'il se mettait à faire des propositions de rapprochement pareilles ! Foutue impulsivité animale... Jörn n'eut plus qu'à prier pour qu'elle refuse, ayant déjà quelque chose de prévu, ou qu'elle ait assez de cran pour lui refuser l'entrée de son entrecuisse si la vodka le rendait plus con que d'habitude.

- Bref... fit-il, n'osant pas attendre la réponse. Je finis mon sac et je t'attends dehors. Tu me diras.

Et il fila, dos voûté, s'injuriant de tous les noms d'oiseaux possibles.

(c) AMIANTE

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From chaos born light
from the darkness our destiny is born, from the moon are born melodies enchanting our hearts, in the night appears the hope of a new rising sun.


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All I fear is an empty beer [Flashback] - Ven 9 Fév - 11:27
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humains
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EFFIGIE : Freema Agyeman
BAFOUILLES : 198
PACTE : 22/04/2017


OSSATURE : Trente trois ans
CONTRAT : En relation libre, célibataire - tout dépend des jours
BESOGNE : Modèle de nu à la faculté d'arts le jour, chanteuse de jazz au Bunny Hole le soir
FABLE : Elle connait l'existence de créatures surnaturelles depuis son adolescence.
ÉCHINE : Humaine, chair tendre et insouciance de l'éphémère.
GANG : Lourd passif dans la Mano Rossa. Ayant quitté la sphère depuis dix ans.
CREDIT : DΛNDELION




Jörn & Alessandra


L’humour, c’est manifestement pas ton truc, Bambi. Se fait-elle la remarque en sentant le malaise distillé suite à sa blague douteuse, récoltant une gratification à laquelle elle ne s’attendait pas le moins du monde. Et en ça, elle est surprise, Aly. Sourcille brièvement dans un amusement sincère tandis qu’elle reste elle aussi plutôt vague sur son voyage en Europe qui l’a amenée sur les routes de Dusseldörf. Le rêve de tout backpacker qui se respecte, sillonnant une partie du globe à la recherche de plaisirs éphémères et de découvertes inattendues. Quand on pense qu’y en a qui ont roulé leur bosse durant des centaines d’années. En ça, c’est presque tentateur la vie surnaturelle même si Aly ne troquerait pour rien sa fragilité et son humanité contre les désordres propres à chacune des races « contre nature » de cette foutue planète. Hoshea pensait comme ça à leurs égards - en terme d’interdiction de droit de vie comme si leur existence même était un doigt d’honneur dressé à l’égard de Dieu. Mais les vampires, sirènes, loups-garous et autres wendigos ont la chance de glisser sur le temps pour se délecter des époques et être acteurs de l’évolution. Une chance inouïe de devenir des Humanistes, en oubliant l’instinct primaire qui les pousse à devenir cannibales.

Jörn s’éloigne et Aly le suit d’une oeillade distraite tout en se frictionnant le corps de sa serviette, en dissimulant assez de sa physionomie pour ne pas le mettre à l’aise quand il se retourne pour lui demander si l’invitation tient toujours - allant même jusqu’à pousser l’offre jusqu’à boire un verre. Quelque peu surprise par cette initiative étant donné que le professeur de boxe semble un peu embarrassé en sa compagnie, Alessandra lui décoche un sourire amical avant de le regarder filer sans demander son reste. Elle reste suspendue à la gêne manifeste de ce dernier et guigne le carrelage blanc comme si c’était son interlocuteur en haussant les épaules avec nonchalance. « Avec plaisir Jörn. » Répond-t-elle dans la caricature du silence qui s’installe.

La donzelle se sèche rapidement avant d’enfiler sa paire de collants non sans grimacer au passage du pied blessé. Elle se tortille sous les plis de sa robe colorée et enfile ses boots doublées dans un lâcher d’injures. Manquerait plus qu’elle boitille pendant une semaine avec ces conneries. Elle s’imagine déjà raconter l’anecdote à sa sœur qui ne se gênera probablement pas pour lui envoyer quelques moqueries. Dans le sourire nostalgique de la mine juvénile de Sofia, Aly sent un regain de bonne humeur la prendre aux tripes. Elle finit par nouer sa crinière encore humide et enfile son blouson avant de rassembler ses affaires et s’évader des vestiaires désespérément silencieuses.

Son sac battant contre sa hanche à chacun de ses pas, la métisse traverse la salle avant de sortir en ajustant son écharpe autour de son cou. Le froid la transit dans un souffle sibérien qui la pousse à ramener un pan de tissu par-dessus son crâne en coiffe improvisée avant d’ébrouer son échine dans une réaction épidermique. « Qu’est ce que ça pèle. » Commente-t-elle en distinguant Jörn à l’angle du bâtiment. Elle s’en rapproche en enfonçant ses mains dans ses poches – farfouille négligemment dans l’une pour en sortir son paquet de cigarettes qu’elle lui tend dans l’invitation de se servir.
Il aurait probablement pu s’enfuir, l’allemand mais le fait qu’il soit resté la conforte dans l’idée qu’elle n’est pas de si piètre compagnie que ça. « Alors… ça t’arrive souvent de boire seul ? » Qu’elle l’interroge dans un flottement de sourcils provocateur. Zippo en main, Aly pince sa clope entre ses lèvres pour l’allumer en esquivant les quelques bourrasques insidieuses qui ne lui rendent pas la tâche aisée. « J’suis pas du genre à refuser un verre. Je te laisse choisir l’endroit. » Œillade plissée dans la curiosité incisive d’en découvrir davantage sur les habitudes de vie du prof’ de boxe, Aly inhale une bouffée de sa cigarette avant d’envoyer son Zippo à Jörn pour qu’il le rattrape au vol. Une belle pièce antique que ce briquet des années 70 qu’elle a débusqué dans une boutique de bric-à-brac. Argent véritable ponctué du logo de Walt Disney qui le rend si unique.

La paluche masculine qui s’empare de l’objet dans un geste sec trahit une agitation succincte – comme si l’homme venait d’être foudroyé sur place. Le Zippo chute à terre dans un bruit de ferraille et Alessandra laisse courir une œillade vive sur le faciès de l’allemand.

Bambi s’rait donc plutôt du genre à courir après le petit chaperon rouge. Qu’elle se dit dans une risette un peu espiègle avant de récupérer son dû et de proposer d’allumer elle-même la cibiche de son interlocuteur. Mirettes plantées dans les siennes, elle laisse flirter sur son visage une expression énigmatique – résolument amicale malgré les non-dits évocateurs.          

(c) DΛNDELION

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