Un autographe ou une pizza [Vittorio]

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Un autographe ou une pizza [Vittorio] - Mar 13 Fév - 20:48
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sorciers
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EFFIGIE : Chris Hemsworth
BAFOUILLES : 1138
PACTE : 15/10/2017


OSSATURE : 34 ans
CONTRAT : divorcé
BESOGNE : Médium
FABLE : Essence de pur sorcier, il a eu la révélation il y a déjà longtemps.
ÉCHINE : Sorcier Volvo, héritier d'une magie aux origines scandinaves
PRESTIGE : Clairvoyance, rétrocognition et parfois précognition.
GANG : Heracleum
CREDIT : Moi ou google


Un autographe ou une pizza Vittorio & Calvin

Une journée agréable dans les rues de Rome. Comme souvent, je me balade parmi les badauds, intégrant facilement la foule des touristes venue admirer les monuments historiques, des monuments que j’admire moi-même. J’aime ce qu’ils dégagent, la force de leur histoire, la solidité de leur mémoire. Je les ai déjà vus, visités encore et encore, mais j’apprécie toujours autant ces balades, et surtout l’ambiance qui se dégage de cette ville.  Je crois que je suis tombé amoureux de Rome dès le premier jour où j’ai traversé ces petites ruelles qui forment un véritable labyrinthe dans cette ville, et surtout dans son cœur. Parfois je crois ressentir cette impression trop familière de déjà vu, parfois je soupçonne une autre vie, ici dans un autre temps, mais ces impressions sont fugaces et m’échappent toujours trop vite.

Et beaucoup plus rarement, je surprends des regards attentifs, un peu trop curieux sur ma personne. Dans ces cas, j’accélère le pas, esquive, évite ces gens qui auront reconnu un visage célèbre par-delà l’océan. J’ai encore besoin de mon anonymat pour le moment, au grand dam de mon assistante, Judith qui n’a de cesse de me réclamer mon retour. Il va falloir qu’elle attende encore un peu…Etrangement, la scène ne me manque pas, le contact avec les gens si…aller à leur rencontre, les aider à franchir des caps importants, à prendre des décisions parfois, etc…Peut-être pour ça que j’aime me promener là où la foule est présente. Mais le côté Show business, non, je n’ai pas la moindre envie pour le moment de reprendre le spectacle. Je sais ce que les gens diraient, ce qu’ils disent dans mon dos, et parfois ce qui s’étale dans la presse, la fameuse presse à scandale que je déteste !

Et ce sont ces regards que je surprends en me détournant de la magnifique fontaine de Trévi. Les gens en principe sont entièrement absorbés par son spectacle pour avoir envie de regarder ailleurs. Sauf ceux qui s’ennuient, les gosses qui en ont assez de grimper sur les margelles… ou ceux qui ont vu quelque chose de plus intéressant. Les regards se font insistant, je les vois se pencher les uns vers les autres pour échanger des commentaires, toujours en me dévisageant. Et je crois voir de l’hostilité dans ces regards. Quand un vieil homme s’approche, je fais aussitôt demi-tour pour m’éloigner. D’enjambées discrètes au départ, quand je vois que lui et sa femme ont décidé de me parler à tout prix, j’enclanche la vitesse supérieure, avant de constater, effaré qu’ils se sont lancés à ma poursuite.

La foule m’empêche d’avancer aussi vite que je le voudrais, et puis vu ma taille, je deviens d’un seul coup, beaucoup trop repérable. En proie à une angoisse inhabituelle, je décide soudain de prendre à gauche, évitant la ruelle principale pour me retrouver dans une de ces étroites petites rues qui hélas pour moi, se termine en impasse. Je lâche un juron, avant d’aviser une porte et je m’y engouffre sans même regarder où elle peut bien mener. La lumière cède alors brutalement la place à l’obscurité. Il me faut un moment pour que mon regard s’habitude à la pénombre, et tant qu’à faire constatant qu’il s’agit d’un couloir, je poursuis sur ma lancée poussant une nouvelle porte, et me retrouvant au beau milieu d’une vaste cuisine.

Nouveau changement brutal de lumière mais d’ambiance aussi. Je reste complètement saisi, planté là comme un idiot, le souffle encore un peu court pas à cause de la course mais de cette stupide panique, une mèche de cheveux qui balaie mon visage dont l’expression doit ressembler à celui du fugitif, avec Harrison Ford. Je passe finalement une main nerveuse sur mon crâne remettant mes cheveux en place, en observant l’homme qui a l’air tout aussi surpris de me voir que moi de le voir. J’adopte enfin une mine contrite et tente la plus pitoyable des excuses.

- Désolé, je crois que … je me suis trompé d’endroit, dis-je en italien.

Mais au moment où la situation aurait peut-être pu s’arranger, la porte que je viens d’emprunter, s’ouvre brusquement derrière moi et surpris, je fais un prompt volte-face, comme si un type allait me sauter dessus par l’arrière. Mais il doit s’agir du personnel de la maison. Bravo Cal, tu vas dire quoi à présent ?

- Euh, bonjour !


Je salue ces gens d’un signe de tête poli, ajoutant le sourire qui va de pair pour tenter de faire passer la pilule. Tout passe toujours mieux avec un sourire, n’est-ce pas ?


©️ Justayne

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
Entre ombres et lumières
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Un autographe ou une pizza [Vittorio] - Jeu 15 Fév - 20:14
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humains
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EFFIGIE : Luca Argentero
BAFOUILLES : 1382
PACTE : 19/05/2017
OSSATURE : 35 ans
CONTRAT : Célibataire
BESOGNE : Gérant d'un restaurant
FABLE : La vie n'est pas suffisamment compliquée comme ça, il faut maintenant qu'on nous invente des problèmes aux allures de créatures fantastiques ? Allons bon, ce ne sont que des conneries ! Du moins, c'était ce que je croyais...avant qu'elle n'entre dans ma vie et ne foute tout en l'air.
ÉCHINE : Plus humain, tu meurs.
PRESTIGE : J'ai un sens inné pour...rien en fait ! M'attirer des emmerdes ?
GANG : Je me suffis à moi tout seul, en tant que Roi Suprême de la Maladresse et des Autruches
CREDIT : SHADOW DANCER
    Le visage dans les mains, le soupir plus long que d'habitude, j'essaye de réfléchir. Vite. Il faut que ça se connecte là-dedans et qu'un éclair de génie traverse mes synapses, sinon... sinon je ne donne pas cher de notre peau au prochain service. On pourrait se dire que c'est n'est pas si grave, que deux ou trois serveurs en moins, ce n'est pas la fin du monde... On pourrait encore se croire au XIXème siècle aussi ! Il n'y a qu'à regarder les tables pour comprendre. Il court, il court, il court le téléphone. Dans les mains des enfants, de sept à soixante-dix-sept ans ! Pas un plat n'est mangé avant d'être photographié, retouché, commenté, partagé. Ce ne sont plus les guides et leurs étoiles qu'il faut craindre, mais n'importe quel client susceptible de s'intéresser aux réseaux sociaux. Il y a même des sites consacrés aux avis des internautes. Et je ne parle pas des blogs culinaires, où l'on s'autoproclame critique gastronomique sans aucun esprit d'analyse, ni de réelle connaissance du métier. Les jugements sont implacables et si on a le malheur de vouloir y répondre, mieux vaut savoir manier les mots ! Alors, vous voyez maintenant, où je veux en venir ? A cette foutue malchance qui cloue au lit deux membres de mon équipe, sans compter un arrêt maladie qui en a encore pour une semaine ! Trois personnes en moins, ce sont des clients oubliés, des attentes qui s'éternisent, de possibles accidents dus à la précipitation entre salle et cuisine : je ne peux pas me le permettre. Pas après avoir réussi à hisser cet établissement au rang d'une des meilleures trattorias de la ville. Aux fourneaux, la tension monte. Personne n'est volontaire pour prendre une place de l'autre côté des portes battantes : je vais devoir désigner quelqu'un. Le chef et le sous-chef restent à leurs postes, mais je suis contraint de sacrifier un plongeur. Mieux vaut que la vaisselle s'entasse plutôt qu'une assiette soit envoyée sans ses accompagnements.

    Midi sonne. Les premiers clients s'installent. Je laisse faire, observateur. Il n'y a pas de quoi s'alarmer pour l'instant, mais je sais qu'on est rapidement débordé, une fois les commandes prises. Les tables se remplissent plus vite que prévu, notamment à cause d'un groupe de douze personnes. C'est le bambino qui prend la commande. Les gens sont dissipés, trop occupés par leurs conversations pour s'interrompre et donner leurs boissons. Il énumère les choix, s'y perd, donne les instructions au barman mais le compte n'y est pas. Il y retourne, s'excuse et rejoue la scène, histoire de rattraper les retardataires. Je décide d'intervenir, leur souhaitant à tous la bienvenue d'un air jovial, plaisantant sur leur accent afin d'essayer de deviner d'où ils sont originaires. Je fais un signe de tête à mon employé, lui indiquant qu'il peut disposer.

    Les antipasti sont lancées, les bouteilles débouchées, le brouhaha s'intensifie. J'aime cette ambiance, même si elle est synonyme de stress. Je file en réserve, le temps d'attraper quelques charcuteries pour préparer des plateaux et un ou deux vins rouges. Je n'entends pas grand chose en provenance des cuisines, comme si le temps s'était arrêté. Je sors par une autre porte et tombe nez-à-nez avec une armoire à glace. Interloqués, nous le sommes tous. Ce n'est pas un éléphant dans un magasin de porcelaine...mais ça pourrait !

    " Marcello, lâche tes légumes et arrange-moi ça sur quelques planches. On va faire patienter le groupe. ", ajoutai-je en donnant mes récoltes à un jeune homme en tablier noir. " Les crustacés ne vont pas se nettoyer tous seuls, Amelia ! ", dis-je d'un ton ferme. Les poêles se remettent en marche et je me tourne alors vers le nouvel arrivant. " Si vous cherchiez les commodités, ce n'est évidemment pas ici qu'elles se trouvent. Je vous conseille de ne pas rester dans les parages, si vous ne souhaitez pas perdre un œil ou un orteil ! Suivez-moi. ", dis-je en ouvrant la marche, direction la salle du restaurant.


☾ ☾ ☾ ☾ ☾



Justayne
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Un autographe ou une pizza [Vittorio] - Ven 16 Fév - 20:49
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ÉCHINE : Sorcier Volvo, héritier d'une magie aux origines scandinaves
PRESTIGE : Clairvoyance, rétrocognition et parfois précognition.
GANG : Heracleum
CREDIT : Moi ou google


Un autographe ou une pizza Vittorio & Calvin

C’est bien la première fois qu’un truc pareil m’arrive. Je veux dire, débouler comme ça dans une maison, enfin … plutôt la cuisine d’un restaurant de toute évidence, sans y avoir été invité, comme un voleur. Alors c’est sûr que je ne suis pas non plus habitué à servir des excuses toutes prêtes pour expliquer mon attitude. Puis expliquer quoi ? Que j’ai paniqué comme un idiot à cause d’un couple de braves gens qui ne voulait sans doute rien d’autre qu’un autographe ? Alors franchement tant qu’à dire une idiotie, je préfère encore leur servir l’excuse du gars qui s’est trompé de porte.  

Et je ne sais pas si l’homme qui vient d’arriver, a cru à mon histoire, mais il est indubitablement le maître des lieux, à l’entendre donner ses ordres. Moi pendant ce temps, je n’ai pas bougé. Je le dévisage, m’apprêtant à me faire sermonner comme un gosse pris en flagrant délit d’avoir farfouillé dans le pot à biscuit. Au lieu de quoi il se contente de donner corps à mon excuse. Oui voilà, les WC, c’était eux que je cherchais, naturellement !

- Non, de toute évidence ! Encore désolé pour le dérangement.

Alors je souris plus encore, soulagé, me retenant d’essuyer la perle de sueur qui coule sur mon front et qui n’est en rien due à la chaleur des lieux et encore moins à la température extérieure mais uniquement à une crise de stress incompréhensible. Enfin pour le moment je mets ces petites préoccupations de côté pour suivre le chef qui m’invite à quitter ses cuisines sous peine de perdre un œil ou un orteil. Le sourire se fait un brin plus crispé, ce serait fort regrettable en effet.

Il me désigne ensuite la direction des fameuses commodités, et je le remercie poliment avant de m’y diriger. J’en profite pour me rafraîchir le visage, et jeter un regard noir à mon reflet dans le miroir. Ma réaction était très exagérée, c’est clair. Je ne comprends pas ce qui m’a pris, et le pire c’est que mon cœur cogne toujours lourdement dans ma poitrine. C’était juste un couple de gens qui m’ont reconnu et alors ? Fut un temps, signer des autographes ne me posait pas le moindre problème, bien au contraire. C’est plutôt gratifiant ce genre d’exercice. Mais là tout à coup, ça m’a paru mission impossible. Pff, vraiment idiot !

Je secoue la tête, et me décide à revenir dans la salle du restaurant qui embaume les odeurs de nourriture, assez pour réveiller ma faim et me dire que ça serait une bonne idée de manger quelque chose ici. J’avise alors le patron des lieux, et le retiens dans sa course.

- Est-ce que ça serait possible d’avoir une table, s’il vous plait ? D’avoir vu ces gens à l’œuvre dans vos cuisines m’a ouvert l’appétit ! que j’ajoute avec l’air d’un ogre qui s’est soudain souvenu qu’il mourrait de faim, et un sourire.

Et j’en profiterai pour commander un verre de vin, histoire de m’aider à m’en remettre. Mais au moment où l’homme s’apprête à me répondre, j’aperçois un visage, puis un second, et je fronce les sourcils, en ouvrant la bouche, mais aucun son n’en sort. Le couple, le type et la femme que j’ai fui tout à l’heure sont là, tranquillement installés à une des tables. Et pour le moment, ils ne m’ont pas encore vu, alors la panique revient me laissant figé telle une statue de sel. On dirait un poisson qu’on a sorti de son aquarium.

Peut-être même que je marmonne un juron en anglais, sans vraiment m’en rendre compte, jusqu’au moment où l’homme face à moi parvient à capter mon attention.


©️ Justayne

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Un autographe ou une pizza [Vittorio] - Aujourd'hui à 1:03
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ÉCHINE : Plus humain, tu meurs.
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    Docile, le pachyderme. Plus parce qu'il se sait dans un environnement méconnu que parce que mon ton autoritaire lui a chatouillé les oreilles ! Il me suit sans discuter, adressant un signe de tête courtois et désolé à l'attention du personnel. Après m'être assuré qu'il avait atteint la bonne porte, je retourne à mes occupations en salle. Le bambino essaye de garder le cap, malgré la houle de nouveaux clients et autres demandes ponctuelles. Au moins, il n'est pas seul à bord : ses collègues mettent les bouchées doubles et ne perdent pas une minute. Je me joins à eux, récupérant un plateau pour aller distribuer des rafraîchissements. Le principal, c'est de ne rien laisser transparaître. Conserver une attitude professionnelle, avec le sourire et une disponibilité quasi immédiate. Une fois les boissons servies, je me dirige vers le bar pour récupérer des cartes mais me fais interpeller par le grand blond de tout à l'heure. L'appétit de Monsieur s'est réveillé alors...Monsieur se demande s'il peut s'installer à une table afin de déjeuner.

    " Certainement ! Il doit me rester une ou deux tables de ce côté... ", lui indiquai-je d'un geste de la main. Geste qu'il n'a visiblement pas perçu puisqu'il regarde dans la mauvaise direction. Son expression a changé, de ce qui semblait être celle de la bonne humeur à figée, presque tendue. Je jette un rapide coup d'œil derrière moi, n'y trouvant rien de particulier. Qu'a-t-il vu que mes yeux ne captent pas ? Je n'ai pas de temps à perdre mais l'obligation de servir mes clients. Or, il se trouve que Monsieur Muscles en fait partie. Je me permets une légère tape sur son bras, comme pour le faire atterrir. " Est-ce que tout va bien ? ", demandai-je. " Si vous préférez déjeuner à l'écart, nous avons une arrière-salle qui donne sur la cour. Elle est réservée au service du soir, mais je veux bien faire une exception si cela vous permet de mieux apprécier votre repas... "

    Des exigences, il y en a toujours. Des personnalités qu'on traite différemment aussi. Le malaise qui se lisait sur son visage était tel que je ne pouvais pas faire comme si de rien n'était. Et s'il s'évanouissait ? S'il avait des comptes à rendre avec je ne sais quel autre individu ? Hors de question qu'il se donne en spectacle dans mon restaurant, en plein service, avec trois serveurs en moins ! Je me devais d'anticiper toutes les situations, qu'elles soient plausibles ou rocambolesques. Ce n'était pas une invitation à me suivre : je l'y contraignais presque ! Il n'y avait effectivement personne et on entendait à peine le brouhaha de la salle principale. Une dizaine de tables, une ambiance plus feutrée, si Monsieur préférait la quiétude, Monsieur allait être servi !

    " Le plat du jour comporte des couteaux en persillade accompagnés de tagliatelles fraîches. Si vous êtes plutôt amateur de viande, carpaccios ou vitello tonnato sont en suggestions du moment. Je vous apporte la carte de suite. ", ajoutai-je avant de m'éclipser. Lui faire croire qu'il était maître de ses choix quand je le poussais à faire ce que moi, je voulais. Mon pauvre Vittorio, tu n'es pas au bout de tes peines !

☾ ☾ ☾ ☾ ☾



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