My heart goes Boom [Louisa]

 :: HÔPITAL
My heart goes Boom [Louisa] - Lun 19 Fév - 14:17
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My heart goes Boom Louisa & Calvin

Ca fait environ dix minutes que je suis assis là, au milieu d’autres patients qui attendent une consultation dans les urgences de l’hôpital. Et cela me contrarie quelque peu, voir même beaucoup. Non pas l’attente, je suis très patient pour ça, mais d’avoir dû céder à Judith et à ses menaces pour venir me faire examiner au plus vite.

Ok, j’ai refait quelques « malaises » depuis cette mésaventure au restaurant italien, et je me réveille de plus en plus souvent en sueur et le cœur menaçant d’exploser dans ma poitrine. La dernière fois j’ai cru que je ne retrouverai plus jamais mon souffle. Sans parler des cauchemars… ouais ça je n’en ai pas parlé à mon assistante. Mais quand cette dernière a appelé et que j’ai eu le malheur de lui parler de ces « légers » problèmes, elle s’est mise à m’engueuler, à me dire que j’étais un irresponsable ! Que j’avais peut-être fait un infarctus ! Une attaque ? Quelque chose dans le genre, quelque chose de grave assurément. Et que si je ne me rendais pas immédiatement aux urgences, elle appellerait elle-même l’ambulance !

Pfff… sérieux, Judith exagère toujours, c’est clair. Mais je sais aussi qu’elle est tout à fait capable de mettre ses menaces à exécution. Et croyez-moi, je n’avais pas du tout envie de voir débarquer une ambulance à la villa de mon ami, tout ça alors que la plupart du temps je vais très bien !

Donc me voilà, en jean, veste jogging sur un teeshirt des All Blacks, basquettes, les cheveux à demi-noués dans un style décontracté, pour affronter cette consultation qui m’attend au coin du couloir. L’air absent, je fixe mes mains croisées entre mes genoux quand mon téléphone portable résonne un peu trop brutalement, un peu trop fort dans cette salle où tous les autres semblent plongés dans un mutisme de veillée funéraire. Je leur adresse un sourire d’excuse en m’empressant de décrocher, ne rencontrant que regards réprobateurs pour la plupart. Ce qui me fait zapper les premiers mots de Judith. Bon sang, ça doit faire la troisième fois qu’elle appelle depuis que je suis parti de la maison. Je grommelle en anglais le plus discrètement possible, alors que plusieurs paires d’yeux sont fixées sur moi.

- Oui, oui ça va ! Oui j’y suis ! Tu ne vas pas m’appeler toutes les cinq minutes quand même ! Non, je ne l’ai pas encore vu. J’ai dit PAS ENCORE ! Le ton monte, nouveau sourire d’excuse pour mes voisins de fauteuil. Oui, promis, … c’est ça, lâche-je d’un ton irrité.

Avant d’apercevoir une jeune femme venir vers moi, une infirmière. Elle me fixe en souriant, on dirait que je vais devoir y aller. Je zappe de nouveau les paroles mitraillées par Judith pour couper court :

- Je dois te laisser, je te rappelle !

Et je raccroche, tandis que l’infirmière se pose devant moi. Je me redresse, lui adressant un bonjour en italien cette fois et un sourire, glissant le téléphone dans la poche de ma veste.


©️ Justayne
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My heart goes Boom [Louisa] - Lun 19 Fév - 23:28
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Ton cœur fait troooop boom boom.
J’ai l’impression de me revoir à ma toute première rentrée scolaire. Maman réajustant le petit col claudine après m’avoir arrangée la frange et donnée les dernières recommandations : Vittorio et Tiziano viendraient me chercher quand l’école serait terminée. Bien sûr que j’avais envie de pleurer parce que je me retrouvais toute seule. Mes deux grands frères étaient justement trop grands pour être dans la même école que moi et mes autres frères et sœurs trop petits. Mes yeux verts s’étaient tournés vers Vitto, tout brillants, prêts à laisser filer mes larmes. Je n’ai pas pleuré et je ne sais pas comment j’ai réussi. Le soir je savais que je retrouverais mon petit univers rassurant et les bras de mon grand frère pour me porter.
Et bien j’en suis là encore aujourd’hui avec quelques différences quand même. Maman ne m’habillait plus depuis longtemps. Je ne portais plus de socquettes blanches et encore moins un col claudine. Par contre le stress de la première fois lui ne m’avait pas quitté alors que je me tenais en face de l’immense porte de l’hôpital. Vitto avait eu interdiction de m’accompagner pour ce premier jour mais il avait tout intérêt à me faire un repas d’enfer quand je rentrerai ce soir.

Je ne sais pas si la coutume mais pour un baptême du feu, je suis assignée aux urgences pour assister un des médecins, une fois les démarches administratives faites. La promotion 2018 se compose d’un petit groupe mixte d’une dizaine d’élèves infirmiers. L’hôpital est une espèce de grande fourmilière toujours en mouvement mais à coté des urgences, c’est une fête de village qui tente de rivaliser avec une fête foraine. Une chance que nous ne sommes pas seuls et devons être secondés par un médecin ou des infirmières déjà diplômées parce que je n’aurais jamais su par quel bout démarrer. La toute première étape fût quand même de se changer pour enfiler cette fameuse blouse blanche qui fait peut-être rêver. Mhm, ça devait être avant alors parce que là, je ne me sens pas devenir le fantasme de qui que se soit. C’est blanc, ça c’est certain, un petit liseré vert clair sur les côtés du pantalon et les épaules de la blouse, assorti aux jolis sabots verts également. Mes cheveux, encore colorés de mèches roses, sont attachés en chignon. Je n’ai plus qu’à accrocher mon badge d’élève avec mon identité.

L’infirmière m’a chargé du premier entretien une fois que les urgences ont été traitées par priorité. Quand je vous dis que c’est une grande foire, c’est que c’est une grande foire. En allant chercher mon tout premier patient, j’assiste à l’unique représentation du Lac des cygnes par un échappé probablement de psychiatrie ou future client. Cela a le mérite de faire rire quelques patients qui attendaient qu’on s’occupe d’eux.  

Un regard sur le registre que je traine avec moi, j’avance sans regarder mais le ton d’une voix courroucée m’attire aussitôt. Pfff encore qui ne sait pas éteindre son téléphone dans un hôpital. Quel manque de savoir vivre, franchement. Bon voyons qui va avoir le grand privilège de passer entre mes petites mains…

– Monsieur Johnson ? Mince je n’ai pas dû appeler assez fort. MONSIEUR JOHNSON ?

Personne ne réagit, je regarde le type au téléphone, le seul a n’avoir pas pu m’entendre même quand j’ai parlé plus fort. J’avance dans sa direction, mon registre sous le bras et un sourire en prime, comme ça, si ce n’est pas lui j’aurais l’air moins maladroite.

– Monsieur Johnson ?....vous savez que les téléphones portables sont interdits ? Ma question est d’une platitude débile que je me dis à moi-même : S’il l’avait su il ne saurait peut-être pas en train de le faire. Réfléchit un peu Louisa. Pour me sauver des eaux, je pointe aussitôt mon stylo dans la direction du panneau d’affichage. Comment tu fais grave sérieuse Louisa, là. Vous voulez bien me suivre, s’il vous plait ? En même temps il n’a pas le choix. Nom d’un macaroni, lui il a mangé toute sa soupe quand il était petit. Je ne sais pas comment je m’y prends mais mon demi-tour ressemble à un pas de danse à la Jackson, façon automate. N’empêche que je manque de glisser avec mes sabots sur le revêtement trop lisse.

Nous entrons dans une pièce où je lui demande de s’installer sur la table d’examen. Le médecin n’est pas encore là, c’est un peu gênant. Je tourne les pages plus ou moins remplies de son dossier. Moi qui voulait jouer au docteur, petite, je suis comblée.

– Il est noté que vous êtes sujet à des malaises ? Vous pouvez me précisez dans quelles circonstances ? Vous fumez … ?....buvez…. ? Je coche les cases qui correspondent à ses réponses. …Vous avez pris de la drogue dernièrement ? …un peu d’herbe ?

Je pose le registre sur le tabouret que je viens de quitter pour saisir son bras afin de sentir son pouls, à l’intérieur de poignet, sous mon index et mon majeur. Je regarde ma montre à l’envers sur mon poignet. Pendant que je compte dans ma tête, je le regarde, me perd un peu dans mes comptes du coup je le tiens plus longtemps que prévu.

– Les Blacks…dans un pays où le foot est roi, vous aimez prendre des risques. Plaisantais-je. L’Italie n’est pas parmi les favoris au rugby mais nous avons quand même une équipe nationale. Houlala son pouls s’accélère, qu’est-ce qu’il a ? Aussitôt mon regard tombe sur le sien. Il me fait cligner plusieurs fois des yeux et piquer un léger fard. Je laisse tomber son poignet et m’empresse de noter ce que j’ai trouvé. Vous êtes en vacances en Italie, Monsieur Johnson ?
©️ Justayne
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My heart goes Boom [Louisa] - Mer 21 Fév - 18:01
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My heart goes Boom Louisa & Calvin

En l’entendant appeler mon nom, l’infirmière efface tout doute possible. C’est bien moi qu’elle est venue chercher. Je me lève donc, souris, aimable, sauf que je me fais alors gourmander comme un gosse surpris en train de faire une bêtise. He merde, le téléphone quel idiot, j’avais complètement oublié ce détail. La faute à Judith on dira ! Si elle ne me harcelait pas tant ! Je jette un coup d’œil autour de moi, recevant des regards plus réprobateurs encore. Ok. Je fais une grimace contrite et m’excuse :

- Désolé !

Et je m’empresse d’éteindre complètement mon téléphone non sans ressentir une certaine satisfaction. Au moins ainsi Judith me laissera tranquille pour un moment. Puis à la requête de l’infirmière, je lui emboîte aussitôt le pas, soulagé de laisser ces autres patients à la mine revêche. Je cale ensuite mon pas sur le sien, et reste attentif autant au décor qu’à cette jeune femme qui me précède. Amusant ses cheveux roses. Le regard glisse sur sa silhouette, et je me mets à sourire en songeant à des idées plutôt déplacées en ces lieux, ou pas à vrai dire. Voilà qui me distrait agréablement de la raison qui m’a amené jusqu’ici, raison qu’elle me rappelle assez rapidement, une fois qu’on a pénétré dans ce qui ressemble à une salle d’examen.

La vue des appareils et du matériel médical présents dans cette pièce me retire vite le sourire. Voilà qui me rappelle de manière un peu trop vive, des souvenirs d’une autre hospitalisation qui a laissé trois fines cicatrices sur mon flanc et mon ventre, les marques des trois coups de poignards qui ont failli me laisser sur le carreau. J’inspire profondément, avant d’obéir à sa requête en m’asseyant sur la table d’examen, non sans avoir retiré ma veste que je pose sur une chaise juste à côté.

Et j’ai droit à une première série de question, dont elle note les réponses sur sa fiche. Ok, va falloir y plier. Plus vite ce sera réglé et plus vite je pourrai sortir d’ici. Quoiqu’avec la veine que j’ai, le médecin qui est sensé s’occuper de moi, va me faire lambiner pendant un bon moment.

- Oui….c’est ça. C’est mon cœur qui semble faire un peu des siennes. Pour les circonstances euh…. Je marque une hésitation, la dévisage un peu mitigé sur la réponse à lui donner. Je finis par rester plutôt vague sur le sujet. C’est arrivé deux trois fois, ces derniers jours et même pendant mon sommeil. La première fois j’étais … je me promenais en ville, au milieu des touristes. Et avant-hier, ça m’a réveillé en plein milieu de la nuit.

Je secoue la tête, en ajoutant :

- Non, je ne fume pas…boire, et bien on va dire modérément. J’y ajoute un sourire parfaitement charmeur malgré moi !  Et je finis par rire à ses questions sur la drogue. Non non, ni herbe ni quoique ce soit de ce goût là.

Puis je la regarde faire, me prendre le pouls, l’air concentrée sur son truc, avant de sourire à sa question sur mon teeshirt.

- Vous croyez que je prends des risques ?
Je le lui demande avec l’assurance de celui qui sait que grâce à sa carrure, rares seront ceux à oser lui créer des problèmes, du moins pas le genre dont elle me parle. C’est sûr que de ce côté, je ne prends pas beaucoup de risque.

Mais je finis quand même par ajouter en croisant son regard.

- En fait c’est un cadeau d’un ami, ou je devrais plutôt dire que c’était une blague de sa part.

Je lui laisse en deviner le fond.

- Je ne suis à vrai dire ni attiré par le rugby, ni par le foot. Je préfère le tennis, squash, natation aussi…

Et la boxe que je pratique régulièrement mais, je ne m’étale pas sur le sujet, parce que ce n’est pas un sport choisi par hasard. Comme mon cœur semble me faire encore des siennes, je reviens au ton de la plaisanterie.

- Ou le catch, parce que c’est marrant ! Mais peut-être que je devrais éviter de dire que je n’aime pas le foot ? Qu’en pensez-vous ? Enfin, si vraiment, je peux regarder un match en buvant une bonne bière. Et vous ? plutôt foot ou rugby ?

J’affiche un sourire amusé guettant sa réaction, et attendant une nouvelle série de question. Ma foi si elle veut me tenir compagnie en attendant le médecin qui va peut-être m’aider à  résoudre ce petit problème qui perturbe quelque peu ma vie, je n’ai rien contre, même si je me doute qu’elle ne fait que son travail.



©️ Justayne
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My heart goes Boom [Louisa] - Mer 21 Fév - 21:27
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Ton cœur fait troooop boom boom.
– Même pas une petite tisane le soir ?   Plaisantais-je pour répondre à son objection sur les herbes et pour le détendre un peu. Ce sont des petites herbes inoffensives. Pas de tabac, peu d’alcool…ça fait de vous un homme idéal. Continuais-je amusée.

Le pouls c’est donc noté malgré mes ratés où il a fallu que je reprenne mon comptage plusieurs fois. Je dois dire que pour un premier patient pour mon premier jour dans le coin des urgences, j’aurais pu tomber sur bien pire ou bien moins agréable à regarder. Là au moins, je peux plaisanter sur son tee-shirt. C’est sans doute ça, qui m’a trop distraite pour prendre son pouls.
Je l’écoute me raconter l’histoire de ce fameux tee-shirt. Souris à sa question sur les risques en pensant qu’il faudrait avoir un grain pour venir se frotter contre lui parce qu’il arbore sa préférence pour un sport. Mais je n’oublie pas pour autant les précisions qu’il m’a donné sur les différentes manifestations de ses troubles.

– Est-ce que vous pouvez retirer votre tee-shirt…puis vous allongez. Je pense que le médecin va vous faire passer un électrocardiogramme…je vais vous placer les capteurs en attendant. Je lui fais un grand sourire qui veut être rassurant alors qu’à l’intérieur je ne suis pas du tout sûre de moi. Bon j’avais repéré l’appareil mais j’espère que je ne prends pas trop d’initiative. Je le laisse retirer son tee-shirt pendant que j’approche l’appareil. Ho mon Dieu mais mâtez-moi ses abdos. Mon regard s’arrête sur d’anciennes cicatrices pendant que j’incline la table d’examen pour son confort. Quelqu’un s’est risqué trop près de vous… ? Je me penche légèrement pour apprécier le travail. Elles sont parfaites. Si quelqu’un devait rentrer à ce moment-là, je n’ose même pas songer à ce qu’il s’imaginerait en me voyant de dos, penchée sur mon patient. Le chirurgien qui vous a opéré a fait un très beau travail. Qu’est-ce qui vous est arrivé ?

Je me redresse pour placer le premier capteur et les autres ensuite. Pfff il me donne un peu chaud mais comme ma question peut sembler indiscrète, j’imagine qu’il mettra ses petites joues rouges sur cette indiscrétion.

– Ca ne me regarde pas, excusez-moi. Et j’enchaine pour noyer le poisson. Ha oui autant de sport…le sport vous aime en tout cas, il suffit de vous regarder. Je sens le rouge monté aussi vite qu’un feu de paille. Non je ne veux pas l’imaginer en maillot de bain. J’ai dit noooon…je me tourne, feins de m’intéresser à l’appareil puis je me rends compte d’un truc, me retourne. Vous me faites marcher ? Pour le catch ? Je fronce les yeux, croise les bras sous ma poitrine. Si ça se trouve il n’a fait que me baratiner. Je ne sais pas si je vais vous répondre…j’ai l’impression que vous vous êtes gentiment moqué de moi. En tout cas même si vous n’aimez pas le foot, vous en connaissez bien les traditions mais vous avez oublié la pizza pour accompagner la bière. Je fais semblant d’être vexée. Pour le savoir il faudrait que vous m’invitiez sur un terrain de sport. Demander à une italienne si elle aime le foot, c’est comme si vous lui demandiez si elle aime sa famille…mais il y a toujours des exceptions. Je vais vous faire une confidence…je laisse le foot à mes frères. Le médecin nous a oublié, ce n’est pas possible. Remarquez ce n’est pas pour me déplaire. En tout cas il va falloir que j’ajoute une autre pathologie en ce qui vous concerne…la perte de mémoire. Un grand sourire s’étire sur mes lèvres. Vous ne m’avez pas dit si vous étiez en vacances ou je vous ai perturbé avec mes questions ?

La porte s’ouvre à cet instant précis. Ma déception se lit sur mon visage quand je vois que c’est le médecin qui fait son entrée. C’est à peine s’il me regarde quand il s’empare du registre sur lequel j’ai noté les informations sur le patient puis il vérifie si j’ai bien placé mes capteurs pour l’électrocardiogramme. Pourvu que j’ai bien fait les choses. Je me mets un peu en retrait, les mains dans le dos. Le médecin est un peu moins précautionneux que moi mais ses gestes sont précis et moins maladroits que j’ai pu l’être.

Son diagnostic ne tarde pas après examen du cardio. Crises d’angoisse liées probablement à un gros stress. Il lui prescrit un anxiolytique point. Merci Monsieur. Il me donne des consignes pour la suite puis me laisse avec le patient. Bienvenue aux urgences…
Je sais que je ne suis pas médecin mais avant de lui donner un antidépresseur, même léger. Je ne sais pas mais je cherche à trouver la cause.

- …vous savez quoi ? Il y a aussi des méthodes plus naturelles pour maitriser vos crises comme la relaxation…vous devriez pratiquer moi ça m'a aidé…je pourrais vous montrer si vous le souhaitez.

Naaan mais Louisa, dis-moi un truc, tu aurais fait la même proposition si ton patient avait été un petit papy ?  
Oui et bien, c’est juste pour mettre à profit l’idée générale qu’il faille privilégier le naturel plutôt que le chimique, d’abord.
Je suis surprise qu'on ne lui ait pas fait une prise de sang pour voir si ce n'était pas lié à un manque de quelque chose...mais bon je ne suis pas médecin.

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My heart goes Boom [Louisa] - Jeu 22 Fév - 18:55
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My heart goes Boom Louisa & Calvin

Je ris à sa plaisanterie :

- Rien d’illégale on va dire.

Et je la regarde dans les yeux en espérant que ma réponse la satisfait, avant de l’entendre parler de l’homme idéal. Alors je lui réponds sur un ton mi-figue mi-raisin:

- Si ce sont vos seuls critères, dans ce cas oui, je suis l’homme idéal.


Présomptueux moi ? Nan, c’est elle qui l’a dit, pas moi !
Bon pour le reste du questionnaire, mes réponses paraissent lui convenir. Je retire donc le teeshirt et m’allonge sur la banquette d’examen à sa demande, pas vraiment à l’aise dans cette position, à cause de cet environnement pas particulièrement agréable, enfin si on fait exception de la charmante infirmière. Je la dévisage pendant qu’elle s’en va chercher un appareil. Quel âge a-t-elle ? vingt sept ans ? Plus jeune ? ….Le mystère restera sans doute complet !

La voilà revenue avec cet engin que je regarde d’un œil mauvais. Que ne ferais-je pas pour tranquilliser ma chère assistante !  Mais mon attention s’en détourne très vite pour revenir à la jeune femme face à moi qui semble apprécier le spectacle de mes abdos dévoilés. Je souris, plutôt fier de moi. Bah quoi ? un peu d’égo ne fait pas de mal. Qui n’apprécierait pas d’être regardé de cette façon ? Sauf que quand elle me parle de mes cicatrices, mon sourire se crispe. Je tâche cependant de faire bonne figure et mon ton parait à peine marqué par la contrariété tandis que je lui réponds :

- De beaucoup trop prêt, ….en effet.

Et quand elle me fait remarquer qu’elles sont parfaites, le doute s’installe. Elle ne parle visiblement pas de ma musculature. Ah oui….bien sûr, c’est une infirmière, elle admire le travail du chirurgien qui m’a opéré. Déçu moi ? Ok, un peu.

- Oui, très bon assurément. Il m’a sauvé la vie après tout. Quant à lui donner les détails de ce qui s’est passé, je me crispe légèrement et finis par lui dire en lui souriant à ses excuses. Ce n’est pas grave …c’est juste que….les rues de New York sont parfois mal fréquentées….

C’est très vague, mais je ne peux pas décemment lui avouer qu’il s’agissait d’une attaque d’ un extrémiste religieux qui en voulait au sorcier que je suis. Mais heureusement pour moi, cette histoire a eu un happy end. Je crois qu’elle a compris mon malaise parce qu’elle fait aussitôt revenir la conversation au sujet du sport. C’est beaucoup plus facile d’en parler, et cette fois j’ai droit à un vrai compliment que j’apprécie… Ce qui doit se voir à mon sourire. Mais je joue quand même les modestes.

- Oh je crois surtout que la nature m’a généreusement pourvu.

Hum, ça ne sonne pas un peu bizarre ça, genre…..sous-entendu que ? Argh, non j’espère qu’elle ne va pas croire que je sous entends autre chose que ce que j’ai voulu dire. Et peut-être que ce n’est pas aussi modeste que je souhaitais que ça ne le paraisse. Bref, je crois qu’on va laisser tomber, sinon je vais bientôt devoir m’accrocher aux branches. Je fais une nouvelle moue pendant qu’elle se retourne pour consulter son appareil.

Heureusement, elle me permet une nouvelle fois de rebondir en s’étonnant pour le catch. Je ris volontiers et lui assure en toute sincérité :

- Non non pas du tout. Je suis on ne peut plus sérieux. Vous n’avez jamais regardé ? Vous ne connaissez pas Roman Reigns ? Ce playboy d’Aj Styles ? Quoique celui que j’préfère, c’est Dean Ambrose. Et puis vous savez, y’a des filles qui font ce sport et elles sont plutôt…..

Stop Calvin, on va arrêter les commentaires enthousiastes là !

- Elles se débrouillent bien aussi.

Je lui souris, avant d’ajouter.

- Je pourrai vous montrer quelques prises, genre…un Gorilla Press Drop, ou…hmm…
J’affiche un sourire enjôleur. Un giant Swing…je ris avant de préciser : Sauf que mes intentions ne sont pas de vous faire mal bien sûr.

Euh… je crois qu’on va laisser tomber ces histoires de catch, et je reprends très vite la conversation sur le foot. Je me gratte la joue d’un geste un peu nerveux.

- Ah oui la pizza !! Comment ais-je pu oublier ?? Non c’est sûr, vous avez raison, on va laisser ça à vos….euh frères. Cependant je suis prêt à vous accompagner voir une démonstration du sport de votre choix, pour vous prouver que je ne me moque pas de vous.

Je lui souris, étant enfin parvenu à lui dire quelque chose qui n’a pas l’air trop tordu. Sauf qu’elle souligne mes pertes de mémoire et je reste un peu interloqué avant de comprendre.

- Ah oui, désolé. C’est à cause du foot, oui, ça m’a perturbé. Je lui mens sciemment cette fois, tout en y ajoutant un beau sourire. Et donc oui, en quelque sortes, je suis en vacances chez un ami, ou plutôt en congé sabbatique.

Et heureusement pour moi, je ne vais pas être obligé de détailler car nous sommes interrompus par l’arrivée de celui qui a tout l’air d’être mon médecin du jour. Je le salue poliment, et attend que ce dernier consulte la série de feuillets craché l’appareil branché par ma charmante infirmière. Ok pas très souriant le doc, mais je saurai m’en contenter. Jusqu’au moment où il me lâche son diagnostic. Crise d’angoisse ? Oh c’est une blague ? J’ai envie de protester, de lui dire que c’est le genre de maux qui touchent les femmes ça plutôt non ? Pas moi ! J’en serai presque à préféré avoir eu un malaise cardiaque. Sérieusement, j’ai l’air de quoi à présent devant cette demoiselle ?

Dont j’évite le regard. Je trouve ça gênant, enfin pas pire que s’il m’avait annoncé que j’ai des hémorroïdes ou que je souffre soudain d’impuissance. Je vous rassure sur les deux cas, je ne souffre nullement de l’un ou de l’autre. Juste de crises d’Angoisse. Je ravale ma fierté et marmonne un merci et un aurevoir, avant de regarder stupéfait le médecin qui s’en va déjà. Quoi ? Alors c’est tout ?

Mon attention revient lentement sur l’infirmière qui essaie de me rassurer. Oui enfin c’est juste ma fierté qui en a pris un coup. Mais elle est mignonne. Surtout quand elle se propose de me montrer des méthodes de relaxation. J’essaie de ne pas rire… mais reste un sourire plus qu’amusé.

- Oui vraiment ? Vous me montreriez ? Alors nous pourrions échanger notre savoir, moi les prises de catch et vous, les hum… méthodes de relaxation. Enfin je me demande si c’est bien compatible.

Cette fois je ne résiste pas à l’envie de rire, mais je finis par retrouver mon sérieux et je lui prends la main doucement pour la remercier.

- Merci mademoiselle l’infirmière…. Pour vos soins et pour votre charmante compagnie.

Je me perds un peu dans ces yeux verts des plus étonnants avant de me redresser, assis sur le bord de la banquette.

- Je suppose que la consultation est terminée ?

Je suis pressé soudain de retirer ces trucs.

- Je vais pouvoir rassurer mon assistante, elle n’a plus à craindre que je fasse d’infarctus.

Mon sourire est un peu crispé, mon pauvre égo a pris un coup dans l’aile.



©️ Justayne
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My heart goes Boom [Louisa] - Dim 25 Fév - 22:20
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Ton cœur fait troooop boom boom.
Il est amusant pour ne pas dire drôle dans son attitude. Attention je ne me moque pas mais il me fait rire d’une certaine façon. Surtout la partie sport. J’avoue que c’est bien agréable et déstressant pour mon premier bain aux urgences. J’ai sans doute touché un point qu’il n’aurait peut-être fallu mais mon œil n’a pu s’empêcher de remarquer les cicatrices que lui avait laissé probablement une altercation. Immédiatement je retire ma question à laquelle il répond pourtant. New York, je n’ai jamais voyagé du moins jamais aussi loin et surtout jamais en avion. Alors je m’abstiens de faire tout commentaire pour ne pas paraitre à ses yeux comme une fille qui ne soit jamais sortie de son Italie chérie puis par discrétion aussi.
Le sport revient agrémenter notre conversation et si j’étais en train de boire quelque chose ou de manger, je me serais très certainement étouffée avec. Soit c’est moi qui suis troublée par son corps parfait, soit et bien je ne sais pas car je dois avoir l’esprit mal tourné quand il confirme très naturellement que la nature là bien pourvu…naaaaan stoooop on pense pas à …..chuuuuut naaaaan. Pfiou et bien je n’ai pas fini d’avoir chaud aux joues. Une chance que je peux m’occuper avec mes capteurs et tous mes bidules d’infirmières. J’en perds même mes mots en pensant. Non en ne voulant pas y songer mais c’est peine perdue. C’est pourtant le sport qui revient à mon aide. Le catch. Très franchement, je n’imaginais pas du tout qu’il puisse être amateur. Ce n’est pas un sport connu et mon ignorance dans ce domaine est totale.

– Là je suis vraiment vierge dans ce domaine…enfin ignorante. Non du tout, je n’en ai jamais regardé. Je lève un sourcil quand il évoque les filles, un petit sourire en coin prend naissance sur ma bouche quand il se rattrape. ….oui j’imagine qu’elles doivent ….plaire pour leur efficacité. Rha les hommes, ils sont bien tous pareil dès qu’une paire de seins apparait et je ne vous parle même pas des italiens mamamia. …me montrer ! Rien que les noms font peur…un giant ? Je ne sais pas même pas à quoi ça ressemble mais je suis partante pour un vrai Giant chez Quick ou…une pizza. J’espère bien qu’il ne compte pas m’écraser comme une crêpe parce que vue mon gabarit, je ne risque pas de faire de long feu sous lui. Ha mais pas que ça ne doit pas être sympa sous lui mais ce n’est ce à quoi il faut penser là, Louisa. Pense : papy, pense mamie et pas super américain bien fait. C’est troooop dur…regardez moi tout ça, c’est un débordement de muscles, de …perfection. Gloups.

Hein ! Quoi ?
– Vraiment ? Vous m’accompagneriez pour voir un sport de mon choix ! N’importe quel sport ? Vous prenez un énorme risque…. Rho flute le médecin tombe mal maintenant, je ne peux même pas répondre. Un congé sabbatique, ce n’est commun ça.

Je ne suis pas vraiment étonnée du résultat des analyses faites par le médecin. Les réactions qu’il a décrites, puis ces cicatrices me reviennent en tête, le médecin ne s’y est même pas intéressé alors que c’est peut-être lié. Traumatisme subit égal réaction du corps dès qu’il éprouve une forme de stress. Une foule, un mauvais regard, mêmes ces cauchemars qu’il m’a dit faire. Je le sens dépité par ce diagnostic expédié comme une lettre à la poste. J’en suis presque gênée pour ce manque d’intérêt pour le patient. C’est les urgences certes mais c’est l’usine.

– Bien évidemment que je peux vous montrer et avec grand plaisir. Je suis désolée que le médecin ne vous ait pas porter un peu plus d’intérêt…à mon avis il aurait dû creuser un peu plus pour savoir ce qui provoque vos angoisses au lieu de colmater avec un médicament. Je suis très sérieuse pour la relaxation vous savez. Insistais-je lorsqu’il se met à rire. Bon j’avoue que le catch et la relaxation ce n’est pas la meilleure alliance qu’on puisse faire. Alors j’éclate aussi de rire. Naaan mais arrêtez, je suis vraiment sérieuse…va pour le catch mais avant séance de relaxation pour voir comment vous gérez ensuite en milieu hostile…comme une foule. Promettez, allez ? Sinon je me transforme en vilaine et horrible infirmière et vous n’aurez pas droit à la sucette qu’on offre à la fin de la consultation. Je me rends compte que c’est un poil douteux mon histoire de sucette. qu’on offre aux enfants mais vous avez passé l’âge des sucettes Monsieur Johnson. Naaaan stooop chuuut.

Je m’empresse de faire oui quand il me tend cette belle perche. Nan mais pitié stooop je veux mon grand frère là. Pense à Vittorio Louisa, respire par le ventre, voila on oublie la sucette.
Je récupère mes capteurs et lui son tee-shirt. Mais. Mais pourquoi j’adore ces grands yeux clairs qui s’accrochent au mien.

-…oh mais ce n’est rien, je fais mon travail. C’est d’une platitude ta réponse ma pauvre Louisa, digne d’une bécasouille qui n’a jamais vu le loup.

– Ha vous avez une assistante ? Vous devez avoir un travail bien important….pensez à vous ménager Monsieur Johnson. Cela fait longtemps que vous êtes arrivé à Rome pour ce congé sabbatique ?

Je repousse l’électrocardiogramme puis reviens face à lui. Un soupire de pas assez me trahit quand il est prêt à repartir.

– Je finis dans … Un coup d’œil à ma montre. cinq heures, oui dans cinq heures si ça ne vous ennuie pas de consacrer un bout de votre soirée à une petite infirmière, on peut se retrouver après ? Enfin si vous n’aviez rien de programmer. Moi il faudra juste que je prévienne mon grand frère mais ça je vais éviter de lui dire, c’est trop la honte même si j’adoooore mon grand frère, ya des trucs que je ne peux pas faire avec lui. Surtout du catch… Si je dois prévoir de quoi me changer vous n’aurez qu’à me prévenir, voici mon numéro de portable. J’attrape son bras, arrache le capuchon de mon feutre et lui inscrit à même la peau mon numéro. Ou si vous devez faire autre chose…

Les patients qui ont suivi, étaient bien moins amusants que Monsieur Johnson. Calvin…

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My heart goes Boom [Louisa] - Mer 28 Fév - 15:42
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My heart goes Boom Louisa & Calvin

Mon regard se met à pétiller à son annonce si adorablement innocente. Vierge, oui, même si ce n’est pas ce qu’elle voulait dire, je n’en suis pas moins certain qu’elle ne l’est plus depuis belle lurette. Pas une jolie fille comme elle. Mais elle aussi semble lire plus loin que mes mots, à voir le sourire qu’elle m’adresse. Ok, pris en flagrant délit. Mais comment rester insensible face à la superbe carrosserie de ces demoiselles qui en plus savent mettre leurs atouts en valeur ? Et puis après tout, c’est fait exprès pour qu’on regarde.  Fait qu’elle semble avoir parfaitement capté. Oui ma foi, on ne se refait pas !

Puis je ris en la voyant s’effrayer d’une possible démonstration et plus encore à son interprétation toute personnelle du Giant ! Je secoue la tête pour la rassurer, mon regard rieur accrochant le sien :

- Ne vous inquiétez pas, j’appliquerai la méthode douce pour vous. Je m’en voudrai de vous faire le moindre mal, dis-je avec douceur, oubliant cette fois tout sous-entendu déplacé.

Je reprends plus légèrement, saisissant l’invitation déguisée au vol :

- Mais à défaut de démonstration, je veux bien vous inviter au restaurant.
Je fais la moue à l’idée de manger des hamburgers. Ce genre d’aliment n’est vraiment pas mon fort. Dans un vrai restaurant si vous permettez. Je préfère mille fois la cuisine italienne aux hamburgers américains.

Et j’enchaîne en voyant sa surprise face à ma suggestion, confirmant mon offre :

- J’aime prendre des risques !

Surtout avec les jolies filles ! Moui bon on va se calmer Calvin ! Et puis les risques, c’est seulement quand je peux en mesurer la portée. Et à quels risques pourrais-je m’exposer en acceptant d’aller voir un sport de son choix avec elle ? De la danse classique ? Aucun problème ! du moment qu’on ne me demande pas de participer. Moi en tutu, ce serait le pire tue-l’amour possible. Non, on parle bien de profiter d’un spectacle sportif et non d’y participer soi-même.

Nous sommes cependant interrompus par l’arrivée quelque peu tardive du médecin, même si ce retard m’a permis de faire plus ample connaissance avec ma jolie infirmière. Je déchante aussitôt en entendant son verdict. Ce qui doit se voir sur moi quand j’entends les paroles de l’infirmière qui tente de me rassurer, consoler ? comme elle peut. Ses arguments font heureusement mouche. Et mon sourire revenu à ses paroles, s’accentue un peu plus en l’entendant rire.

- Oubliez ce médecin d’autant plus que s’il m’avait fait la même offre, elle aurait été quand même beaucoup moins intéressante que venant de votre part.

Je lui souris plus largement, sans chercher à déguiser le fait que je la trouve vraiment charmante, avant d’éclater de rire à mon tour.

- J’ai du mal à vous imaginer en vilaine infirmière, ce serait difficile, même avec beaucoup d’imagination.


Ce baratin ! Enfin à présent que j’y suis, autant poursuivre.

- J’accepte, avec grand plaisir,
lui dis-je à mon tour. Vous serez ma professeure et moi votre élève et inversément !

Situation qui promet d’être aussi amusante ….qu’intéressante ! Quant à son offre de sucette, bon sang, cette fois je me garde de relever, me contentant d’hausser un sourcil amusé, dénotant que j’ai parfaitement saisi la pensée qui s’est glissée derrière une telle offre! En voilà une sacrée coquine. Je préfère donc pour le moment, garder ce sujet de côté, bien que mon regard la suive, observateur et intrigué par ses gestes soudain empressés, gênés ? Ce qui étire un peu plus mon sourire. Son trouble semble se dissiper quand je mentionne l’existence d’une assistante. Je viens de réveiller sa curiosité on dirait, ce qui est loin de me déranger cette fois, contrairement qu’avec toute autre personne.

- Un travail particulièrement prenant, certes, mais loin d’être aussi important que vous ne le pensiez. Je souris. Je tâcherai de suivre vos conseils, mademoiselle…. Oui, ça fait un peu plus d’une année que je suis arrivé à Rome. Je crois que je me suis beaucoup attaché à cette ville.

Je l’observe toujours, tandis qu’elle finit de ranger son matériel et avant que je n’ai eu le temps d’ajouter quoique ce soit, elle m’annonce terminer dans cinq heures. Moi qui songeais à lui donner mon numéro de téléphone portable, bien qu’il lui aurait suffit de lorgner mon dossier d’inscription aux urgences pour l’obtenir, elle me facilite grandement la tache en me proposant de la retrouver quand elle aura terminé.

- Non, je n’ai rien de prévu, et vous êtes loin d’être ennuyante mademoiselle…Sedara.

Mon regard qui a repéré le badge de sa blouse, revient à ses yeux et les quitte à nouveau pour suivre le mouvement de sa main. Quand je comprends que c’est pour écrire son numéro sur mon bras, j’en suis à la fois surpris et amusé. En principe, c’est moi qui joue à laisser ce genre de marque.

- Je vous dis donc à tout à l’heure !  Je vous attendrai dehors devant le bâtiment et nous aviserons pour les tenues adaptées ensuite. Quoique votre blouse de travail est tout à fait charmante.

Je souris, lâche un clin d’œil, et je fais cette fois demi-tour en embarquant ma veste que j’enfile en quittant la salle d’auscultation. Il faut que je passe quelques appels.
…..


A l’heure dites, je suis de retour à l’hôpital, garé avec l’Alpha Roméo 4c de Vasco juste devant l’entrée des urgences, appuyé sur le flanc de la carrosseries, et les bras croisés, attendant non sans attirer quelques regards intrigués, la demoiselle aux cheveux roses….Louisa.


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My heart goes Boom [Louisa] - Ven 2 Mar - 22:40
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Ton cœur fait troooop boom boom.
Vous avez remarqué comme c’est long d’attendre quand on a envie d’une chose. Un peu comme quand des vacances se profilent à l’horizon et que plus vous vous rapprochez de la fameuse date, plus ça vous semble loin mais très loiiin. Et bien c’est tout à fait ce que je ressentais à chaque heure, chaque minute censées me rapprocher de l’heure de la sortie. C’était totalement irresponsable et mon grand frère me ferait sûrement la leçon mais j’ai eu envie de prolonger cette rencontre un peu atypique avec ce monsieur Johnson. Calvin. Ha et bien je ne nie pas que c’est son …potentiel physique qui m’a un tout petit peu attiré avant de discuter avec lui. Teu teu…Quoi ? Son potentiel physique ! Naan mais Louisa tu t’entends là. Avoue ce type t’as fait craquer la culotte. Oui bon hein, c’est vrai qu’il n’est pas dégueu à regarder mais y a pas que ça quand même. Il était charmant et drôle d’abord, alors pouet.

Ceci dit je n’ai qu’une hâte, c’est de sortir. Mais n’allez pas croire que je n’ai fait que penser au beau Calvin. Quelques petits moments de flottements mais je suis restée concentrée sur ce que j’avais à faire même cette première prise de sang sous l’œil vigilent de ma tutrice. J’étais très fière de moi car la petite dame à laquelle je la faisais m’a dit que c’était la première fois qu’elle ne sentais pas l’aiguille la piquer. Ses veines n’étaient pourtant pas évidentes à trouver.

J’avoue que sur la fin de journée j’en avais un peu plein les baskets. La tenue d’infirmière retourne dans le placard du vestiaire, je n’ai plus qu’à sauter dans ma salopette en jean après avoir enfilé un tee-shirt tout délavé vert à l’encolure usée, une petite veste courte en jean elle aussi. Je refais mon tortillon de cheveux parce que ça ne ressemble pas vraiment à un chignon…ou un chignon bancal dans ce cas. Un peu de gloss rosée sur mes lèvres avec mes converses fuchsia, on dirait un petit bonbon arlequin. Oui et bien désolée mais je n’avais pas prévu de donner un rendez-vous à quelqu’un après les cours. Oups faut que j’appelle d’urgence Vittorio.

– Coucou Grand frère, c’est juste pour te prévenir qu’on va prendre un verre avec les filles (…) élèves infirmières comme moi, c’est pour qu’on fasse plus connaissance. (…) ouiiiiii je te tiens au courant (…) si Vitto’ ti amo. Nan je n’ai pas menti, c’est bien pour faire connaissance que je sors.

Il n’empêche que je me suis fait quelques amies quand même mais ce soir j’allais donner un cours de relaxation.

Une fois la porte franchie, je ne pouvais pas le manquer. Il me semble que je suis restée statufiée quelques minutes la bouche ouverte en l’apercevant appuyé sur une voiture de luxe. Je ne vous parle des commentaires des quelques infirmières qui franchissent la porte en même temps que moi.
Wahouu le mec, vous avez vu les filles.
Ha si je pouvais avoir un patient comme lui.
Moi je veux bien réviser le bouche à bouche avec lui.
Etc etc
J’attends qu’elles soient toutes passées pour aller jusqu’à lui et son bolide.

– Et bien, ça, c’est de la voiture… Je tire de chaque côté de ma salopette. J’espère que je ne vais pas vous faire honte comme ça. Je comprends mieux qu’il ait besoin d’une assistante, bonjour le train de vie. Je vais avoir l’impression de jouer dans Pretty Woman. J’en ris. En tout cas j’ai faim, Pretty Louisa ou pas. Ajoutais-je en faisant une bulle avec mon chewing gum. J’espère que vous êtes prêt ensuite pour tenir votre promesse car je sais où je vais vous emmener pour le sport de mon choix. Vous m’avez dit aimé le risque… Je prends un petit air plein de malice en haussant un de mes sourcils sans le quitter des yeux. Puis je suis certaine qu’en presqu’un an à Rome vous n’avez jamais eu l’occasion de vous rendre dans cet endroit.

Houla le groupe d’infirmières qui repasse devant. Autant dire les choses, une ou deux ne se gênent pas du tout pour lui lancer des regards plus que brulants, limite même que sur leur front ça ne soit pas marqué un : baise-moi. Moi je ne sais plus où me mettre.

– Je crois que vous auriez pu avoir toutes les sucettes du service…une chose est certaine vous ne laissez pas indifférent ces dames.  

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My heart goes Boom [Louisa] - Dim 4 Mar - 0:47
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My heart goes Boom Louisa & Calvin

Je l’attends depuis quelques minutes à présent, vérifiant une dernière fois ma montre tandis qu’une première livraison de jeunes femmes passe la porte principale. J’ai eu le temps de régler quelques affaires avant de revenir à ce rendez-vous plutôt inattendu mais qui m’a laissé malgré tout, très….curieux.  

Et c’est donc un regard curieux qui guette et enfin la repère au milieu d’autres filles. Difficile de s’y tromper avec ses cheveux étonnants. …. Un regard un peu surpris aussi par la vision qu’elle m’offre. Vu sa tenue, j’en oublie totalement les autres filles ! Si je m’y attendais. A vrai dire je ne sais pas à quoi je devais m’attendre. Elle n’allait certes pas sortir en blouse d’infirmière, même si la tenue est….tout à fait intéressante. Quant à celle-ci, c’est…… et bien ça me laisse sans voix, sans mot qui me vienne à l’esprit pour la décrire. Si ce n’est qu’elle me parait soudain beaucoup plus jeune. Mais ça doit être l’effet salopette, ou les basquettes ultra voyantes qui font du coup passer ses étonnants cheveux roses pour une coupe tout à fait classique. Encore que je ne les ai pas vu libres pour le moment, ce qui crée une autre envie, juste pour vérifier si je me suis trompé ou … ou juste pour assouvir une envie comme ça.

En seconde réflexion, je suis en train de me demander si j’ai bien fait de réserver dans ce restaurant. Il y avait bien celui de Vittorio mais…. j’ai voulu éviter les lieux, enfin surtout son patron, parce qu’il n’aurait alors pas manqué de me poser des questions qui m’auraient embarrassé et au vu de la demoiselle, je me dis que mon idée était d’autant plus avisée. Je me prends comme un coup de vieux tout à coup.  Allons tout cela est très suggestif. Ne dit-on pas qu’il ne faut pas se fier aux apparences ? Et ce ne sont pas ses apparences qui m’ont plu tout à l’heure, mais son caractère pétillant…quoique si un peu quand même, ne serait-ce que son sourire et ces incroyables yeux verts. Oui mais…. la pensée de son jeune âge revient me titiller….Ce n’est pas très sérieux tout ça. Sauf qu’allez quoi Cal, c’est juste un repas que tu vas prendre avec elle dans un restaurant et après…… et bien après je ne sais pas du tout.

Et tandis que mon esprit est en plein débat avec lui-même, elle parvient à ma hauteur, et je réagis enfin, en me redressant et en lui souriant, amusé par le compliment :

- Elle appartient à mon ami, Vasco. Mais il me la prête très volontiers.

Je lui ouvre alors la portière de son côté en bon gentleman et la laisse prendre place. Ce qui me donne le temps de trouver une réponse toute diplomatique à la question qu’elle vient de me poser.

- Vous dites ça à cause de vos basquettes ? Je suppose que c’est pour les assortir à vos cheveux ? dis-je en plaisantant. Ma foi de quoi pourrais-je avoir honte ?

Sauf qu’elle me semble si jeune avec cette allure contrairement à moi ! Surtout que j’ai pris le soin d’enfiler une veste à la coupe beaucoup plus classique que mon blouson et une chemise plutôt qu’un tee-shirt. C’est sûr que notre couple ne semble pas très assorti.  On pourrait croire à un vieux beau qui s’apprête à se taper une midinette. Oh mon dieu cette idée, ce n’est juste pas du tout, pas du tout ce à quoi j’avais pensé. Quoique….. non ! Je n’avais rien imaginé du tout, qu’allez-vous croire ?

Bref, je fais le tour de la voiture pour prendre place derrière le volant. Et là elle me sort en riant qu’elle va se prendre pour Pretty Woman. Je lui lance un regard amusé, m’abstenant absolument de préciser que Julia Roberts jouait une prostituée, oui enfin une escorte girl. Pffff…..revenons à des pensées plus sages…c’est juste une infirmière qui j’emmène dîner pour la remercier pour sa gentillesse avant de euh… de prendre des cours de relaxation. …hum oui bon…Qu’on me rappelle comment j’ai fait pour me retrouver dans cette drôle de situation.

- Oui, moi aussi je meure de faim, lui dis-je en souriant.

Bon allez, on va se détendre et je suis sûr que je vais passer un très bon moment en sa compagnie. Je mets le contact et lui assure avec un nouveau sourire :

- Je tiens toujours mes promesses. Vous allez me donner un indice avant que je vous emmène dîner ?

Oui bon voilà, elle a réveillé ma curiosité avec ces mots glissés sur un ton plein de mystère. Mais mon attention revient au petit groupe d’infirmières qui repassent devant nous. Je réponds aux sourires des demoiselles, et j’attends sagement qu’elles soient passées pour nous mettre en route, non sans faire crisser les pneus et en riant à la répartie de Louisa sur les sucettes.

- Toutes ? Je crois que je saurai me contenter d’une seule !


Mon rire s’éteint quand mon regard croise brièvement le sien, et je m’efforce le reste du chemin de me concentrer sur la route. Surtout ici à Rome, les conducteurs ont le pieds lourds et conduisent comme des fous sans parler des scooters. Après cinq minutes à avoir zigzagué entre les véhicules, je finis par prendre une sortie qui nous mène sur la périphérie.

- Je connais un restaurant sympa hors de la ville à quelques minutes en voiture d'ici. Tranquille, pittoresque. J’espère que vous aimerez.


Hm peut-être pas tant que ça. Elle doit préférer la foule animée et colorée des lieux à la mode de Rome, danser toute la nuit avec ses amies et …ses amis. Alors bon mon idée que je trouvais d’abord plutôt charmante prend une autre allure là tout de suite. Enfin qui vivra verra, dit-on…. Je finis par garer l’alpha dans un parking face à ce qui était autrefois une ferme et qui a été entièrement rénovée et transformée en palazetto, le nom du restaurant. Dommage, il fait trop froid ce soir pour manger sur la terrasse.

Mais au printemps et à la belle saison, sa pergola est entièrement recouverte d’une belle vigne, tandis que toutes les façades du palazetto sont ornés de lierres et de bougainvillées. Le vaste jardin sur le devant de l’établissement, regorge alors de fleurs, rosiers parfumés et d’arbres majestueux penchés sur un vieux puits, témoin d’un riche passé. Il a été lui aussi rénové et sert à ce jour de fontaine aux vœux, quelque chose que les italiens adorent et qui me fait sourire, mais dans ce cadre, c’est tout à fait de circonstance !

En l’occurrence, les rosiers et autres arbres se sont endormis, comme le reste du paysage, mais les lumières donnent tout de même un charme particulier à l'endroit, avec ses statues de la mythologie romaine en granit blanc, un éclairage soigneusement étudié pour mettre toute la bâtisse en valeur. Nous laissons la voiture derrière nous pour passer sous une jolie arcade de pierre avant de pénétrer dans la propriété, puis un chemin dallé nous mène jusqu’à l’entrée bien éclairée. L’endroit est ancien, et les propriétaires ont su garder tout son cachet.

Un serveur nous accueille moi et ma singulière invitée, et nous emmène après que je lui ais dit mon nom à la table que j’ai réservée, face aux fenêtres qui donnent sur le jardin éclairé. Comme je l’avais escompté, le restaurant est très calme ce soir et nous serons tout à fait tranquilles pour dîner. Le serveur revient quelques minutes après que nous nous soyons assis et nous demande ce que nous boirons pour l’apéritif. J’interroge Louisa du regard, la laissant choisir avant de me prononcer moi-même. Je prendrai bien un vin blanc pétillant en entrée, et à la vue de la carte que je connais déjà, mon appétit se réveille tout à fait.

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My heart goes Boom [Louisa] - Mar 6 Mar - 21:02
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Ton cœur fait troooop boom boom.
Je regarde mes baskets puis éclate de rire avant de grimper dans la voiture de Vasco, donc.

– Je suis vraiment navrée, je ne me doutais pas, ce matin, que j’allais sortir au bras de mon premier patient. Promis la prochaine fois, je vous épargnerai mon look ado attardée. Dans l’euphorie je ne me rends même pas compte que je lui propose une autre sortie. Rien ne m’en empêche de toute manière. …en fait la salopette c’est bien pratique surtout dans les transports en commun, ça m’évite d’être ennuyée par des sans gênes. Les mains au cul merci, j’ai donné.

Pendant qu’il fait le tour pour prendre le volant, j’apprécie le confort de cette superbe voiture en m’enfonçant dans le siège. Vous croyez que Julia Roberts a ressenti la même chose dans la superbe voiture de Richard Gere ? Enfin elle, elle prend le volant parce que lui, même pas fichu de passer les vitesses. Je glousse en me calant dans le siège quand il s’assied derrière la volant. Je ne sais pas si je ne le préfère pas avec son blouson et son tee-shirt…nan tout semble lui convenir, je parie, que même dans un de ces costumes de catch, il ne serait pas du tout ridicule. Du coin de l’œil je m’interroge sur la longueur de ses cheveux. Est-ce que je le bats ? Je tire sur une de mes mèches de cheveux, plus rose que blonde et en regarde la longueur avant de la coincer derrière mon oreille.

Bien sûr que j’ai éveillé sa curiosité mais pas question de dévoiler ma surprise tout de suite. En mettant ma ceinture, je n’arrête pas de rire avec lui, pourtant il ne porte de nez rouge et heureusement car je déteste les clowns, je les trouve moches et effrayants. Petite, j’ai eu la peur de ma vie quand une espèce de clown s’était penchée vers moi pour m’offrir un ballon, j’ai été tellement surprise par ce visage peinturé que ça m’est resté. Je n’aime pas les clowns point.

– Naaan parce que je ne suis pas capable de donner un indice sans me trahir. Tout comme je ne suis pas douée pour les devinettes. Souriais-je en rentrant un peu la tête entre mes épaules.

Je crois que demain, je vais être harcelée par les questions même si quelques-unes de mes collègues n’ont vraiment pas froid aux yeux en dévisageant Calvin. Oups, voilà que l’appelle Calvin comme si on était des copains.
J’en viens à parler des sucettes. Ça le fait rire, moi aussi du reste mais je rougis aussitôt quand il affirme se satisfaire d’une seule, en me fixant. Dois-je comprendre que … ? Ce n’est pas rouge mais cramoisie jusqu’au oreille, que je deviens, avec une floppée d’images, qui me vaudraient certainement un passage direct pour la confession si j’étais encore obligée d’aller à la messe tous les dimanches.

– Je retiens alors que pour la prochaine fois, j’évite la salopette et qu’une seule sucette va vous suffire…ça va vous n’êtes pas trop exigeant.

Je ne sais pas où il m’emmène, en tout cas je me suis bien gardée de lui parler de mon frère et du restaurant qu’il tenait. Il aurait été peut-être capable de vouloir faire sa connaissance ou peut-être dans le but de me faire plaisir tout simplement. Ho mais j’adore mon grand frère mais bon, il y a des moments que je souhaite garder pour moi toute seule…un peu comme cette rencontre avec Calvin….que je ne connais pas du tout, et qui, ça se trouve est un psychopathe…naaan pas lui, ce n’est pas possible. En tout cas je ne vois pas quel restaurant il aura choisi en prenant cette direction.

Une fois garée, je découvre la splendeur d’un jardin mis en valeur par un éclairage. C’est dommage que les rosiers ne soient pas encore en fleurs. Mon regard passe de droite à gauche et de gauche à droite. C’est une vieille bâtisse qui ne manque pas du tout de charme, j’ai un faible pour les vieilles pierres. Oui ça étonne parfois.

– C’est trop beau, j’aime bien l’ancien que ça soit dans les objets ou un bâtiment…je me dis que si les vieilles choses doivent avoir une histoire à raconter si on pouvait les écouter. Déjà le fait qu’elles aient appartenu à d’autres personnes, je trouve cela bien plus intéressant…vous allez me trouver bizarre peut-être mais j’aime bien faire les brocantes et les friperies. Ma veste en jean je l’ai trouvée comme ça. Vous verriez ma chambre elle est très rétro… lançais-je en le regardant avant d’être attirée par le puit. HOOO un puit à vœu…..Vous avez une pièce ? Allez venez on va faire un vœu tous les deux. Il n’a pas le choix, je tire déjà sur son bras en lui donnant la main. Allez en même temps on lance et on pense très fooooort à son vœu. Je fais le mien en fermant les yeux. Et voila moi s’est fait.

Nous reprenons le sentier éclairé, agrémenté de statues anciennes dont le granit blanc contraste avec la nuit qui est bien installée maintenant. Il fait un peu froid, j’avoue et je frisonne.

– Il y a une légende urbaine qui circule sur les statues comme celles-ci, vous la connaissez ? J’enroule mon bras autour du sien puis continue ma petite histoire.   Il paraitrait qu’à l’intérieur de certaines statues il y aurait un être endormi…c’est amusant, non ? Vous imaginez si elles se mettaient à parler…je crois que je serais tétanisée comme un lapin devant des phares.

Ha on approche de l’entrée, je lâche son bras pour le laisser passer devant. J’espère qu’il n’y a pas grand monde, ça me semble assez chic…je reste derrière Calvin pour qu’on me voit le moins possible. Je n’enlève pas ma veste car elle cache l’encolure limée de mon tee-shirt. A table je garde devant moi la carte en guise de paravent avant de me rendre compte que les tables occupées sont assez loin de la nôtre. Je me détends un peu et abaisse la carte quand le serveur vient nous proposer un apéritif. Oui je crois que ça me mettra un plus à l’aise. Je regarde rapidement en diagonale la carte, mon frère ne jure que par un vin mais je ne le vois pas sur la carte. Flûte.

– Je peux prendre un verre de champagne ? …champagne rosé, s’il vous plait. Je vois bien que le serveur hausse un sourcil en me regardant. Non ce n’est pas pour être assorti à mes cheveux, pffff. Pendant que Calvin commande le sien, je sens que mon portable vibre dans ma poche. Je le sors. C’est Vitto. Mon frère. Dis-je pour m’excuser avant de répondre à Vitto que je suis bien arrivée avec mes…copines puis je le remets dans ma poche. Mon portable, pas Vitto. Je reprends la carte, écarquille les yeux ne voyant pas les prix. Calvin ? L’appelais-je en me penchant pour parler tout bas. …c’est normal qu’il n’y ait pas les prix ? …je ne sais pas quoi prendre du coup. Ajoutais-je naïvement.

 
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