Every breath you take | ft. Olimpia

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Every breath you take | ft. Olimpia - Sam 24 Mar - 1:46
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sorciers
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EFFIGIE : Douglas Booth.
BAFOUILLES : 218
PACTE : 02/01/2018


OSSATURE : Premier quart de siècle fraîchement atteint.
CONTRAT : Coeur qui n'a encore jamais battu d'amour, garçon persuadé qu'il ne le vivra jamais. Avide de regards fascinés et de caresses-louanges, Florian, trop vite las, subit son célibat.
BESOGNE : « “Sometimes I lie awake at night, and I ask, 'Where have I gone wrong'. Then a voice says to me, 'This is going to take more than one night.” » Illustrateur de bouquins pour gamins qui ne se vendent pas très bien ; vient de perdre son poste de libraire qui lui permettait de se nourrir.
ÉCHINE : Il y a dans ses veines une magie tirant sa puissance des étoiles et du temps. Les danses et les drogues hallucinogènes dominent les classiques incantations. Magie associée aux charlatans, mais celle à laquelle il se donne corps et âme. (chamanisme)
PRESTIGE : Le futur murmure à ses oreilles des fables que lui seul entend. Insidieux, il tache de ses desseins parfois troublants les carnets de l'artiste.
GANG : Coven Heracleum.
CREDIT : DΛNDELION (avatar). Astra (signa). DΛNDELION (icons).


Every breath you take
Florian & Olimpia

«And I'm standing on the edge of some crazy cliff. What I have to do, I have to catch everybody if they start to go over the cliff - I mean if they're running and they don't look where they're going I have to come out from somewhere and catch them. That's all I do all day. I'd just be the catcher in the rye and all. I know it's crazy, but that's the only thing I'd really like to be.»


Le cœur se serra quand l’espoir d’une promesse tomba en morceaux. Florian comprenait le raisonnement derrière l’intention de la jeune femme, mais ça ne lui permit pas de mieux l’accepter. Pour lui qui vivait d’espoir et d’eau fraîche, les promesses étaient nécessaires. Elles lui permettaient de s’accrocher à quelque chose, de ne pas se laisser partir à la dérive ; il savait qu’il ne pourrait pas aller à contre-courant. Malgré l’envie de desserrer l’étreinte, il y mit un peu plus de force, comme pour soutenir ses précédents propos. Il ne l’abandonnerait pas. Jamais.  Parce qu’il tenait parole lorsque ça comptait trop pour lui. « Je ne crois pas que ça fera moins mal. Peut-être pour moi, mais pas pour toi. », murmura-t-il, le nez blottit contre la chevelure blonde. Son odeur était rassurance, appliquait un baume sur son cœur meurtrit, mais le savoir ne lui laissa que des arrières pensées amère. Il savait maintenant que le pouvoir de la jeune femme la forçait à vivre avec sa dépression à lui. La sienne de sienne. « Ce n’est pas juste que tu souffres pour deux. Je ne veux pas te faire ça. » La gorge serrée, les mots peinaient à sortir. Il voulait pleurer, lui aussi. Mais un des deux devait être fort pour l’autre, et ce rôle il l’avait toujours assumé. Florian savait très bien, pourtant, que lorsqu’il rentrerait chez lui, qu’il se blottirait au creux de ses draps dans l’attente du sommeil, qu’il pleurerait probablement jusqu’à ce que rêves s’en suivent et qu’il se réveillerait le lendemain matin, accueillit par un oreiller trempé. C’était souvent comment ça.

À contrecœur, il se détacha un peu d’Olimpia, laissa ses mains glisser sur les bras fins pour les dénouer et prendre les paumes féminines au creux des siennes. Adossé contre le mur, il attira à nouveau la jeune femme contre lui. « Si tu ne peux vraiment pas te passer de moi… », commença-t-il, moqueur, avant de poser brièvement ses lèvres sur le nez en trompette. « Peut-être qu’on peut continuer de se voir, mais seulement comme des amis normaux ? Le temps qu’on règle nos problèmes respectifs ?  Si on ne se touche pas, ton pouvoir ne fait rien, hein ? On pourrait, je ne sais pas, aller au cinéma ? Aller acheter des fleurs et des plantes ? J’ai tué ma fougère par accident. » Brièvement, il regarda vers le ciel. Le sorcier n’aimait pas les mélodrames, voulait changer l’atmosphère du mieux qu’il le pouvait, oublier ce qui lui faisait mal à l’intérieur. Quelle tristesse lorsqu’il constata, malgré le ciel sombre, qu’on ne pouvait voir qu’une seule et faible étoile. Alors, il reposa son attention sur Olimpia. Un fin sourire étira ses lèvres et ses mains vinrent encadrer le visage de l’amie précieuse qu’il observa, quelques instants, les prunelles plongées dans les siennes. « Tu sais, le matin quand on s’est réveillés à l’hôtel ? », demanda-t-il prudemment comme s’il craignait qu’elle ait oublié toute cette histoire. Ce moment où elle l’avait rebaptisé Bisounours, qu’ils avaient faillit passer le reste de la journée ensemble. Les joues un peu rosies, il était attendri malgré la boule dans sa gorge qui rendait encore sa voix tremblante et ses yeux embrumés. « J’ai trouvé que tu étais certainement la plus belle femme que je connaisse et j’ai su que je voulais te garder dans ma vie d’une manière ou d’une autre, peu importe. C’est peut-être un peu la faute de ton pouvoir, mais je ne pense pas qu’il puisse changer mes perceptions, n’est-ce pas ? Je veux dire, si tu avais été désagréable, tu l’aurais été même avec ton don. » Il se voulait encore une fois rassurant. Il en faisait peut-être trop, mais toute cette histoire l’obsédait d’une certaine manière. Il savait qu’elle lui plaisait terriblement, mais il avait l’impression que cette magie – qui lui paraissait pour la première fois emmerdante – interférait trop, donnait une illusion de mensonge à tout ce qui se passait. Il était dépendant du corps de la belle, de l’effet qu’il avait sur son âme, mais elle n’était pas que ça – il en était convaincu. « Tu sais qu’on m’a fait payer l’oreiller ? Je suis parti au moment où la femme de ménage allait rentrer dans la chambre. Sa tête quand elle a vu le dégât de plumes. » ricana-t-il en venant déposer son front contre celui de la sorcière.
(c) DΛNDELION

☾ ☾ ☾ ☾ ☾


keep your eyes wide open
Florian☽ Closing your eyes isn't going to change anything. Nothing's going to disappear just because you can't see what's going on. In fact, things will even be worse the next time you open your eyes.
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Every breath you take | ft. Olimpia - Lun 26 Mar - 17:48
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Every breath you take
Baissant les yeux, elle n’ajouta rien. Elle savait que la douleur serait probablement difficile à supporter, si elle acceptait à nouveau ce fardeau. Mais cette fois, elle connaissait les effets et les risques. Elle saurait les parer, elle demanderait de l’aide, serait même capable jusqu’à se faire effacer la mémoire pour ne plus penser à des choses si affreuses. Peut-être était-ce même ce qu’elle aurait dû faire dès le début : aller voir une sorcière capable de modifier le cours des souvenirs. Ainsi, les choses auraient été plus faciles, même si elle aurait fini par retrouver des fragments de sa vie et la douleur serait revenue. En même temps, celle-ci lui faisait comprendre qu’elle était bien vivante, et qu’elle n’avait pas encore rejoint le monde d’Hadès. Être amorphe de ce côté-là n’avait rien d’exceptionnel, c’était même quelque chose qu’elle ne voulait pas vivre. « Il n’y a rien de juste dans ce monde, Flo... » réplique-t-elle douloureusement, n’ayant jamais croisé une seule personne n’ayant pas subi d’injustice de toute sa vie. L’être humain, non, les créatures aussi, toutes étaient en proie au même fatal destin, qu’il soit plus court ou plus lointain pour les uns ou pour les autres. Et puis, elle n’avait que quelques choix face à elle. Continuer à le revoir, et souffrir, ou cesser de le voir, mais elle souffrirait quand même. Ainsi était faite la vie. Elle s’attendait même à déjà devoir partir, à ce que leur échange s’arrête là aussi brutalement que ça avait commencé. Au lieu de ça, il l’attire contre lui, et elle hésite avant de céder à ce contact. L’idée de se revoir comme de simples amis faisant les boutiques ensemble n’avait rien de désagréable, au moins, cela leur éviterait de couper les ponts brutalement et s’en souffrir un peu plus par la suite. Peut-être pas le cinéma, car elle serait toujours tenter d’établir quelconque contact, mais commencer par une boutique de fleurs, pourquoi pas. Elle parvint même à en rire, en s’imaginant conseiller à Florian quelle nouvelle fougère irait le mieux dans son appartement. « ça me semble plutôt raisonnable. » conclut-elle finalement, l’observant d’un regard déjà plus tendre, moins triste. Elle savait qu’elle aurait encore quelques réflexes et quelques gestes mal placés contre son gré, parce que c’était dans sa nature de vouloir être aussi proche des gens que possible, mais peut-être qu’un simple petit contact n’aurait pas de conséquences si graves. Elle soulignait également les efforts qu’il faisait, tentant de changer de sujet, alors même que leurs corps l’un contre l’autre auraient du les alerter pour qu’ils se séparent avant que les pouvoirs d’Olimpia ne décident de se mettre en marche sous l’effet de l’alcool. Elle commençait en plus de ça à avoir froid, et regrettait d’avoir mis un tel décolleté pour une telle soirée. Elle aurait également pu proposer au brun d’aller continuer leur conversation dans la voiture, mais elle savait combien cela pouvait être une très mauvaise idée. En fait, tout était devenu une mauvaise idée, le moindre geste, mais elle s’efforçait de ne pas y faire attention. « Oui ? » répondit-elle à sa question, ce remémorant cette nuit-là, ce matin-là ou tout avait été si agréable bien que la nausée l’eut prise le matin-même, avertissement de ce qui allait se passer ensuite. Elle ne voulait pourtant pas penser à ces mauvais moments, juste à ce sentiment de bonheur qu’elle avait ressentit en le voyant agir avec autant de douceur et de tendresse envers elle. Elle aurait tout donné pour revivre un moment pareil, d’ailleurs. Elle attendit alors qu’il lui fasse parvenir ce qu’il voulait lui dire, se mordant la lèvre par instinct. Alors, quand les mots parvinrent à ses oreilles, la blonde détourna le regard en souriant, presque gênée de devoir faire face à de telles révélations. Elle ne s’y attendait tout simplement pas, et ça lui faisait chaud au cœur de savoir qu’il pensait de telles choses d’elle, où d’autres auraient dit qu’elle était simplement bien foutue et qu’elle était un bon coup, ce qui était la seule raison de la garder près d’eux. Peut-être était-ce ce qu’il voulait dire, mais elle ne le pensait pas une seule seconde. Plongeant une nouvelle fois son regard dans le sien, elle vint lui caresser les cheveux, attendrie. Elle en avait presque déjà oublié la raison pour laquelle ils se voyaient. « Je rêve ou tu essaies de me faire fondre, casanova ? » plaisanta-t-elle, un sourire désormais plus sincère sur les lèvres, trop peu habituée à réagir à ce genre de situation. S’il essayait de faire en sorte qu’elle accepte de le revoir, même si c’était en toute amitié, il avait gagné depuis longtemps. « Merci pour le compliment. » Passant une main sur sa joue, elle se mit à rire encore en se rappelant de cet oreiller massacré. Jamais elle ne s’était autant amusé au réveil avec un homme avec qui elle avait couché. « Tu aurais dû lui faire ton numéro de charme, je suis sûre qu’elle se serait occupée volontiers de remplacer cet oreiller elle-même. » En vérité, tout ce qu’elle aurait gagné aurait été de se faire virer. Olimpia ne lui souhaitait évidemment pas cela, mais rien que l’idée de voir Florian faire les yeux doux à une femme de chambre juste pour ne pas payer un oreiller l’amusait beaucoup. « Bon, j’imagine que je vais te devoir un oreiller alors ? J’te paie en fougère ? » plaisanta-t-elle en lui lançant un clin d’œil avant de se mettre à rire à nouveau. Observant son visage, elle poussa un léger soupir avant de fermer les yeux, front contre front, s’imprégnant de sa présence et de son odeur temps qu’elle le pouvait encore. « Dis, tu veux pas me raccompagner chez moi ? Je ne suis pas en état de ramener ma voiture, et je le sens pas de rentrer toute seule à pieds. Et… J’ai encore envie de profiter de toi. Et j’ai pas envie de dormir dans ma voiture en attendant que je décuve un peu. » Rouvrant les yeux, elle guette sa réaction, craint qu’il ne refuse à l’idée que cela les empêche de faire une croix sur leurs nouvelles résolutions. Une barre d’inquiétude lui plisse le front, elle se demande si sa mère est à la fenêtre en train de guetter son retour, et ce qu’elle pensera quand elle le verra raccompagner sa fille chez elle. Elle lui serait probablement toujours reconnaissante d’avoir pris soin d’elle, Oli en était sûre et certaine.

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