Girone della paura { Marius L. Vitale

 :: VIA DEL CORSO :: JOALLIER
Girone della paura { Marius L. Vitale - Mer 28 Fév - 10:09
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sirènes
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EFFIGIE : Timur Simakov
BAFOUILLES : 56
PACTE : 24/02/2018


OSSATURE : autour de 20 ans ; 121 ans réel
CONTRAT : Célibataire
BESOGNE : Serveur dans un bar
ÉCHINE : Peuple de l'Air, les sirènes des cieux.
PRESTIGE : Il chante moins bien que ses sœurs mais sa voix fait vriller les cœurs. Cœurs dont il sent la noirceur, faisant trembler ses membres d'un désir insoutenable.
GANG : Comme sa mère, comme sa famille, il se tient droit, fidèle au Triumvirat.
CREDIT : Tumblr & moi-même
Girone della paura
Il a le souffle court, le cœur fou qui tambourine dans sa poitrine. Frêle – organe – oiseau désireux de sortir de sa cage thoracique. Ses jambes, ses cuisses, lui font mal, un pincement à chacun de ses pas. Probablement à cause de ses muscles, il est si tendu. Nerveux. Romano était parti heureux, pourtant. Il avait pu sortir en journée, fier d’avoir obtenu une tâche à faire, seul, en dehors du bar. Alors, il ne doutait pas de la présence de l’une de ses tantes, loin derrière lui. Mais, il avait réussi à la perdre et se complaisait dans le plaisir de réaliser quelque chose par lui-même, aussi simple les directives furent-elles, et ce, sans se sentir surveillé. Quelques courses, tout au plus, pour les quelques sandwichs qu’ils proposaient dans l’établissement. Sa mère préférant les fruits et légumes frais, Romano était tout naturellement parti dans l’un des nombreux marchés de Rome.

L’ainé des Lazarelli ne s’était pas inquiété, au début, de la présence de cet homme qui se faisait discret, et qu’il croisa à un étalage. Puis un autre. Et encore un. Quelle étrange coïncidence. Une étrange sensation au creux du ventre, bien désagréable, qu’il préféra écarter au profit de l’ambiance du marché. Romano aimait ceux-ci, avec une affection purement tendre. C’était bien l’une des choses qui n’avaient pas bougé en cent ans. L’agitation des vendeurs, les couleurs, les odeurs, les voix de ceux qui désirent se faire entendre. Il s’agissait là d’un joyeux spectacle qu’il ne voulait gâcher par un sentiment douteux qui ne provenait sûrement que de lui. A force d’être surveillé par ses pairs, il devait avoir la perpétuelle sensation d’être suivi. C’était ce qu’il pensait.

Picotement sur la nuque. Il arrivait à Romano d’être observé, lorsqu’il se déplaçait dans les rues de la cité. Par des jeunes filles, principalement, à qui il rendait de jolis sourires. Ce n’était pas dérangeant, plus pour sa sœur, qui trouvait cela fatigant. Mais là, c’était différent.
Et l’homme était toujours là.

Il avait quitté le marché, pourtant. Et est-ce que la coïncidence poussait au fait que l’autre prenait le même chemin que lui pour rentrer ? Quelqu’un de plus alerte aurait trouvé ce comportement suspicieux. Romano, lui, fut éveillé à quelque intérêt curieux. Et c’est avec cette même curiosité qu’il décida de prendre une route différente. Partir ailleurs. Au début, ça avait tout l’air d’un jeu.

S’il avait su.

Et le voilà à trottiner, aux portes de la course pure et simple. Il tourne brusquement à l’angle d’une rue. Souffle, et jette un œil. Encore. Alors, il repart de plus belle, ne prenant même plus attention à ses commissions allégrement secouées dans leur sac. L’indiscrétion est devenue anxiété, sous la mue d’une émotion qui se découvre. La sueur perle sur sa nuque pendant qu’il cherche du regard une échappatoire. Romano ne sait plus dans quelle direction aller. Rentrer à la maison ? Non, sa mère sera folle de rage et d’inquiétude, surtout quand elle apprendra qu’il a semé sa tante. Aller chez un ami ? Cela aurait été une bonne idée, s’il avait quelqu’un de ce genre dans ses quelques connaissances. Il se mord la lèvre et a un sursaut en entendant des pas, derrière lui, des pas qui ne marchent plus. Ainsi, il détale, sans attendre son reste. Mais qu’est-ce qu’il me veut ce type ?? qu’il gronde entre ses dents. Romano ne comprend pas, à l’heure actuelle, il ne veut pas comprendre. Et il se dirige finalement vers le seul lieu à sa connaissance où il pourrait trouver refuge.

La porte sonne quand il passe l’entrée du magasin. Il se faufile en trombe et n’attend pas pour appeler
« Mariu – …» Romano se coupe soudainement, tombant nez à nez avec une cliente qui le regarde. Il sourit alors maladroitement en lui tenant la porte, pour laisser sortir la femme. « …Désolé. » Il tire sur le col de son pull. Bon sang. Et une fois le battant refermé clos, il se permet de respirer. Non sans jeter un coup d’œil à l’extérieur, au travers de la vitre.



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Girone della paura { Marius L. Vitale - Sam 3 Mar - 19:23
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EFFIGIE : Brendon Urie
BAFOUILLES : 3437
PACTE : 09/04/2017


OSSATURE : Trentaine apposée sur la paperasse factice. Belle gueule juvénile mensongère, bête aux six-cent-quatre-vingt-sept années pesant sur la carcasse.
CONTRAT : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde sel qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté.
BESOGNE : Précieuses qui étincèlent de leurs éclats délétères, joaillier aux phalanges habiles ornant les nuques de gemmes. Murmures et secrets glanés ou soufflés, informations échangées, babines fourbes crapahutant à la cité sainte une fois le crépuscule tombé.
ÉCHINE : Fils de l'ondine et des abysses dévorant les souffles. Piranha aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne.
PRESTIGE : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux.
GANG : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, désolation d'un poisson avisé maître de son échine, détournant le regard des bas fonds dégueulasses.
CREDIT : faust (ava)
Girone della paura
Romano & Marius

« I ain't happy, I'm feeling glad. I got sunshine, in a bag. I'm useless, but not for long. The future is coming on. »
Précieuses qui délivrent leur opulence, se fracturant en éclats multiples aux nuances bigarrées. Elles aguichent les mirettes aventureuses dans les artères de la vieille Rome, éveillant les fascinations et autres rêveries de badauds dont la plupart n'osèrent pas s'attarder, panel inaccessible. Gemmes aux reflets givrés, adulant les temps maussades d'une saison qui fut adulée par les doigts qui les eurent façonnés, où l'humidité fut reine, pluie salvatrice. Maternelle. Les jours filaient, laissant les fournaises méditerranéennes devenir menace avec le printemps. Redoutable. Ô qu'il s'ennuyait, le Piranha, songeant aux cieux cendrés et aux remous salins à quelques kilomètres de là, rêveries futiles pour combler la morosité du jour, alors que le faciès dut être trop humain. Jeu de rôle détestable. Bête tapie sous sa couverture fastueuse, peinant à saisir ce que le terme humain voulut parfois désigner.

Bagatelle coutumière sous l'ébauche d'une échine aux yeux de biche, cliente appâtée. Rictus aux babines, propriétaire se devant de demeurer énigmatique, voyant en la douce l’opportunité d'un repas à faire venir dans un filet une fois la nuit tombé. Poisson connaissant les jeux sur les bout des écailles, se jouant d'une gueule mensongère dissimulant l'hideur et les crocs véhéments. Les phalanges se perdent dans une paire de gants immaculés, saisissent quelques parure pour en agrémenter le col. Ils s'égarent les doigts, perçoivent les frémissements d'un myocarde égaré, éveillant l'incendie ravageur à la teinte amère d'assèchement. Carcasse affamée, parcimonieuse dans ses chasses, préférant la discrétion à la gourmandise. Échanges de banalités. Les joues pourprées finissant par donner l'aval en une promesse de retrouver la bête plus tard, emportant un écrin velouté agrémenté d'un sourire. Belle qui retourne se perdre dans les ruelles, croisant l'échine d'un individu qui lui fut radicalement opposé dans son attitude.

Il eut des airs de mioches venant d’apercevoir un fantôme, fuyant la bête du placard en se réfugiant chez un parent en pleine nuit. Froncement de sourcils instantané, ôtant le tissus immaculé ornant encore les doigts, destiné à ne pas entacher les précieuses. « Romano ? » Sérénité apparente, supposant qu'il se fut d'avantage égaré, perdu dans l'hostilité de la masse humaine grouillante. Il fut curieux, le gosse aux ailes dissimulées dans la carne, minois trop innocent, peinant à percevoir s'il fut débordant de sincérité ou non. Sirènes cousines, aux antipodes, rarement croisées, fascination muette que d'en découvrir le plumage. « Si c'est pour esquiver ta matriarche, je n'ai guère envie qu'elle saccage mes vitrines dans sa traque pour retrouver son oisillon. » Certainement plus proche de la vérité, à lorgner vers l'extérieur de cette manière, supposant qu'il eut quelque chose à semer.

Signe du chef pour qu'il file à l'arrière, prenant soin de fermer boutique tout en jetant une œillade à l'extérieur, peinant à percevoir ce qu'il voulu esquiver. Il fut invité dans l'antre d'un atelier d'avantage destiné à passer le temps, doigts habiles pour l'orfèvrerie et orner les nuques. Elles furent nombreuses les professions en cinquante ans hors de l'ondine, bien que souvent répétitives, poisson n'ayant guère la patiente de vouloir suivre d'avantage d'apprentissages, changeant lorsque l'absence de marque du temps éveillait les murmures. Bras croisés avec fermeté sur le torse dont la chemise fut remontée jusqu'aux coudes, attendant le fin mot de l'histoire des lippes du fils de l'air non sans une certaine appréhension.  
(c) DΛNDELION

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Girone della paura { Marius L. Vitale - Dim 4 Mar - 15:13
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EFFIGIE : Timur Simakov
BAFOUILLES : 56
PACTE : 24/02/2018


OSSATURE : autour de 20 ans ; 121 ans réel
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BESOGNE : Serveur dans un bar
ÉCHINE : Peuple de l'Air, les sirènes des cieux.
PRESTIGE : Il chante moins bien que ses sœurs mais sa voix fait vriller les cœurs. Cœurs dont il sent la noirceur, faisant trembler ses membres d'un désir insoutenable.
GANG : Comme sa mère, comme sa famille, il se tient droit, fidèle au Triumvirat.
CREDIT : Tumblr & moi-même
Girone della paura
Romano se mord la lèvre, geste nerveux empreint d’une anxiété électrique dont les étincelles se sentent dans l’air. Le joailler n’était assurément pas la personne à qui le jeune sirène ailé faisait le plus confiance. Question d’habitude, d’apprentissage et des années de prévention à l’égard de leurs cousins de l’eau. Mais, Romano devait reconnaitre que l’homme avait cette expérience qu’il ne connaissait point, et en cela, il était une source d’information particulièrement notable. Alors, quand le doute le prend, comme à présent, le Vitale lui semble être la meilleure personne vers qui se tourner. Avec méfiance, il va suivre le geste du plus âgé, tout en soufflant.
« Non, ce n’est pas ma mère j’ai …semé l’une de mes tantes, un peu plus tôt. » Il regarde derrière eux, inquiet. Comme si la sombre silhouette pouvait apparaitre à tout moment derrière le verre, et il se faufile dans l’arrière-boutique. Atelier qui le laisse songeur, tout d’abord. Ses yeux glissant sur les tables, les différents outils dont il n’imagine même pas l’utilité. Cependant, il ne perd pas plus de temps à observer l’endroit, pour ne pas faire perdre à Marius le sien. Puisque celui-ci attend déjà la suite de ses explications. Alors, Romano perd son assurance. Il se gratte l’arrière du crâne en cherchant ses mots. Il doute de cette sensation qu’il a cru, qu’il pense toujours ressentir.

« C’est peut-être juste moi … mais j’étais inquiet. En tout cas, ma mère ne viendra pas vous importuner, je peux vous l’assurer. C’est seulement … » il avale sa salive, fait lentement glisser sa langue sur sa lèvre inférieure. Il a l’impression d’avoir la bouche sèche, mais c’est probablement le stress. « J’ai cru… qu’un homme me suivait. Enfin, je ne pense pas le connaitre. Je l’ai vu plusieurs fois, et je l’ai encore vu alors que je rentrais, en prenant d’autres chemins peu utilisés. » Le plus jeune pose son sac de courses sur le sol, pour souffler. Il lève les yeux au ciel, puis regarde vers la porte derrière eux. « J’ai l’impression d’avoir un admirateur collant. Ça ne vous est jamais arrivé ? » il secoue un peu la tête, avec un maigre sourire maladroit « Enfin, je suis au courant que… nous autres, pouvons avoir un certain magnétisme sur les humains. Mais je suis certain de n’avoir rien fait qui puisse provoquer cela. » comme chanter par exemple, quel idiot, il ne s’y risquerait jamais en public.

Et, plus il parle, plus Romano se sent stupide. Comme un enfant effrayé par l’ombre qu’il est le seul à voir. En plus, il vient embêter l’autre sirène qui doit avoir bien mieux à faire. Il ne sait pas à quel point Marius peut être patient avec lui, peut-être que ce dernier en aura assez et qu’il se débarrassera de lui, tout bonnement. Qui sait à quoi on pouvait s’attendre, avec ces êtres de l’eau.


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Girone della paura { Marius L. Vitale - Jeu 8 Mar - 11:04
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EFFIGIE : Brendon Urie
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PACTE : 09/04/2017


OSSATURE : Trentaine apposée sur la paperasse factice. Belle gueule juvénile mensongère, bête aux six-cent-quatre-vingt-sept années pesant sur la carcasse.
CONTRAT : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde sel qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté.
BESOGNE : Précieuses qui étincèlent de leurs éclats délétères, joaillier aux phalanges habiles ornant les nuques de gemmes. Murmures et secrets glanés ou soufflés, informations échangées, babines fourbes crapahutant à la cité sainte une fois le crépuscule tombé.
ÉCHINE : Fils de l'ondine et des abysses dévorant les souffles. Piranha aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne.
PRESTIGE : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux.
GANG : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, désolation d'un poisson avisé maître de son échine, détournant le regard des bas fonds dégueulasses.
CREDIT : faust (ava)
Girone della paura
Romano & Marius

« I ain't happy, I'm feeling glad. I got sunshine, in a bag. I'm useless, but not for long. The future is coming on. »
Il transpirait l'appréhension l'oisillon perdu, parvenant presque à déceler l'affolement dans son souffle qui fut trop saccadé pour une vulgaire visite de courtoisie régie par une quelconque curiosité maladive. Piranha mensonger, derrière ses traits qui furent trop juvéniles, endossant plus de siècles qu'il ne voulut laisser transparaître, prêt à amasser les créatures cassées qui trainèrent dans les artères dégueulasses de Rome, transpirant l'expérience qu'il voulut parfois bien partager par caprice ou même ennui. Il eut en quelque sorte pitié du môme de l’air, transpirant l’innocence par tous les pores, enfermé dans un écrin par quelques harpies qui virent d’avantage en lui un mâle reproducteur. Oisillon qui eut des airs de gamin des eaux, embourbé dans une familia mafieuse dont il aurait put être la catin. Désolation amère.

Froncement de sourcils, notant d’abord la façon dont il hésitait, priant qu’il ne s’agisse pas d’une quelconque paranoïa futile et sans fondement, une incapacité à gérer un quelconque élément humanoïde, alors que Piranha qui fut tout aussi étranger à ce monde hostile, peinant à en saisir quelques concept qui furent loin d’une existence plongée dans l’ondine. Syllabes incertaines qui furent enregistrées, décortiquées. Théorie d’un magnétisme qui fut la plus probante, bien qu’anéantie. L’autre possibilité s’impose, nettement plus détestable, faisant de la harpie une cible prise en traque. « Fais chier. » Bête qui réalise qu’il venait de trouver refuge dans l’antre douteuse d’un poisson, attirant l’attention d’un pisteur qui attendit très certainement qu’un fait anormal se produise, capable de faire désormais une pierre et deux coups. « M’dis pas que t’as sortis tes plumes et montré ta couenne récemment. » Remontrance, supposant qu’il dut éveiller les soupçons d’une manière ou d’une autre. Tenailles aiguisées qui démangent, manquent de s’imposer aux babines contrariées.

« C’est probablement un cabot de l'Opus Dei. » Sifflement emprunt de mépris. Ils furent monstrueux les hommes, assez pour endoctriner des gosses, leur laver le cerveau, en faire des traqueurs armés jusqu’aux dents quitte à annihiler leurs utopies d’existences paisibles. Ils furent d’avantage bêtes affamés, avides de voir dégueuler le vermeil de créatures qui n’eurent rien demandée, prétextant qu’ils furent une menace pour l’humanité, alors qu’ils furent d’avantage doués pour s’entre-tuer tout seuls. Humanité jugée coupable des maux, s’étant approprié l’écume salines, les entravant au même titre que d’y apposer des filets invisibles.

Il semble largué Romano, ayant visiblement loupé quelques informations. Soupir. « Une bande d'humains devenus des machines à tuer histoire d'évincer les créatures « démoniaque » et purifier le monde. Le genre à esquiver si tu ne veux pas finir plumé comme un poulet, les ailes en trophée au dessus d’une cheminée. » Rectification jugée nécessaire. Piranha aux airs de requin en chasse, tournant en rond en se massant les tempes, cherchant l’ébauche d’un stratagème où il fallut être le plus futés. « On va pas avoir le choix, va falloir être plus malin et le débusquer. » Traque qui s’impose, hasardeuse. Ils furent deux cerveaux au delà d’être bêtes plus avantagées qu’un quidam au myocarde fragile, presque qualifié de sac de sang ambulant. Et si les doutes furent faux et infondés quant à la dangerosité du voyeur, la carcasse aurait au moins le mérite de devenir repas apaisant l’incendie interne.
(c) DΛNDELION

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Girone della paura { Marius L. Vitale - Mar 27 Mar - 6:04
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EFFIGIE : Timur Simakov
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PACTE : 24/02/2018


OSSATURE : autour de 20 ans ; 121 ans réel
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ÉCHINE : Peuple de l'Air, les sirènes des cieux.
PRESTIGE : Il chante moins bien que ses sœurs mais sa voix fait vriller les cœurs. Cœurs dont il sent la noirceur, faisant trembler ses membres d'un désir insoutenable.
GANG : Comme sa mère, comme sa famille, il se tient droit, fidèle au Triumvirat.
CREDIT : Tumblr & moi-même
Girone della paura
L’espoir est encore présent. Maigre. Reliquat d’un optimisme qu’il est bien obligé de s’imposer pour ne pas s’enfoncer dans le défaitisme constant qui le guette. Toujours plus proche. Romano suppose qu’un jour, ça viendra. Qu’il fera comme son père, ou bien les autres mâles de son espèce, en acceptant de se laisser faire sans plus ressentir la moindre once de rébellion et oublier l’éclat d’une liberté qui n’aura été que fantaisie de jeunesse. Une chimère.
Alors, le plus jeune espère une fausse impression. Des idées farfelues qui lui seront venues à force d’être perpétuellement protégé. Il n’est pas fou de songer qu’à être toujours suivi par un membre de sa famille, il puisse continuer de ressentir cette sensation même en pleine solitude.

Mais non.

Le joailler jure et Romano ouvre des yeux ronds. Une seconde suspendue, la crainte fait trembler le contenant fragile qui tentait de l’étouffer. Une paroi de verre sur le point de se fissurer. Et le brun s’empresse de répondre : « …N-non ! Enfin… » l’hésitation le prend, les questionnements à lui-même de ce qu’il aurait pu faire pour se montrer. « …Peut-être… une fois. Ou deux. Mais je n’ai jamais été remarqué !... Il me semble… » Avec cette sirène qu’il avait découverte coincée dans un arbre, ou bien ce vampire qui l’avait attaqué mais, jamais, jamais, il n’aurait pensé que cela puisse se retourner contre lui. Dans l’instant, il ne sait plus s’il s’était réellement montré discret et il s’en frotte nerveusement le front, ébouriffant les mèches fines de cette frange trop longue pour en être vraiment une. Enfin, Romano tique au nom qui est prononcé. Il lui semble lointainement familier, sans parvenir à en saisir l’origine. Un cabot ? Immédiatement, il songe à un lycan mais, il ne comprend pas pourquoi l’une de ces créatures pouvait en avoir après lui. Ils ne mangent pas de sirènes, si ? Heureusement, Marius vient éclaircir ces questions muettes.

« Un chasseur… » qu’il murmure tout bas. Plus pour lui-même que l’autre homme. Ces humains n’étaient jusqu’alors pour lui qu’une peur lointaine. Menace vague plus évoquée pour l’empêcher de faire des bêtises qu’un réel péril. A la manière du monstre sous le lit, celui qui dévore les enfants pas sages, ou bien de la sorcière qui arrache les plumes des vilains pour s’en faire un breuvage. Cependant, ça fait bien un siècle – au sens propre – qu’il n’avait plus entendu parler de chasseurs.

« Je pensais… qu’ils n’existaient plus. » Idée naïve. Cela faisait des siècles que les hommes les plus conscients de leur existence avaient pris les armes contre eux, les monstres. Alors, c’est bien innocent de croire qu’ils aient pu cesser, d’une façon ou d’une autre, leur fière croisade. Néanmoins, les dernières paroles éveillèrent l’intérêt de Romano avec grande surprise. Pourquoi Marius parle-t-il de le débusquer ? Cet homme n’aurait-il pas des armes prêtes à les empoisonner, à les épingler pour mieux récupérer les trophées qu’a évoqué l’autre sirène.

« …Vous…ne parlez tout de même pas de le chasser ? » les yeux grands. Ironie, quand la créature considérée comme prédateur ne saisissait pas cette simple notion. C’est qu’il n’a jamais fait de mal, Romano. Il ne récupère pas même les cœurs qu’il dévore lui-même. Cependant, la solution du plus âgé demeure la plus raisonnable, sans le moindre doute. Et le sirène secoue la tête « Enfin…je comprends ce que vous voulez dire mais… je n’ai jamais chassé qui que ce soit. » Il hausse les épaules, l’air bête « Je sais tout juste sortir mes griffes pour tenter de me défendre et cet homme n’est-il pas déjà préparé à cela ? » Romano jette un œil sur l’une de ses mains, qu’il ouvre et ferme à un rythme lent. Loin de l’instinct du pisteur, il est incapable d’imaginer seulement un plan d’attaque, une stratégie. Et le pauvre Marius se retrouve avec un poids de taille entre les pattes. Le plus jeune ferait son possible, il n’y a pas d’autre choix. Ainsi, il relève le regard, la tête basse, pour plonger dans celui de l’ondin « Que faire ? » et il s’en remet au commandement de ce dernier, à son expérience bien plus poussée que la sienne. Malgré ses craintes, la méfiance qu’il ressentait de façon intrinsèque, Marius était le plus à même de les sortir de ce mauvais pas. Romano serre le poing en se redressant, inspirant profondément pour se donner du courage. Si, pour éviter d’être débusqué par un chasseur, il lui fallait apprendre à tuer, il le ferait.

En espérant qu’il soit capable d’endurer cela.


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Girone della paura { Marius L. Vitale - Mer 28 Mar - 12:04
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OSSATURE : Trentaine apposée sur la paperasse factice. Belle gueule juvénile mensongère, bête aux six-cent-quatre-vingt-sept années pesant sur la carcasse.
CONTRAT : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde sel qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté.
BESOGNE : Précieuses qui étincèlent de leurs éclats délétères, joaillier aux phalanges habiles ornant les nuques de gemmes. Murmures et secrets glanés ou soufflés, informations échangées, babines fourbes crapahutant à la cité sainte une fois le crépuscule tombé.
ÉCHINE : Fils de l'ondine et des abysses dévorant les souffles. Piranha aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne.
PRESTIGE : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux.
GANG : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, désolation d'un poisson avisé maître de son échine, détournant le regard des bas fonds dégueulasses.
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Romano & Marius

« I ain't happy, I'm feeling glad. I got sunshine, in a bag. I'm useless, but not for long. The future is coming on. »
Naïveté sidérante, transpirant par tous les pores. Elle en deviendrait presque fatigante, croisant les bras, un sourcil haussé d’appréhension. Piranha possédant l’impression de faire face à un môme découvrant son macrocosme, égaré après trop de décennies loin du monde, assoupit. Quelque peu compréhensible, y voyant là un écho lointain de ce qu’il fut un demi-siècle plus tôt, dégueulé sur le parvis de Rome loin d’une ondine qui fut demeure unique durant de trop nombreux siècles pesant sur la carne, affublé d’une connaissance piètre des dangers terrestres sous un égo qui ne voulut guère se mêler aux hommes. Poisson naïf qui peinait encore à saisir quelques concepts abstraits, à commencer par une technologie obscure. Il eut des airs de paternel bancal se devant d’insuffler les choses, le prenant sous les nageoires pernicieuses, tandis qu’il fut géniteur médiocre.

« On ne t’apprend donc rien ? » Locution qui s’appose, rhétorique face à l’évidence même. Ton qui demeure ferme, comme s’il eut commit une idiotie face à ses escapades dépourvues de prudence. Ce ne fut guère son rôle, au Piranha, de souffler les vérités dramatiques, de lui faire sortir les griffes pour qu’il les plante de lui-même dans une carne, au final peu renseigné sur l’espèce cousine qui ne fut que trop peu fréquentée. « Ils tirent à vue, sont d’avantage féroces. Tu n’as rien d’un angelot à leurs yeux. » Sifflement amer, apposant une vérité détestable depuis quelques mois, alors qu’ils eurent entamé un massacre dans les ombres nocturnes, évinçant toute créature visible. « Le monde n’est pas aussi naïf et bienveillant qu’autrefois. » Il fallut user de stratagèmes pour demeurer dans la masse, conserver une couverture génératrice d’ennuis, traquer avant de l’être. Suicidaire que de demeurer à Rome.

Ricanement face à la surprise de l’oisillon égaré, visiblement peu désireux de se salir les mains pour une quelconque bourde qu’il eut commit. « Oh que oui on va le chasser. » Rictus qui s’appose aux babines, dévoilent quelques aiguisées affamées qui pointent, appâté par le trophée qu’il y eut à l’arrivée. « Et tu lui sucera le coeur jusqu’à le blanchir s’il le faut. Ton imprudence, ton problème, je t’aiderai à l’attraper, le reste t’appartient. » Vicieux. Lui laissant la proie désignée dans le but unique de l’endurcir, entachant cette innocence dont il dégueulait de partout, là où il fut assez bon pour ne pas nuire à autrui. « Il n’y aura pas toujours un quidam pour te sortir des emmerdes. »

Une bouteille pleine de cristalline trouve place dans une poche, réflexe coutumier, là où l’objet fut d’une banalité sans nom dans les artères d’une ville aux températures méditerranéenne, malgré la fraîcheur de la saison loin des fournaises asséchantes de l’été délétère, élément fourbe se pliant aux volontés. « La nuit ne va pas tarder. » Obsidienne qui donnerait le coup d’envoi, à l’abri des mirettes de trop nombreux badauds aveuglés par l’ignorance, voyant fleurir la crasse sur les pavés. « Tu l’appâteras jusqu’aux quais en sortant d’ici, ne fais pas l’idiot à flâner. » Esquisse bancale d’un plan, ne voyant guère d’autre solution viable que de lui donner le rôle de l’appât parfait. « C’est un humain, une proie. Il demeure fragile et ne fait pas le poids une fois qu’on lui ôte ses jouets. » Syllabes fermes qui se voulurent rassurantes, visiblement nécessaires.
(c) DΛNDELION

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