Notte fonda | Anastasia & Jacopo

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Notte fonda | Anastasia & Jacopo - Sam 20 Jan - 14:16
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hybrides
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EFFIGIE : Charlie Cox
BAFOUILLES : 820
PACTE : 05/08/2017


OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Célibataire. Enfin... Divorcé. Evitons ce sujet, per favore.
BESOGNE : Détective privé. Ex-inspecteur de police qui s'est fait virer quelques mois après son divorce, ayant complètement déraillé. La véritable raison : sa cheffe corrompue, qui trempait dans la Mafia depuis des années, démon déguisé en ange. Suivant des pistes, Jacopo et son meilleur ami Luigi, lui aussi inspecteur, avaient mené leur enquête pendant des mois, réunissant des preuves contre leur supérieure. Ils se croyaient capables de la faire tomber. Sauf que non ; Luigi fut tué par la Mafia à la demande de sa ténébreuse cheffe, tandis que Scaglione devint l'amant de sa supérieure, dans une tentative désespérée de la coincer enfin. En vain, parce qu'elle était parfaitemnent au courant pour son enquête secrète. Il ne devint que son jouet, pendant des mois. Puis un jour, tout fut mis au clair : soit il oubliait cette histoire, soit il subissait le même sort que son ami. Alors Jacopo fit son choix. Il préférait s'éloigner, d'elle, de la Police, de toute cette corruption, complètement brisé et dégoûté.
FABLE : Au courant pour le surnaturel depuis pas mal de temps déjà. En tant qu'ancien inspecteur, Jacopo a eu affaire à bien des créatures lors de ses enquêtes, il est tombé sur des massacres sans nom. Il ne pouvait donc que finir par découvrir la vérité. Néanmoins, il garde le secret sur ce qu'il sait, il fait semblant que les monstres n'existent pas. Pas envie de passer pour un cinglé, tout simplement. Mais, secrètement, le brun travaille régulièrement pour le Vatican, qui ne le prend pas pour un fou : en effet, il est souvent chargé de retrouver des créatures sur lesquelles le Vatican veut mettre la main.
ÉCHINE : Humain, vous dirait-il. En réalité, Jacopo est une demi-sirène qui s'ignore.
PRESTIGE : Retenir sous souffle sous l'eau pendant cinq minutes, comme si de rien n'était. Mais ce n'est pas un super-pouvoir, ça ? Si ?!
GANG : Il n'appartient officiellement à aucun groupe, mais il bosse souvent pour le Vatican, ce que presque tout le monde ignore. Ils payent bien, alors pourquoi refuserait-il leurs missions ? Et puis, pas sûr que ce soit une bonne idée de leur dire non, voilà tout.
CREDIT : Shadow Dancer (avatar) & Astra (signa)
Notte fonda
Anastasia & Jacopo


J'ai la tête qui tourne. Le cœur qui bat trop vite, affolé. Ce n'est pas possible. Je rêve. C'est un putain de rêve. Ou cauchemar plutôt. Je suis resté loin d'elle pendant tout ce temps, je me suis éloigné. J'ai fait semblant d'oublier ce qu'elle a fait, la façon dont elle a ruiné ma vie. Laura Mastronardi. Le diable. Mon ancienne supérieure, celle qui trempe dans la Mafia, ou les Mafias plutôt. La blonde fatale, la femme qui se veut irréprochable, un modèle pour ses collègues. Le monstre au beau sourire et à la pitié inexistante. Meurtrière qui ne se salit jamais les mains. Les larmes me montent aux yeux. Luigi, je vais le faire pour toi. Le souffle court, je passe une main dans mes cheveux. Il faut que je le dise à Ana. Elle a le droit de savoir. J'ai enfin les réponses qu'elle cherche depuis de longs mois. Ça va faire mal, mais il le faut. Je ne veux pas lui mentir. Je ne peux pas le faire, de toute façon. Refermant ce dossier que je prends avec moi, j'enfile mon manteau, j'attrape mes clés et je referme la porte derrière moi pour sortir en trombe de mon appart. Une fois dehors, je me dirige d'un pas pressé vers ma voiture. Des perles de sueur s'accumulent sur mon front. La colère, la rage, le dégoût, la peur. L'angoisse de devoir dire à Ana pourquoi ses parents ont été tués. La culpabilité. Je serre la mâchoire, je pousse un long soupir. Je ferme les yeux, puis démarre la voiture.

Quelques minutes plus tard, j'arrive enfin devant chez Ana. La tempête émotionnelle continue de faire des ravages au fond de moi, mais je l'ignore. Je ne peux pas me permettre d'hésiter. Il faut que je prenne mon courage à deux mains et que je lui dise la vérité. Toute la vérité. Je la lui dois. Même si elle n'avait pas eu ce don qui m'empêche de lui mentir, je n'aurais pas le choix. Il faudrait que je lui dise. Rapidement, courant presque, j'entre dans le bâtiment. Ne pense pas. Ne te pose pas de questions. Fonce. Une minute plus tard, le cœur battant de plus en plus fort, les mains moites et tremblantes, je sonne enfin à la porte. Mon teint est plus pâle que d'habitude, comme si j'étais soudain devenu un vampire. Alors que d'habitude j'arbore un large sourire quand je viens rendre visite à la brune, aujourd'hui, c'est tout l'inverse. J'ai l'air angoissé, fatigué, tendu. Sombre. Une lueur féroce dans mon regard. La soif de vengeance. La porte s'ouvre finalement. Je ne bouge pas. Je ne cille même pas. Je regarde Ana d'un air on ne peut plus sérieux.

« Ana. J'ai trouvé le meurtrier de tes parents. Ou plutôt, meurtrière. »

Le souffle court, le désespoir suintant de tous mes pores, j'entre dans l'appartement. Je sors le dossier où se trouvent les preuves contre mon ancienne cheffe. Des photos, des documents, des lettres. Je le tends à Ana pour qu'elle le voie de ses propres yeux. Je sais que je vais trop vite, que je n'ai même pas pris le temps de lui dire bonjour, de lui demander comment elle allait. Mais ce besoin de lui dire la vérité est trop fort. Irrépressible. Comme si je ne pouvais pas respirer tant que je ne l'aurais pas fait.

« C'était elle, Ana. C'était la Mastronardi, encore une fois. Ma cheffe. Sauf que cette fois-ci, elle s'est salie les mains elle-même. »

Ma voix est tremblante, les mots sortent difficilement. J'ai mal pour Ana. J'ai mal pour ses parents. Je la taquinais souvent à l'époque, parce qu'ils étaient un couple gay et que pour l'italien conservateur que j'étais, ça me faisait bizarre. Mais je les aimais bien, Agostino et Geremia. Ça me fait d'autant plus culpabiliser, maintenant que je me rends compte que c'est moi qui les ai mis en danger. Je n'aurais pas dû, et pourtant, je l'ai fait.

« Mais... c'est aussi de ma faute. Je suis désolé, Ana. J'suis tellement désolé, bordel. »

Je pense une main sur mon front, je soupire. Il faut que je respire. Mes prunelles noisette se posent à nouveau sur mon ex-femme.

« Il y a quelque chose... que je ne t'ai pas raconté. Je... J'ai contacté tes parents il y a quelques mois. Je savais que tu me détestais pour ce que j'avais fait, et que c'était pareil de leur côté... Mais j'ai pris le risque de les contacter. Et de leur dire la vérité. La raison pour laquelle je t'ai trompée. Je leur ai dit que c'était à cause de ma cheffe. Je crois que j'avais un peu trop bu ce soir-là... J'ai été con, et je les ai mis en danger. Parce qu'ils... Ils se sont mis à enquêter de leur côté. Ces photos... La sirène qui est en train de se nourrir au cou d'un humain... Je l'ai trouvée chez moi. Cachée. Elle était là, avec une lettre de leur part. La preuve dont on avait besoin était là pendant... tout ce temps. Ils savaient qu'ils étaient en danger et ils ont gardé des preuves chez moi, sans que je le sache. »

Je n'en reviens pas, vraiment pas. Je vais m'asseoir sur le canapé, soudainement pris d'un coup de fatigue. La tête entre les mains, je tente de reprendre contenance. Je laisse quelques secondes s'écouler. Le temps de laisser Anastasia digérer un minimum les infos que je viens de partager avec elle. Puis je relève mon regard, je le plonge dans le sien.

« J'ai rendez-vous avec elle ce soir. Il est temps... Il est temps que... Que je fasse ce que j'aurais dû faire il y a bien longtemps. »

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❝Where does love go?❞ Where does love go when it dies? Where do tears go when they're cried? And who are you if you're not mine? Where does love go when it dies? The last song before light's on, They say there's no getting back what is gone. Small talk, long walk, And your hope will carry you home. Cause I loved you so, And I'll never know Just why I let you go. I'll never know. (c) Astra
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Notte fonda | Anastasia & Jacopo - Dim 21 Jan - 14:59
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EFFIGIE : Olga Kurylenko
BAFOUILLES : 446
PACTE : 11/07/2017


OSSATURE : 32 ans
CONTRAT : Divorcée - En couple (avec l'ex-mari...)
BESOGNE : Chasseuse de tête (dans le recrutement) - Informatrice du Vatican
ÉCHINE : Sorcière Wicca
PRESTIGE : Pouvoir de détection des mensonges
GANG : Membre du coven Aconit
CREDIT : Eden Memories

 
Jacopo & Anastasia // Notte Fonda

 
Assise devant ma fenêtre, Pooka sur les genoux, et mon café à la main, je regarde tranquillement les passants déambuler dans ma rue. J’observe leurs démarches, leurs styles. Je rigole des étourdis, tout en me plongeant petit à petit dans mes pensées. Cela fait maintenant un petit moment que nous avons renoué le contact avec Jacopo. Nous sortons ensemble, rions ensemble, comme au bon vieux temps finalement. Mais nous n’avons toujours pas recouché ensemble depuis ce fameux soir de révélations. Je le fais patienter, je veux être sûre de pouvoir avoir confiance en lui à nouveau. Peut-être est-il temps de la lui accorder enfin ? Peut-être devrais-je aussi l’amener à la villa de la plage ? Peut-être pas… Je ne sais pas vraiment si je me sens prête ou pas. J’ai l’impression d’être une gamine, d’être retombée dans l’adolescence, et c’est n’importe quoi. Après tout, dans cette ville, on ne sait jamais de quoi demain sera fait. Pourquoi j’attends, pourquoi je me pose des questions ?

La sonnette de la porte d’entrée me fait sursauter, manquant de me renverser mon café dessus. Qui ça peut bien être ? Je n’attends personne je crois… Je me lève, ignorant le mécontentement de Pooka de devoir bouger, et me dirige vers la porte. A travers l’œil, un visage bien connu. Mais au teint livide. Je m’empresse d’ouvrir, inquiète, mais cachant le tout sous un grand sourire.

« Jac’ ? Qu’est-ce que tu as ?! On dirait que tu as vu un fantôme ! »

Ses paroles fusent, et résonnent dans ma tête. Mon visage se transforme en une fraction de seconde. Le sourire s’éteint, laissant place certainement à la surprise, et, moi aussi, à un teint livide. « J’ai trouvé le meurtrier de tes parents. » Je lâche ma tasse, qui vient se briser par terre, à mes pieds. Je… Je crois que je ne pensais plus entendre cette phrase. Je n’avais pas abandonné les recherches mais… Quelque part, au fond de moi, l’espoir se perdait de plus en plus. Je commençais presque à me résigner, à me dire que jamais on ne trouverait, que les recherches ne menaient nulle part. Je sens mes jambes flancher sous le coup de l’annonce, et m’assois sur une chaise non loin. Mon ex-mari enchaine, me tendant un dossier. Je l’attrape, le pose sur la table, tout en regardant Jacopo, les yeux humides. Sa cheffe ? Celle avec qui il m’a trompé ? Celle à l’origine de la mort de Luigi ? Je ne comprends pas pourquoi, mais je n’arrive pas à réfléchir. J’appuie mon front contre une de mes mains, tandis que je parcours le dossier avec l’autre. Le brun en face de moi reprend la parole, comme s’il ne supportait soudain plus le silence. Il est anxieux, tendu, ça se sent. Et moi… Je suis… Je ne sais pas ce que je ressens. Je suis le choc, je crois, c’est tout. Je ne réalise pas, je crois… Je l’écoute, toujours en silence. De sa faute ? Qu’a-t-il fait encore ? Je commençais enfin à avoir à nouveau confiance en lui… Comment ça il appelé mes parents, pour tout leur avouer ? Pourquoi ne m’ont-ils rien dit ? On se disait tout pourtant… Et pourquoi il ne m’a pas appelé, moi, directement, pour s’expliquer ? Je regarde le dossier au fur et à mesure de ses propos. Je sens la colère monter en moi, reprendre le dessus sur l’état de choc. Je le vois, du coin de l’œil, aller s’asseoir sur le canapé. Je chuchote, ma voix ayant du mal à sortir.

« T’es qu’un idiot, Scaglione… »

Mais ma colère n’est pas dirigée contre lui. Il aurait du, oui, m’en parler à moi plutôt qu’à eux. Mais ce n’est pas de sa faute si cette sirène est passée à l’acte… Il est autant une victime que moi. Il a perdu Luigi et son boulot, j’ai perdu mes parents. Nous nous sommes perdus, à cause d’elle. Il me regarde, m’avouant avoir rendez-vous avec elle ce soir.

« Hors de question de te laisser y aller seul. Je me suis promis de venger moi-même mes parents alors… Je t’accompagne. »

Et puis je ne veux pas risquer de le perdre, lui. Cet idiot est entré une nouvelle fois dans ma vie, hors de question qu’il en reparte. Le jour tant attendu est enfin arrivé, mais… Suis-je vraiment prête ?
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Notte fonda | Anastasia & Jacopo - Ven 2 Fév - 12:56
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FABLE : Au courant pour le surnaturel depuis pas mal de temps déjà. En tant qu'ancien inspecteur, Jacopo a eu affaire à bien des créatures lors de ses enquêtes, il est tombé sur des massacres sans nom. Il ne pouvait donc que finir par découvrir la vérité. Néanmoins, il garde le secret sur ce qu'il sait, il fait semblant que les monstres n'existent pas. Pas envie de passer pour un cinglé, tout simplement. Mais, secrètement, le brun travaille régulièrement pour le Vatican, qui ne le prend pas pour un fou : en effet, il est souvent chargé de retrouver des créatures sur lesquelles le Vatican veut mettre la main.
ÉCHINE : Humain, vous dirait-il. En réalité, Jacopo est une demi-sirène qui s'ignore.
PRESTIGE : Retenir sous souffle sous l'eau pendant cinq minutes, comme si de rien n'était. Mais ce n'est pas un super-pouvoir, ça ? Si ?!
GANG : Il n'appartient officiellement à aucun groupe, mais il bosse souvent pour le Vatican, ce que presque tout le monde ignore. Ils payent bien, alors pourquoi refuserait-il leurs missions ? Et puis, pas sûr que ce soit une bonne idée de leur dire non, voilà tout.
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J'aurais voulu être capable de masquer mon état d'esprit, mais je n'y arrive pas. Je suis sous le choc, ma respiration est saccadée. Il faut que je lui dise, tout de suite, sans attendre. Que c'est mon ancienne cheffe, la même que j'ai tenté de démasquer, la même qui a tué Luigi, la même avec qui j'ai trompé Ana... Que c'est elle aussi qui a tué les parents de la brune. Pire encore, j'ai ma part de culpabilité dans cette histoire également. Parce que j'ai raconté la vérité à Geremia et Agostino il y a quelques mois... La raison pour laquelle j'ai trompé mon ex-femme. J'étais bourré, j'avais besoin de m'ouvrir, de leur faire savoir que je n'étais pas un connard fini qui avait blessé leur fille juste parce que j'en avais envie. Mais au final, j'aurais dû me taire. Garder ce secret pour moi, ou alors tout dire à Anastasia, tout simplement. Sauf que non, je leur ai fait comprendre que Laura Mastronardi était le diable dans cette histoire. C'était elle qui m'avait corrompu, c'était elle qui avait tué mon meilleur ami, c'était elle. Elle, elle, encore et toujours elle.

Et désormais ils sont morts. Parce qu'ils ont voulu enquêter de leur côté. M'aider à finir ce que je n'avais pas su finir. La faire tomber de son piédestal, faire éclater la vérité sur la noirceur qui la berce, cette noirceur qu'elle cache derrière un sourire poli et des discours inspirés, qui transpirent l'honnêteté, l'envie de rendre la police nationale plus transparente. C'est en partie à cause de moi qu'ils sont morts. Et je ne peux m'empêcher de l'avouer à Ana. Plus de mensonges, il faut assumer. J'assume, j'ai leur sang sur mes mains aussi. Et j'en suis terriblement désolé, jusque dans les profondeurs de mon âme. La tête entre les mains, assis sur le canapé, je me perds, dans mes pensées, dans la culpabilité qui me hante, dans l'envie de vengeance. Je n'ose même pas regarder Ana, comment le pourrais-je ? Pendant ces derniers mois, je me disais que j'allais l'aider à trouver l'identité du ou des meurtriers de ses parents... Jamais je n'aurais cru que j'en ferais partie, dans le fond.

« T’es qu’un idiot, Scaglione… »

C'est un simple murmure, presque inaudible, mais... tellement vrai. Je sens sa colère, sa déception. Mon cœur se déchire encore un peu plus. Je le mérite. Je ne suis qu'un abruti, ça, elle a bien raison, je ne la contredirai pas. Je serre la mâchoire, avant de prendre une profonde inspiration. Je ne suis pas venu pour m'affaler dans ce canapé en pleurant. Je suis un idiot, je le confirme encore une fois, mais je ne suis pas du genre à rester les mains dans mes poches, surtout dans une situation pareille. La douleur est là, au fond de moi, mais la colère aussi. J'ai déjà pris ma décision, et je ne reviendrai pas en arrière. J'ai rendez-vous avec elle ce soir.

Je vais la tuer, cette foutue sirène. Ce monstre.

Mon regard croise celui d'Ana, décidé. C'est l'occasion de me rattraper. De venger Luigi, de venger Geremia et Agostino. De me faire pardonner auprès d'Anastasia. Je fronce les sourcils lorsque la trentenaire me dit qu'il est hors de question de me laisser y aller seul. Elle s'était promis de venger elle-même ses parents et elle veut donc m'accompagner. L'idée ne me plaît pas vraiment. Non pas que je ne puisse pas comprendre la raison pour laquelle elle veut y aller, mais... J'ai peur de la perdre. J'ai peur que la diabolique Mastronardi me l'enlève alors qu'on s'est retrouvés après de longues années éloignés l'un de l'autre, malheureux. Mais... ai-je le droit de lui nier sa vengeance ? Peut-être qu'il vaut mieux qu'on le fasse ensemble, oui. Je me relève, nerveux, puis je passe une main sur ma bouche.

« Ana... Je ne sais pas si c'est vraiment une bonne idée. » Je la supplie du regard, mais je sais qu'elle est têtue, qu'elle ne compte pas changer d'avis. Je soupire, avant de m'approcher de la belle brune. Je m'accroupis devant elle et je prends sa main, doucement. « T'es sûre que c'est ce que tu veux ? Te salir les mains avec cette... Cette sirène. Tu peux m'accompagner si tu veux, mais tu n'es pas obligée de le faire toi-même. D'avoir du sang sur les mains. » Nouvelle pause. Mon yeux croisent les siens, compréhensifs. Je ne la jugerai pas, quoi qu'elle décide de faire. Si elle veut se venger, faire payer Laura pour tout le mal qu'elle lui a fait, je comprendrai. Je serai à ses côtés, je veillerai à ce que justice soit enfin faite. Et je la protégerai du mieux que je pourrai. « Mais si c'est ce que tu veux, je ne m'opposerai pas. Je n'ai pas le droit, de toute façon. »

Je me redresse, afin de lui donner un peu d'espace, mais aussi pour respirer un peu. Je suis venu sur le coup, juste après avoir trouvé ce dossier contenant des preuves contre mon ancienne cheffe, des photos d'elle alors qu'elle mordait un pauvre humain pour s'abreuver de son sang. Jamais je ne m'étais douté de rien. Cette femme était une sirène cruelle et manipulatrice. Peut-être que ça en explique des choses. Et que ça justifie surtout plus que jamais cette envie qui me secoue, de la tuer une bonne fois pour toutes.

« Est-ce que tu sais te servir d'une arme ? »

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Notte fonda | Anastasia & Jacopo - Dim 4 Fév - 18:37
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Jacopo & Anastasia // Notte Fonda

 
Je n’en reviens pas. Je n’arrive plus à réfléchir, les mots de mon ex-mari redevenu amant d’aujourd’hui résonnent dans ma tête. Il a trouvé qui a tué mes parents. Cette enquête, sur laquelle je suis depuis leur mort, depuis mai dernier. Il a enfin trouvé. Ou déjà, parce qu’en y réfléchissant bien, ça a quand même été rapide. Mais ce n’est jamais assez rapide pour les victimes. Je ne pensais vraiment plus l’entendre dire ces mots un jour. Il a tenu parole… Il vient de me prouver que je peux lui faire confiance à nouveau. Il me tend un dossier, que je regarde, les mains tremblantes, assise devant ma table de cuisine. Sa cheffe… C’est cette putain de mafieuse qui a fait ça ?! Alors, ça ne lui avait pas suffit de tuer Luigi, et de détruire notre couple ? Il a aussi fallu qu’elle tue mes parents, qui n’avaient rien demandé ? Jacopo m’avoue que c’est de sa faute. Il avait parlé à mes parents de sa cheffe, il avait expliqué la raison de sa tromperie, la mort de Luigi. Evidemment, les connaissant, ils ne pouvaient pas laisser cette information sans creuser pour en savoir plus. Ils ont enquêté. Ils n’auraient pas du, ça leur en a coûté la vie… Jacopo aurait du m’en parler à moi, plutôt qu’à eux. Mais l’aurais-je vraiment laissé s’expliquer ? Si je l’avais laissé faire, si je l’avais laissé m’expliqué, l’aurais entendu, j’aurai su qu’il disait la vérité. Mais je ne suis pas sûre que je l’aurai laissé faire, s’il avait osé revenir me voir pour m’expliquer. Je lui aurai certainement claqué la porte au nez.  Alors je ne peux pas vraiment lui en vouloir. La seule à qui j’en veux, c’est cette femme. Je veux sa peau, je souhaiterai qu’elle souffre autant que j’ai souffert. La colère et la haine m’envahissent, me brouillent l’esprit. Jacopo m’informe qu’il a rendez-vous avec elle ce soir. Soit. Tant mieux. Je l’accompagne. Mon ton est sans équivoque, je n’accepterai pas le refus. C’est le jour J. Je vais en découdra avec elle, je suis résignée. Suis-je prête ? Je n’en suis pas sûre. Mais il le faudra bien, une fois sur place. Il ne faut pas que je réfléchisse, c’est tout.

Je vois Jacopo qui se relève, et viens vers moi. Je le sais hésitant, il préfèrerait que je ne l’accompagne pas. Il me supplie du regard. Je ne flanche pas. Je ne le laisserai pas y aller seul, hors de question. Je veux m’en occuper moi-même. Et je ne veux pas le perdre. Pas après l’avoir enfin retrouvé. Je le regarde s’accroupir devant moi, et prendre ma main. Je tremble encore, mélange du choc et de la colère. Il me demande si c’est vraiment ce que je veux, me salir les mains pour elle. Je maintiens son regard, le mien étant déterminé.

« C’est ce que j’ai toujours voulu, Jac’. »

Venger mes parents. Quel qu’en soit le prix à payer. Oui, c’est tout ce que j’ai toujours voulu. Jacopo fini par accepter que je l’accompagne. Il ne veut pas m’enlever cette vengeance. Il sait que c’est important pour moi. Il n’y a que comme ça que j’arriverai à passer à autre chose. Il se relève, s’éloignant un petit peu. Mon regard se pose sur les bouts de verre provenant de ma tasse explosée, par terre. Je n’ai qu’une envie : partir tuer cette sirène. Mais il faut que je nettoie ça avant de partir, pour ne pas que Pooka se blesse. Alors je me lève, et m’accroupie pour ramasser les morceaux de verre. Je vais les mettre à la poubelle, alors que Jacopo me demande si je sais me servir d’une arme. Je le regarde, réfléchissant.

« Je sais me battre au corps à corps… Mais je ne suis pas sûre de mes compétences face à une sirène… Je sais me servir d’une petite arme blanche, mais je ne me suis jamais servi d’une arme à feu. » Je me rapproche de lui, prenant ses mains dans les miennes, posant mon front contre son torse. « Je ne sais pas comment je vais faire mais… Je dois y arriver. » Je relève la tête, le regardant. « Quoi qu’il puisse arriver ce soir… Je veux que tu saches que je ne t’en veux pas… » Je fais une très légère pause avant de reprendre. « Je t’aime. » Certainement pas le meilleur moment, mais j’en avais besoin. Je ne sais pas comment ça va se passer ce soir…
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Notte fonda | Anastasia & Jacopo - Mar 6 Fév - 19:17
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FABLE : Au courant pour le surnaturel depuis pas mal de temps déjà. En tant qu'ancien inspecteur, Jacopo a eu affaire à bien des créatures lors de ses enquêtes, il est tombé sur des massacres sans nom. Il ne pouvait donc que finir par découvrir la vérité. Néanmoins, il garde le secret sur ce qu'il sait, il fait semblant que les monstres n'existent pas. Pas envie de passer pour un cinglé, tout simplement. Mais, secrètement, le brun travaille régulièrement pour le Vatican, qui ne le prend pas pour un fou : en effet, il est souvent chargé de retrouver des créatures sur lesquelles le Vatican veut mettre la main.
ÉCHINE : Humain, vous dirait-il. En réalité, Jacopo est une demi-sirène qui s'ignore.
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GANG : Il n'appartient officiellement à aucun groupe, mais il bosse souvent pour le Vatican, ce que presque tout le monde ignore. Ils payent bien, alors pourquoi refuserait-il leurs missions ? Et puis, pas sûr que ce soit une bonne idée de leur dire non, voilà tout.
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Anastasia & Jacopo


L'adrénaline fait vibrer mes veines. Le jour tant attendu est enfin arrivé. Il est temps que justice soit faite. Qu'elle paye pour ce qu'elle a fait. Pour ce qu'elle nous a fait. Tant de larmes, tant de souffrance, tant de rage. Tout ça à cause de cette femme, cette sirène. J'ai perdu mon meilleur ami, j'ai perdu mon boulot, et j'ai aussi et surtout perdu Ana à un moment donné. Cette deuxième chance que nous avons aujourd'hui relève presque du miracle, mais si nos chemins ne s'étaient pas croisés il y a quelques mois, quand elle a voulu engager un détective privé pour l'aider à trouver l'identité de la personne qui avait tué ses parents... Je regarde Anastasia. C'est ce qu'elle a toujours voulu. Se venger, faire payer la personne qui avait brutalement assassiné Agostino et Geremia. Je ne peux que la comprendre. C'est ce que j'ai toujours rêvé de faire, pendant toutes ces années où j'ai fait semblant d'avoir oublié mon ancienne cheffe.

Mais aujourd'hui, cette colère qui sommeillait en moi est devenue encore plus forte. Parce que je viens d'apprendre que c'est cette femme aussi qui a tué les parents de la brune. Ma colère se joint à la sienne, devient un dangereux cocktail explosif en moi. J'ai envie de la tuer moi-même. Ce ne serait pas la première fois que je tue quelqu'un, et là, plus que jamais, ce serait un meurtre justifié. Mais quand je regarde cette étincelle dans les yeux de mon ex-femme... Je sais que je ne peux lui nier sa vengeance. Alors on le fera, ensemble. Je veillerai sur elle, la protégerai de la menace que représente Laura. Immobile, je hoche lentement la tête, sans rien dire de plus. J'observe la trentenaire ramasser les morceaux de verre, tandis que de multiples pensées se bousculent dans mon esprit. Je ne vois plus l'heure d'en finir avec cette foutue sirène. J'en ai besoin, j'ai besoin de laisser cette haine endormie se réveiller violemment, tel le Stromboli. J'ai besoin de me libérer de ce poids que j'ai traîné pendant beaucoup trop longtemps. On en a besoin tous les deux. En finir avec elle, tourner la page. Pouvoir enfin aller de l'avant. Ensemble ou pas. Je ne suis pas sûr d'être l'homme qu'Ana mérite, je ne suis pas sûr que ce soit réellement possible, nous deux... Même si je veux y croire de toutes mes forces. Mais au moins, j'aurais fait quelque chose pour me rattraper pour tout le mal que je lui ai fait aussi.

Soupirant, j'essaie de chasser la rage qui me brûle de l'intérieur. Il faut être rationnel en ce moment, penser à un plan. Surtout que je n'y vais pas tout seul. Je demande alors à Anastasia si elle sait se servir d'une arme. Sa réponse ne me rassure pas vraiment. Savoir se battre au corps à corps, c'est bien... Mais contre une sirène, sera-t-elle de taille ? Je n'en mettrais pas ma main à couper, hein. Je me pince les lèvres. Je pense que la façon la plus efficace de s'y prendre, c'est d'utiliser une arme à feu. Mais... Je peux faire en sorte de ne pas l'achever tout de suite. Laisser ce plaisir à Ana. Cette victoire qu'elle mérite encore plus que moi. Alors que je me perds dans mes pensées, l'Italienne se rapproche de moi, prenant mes mains dans les siennes, tout en posant son front contre son torse. Je ferme les yeux pendant quelques secondes. Je sais. J'ai peur de la perdre, mais je sais qu'elle en a besoin. Mon regard croise celui de la belle brune alors qu'elle relève la tête vers moi. Mes sourcils sont légèrement froncés, signe de mon hésitation face à ce plan. Je peux avoir l'air téméraire, mais je ne le suis plus autant qu'avant. Surtout parce que je ne peux pas dire que je n'ai rien à perdre. Bien au contraire. Les paroles d'Anastasia me le rappellent encore une fois. Je déglutis, touché. Sans lâcher ses mains, je me penche légèrement en avant, collant mes lèvres aux siennes, doucement. Mon front contre le sien, je laisse une maigre sourire s'installer sur ma bouche.

« Et moi alors... Je ferais tout pour toi. »

Des paroles dangereuses à dire, mais ce n'est que la vérité. Ma main droite lâche la sienne pour venir se poser sur sa joue, que je caresse tendrement.

« Justice sera faite, Ana. »

Dis-je d'une voix rauque, mais vibrante de détermination et de rage, avant de l'embrasser à nouveau, plus passionnément. Quelques secondes plus tard, je romps le baiser, puis je caresse son épaule.

« Viens, faut qu'on prépare un plan. »

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❝Where does love go?❞ Where does love go when it dies? Where do tears go when they're cried? And who are you if you're not mine? Where does love go when it dies? The last song before light's on, They say there's no getting back what is gone. Small talk, long walk, And your hope will carry you home. Cause I loved you so, And I'll never know Just why I let you go. I'll never know. (c) Astra
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Notte fonda | Anastasia & Jacopo - Mer 7 Fév - 22:12
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sorciers
sorciers


EFFIGIE : Olga Kurylenko
BAFOUILLES : 446
PACTE : 11/07/2017


OSSATURE : 32 ans
CONTRAT : Divorcée - En couple (avec l'ex-mari...)
BESOGNE : Chasseuse de tête (dans le recrutement) - Informatrice du Vatican
ÉCHINE : Sorcière Wicca
PRESTIGE : Pouvoir de détection des mensonges
GANG : Membre du coven Aconit
CREDIT : Eden Memories

 
Jacopo & Anastasia // Notte Fonda

 
La rage au ventre et le désir de vengeance à son paroxysme, j’attends impatiemment l’heure d’aller retrouver cette sirène. Elle m’a tout volé. Je vais lui voler sa vie. Je n’ai jamais tué une personne. Et ce sera certainement la seule personne qui mourra de ma main. Du moins je l’espère, car je ne fais pas cela avec plaisir. Juste par vengeance. Parce que mes parents méritent la justice. Le fait que ce soit une sirène ne me facilite pas la tâche, mais je le sais depuis maintenant un petit moment. J’ai pu me préparer mentalement à cette attaque. Mais je sais que c’est très risqué, que je pourrais y perdre la vie. Et je pourrais surtout perdre Jacopo… Ce que je me refuse. Je préfère être la cible à sa place, même si je sais qu’il ne sera pas de cet avis. Alors je lui avoue mon ressentiment. Et mes sentiments pour lui. Pour la première fois depuis bien longtemps, je lui avoue tout mon amour. Il est tout pardonné. Je sais que si on ressort tous les deux vivants… Ce sera vraiment le signe de notre nouveau départ. La confiance, la vérité. Je pourrais baisser ces barrières que j’avais laissées en place pour être sûre de moi, et de lui. Il ne répond pas avec les mêmes mots que moi… Mais je sais qu’il le ressent aussi. Il m’embrasse, ça me redonne du courage. Il m’avoue tout de même qu’il ferait tout pour moi. Je le sais… Je hoche doucement la tête suite à ses propos sur la justice. Oui, elle sera faite. Il n’y a pas d’autre solution. Le second baiser me parait trop court. Mais il est vrai que nous devons penser à un plan… Ce ne serait pas prudent de se jeter sur elle sans plan. Déjà que rien que d’y aller, ce n’est pas prudent alors…

Assis à la table, nous discutons du plan. Elle s’attend à voir Jacopo ce soir, alors c’est moi qui irais la trouver. L’effet de surprise est toujours mieux, et… J’avoue que je me fais un plaisir de me confronter à elle. Mon ex-mari propose qu’il profite de ce moment pour lui tirer dessus avec son arme à feu, planqué dans une ruelle, et je pourrais ainsi lui porter le coup fatal. Je sais que ce n’est pas suffisant pour moi. Je sais que je veux plus. Je veux la faire souffrir, je la veux toute entière. Mais je suis parfaitement consciente que Jacopo ne sera jamais d’accord. Il ne peut pas me mentir. Mais moi, je peux lui mentir. J’accepte son plan, tout en ayant déjà le mien derrière la tête. Enfin… Pas complètement, mais j’improviserai sur le coup.

L’heure de partir est enfin arrivée. Je fais patienter Jacopo un instant, le temps d’aller… Chercher mon manteau. Je m’éclipse un instant dans mon bureau, et ressort peu de temps après, manteau sur les épaules… Mais pas que. Nous sommes prêts, nous pouvons aller sur les quais. Nous nous arrêtons dans une ruelle où nous avons une vue parfaite du point de rendez-vous. Je regarde Jacopo, plonge la main dans ma poche et en ressors quelques balles que je lui tends.

« Tiens. Mets ça dans le chargeur, c’est à la caulerpa. Le point faible des sirènes. »

Finalement… J’ai beau détester cette union avec les chasseurs… Elle m’est bien pratique ce soir. Pas sûr que j’aurai réussi à avoir ces balles sinon. Je sens mon cœur qui s’accélère au fur et à mesure que les minutes s’écoulent, et que l’heure approche. Surtout en sachant parfaitement ce que j’ai prévu de faire… La voilà. Alors c’est à ça qu’elle ressemble… Evidemment, une sirène se doit d’attirer les regards, le physique est son atout premier pour attirer ses proies… Il ne pouvait en être autrement, je ne sais pas à quoi je m’attendais. Je prends une grande inspiration. J’embrasse Jacopo, comme pour me donner du courage… Et pour en profiter pour lui piquer son arme, avec les balles à la caulerpa à l’intérieur, avant de m’éloigner de lui, avant qu’il ne puisse réagir. Je suis désolée… J’ai juste le temps de cacher l’arme dans mon dos, avant d’être à la vue de son ancienne cheffe… Je prie pour qu’il ne fasse l’idiot, pour qu’il ne se montre pas. Cela n’arrangerait vraiment pas les choses…

« C’est donc vous… » Ma voix est soutenue, non tremblante. Calme. « C’est donc à ça que ressemble la bête sanguinaire qui s’est repue de mes parents… » Je ne parle pas de Jacopo, pour éviter d’éveiller ses soupçons. Mais en même temps… Quelle coïncidence, d’avoir normalement rendez-vous avec Jacopo, et de voir une jeune femme arriver à sa place ? Elle me répond, mais je l’écoute à peine. Je l’entends juste rigoler. Sans réfléchir, je dégaine l’arme dans mon dos, et la braque sur elle. Je prends à peine le temps de viser, et tire. Résultat… Attendu, pour quelqu’un n’ayant jamais tiré. Je loupe ma cible. Mais la balle a du assez la frôler pour qu’elle sente la brûlure de la caulerpa sur son bras. Je l’ai énervée. Parfait. Elle se rut sur moi, plantant ses crocs acérés dans mon cou. Comme je m’y attendais. J’ai mal, mais je connais cette sensation, je l’ai déjà vécue. On ne meurt pas de la douleur, seulement du manque de sang, à un moment. Alors avant que cela n’arrive, tant qu’elle est absorbée par mon cou, je sors la dague empoisonnée à la caulerpa, cachée sous la ceinture de mon pantalon, et lui plante dans la poitrine, en insistant bien. Cela a l’effet escompté : elle relâche directement son emprise sur moi, tombant à genoux. La douleur est bien là. Je garde la dague en elle, regard noir.

« Jac’ ! »

Je crie tout en faisant rouler un petit flacon vers lui. De l’extrait de caulerpa. Il faut qu’il lui fasse avaler. La dague l’affaiblit, mais je ne suis pas dans le cœur, elle ne la tuera pas. La caulerpa pure le fera. Il peut la finir, j’ai fais ce que je voulais. Mon cou saigne, mais je m’en fou, ce n’est rien. Je soignerai ça vite en rentrant. Elle ne m’a pas pris assez de sang pour mettre ma vie en danger.
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Notte fonda | Anastasia & Jacopo - Ven 9 Fév - 13:58
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hybrides
hybrides


EFFIGIE : Charlie Cox
BAFOUILLES : 820
PACTE : 05/08/2017


OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Célibataire. Enfin... Divorcé. Evitons ce sujet, per favore.
BESOGNE : Détective privé. Ex-inspecteur de police qui s'est fait virer quelques mois après son divorce, ayant complètement déraillé. La véritable raison : sa cheffe corrompue, qui trempait dans la Mafia depuis des années, démon déguisé en ange. Suivant des pistes, Jacopo et son meilleur ami Luigi, lui aussi inspecteur, avaient mené leur enquête pendant des mois, réunissant des preuves contre leur supérieure. Ils se croyaient capables de la faire tomber. Sauf que non ; Luigi fut tué par la Mafia à la demande de sa ténébreuse cheffe, tandis que Scaglione devint l'amant de sa supérieure, dans une tentative désespérée de la coincer enfin. En vain, parce qu'elle était parfaitemnent au courant pour son enquête secrète. Il ne devint que son jouet, pendant des mois. Puis un jour, tout fut mis au clair : soit il oubliait cette histoire, soit il subissait le même sort que son ami. Alors Jacopo fit son choix. Il préférait s'éloigner, d'elle, de la Police, de toute cette corruption, complètement brisé et dégoûté.
FABLE : Au courant pour le surnaturel depuis pas mal de temps déjà. En tant qu'ancien inspecteur, Jacopo a eu affaire à bien des créatures lors de ses enquêtes, il est tombé sur des massacres sans nom. Il ne pouvait donc que finir par découvrir la vérité. Néanmoins, il garde le secret sur ce qu'il sait, il fait semblant que les monstres n'existent pas. Pas envie de passer pour un cinglé, tout simplement. Mais, secrètement, le brun travaille régulièrement pour le Vatican, qui ne le prend pas pour un fou : en effet, il est souvent chargé de retrouver des créatures sur lesquelles le Vatican veut mettre la main.
ÉCHINE : Humain, vous dirait-il. En réalité, Jacopo est une demi-sirène qui s'ignore.
PRESTIGE : Retenir sous souffle sous l'eau pendant cinq minutes, comme si de rien n'était. Mais ce n'est pas un super-pouvoir, ça ? Si ?!
GANG : Il n'appartient officiellement à aucun groupe, mais il bosse souvent pour le Vatican, ce que presque tout le monde ignore. Ils payent bien, alors pourquoi refuserait-il leurs missions ? Et puis, pas sûr que ce soit une bonne idée de leur dire non, voilà tout.
CREDIT : Shadow Dancer (avatar) & Astra (signa)
Notte fonda
Anastasia & Jacopo



Je frissonne. Je ne sais pas si c'est l'air frais de la nuit ou bien l'adrénaline qui coule dans mes veines à la vitesse de la lumière, mais je frissonne. Pendant de longues années, j'ai attendu ce moment. Pendant de longues années, j'ai fait semblant d'avoir oublié ce que cette femme nous a fait, à Ana et moi. A Luigi. Et à tant d'autres personnes. Comme si c'était vraiment possible d'oublier... Non, j'attendais, j'attendais simplement l'heure de ma vengeance. Et l'heure de la vengeance est arrivée. Je ne peux pas, je ne veux pas retourner en arrière. Je veux en finir avec ce monstre. Lui faire payer pour ses crimes. Permettre à Ana, et à moi-même, de tourner de la page et d'aller de l'avant. Le plan a été préparé, on sait chacun ce qu'on a à faire. Je suis prêt. Nerveux, mais prêt. Concentré, comme quand j'étais flic et que j'étais en pleine mission. Je ne suis pas un débutant, et je ne compte pas laisser la nervosité et la peur m'influencer. Non, je sais ce que j'ai à faire, et je le ferai.

Elle est là. Tout de noir vêtu, discret comme une ombre dans cette ruelle, je regarde mon ex-femme lorsque cette dernière sort quelques balles de sa poche. Je fronce légèrement les sourcils, intrigué, avant que la brune ne m'explique que ce sont des balles à la caulerpa, le point faible des sirènes. Un léger sourire, teinté de surprise, se dessine sur mes lèvres. Elle a eu une excellente idée, tiens. Bah, en même temps, je n'avais pas de caulerpa chez moi, je ne suis ni flic, ni chasseur. De la verveine et de l'argent, je crois que j'en ai, mais pas de caulerpa, effectivement. Ma main gantée caresse la joue d'Anastasia, avec douceur.

« Et dire que je te croyais pas prête... »

Dis-je, avec un petit sourire taquin, avant de mettre les balles empoisonnées dans le chargeur. Je relève les yeux, encore et toujours à la recherche de notre cible. Le diable. Ce soir, nous ferons tomber cette foutue sirène, nous l'empêcherons de continuer à nuire à des innocents tout en prétendant vouloir renforcer la transparence chez les forces de l'ordre. Son petit jeu n'a que trop duré, il est temps qu'on l'arrête une bonne fois pour toutes. Je prends une profonde inspiration : elle est là. Ces paroles franchissent mes lèvres, dans un faible murmure. Je suis terrorisé à l'idée qu'Ana aille lui faire face. Certes, je me tiens, plus que jamais, prêt à intervenir au cas où les choses dégénèrent... Mais je ne peux m'empêcher d'avoir peur. Plus pour elle que pour moi. Si je devais mourir en tentant de tuer cette femme manipulatrice qui est en train de corrompre encore plus la police italienne et de monter toujours plus haut en grade pour obtenir de plus en plus de pouvoir... Ma mort aurait un but. J'ai été flic pendant plus de douze ans, après tout. Pas Ana. Ana n'avait pas à être impliquée dans ces histoires. D'ailleurs, si sa famille a été touchée, c'est de ma faute, parce que c'est moi qui ai fait en sorte que ses parents se mettent à enquêter sur la Mastronardi. Alors ce serait à moi de payer, pas à Ana. Elle a déjà trop souffert à cause de mon ancienne cheffe.

Le cœur battant de plus en plus vite, je regarde la trentenaire, avant de fermer les yeux en collant mes lèvres aux siennes. Puis, alors que je m'apprêtais à lui dire de faire attention, voilà qu'Anastasia me pique mon arme, avant de s'éloigner rapidement de moi. La bouche ouverte, les yeux écarquillés, le cœur affolé, j'ai juste envie de lui courir après, de l'empêcher de faire ça. Mais... C'est déjà trop tard, et cela exposerait également ma présence, au passage. Mais bordel, comment ça se fait que je n'aie rien vu venir ?! Les balles à la caulerpa... Ce n'était pas un hasard, elle y avait pensé d'avance. Un juron s'échappe violemment de ma bouche, alors que je manque d'envoyer mon poing dans un mur pour exprimer ma colère face à cette trahison. Moi, je n'ai pas le droit de lui mentir, je ne pourrais le faire même si je le voulais... Mais elle, elle... Bordel de merde ! Faut que je fasse quelque chose, faut que j'intervienne... Le problème, c'est que je n'avais que cette arme sur moi, une arme que j'avais achetée au noir il y a quelques années, intraçable, justement prévue pour ce que comptais faire ce soir. Une arme que je comptais utiliser pour achever Laura, mais qui est désormais entre les mains de mon ex-femme. Sur moi, je n'ai plus que des lames, mais pas sûre que ce soit suffisant face à une créature surnaturelle.

« Bordel, Ana, mais qu'est-ce que tu fous, cazzo ?! »

Dis-je en murmurant, la mâchoire serrée. C'est pour ça que j'ai toujours préféré bosser en solo, sérieux. Toujours caché au coin de la rue, les yeux rivés sur les deux femmes, j'ai du mal à tenir sur place. Il faut que je fasse quelque chose, je ne peux pas laisser la femme que j'aime à la merci de cette maudite sirène ! Le souffle court, une lame en main, je suis prêt à faire mon entrée en scène dès qu'il le faudra. Certes, Ana est une sorcière apparemment, mais je doute fort qu'elle soit de taille face à mon ancienne supérieure. Je vais devoir intervenir à un moment donné, je ne me fais pas d'illusion. Faudra juste qu'on ne la rate pas, sinon on est foutus tous les deux. Tendu comme un arc, j'écoute le début de la conversation. Une grimace de rage et de dégoût transforme mon visage, alors que Laura Mastronardi éclate de rire, tout en répondant à Ana qu'elle "ne sait pas de quoi elle parle et qu'elle n'a pas de temps à perdre avec des putains droguées". Mon ex-femme dégaine alors son arme, la braquant sur la blonde... Mais elle rate son tir. Evidemment.

« Ana ! »

Ma voix s'élève, malgré moi. Je ne peux plus me contenter d'être un simple spectateur alors que j'suis un flic et que ma femme est en danger. Ouais, je sais, j'ai oublié d'ajouter le préfixe "ex-" dans ces deux mots, mais à présent, au fond de moi, il n'y a clairement pas de "ex". Dans un élan de courage, de peur et de désespoir, je me dirige à toute vitesse vers les quais. Mon cœur se déchire, mes yeux s'écarquillent d'horreur lorsque Laura plante ses crocs dans le cou de la brune.

« NON ! »

Si la clé de notre survie était de rester discret, c'est raté. Putain, je ne veux pas perdre Ana, je ne veux pas la voir mourir aux mains de ce monstre qui a détruit ma vie, qui a brisé mon mariage, qui a tué Luigi. NON, je refuse ! Je ne peux pas l'accepter. Je cours, je cours vite, de plus en plus vite, de toutes mes forces. Le monde autour de moi semble s'être arrêté, il n'y a que nous trois, protagonistes dans ce film d'horreur soudain devenu réalité. Il faut que j'arrive à la rejoindre à temps. Il faut que je l'achève, la Mastronardi. Et tant pis si je crève, tant pis si elle me vide moi de mon sang, je m'en fous. Du moment que ça me permet de sauver Anastasia. C'est tout ce qui compte pour moi.

« ANA ! »

Ma voix est teintée de désespoir, mon désarroi est évident. La sirène relève son regard vers moi, mais je l'évite, pour ne pas qu'elle puisse m'hypnotiser. Je ne regarde qu'Ana, je ne vois qu'Ana. Tiens bon, mon amour. Si tu dois mourir, tu mourras dans mes bras. Pendant quelques secondes, interminables, je m'attends à voir la trentenaire s'évanouir, à cause de la perte de sang. Sauf que non. Ce n'est pas elle qui s'écroule, mais bien Laura. Elle lâche Anastasia, ouvre la bouche, surprise.

Puis soudain, le temps semble revenir à la normale, tout s'enchaîne très vite. Je m'empare du flacon que l'Italienne fait rouler vers moi. Je sais ce que j'ai à faire. D'un pas décidé, le cœur battant à tout rompre, je m'approche de la Mastronardi, qui étire un sourire malsain.

« Dis-lui, Scaglione. Dis-lui... à quel point tu aimais me baiser... alors que vous étiez encore mariés. Dis-lui à quel point... »

Je m'arrête devant la sirène, le regard orageux, tout en faisant signe à Anastasia de reculer, puisqu'elle peut encore marcher. Il est temps que j'achève ce monstre, ce fantôme du passé qui n'a jamais cessé de me hanter.

« Oh, crois-moi... »

Dis-je en l'attrapant par les cheveux, l'obligeant à relever le menton et à avaler le contenu du flacon jusqu'au bout.

« ... ça n'a jamais été aussi jouissif que maintenant. »

Je détourne mon regard, alors que ma réelle envie, c'est de la regarder dans les yeux pendant que la vie quitte son corps. Je l'entends pousser un gémissement plaintif, j'entends sa respiration devenir plus saccadée, plus rauque. Je me recule, peu désireux de prendre des risques inutiles avec cet être sournois.

« Pas aussi jouissif.... que quand j'ai appris que... Luigi était mort. Et pas... aussi jouissif... que quand je t'ai vu... partir la queue entre les jambes... Scaglione. Traître. Toi aussi... t'es... un traître... »

Mes prunelles se posent sur Laura, presque malgré moi.

« Traître à ta... race. T'es pas... Un hu... »

Je serre les dents. C'est fou comment elle arrive encore à jouer - ou du moins essayer - avec mon esprit. Le souffle court, je la vois enfin pousser son dernier soupir. Ça y est. Elle est morte. Je regarde Ana, les larmes aux yeux, avant de la prendre dans mes bras. Je tremble, je meurs de froid.

« On a réussi... Mon Dieu, Ana, on a réussi... Bordel, tu m'as foutu une de ces trouilles, ça se fait pas ! »

Dis-je d'un voix rageuse, avant de prendre son visage entre mes mains et de l'embrasser vivement, comme si ce baiser était pour moi le seul moyen de respirer. Mon oxygène. Je romps finalement le baiser, le souffle toujours aussi saccadé.

« Il faut qu'on se débarrasse du... »

Je tourne la tête. Mais qu'est-ce qui... ?

« ... corps. »

Ou ce qu'il en reste. Une véritable sculpture de sel, à moitié couverte par ses vêtements.

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