Benvenuto Sorellina | Louisa Sedara

 :: GARE
Benvenuto Sorellina | Louisa Sedara - Dim 25 Fév - 16:59
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EFFIGIE : Luca Argentero
BAFOUILLES : 1410
PACTE : 19/05/2017
OSSATURE : 35 ans
CONTRAT : Célibataire
BESOGNE : Gérant d'un restaurant
FABLE : La vie n'est pas suffisamment compliquée comme ça, il faut maintenant qu'on nous invente des problèmes aux allures de créatures fantastiques ? Allons bon, ce ne sont que des conneries ! Du moins, c'était ce que je croyais...avant qu'elle n'entre dans ma vie et ne foute tout en l'air.
ÉCHINE : Plus humain, tu meurs.
PRESTIGE : J'ai un sens inné pour...rien en fait ! M'attirer des emmerdes ?
GANG : Je me suffis à moi tout seul, en tant que Roi Suprême de la Maladresse et des Autruches
CREDIT : SHADOW DANCER
    " Votre attention s’il vous plait. Le train numéro 85963 en provenance de Florence et à destination de Rome va entrer en gare. Eloignez-vous de la bordure du quai. "

    Cinq, sept, peut-être une dizaine de messages similaires depuis deux heures en provenance des haut-parleurs de la gare. Cette voix me rendait dingue ! A chaque fois, le même ascenseur émotif. Je scrute les visages qui descendent de voitures, accrochant parfois certains regards interrogateurs mais ne la trouve pas. La vague de voyageurs est telle qu’il me serait difficile de la repérer, mais je suis certain d’y arriver. Peu importe que je sache dans quel train elle se trouve ou à quelle place elle est assise.

    Ma mère a toujours tendance à exagérer les choses. A les rendre plus sombres ou plus distrayantes qu’elles ne le sont réellement, si bien qu’on ne sait plus démêler le vrai du faux. Alors quand elle s’est mise à pleurer au téléphone, en sanglotant le prénom de sa fille, j’ai bêtement soupiré. Las. Coutumier du cinéma qu’elle me servait volontiers dans l’espoir que je rentre au plus vite à la maison. Moi qui l’avais abandonnée pour me construire une vie loin des miens, voilà que cela donnait des idées à d’autres de ses enfants…et notamment sa petite fille chérie. Une école d’infirmières à Rome, comme s’il n’y en avait pas à Florence ! J’avais appris pour ses examens, sans qu’elle ne daigne m’en avertir elle-même. La rancune était tenace, chez les Sedara, et plus particulièrement du côté de la gente féminine. Malgré mes messages, mes tentatives de réconciliation, Louisa refusait de me parler. Cette fois, elle serait bien obligée de me laisser l’approcher.

    En la voyant descendre du train, quelques voitures plus loin, chargée de ce que je supposais être une tonne de « on ne sait jamais » et un unique cabas de « vraiment utiles », mon expression faciale s’est transformée. Mains ouvertes de part et d’autre de ma bouche, en guise de mégaphone, j’ai crié d’une voix presque chantante : " Nocciola ! Piccola Nocciola ! ". Elle s’est tournée dans ma direction tandis que je courais pour la rejoindre, une bouffée de bonheur plein les poumons. Je me suis arrêté devant elle, le sourire aux lèvres. D’un geste rapide, j’ai volé son nez, de la même façon que je le faisais autrefois. Ma petite sœur avait l’apparence d’une jeune femme, encore plus belle que dans mes souvenirs. Mais jamais aussi belle que cette gamine aux tresses trop grandes pour sa taille de lilliputienne, une chaussette relevée et l’autre baissée sur ses gambettes maigrichonnes, reniflant bruyamment parce que Tiziano avait arraché une oreille de sa peluche préférée, Signore Coniglio. Louisa était ma Madeleine de Proust, le retour en enfance dont j’avais grandement besoin en ce moment. Et il était hors de question que je la laisse me repousser une fois encore.

    " Bienvenue, petite sœur ! ", dis-je sans me départir de mon sourire.


☾ ☾ ☾ ☾ ☾



Justayne
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Benvenuto Sorellina | Louisa Sedara - Jeu 1 Mar - 21:45
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Benvenuto Sorellina  
Le trajet n’est pas très long de Florence à Rome mais je ne sais pas si tout compte fait, je n’aimerais pas qu’il dure bien plus longtemps que ça. Le visage tourné vers un paysage qui défile sans même le voir, je soupire. Appuyée contre la paroi, les genoux repliés sous mes fesses, je souffle cette fois, un halo de buée sur la fenêtre dans lequel mon index vient tracer machinalement un point d’interrogation. Car c’est bien toute la question. Je ne lui ai rien dit. D’ailleurs notre dernière conversation remonte à bien longtemps depuis qu’il est parti faire sa vie à Rome. M’abandonnant. Moi, sa petite sœur. Soyons claire, je lui en veux et lui fais la tête pour cette trahison.

Le train arrive déjà en gare. C’est toujours bien trop court quand on souhaite forcément le contraire.  

Sur le quai, je tends le cou dans l’espoir de trouver mon grand frère. Quelle idiote, comment pourrait-il être là ? A moins que maman ait trouvé le mot que je lui ai laissé…
- " Nocciola ! Piccola Nocciola ! " Qu’il me semble entendre… !? Je tends un peu plus le cou pour dominer le va et vient des passagers qui descendaient ou cherchaient leur train. Tourne la tête  et aperçois Vittorio m’appelait par ce surnom qu’il m’a donné lorsque nous étions enfants. J’avoue que je ne sais pas si c’est t’entendre mon petit nom devant tout le monde ou de le savoir qui me tortille le ventre comme ça. Immédiatement je pense à maman et au coup de téléphone qu’elle se sera empressée de donner à Vitto pour lancer un avis de recherche, le mien. Puis d’abord j’avais pas l’intention d’aller chez mon frère..pfff, je lui parle plus. Puis je suis assez grande pour me débrouiller toute seule, crotte alors. Puis …puis…
J’étais prête à faire ma bouille de : “ je suis trop fâchée pour te parler ”, en le voyant venir en courant jusqu’à moi. Oui j’étais prête, j’avais même imaginé plusieurs fois des scénarii de ce type s’il était un jour revenu à la maison, peut-être même que je lui aurais donné une gifle ou mitrailler son torse de mes points pour libérer ma colère. Oui j’étais prête à tout ça mais tout s’envole quand il se plante devant moi et me vole mon nez ! Je remets une petite mèche rose derrière mon oreille en faisant la moue.

-Tu sais je ne suis plus une petite fille. Puis ça n’attend pas je lui pique son nez aussi en guise de revanche. …m’en fous j’ai le tien maintenant. Aussi volé, que je lui saute au cou en le serrant tout fort contre moi comme quand j’étais toute petite. …tu m’as manqué Grand frère mais je t’en veux toujours de m’avoir laissée.

Comment voulez-vous que résiste à ce sourire ? C’est si bon de le sentir à nouveau. Je lui fais un bisou sur la joue et sur ce nez que je lui ai rendu.

– Je parie que c’est maman qui t’a téléphoné ?...Je ne voulais pas qu’elle le fasse. C’est faux. Je sais me débrouiller toute seule…. On sait où ça t’a mené la dernière fois. Tu sais ces photos… J’ai été reçue à l’université La Sapienza…pour devenir infirmière. Je ne suis pas peu fière de moi, j’en bomberai presque le torse comme Artaban. Je prends sa main et remonte mon sac sur mon épaule. Je crois que je ne cesserai d’être en admiration devant mon grand frère. Tu te portes bien ? je te trouve un peu pâle… Mes doigts se ferment dans les siens. Je t’autorise à appeler maman mais ne compte pas sur moi pour lui parler.

©️ Justayne
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Benvenuto Sorellina | Louisa Sedara - Dim 11 Mar - 19:33
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EFFIGIE : Luca Argentero
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CREDIT : SHADOW DANCER
    Je n'étais pas sûr que la tension, le ressenti, toute cette frustration accumulée depuis plusieurs années s'envolerait en une fraction de secondes, simplement parce que nous étions face à face. J'avais bon espoir cela dit, car si elle était ma faiblesse, il y avait de grandes chances pour que je sois l'une des siennes. Même si elle avait beaucoup changé depuis notre dernière rencontre, je voyais à travers ses grands yeux la petite fille qui voulait toujours jouer avec moi, qui passait son temps à me demander ce que je faisais, ce que je voulais faire, si elle pouvait se joindre à moi et si, dans un futur proche, nous allions nous passer la bague au doigt.

    " Je me doutais bien qu'un sourire ne suffirait pas à racheter mes fautes ! Tu m'a beaucoup manqué aussi, tête de linotte. "

    Aujourd'hui plus que jamais, à vrai dire. Cette étreinte, sa chaleur, tout ce qu'elle représentait, c'était un baume rassurant qui panserait mes blessures. Quoi de mieux qu'une infirmière à domicile pour cela ?!

    " Je suis au courant, félicitations ! Maintenant que j'ai l'occasion de te les présenter en bonne et due forme, il faudrait fêter ça ! ", ajoutai-je, sans me départir de mon sourire. Je suis sur le point de prendre son sac quand elle le jette sur son épaule, libérant sa main pour l'insérer dans la mienne. Mademoiselle n'est plus une gamine, j'ai saisi. Elle a repéré que quelque chose clochait, me concernant. Je secoue simplement la tête et réponds. " Rien de bien méchant. J'ai attrapé un virus qui a eu du mal à...décrocher. Mais ça s'arrange, ne t'en fais pas. " Tu trouves, vraiment ? Et ça fait combien de temps que tu as perdu l'appétit, au juste ? " Elle a déjà essayé de m'appeler une bonne dizaine de fois depuis ce matin. Je n'y couperai pas et pour sa santé mentale comme pour la mienne, mieux vaut qu'elle sache que tu es arrivée saine et sauve. D'ailleurs, je vais l'appeler tout de suite, histoire de la rassurer. ", dis-je en saisissant mon téléphone. Du coin de l'œil, je constate que cette nouvelle ne la ravit guère. Son minois dit "mais laisse-moi le temps d'arriver !" alors que mes yeux, rieurs, apprécient cette expression boudeuse si familière. Je lui dépose un baiser dans les cheveux avant que la sonnerie ne s'interrompe, à l'autre bout du combiné.

    " Ciao, Mamma. Oui...Oui, elle est juste à côté de moi. On est encore à la gare. Oui...Mhm mhm. Je pense que c'est encore un peu tôt, pour l'instant... ", ajoutai-je avant de faire une grimace à ma petite sœur. " Ok. Pas de souci, je le lui dirai. Ok. Ciao, ciao ! Baci ! " Je raccrochai. Je sentais le regard de Nocciola sur moi, mais avançais comme si de rien n'était, direction le parking. Elle ne pipait mot tandis que je conservais mon sourire. Une fois arrivés à la voiture, elle s'apprête à me demander quelque chose mais je fais "non" de la tête en rangeant son sac dans le coffre.

    " Si tu veux savoir ce qu'elle m'a dit ou demandé, il faudra l'appeler ! "

☾ ☾ ☾ ☾ ☾



Justayne
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Benvenuto Sorellina | Louisa Sedara - Sam 17 Mar - 20:02
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Benvenuto Sorellina  
– Mais j’espère bien que tu vas sabrer un magnum de champagne pour cette occasion. Pfff linotte tout de suite. Je le sers encore contre moi. te revoir depuis tout ce temps c’est …wahouuu, tu sais ce dont j’ai envie ? Je lui rends sa liberté, réponds à son sourire avec le même tout aussi large avec mes grands verts qui pétillent. C’est de me vautrer sur tes genoux pour que tu me racontes tout ce que j’ai manqué depuis ta FUITE du domicile parental.

On faisait ça autrefois. La plupart du temps Vitto me lisait une histoire puis j’ai grandi et lui aussi mais il gardait toujours du temps pour moi alors à défaut d’histoire, je lui racontais ma journée et inversement. Je voulais toujours me marier avec mon grand frère car j’avais l’impression qu’il était le seul à me comprendre.
Ma main dans la sienne, pour des yeux extérieurs nous ressemblons davantage à un couple plutôt qu’à un frère et sa sœur venant de se retrouver. Quelle importance. Je suis aux anges et j’avoue que j’ai très vite oublier que je devais le bouder et lui en vouloir à mort pour être parti.

– Un virus…je parie que tu as soigné ça par-dessus la jambe. Je vais m’occuper de ton cas et tu n’auras pas le droit de protester.

Oui je boude parce que maman ne nous laisse pas respirer, c’est sûrement à cause de cet amour envahissant et de tout ce qui pesait sur les épaules de Vitto, qu’il a voulu prendre son indépendance. Je ne peux pas l’en blâmer, d’après vous pourquoi j’ai misé gros sur Rome pour l’université et non sur Florence ?
Quand il me dit qu’il va devancer les énièmes appels de maman, je lui dis ok en levant ma main d’un signe d’approbation. Son baiser me console un tout petit peu, je suis soulagée qu’il n’ait rien dit au sujet des mèches roses qui persistent encore. Elles sont plus visibles quand mes cheveux sont attachés mais là, elles se fondent parmi les autres châtains claires.

Mes petits doigts se ferment dans les siens un peu plus forts quand je sens que la conversation tourne évidement sur moi. Je fais non de la tête mais il savait déjà que je ne voulais pas lui parler. Pourtant je ne souhaitais qu’une chose : savoir ce qu’elle avait dit. Un peu trop fière pour solliciter tout de suite Vitto, je ne demande rien jusqu’à ce que nous atteignions sa voiture. J’ai à peine ouvert la bouche qu’il n’arrête immédiatement.

– HOOOOOO mais trop vilain. Bon je la rappellerai mais pas tout de suite…

Je jette mon sac sur la banquette arrière puis viens occuper le siège à côté de mon frère. Je reste silencieuse pendant le trajet mais ne peux pas m’empêcher de le regarder ou de poser ma tête sur son épaule. Cela fait longtemps que je ne suce plus mon pouce mais ça me ramène vers cette époque où je m’endormais sur lui en tétoutillant mon pouce.

Une fois chez lui, je découvre son univers avec une mezzanine qui surplombe le séjour/salle à manger/ cuisine.

– QUOIII il n’y a même pas une photo de moi ! Je le charrie un peu et rigole ensuite. …tu vis tout seul Vitto ? Je n’ai pas l’impression qu’une demoiselle occupe les lieux…

J’avance dans la pièce, dépose mon sac à côté du canapé pour qu’il n’encombre pas le passage. Où est-ce que je vais dormir ?

– Il faudra me montrer ton Forno. Tu sais que maman est très fière de ta réussite, elle n’arrête pas d’en parler dès qu’elle en a l’occasion. Moi aussi je suis très contente pour toi. Je viens jusqu’à lui d’un pas décider. Bon fais moi voir un peu tout ça que je lui fasse ça fête à ce virus. Assieds-toi un instant que je t’examine. Je ne suis pas médecin mais je sais reconnaitre une angine ou un rhume. Mes doigts viennent tâter sa gorge juste sous ses oreilles. Je ne sens pas de ganglions. J’observe ensuite le blanc de ses yeux pas très blancs d’ailleurs. Tu dors bien ?  Tu manges équilibré…pour un restaurateur ça serait un comble de mal te nourrir… Je ne lui sens pas de fièvre. Sa langue est un peu chargée mais sans plus. Toi tu ne dors pas assez et tu manques de vitamines….je vais te gaver de fruits et quelques compléments alimentaires mais un virus ça non….un laisser-aller ça oui…c’est ton restaurant qui te préoccupe ?

©️ Justayne
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Benvenuto Sorellina | Louisa Sedara - Mar 20 Mar - 20:24
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ÉCHINE : Plus humain, tu meurs.
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    " Qu'est-ce qui te fait dire ça ? Admets quand même que c'est plutôt pas mal tenu, pour un appart de mec ! ", dis-je en ouvrant les bras, lui indiquant l'environnement tout en poussant du pied une paire de chaussettes pour qu'elles élisent domicile sous une commode.

    J'aimerais répondre à chacun de ses mots mais elle ne me laisse pas le temps de m'exprimer, prenant son rôle de petite sœur protectrice et infirmière très au sérieux. Elle me presse jusqu'au canapé avant de me poser les questions d'usage, lorsqu'on est mal en point. Elle tâtonne et palpe ma gorge, mes ganglions, fixe mes prunelles de ses grands yeux verts avec un air concentré que je ne connais que trop bien. Je ris alors qu'elle termine son check up et annonce son diagnostic.

    " En plus d'être nutritionniste, tu t'improvises psy ? C'est qu'elle doit vraiment être réputée, cette école d'infirmières ! ", plaisantai-je.

    Qu'elle soit ou pas dans cette branche, Louisa avait un don me concernant. Elle devinait toujours quand quelque chose n'allait pas. Je pense parler au nom des relations comme la nôtre en disant que nous nous connaissions l'un l'autre parfois mieux que nous mêmes. Bien sûr, certaines choses restent indicibles. Incapables à exprimer par crainte de la réaction que pourrait avoir l'être aimé. Je venais à peine de retrouver ma petite sœur, il était hors de question que ce soit pour épancher mon cœur brisé. J'étais vraiment heureux de la revoir et je ne voulais pas que cette histoire vienne ruiner ma bonne humeur.

    Avant qu'elle ne me fasse sa moue boudeuse, en réponse à mon tour de passe passe pour éviter le sujet, je me relevai du canapé en direction de la cuisine pour sortir deux coupes à champagne ainsi que la bouteille, réservée au réfrigérateur. " Tu constateras par toi-même que tout va très bien au Forno. Je mène ce petit monde à la baguette, une vraie dictature ! A part quelques rebelles qui se permettent de me répondre, mais tout est rentré dans l'ordre depuis que j'ai sectionné leurs phalanges... " Je redresse la tête pour guetter le roulement de ses yeux et lui souris de toutes mes dents. " On pourra y passer quand tu le voudras. J'ai pris quelques jours pour profiter de toi...en espérant que tu ne démarres pas les cours tout de suite ? Comment ça se passe, exactement ? Tu as un planning déjà bien défini, entre apprentissage et pratique ? A moins qu'il n'y ait une réunion d'informations qui te permette d'en savoir davantage ? " Je m'apprêtai à lui proposer de l'y accompagner mais me retins, sentant que j'allais prendre un rôle qui n'était pas le mien. Celui d'une mère poule. Couveuse, qui plus est ! Si elle avait décidé de quitter notre Mamma à Florence, ce n'était pas pour en retrouver un Padre à Rome ! Je sortais deux-trois bricoles à grignoter sur des assiettes pendant qu'elle s'installait sur l'une des chaises hautes.

☾ ☾ ☾ ☾ ☾



Justayne
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Benvenuto Sorellina | Louisa Sedara - Mar 27 Mar - 17:47
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Benvenuto Sorellina  
– Mouais pas trop mal tenu pour un mec…je vais t’épargner l’inspection avec des gants blancs. N’empêche que ça manque d’un petit quelque chose. Non je ne parle pas de ma photo, ça c’était pour le chambrer. Puis moi la première, je ne sais pas comment je le prendrais si mon copain avait une photo de sa sœur à l’âge qu’il a maintenant…oui on peut toujours justifier qu’on est très famille mais quand même, ça me ferait tout bizarre. Quoique je dis ça mais je conserve précieusement une photo de Vitto et moi quand nous étions enfant. J’adore cette photo, je suis sur ses genoux pour me câliner contre lui en suçant mon pouce. Je crois qu’il me consolait d’après ce que maman m’a dit. Là, je ne sais pas pourquoi mais son virus tu parles, je n’y crois pas du tout. Mon rapide examen me le confirme du reste. Moi je dis que ça le gars débordé ou …et bien justement c’est ce qui me reste à trouver s’il ne s’agit pas d’une fatigue passagère.

– Tsss moques toi mais tu ne vas pas t’en sortir comme ça grand frère. Rétorquais-je en pinçant sa joue gentiment avant de le laisser tranquille.

Pendant qu’il s’éloigne de moi, je traque l’indice du regard. Vitto me cache quelque chose et personne n’arrivera à me convaincre du contraire. Je parierai que le blanc des ses yeux pas très blanc, est tout simplement la conséquence d’un excès, il n’y a pas si longtemps, d’alcool. Mon frère n’est pas alcoolique mais dès qu’une vraie tuile lui tombe dessus, c’est ça façon de se réconforter.
Hiiii, j’applaudis en voyant le champagne puis rebondis aussitôt sur son commentaire sur le restaurant.

– Ce n’est donc pas le restaurant qui te préoccupe…hé hé hé je t’ai eu. T’es prévenu je ne lâcherai pas l’affaire.

Il le sait mais il sait également qu’il peut tout me dire. Je viens le consoler de mon  harcèlement en déposant un petit baiser sur sa joue tout en le débarrassant des verres. Je ne suis pas dupe, il contourne mes questions par d’autres mais en même temps elles sont toutes légitimes et sont la première raison de ma venue à Rome. Je me mets à rire quand il m’explique sa façon de tenir le Forno.

– Houla à la baguette carrément…aurais-je droit au même traitement si …je ne sais pas….par hasard….tu me trouvais un petit boulot pour gagner un peu de sous. Je rentre un peu la tête entre mes épaules et me balance presque de gauche à droite et de droite à gauche légèrement comme quand j’avais quelque chose à lui réclamer quand nous étions enfant. …je ne compte pas dépendre de toi financièrement même si en m’embauchant c’est presque ça mais c’est un travail. Déjà que tu m’héberges…

L’école n’est hélas pas gratuite et malgré une rémunération parce que c’est une alternance, ça n’est pas suffisant.
Je me laisse tomber dans le canapé avant de lui répondre et qu’il nous serve en champagne.

– Oui j’ai quelques jours avant la rentrée. On aura connaissance qu’à ce moment là du service par lequel on va démarrer. Je n’ai encore aucune préférence à ce sujet. J’attrape mon verre et trinque avec lui. A nos retrouvailles grand frère. Bon alors dis-moi ce qui ne va pas cette fois…quelle est cette vilaine demoiselle qui n’a pas su apprécier mon grand frère ? Si ce n’est pas le restau, si ce n’est pas un virus …teu teu on ne ment pas…c’est une peine de cœur. Je bois une grande gorgée et viens sans son consentement – parce que je n’en ai pas besoin – me coucher sur ses genoux. J’aimais bien quand il me caresser les cheveux. Vitto … ? Raconte moi…



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