Rien de facétieux.

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Rien de facétieux. - Ven 2 Mar - 0:31
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vampires
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EFFIGIE : Jaco van den hoven
BAFOUILLES : 683
PACTE : 28/02/2018


OSSATURE : Vingt-et-un ans et quelques mois, une si douce année. Comme un millésime, un âge qui fleure bon la jeunesse et la débauche. On peut renifler la drogue, l'alcool et le sexe d'ici.
CONTRAT : Un courant d’air serait plus facile à fixer que cet esprit libre. Trop bizarre pour vivre, mais trop rare pour mourir. Il est des êtres qui ne s’imaginent pas cesser leurs aventures.
BESOGNE : D’une beauté éthérée, ses cheveux d’ébène tranchant à la perfection avec son corps chétif, il ne rêve que de lumière et de gloire. Les photographes, la notoriété, les tenues de modes à foison… Mais pour le moment, il ne fait que vendre son corps à ceux qui en ont besoin. D’aucun appelleraient ça du service public, mais la police appelle ça du racolage.
ÉCHINE : Vampire
PRESTIGE : Toucher son nez avec sa langue, pour ce qu'il en sait. Mais peut-être qu'un jour, il devra ordonner à quelqu'un. Un homme ou une femme. Et qu'il sera étonné, scié même, de sa nouvelle autorité.
CREDIT : Arminio

Des mois. Des années. Des éternités.

Tu es restée cloitrée pendant un temps improbable, incroyable, invraisemblable. Rien qui ne te ressemble, toi ange de la nuit qui écumait les soirées et les bars dès que les clients te le permettaient, à la recherche de chaire fraiche. Des mois que tu rêvais de recommencer pour des raisons parfaitement différentes. Que tu ne rêvais que de viande, de steaks, de sang, de meurtre… Des mois, Giovanni, à tremper tes lèvres dans une seule blessure. Une seule. Un pauvre client, masochiste, qui t’avais demandé de le couper. Le pauvre. Il ignorait. Et tu ignorais alors ta réaction. Il va bien, normalement. Le jeu a mal tourné. Mais il n’y avait pas eu de traces. Pas de crocs plantés malgré la tentation. Juste un patient anémié. Le secret est sauf, encore aujourd’hui. Le client est toujours un client. Tout le monde est heureux. Certains plus balafrés que d’autres.

Et tu as gagné un couteau.

La nuit était sombre. Terriblement sombre. La lune bien haute depuis déjà longtemps. Pierre précieuse blanche croquée dans le ciel comme tu rêvais de croquer une victime. Mais il fallait que tu reprennes le travail pour de vrai, maintenant. Plus de ralentissement, sinon tu finirais par ne plus pouvoir payer le loyer. Un vampire à la rue, il ne manquerait plus que ça. On ne parle pas de ce genre de problèmes dans les séries TV du genre de Vampire Diaries. Stefan avait probablement jamais été obligé de faire la manche, lui. Et toi, toi petite pute désespérée, tu n’avais jamais eu assez d’argent pour t’offrir plus que des pâtes le reste du mois.

Tu traines ton petit cul dans la nuit.

Tes bottines à talon claque sur le sol dallé alors que tu te trémousse littéralement, démarche chaloupée pouvant donner le mal de mer à n’importe quelle créature posant le regard sur toi. Tu as tes adresses, tu connais. Lunettes de soleil aux verres ronds, tu regardes la nuit au travers de tes hublot comme si rien n’obstruait ta vision, un doux parfum de rose très finement appliquée sur tes poignets et ton cou. Peut-être pas à même ton cou, à la réflexion : il semblerait que le ruban de satin fixé autour de ton encolure ait été frotté avec un tissu légèrement imbibé de parfum pour rendre l’odeur diffuse. Toi, tu trouves l’odeur terriblement présente, mais la fleur restera inodore pour un humain à moins qu’il vienne fourrer son nez dans ton cou.

La fleur est en chasse.


Mais pas de viande, cette fois. Pas de sang. Des mois qu’il ne fréquente plus que les clients masochistes. Des mois qu’il perd petit à petit des clients pas encore fidélisés. Il devait séduire. Il devait faire rentrer de l’argent. Il devait calmer les chaires, se laisser pétrir et mener, dévorer… Non pas dévorer. Tu chasses l’idée en secouant la tête, tes cheveux couleur de suie tombent en frisottis autour de ton visage et souligne ta mâchoire. Ton manteau est ouvert sur un t-shirt aux épaules et à la clavicule découverte par des résilles. Tu ne t’embarrasse d’aucune élégance si ce n’est celle qui te convient. Tu joues avec la vulgarité pour subvenir à tes besoins. Tu continues ton chemin, fonçant droit vers ton destin. A moins que ce ne soit le sien.

A l’inconnu qui succombera.

Soyons sérieux, tu es terrifié en entrant dans le bar. Des mois que tu luttes contre toi-même pour ne pas dévorer tes clients et te voilà, de ton plein gré, dans un bar bondé. Ton trench chute légèrement de ton épaule, délivrant une clavicule marmoréenne et une épaule sèche. Tu laisses tes lunettes tomber légèrement sur ton nez, réalisant que la lumière du bar était assez supportable contrairement aux lampes de ton appartement. Tu cherches du regard quelqu’un d’un peu seul, quelqu’un qui semble en chasse. Le bar est bien entendu un bar de ta connaissance, rempli comme jamais pour ce qui semble être un concert commencé depuis déjà longtemps. Du Jazz ou du blues, tu n’as jamais su faire la différence. Mais l’ambiance est folle et endiablée, les gens dansent et gigotent dans une cohue de corps maladroit et écrabouillés entre eux. Toute cette peau découverte. Toute cette impudeur livrée à tous les regards. Tu ne sais plus où regarder.

Tu ne regardes que les gorges.


Soudain le temps s’arrête. Le vent s’engouffre dans le bar. Une odeur balaye toutes les autres. C’est puissant. C’est fort. C’est si particulier… Tu n’avais jamais sentis une odeur pareille, avant. Tu laisses tomber tout ce que tu avais entrepris. Tu as même oublié, en vérité. Tu détournes la tête et essayes d’approcher de l’odeur. Tu renifles dans l’air comme si ta vie en dépendait. Tu fais semblant de te frotter le nez pour faire croire à un abus de cocaïne. Ton regard va de corps en corps, de têtes en têtes, puis finalement un creux s’installe autour d’un garçon. Un garçon très mignon certes, mais tu ne le remarques qu’après quelques instants.

C’est lui qui sent comme ça.

C’est obligatoire, il n’y a que lui. Il n’y a plus que lui dans le passage. Il regarde autour de lui sans bouger. Ou peut-être que c’est toi qui ne vois plus le temps s’écouler ? Tu ne vois plus que lui. Tu ne veux plus que lui. Ton estomac fait un bruit abominable et tu espère que personne n’a entendu le boucan. Ta tête commence déjà à souffrir du bruit ambiant définitivement trop puissant pour ton ouïe sensible. Tu ne remarques que maintenant que le bruit te blesse les oreilles, que tu fronces les sourcils comme si cela pouvait avoir une incidence. Tu reviens doucement à la réalité et tu t’élances.

« T’as l’air perdu, beau gosse. Tout va bien ? »

Ton accent est beaucoup trop français, trop évident dans ta manière de prononcer l’italien. Mais tu n’essayes pas de le paraitre, simplement de paraitre bien. Il parait que c’est pour le mieux.

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Rien de facétieux. - Sam 3 Mar - 16:50
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sirènes
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EFFIGIE : Timur Simakov
BAFOUILLES : 56
PACTE : 24/02/2018


OSSATURE : autour de 20 ans ; 121 ans réel
CONTRAT : Célibataire
BESOGNE : Serveur dans un bar
ÉCHINE : Peuple de l'Air, les sirènes des cieux.
PRESTIGE : Il chante moins bien que ses sœurs mais sa voix fait vriller les cœurs. Cœurs dont il sent la noirceur, faisant trembler ses membres d'un désir insoutenable.
GANG : Comme sa mère, comme sa famille, il se tient droit, fidèle au Triumvirat.
CREDIT : Tumblr & moi-même
Rien de facétieux
La jeunesse romaine n’avait pas abandonné ses traditions. Toujours à fuir le soleil pour mieux se retrouver à la nuit tombée, dans une fraicheur qui n’attendait qu’eux pour s’échauffer. Lieux de rencontres, musique et danse à faire frémir les plus âgés. De son temps, on n’échappait pas aux classiques Funiculì, Funiculà ou ’O sole mio que tous reprenaient en cœur dès les premières notes, quand la soirée était assez avancée et l’alcool consommé. Il y avait aussi le Tango, une nouvelle danse à la mode, venue tout droit des Amériques. Comment y échapper. Elle faisait trembler de colère les parents qui la trouvaient tout simplement indécente, on entendit même qu’elle avait été interdite à la Cour anglaise à cause de sa lascivité. Une raison supplémentaire donnée aux jeunes pour se jeter dessus et choquer leurs aînés. La menace pour les mœurs était devenue la nouvelle mode. Et ça, c’était quelque chose qui ne changeait vraiment pas. La musique sur laquelle se trémoussaient les âmes juvéniles en était l’unique réelle variation.

En été, la fête avait tendance à déborder, comme un flot qui se déverse, sur les trottoirs. Mais, même si l’air était encore frissonnant en ce début d’année, plusieurs groupes de noctambules se croisaient en riant, agités par la fièvre de la nuit.

Et le jeune sirène zigzague entre les joyeux badauds, le sourire aux lèvres, à la fois nostalgique et envieux. Pas besoin de sortir ses ailes pour se sentir décoller. Il suffit d’un simple coup d’œil pour remarquer que certains jeunes sont déjà bien plus haut que lui. Le bruit vrille les tympans de Romano mais au moins, il n’existe plus cette lumière douloureuse à ses prunelles, ce soleil qui déchire la rétine des êtres comme lui. Créatures aux relents de rêves, ombres de cauchemars. Qui songerait que, derrière le sourire si doux de Romano, jeune homme aux mèches folles teintées d’auburn, se cache un mangeur de cœurs. Avec un peu plus d’assurance, il les ferait certainement défaillir. Déjà, ses attentions font frémir les demoiselles. On le dit gentleman, soigné, il a ce petit quelque chose qui ferait de lui un prince charmant. En entrant dans le bar, il tient la porte à la Bella qui passe avant lui. Courtois, il la salue, elle rit en rougissant.

L’élégance n’est pas que l’affaire du vêtement. Romano ne porte d’ailleurs aucun costume onéreux bien que la mode de son temps lui manque. Plus distinguée. Cependant, il ne peut nier le confort de ses nouvelles affaires. Le jean est solide et le t-shirt – avec les motifs d’un groupe qu’il ne connait point – gris, agréable à porter. La chemise à carreaux par-dessus, puis son blouson, lui apportent ensuite la chaleur nécessaire pour affronter la nuit. Il n’a pas besoin de plus, avec toute cette foule, ces corps qui se pressent à l’intérieur du bar. Il en vient même à retirer sa veste pour la plier sur son bras, passant sa main sur son front, repoussant quelques peu ses mèches sauvages.

Il ne sait pas vraiment dans quelle direction aller et se laisse porter par les mouvements d’autrui, sans vraiment danser et encore moins pousser la chansonnette. Pas qu’il soit question d’avoir honte de sa voix, au contraire, mais Romano connaissait l’effet que pouvait avoir celle des siens et il ne voulait pas se faire remarquer, même pour apparaitre comme attirant. Il n’est pas là pour ça après tout, il n’est pas en chasse, et surtout pas un chasseur. Le jeune sirène veut juste profiter de l’endroit, des gens, et, qui sait, peut-être faire des rencontres, en apprendre plus sur ce siècle et ceux qui y vivent. Alors, il a peut-être l’air de quelqu’un qui se noie, à laisser courir son regard au hasard, tout autour de lui. C’est ce qu’il suppose, tout du moins, quand un garçon vient l’aborder.

Beau gosse.

Sans se départir d’un sourire poli, Romano fronce légèrement les sourcils, comme s’il avait mal compris. Bien des expressions le laissaient pantois et, cette dernière avait accroché son oreille. Beau. Gosse. Bel enfant. C’est fou, il aurait juré que l’on emploierait ce terme pour une jeune fille.

« …Je …C’est la première fois que je viens ici. » il rit un peu, en se grattant l’arrière du crâne. Il sent quelque chose d’étrange chez son vis-à-vis, sans parvenir à mettre le doigt dessus. Oh, il y a bien sa tenue qui l’interpelle. C’est quoi cet idée que de porter du tissu qui ressemble à un filet de pêche ? Mais ce n’est pas vraiment ça qui le dérange. Son nez le chatouille, comme quand il sent la présence d’un cœur assombrit et souillé. Et il est vrai que ce genre de lieu en regorge. Un doux parfum à ses narines, le genre à le faire saliver.
Mais pas lui. Pas exactement. C’est étrange.
« Tu as un bel d’accent, tu n’es pas d’ici, si ? » Son regard se perd une seconde sur cette clavicule à nue. Il ne voit pas tant que ça des personnes à la peau aussi blanche. Quelque part, il lui rappelle ces statues qu’il apprécie tant observer.

En plus différent.



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Rien de facétieux. - Sam 3 Mar - 20:28
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OSSATURE : Vingt-et-un ans et quelques mois, une si douce année. Comme un millésime, un âge qui fleure bon la jeunesse et la débauche. On peut renifler la drogue, l'alcool et le sexe d'ici.
CONTRAT : Un courant d’air serait plus facile à fixer que cet esprit libre. Trop bizarre pour vivre, mais trop rare pour mourir. Il est des êtres qui ne s’imaginent pas cesser leurs aventures.
BESOGNE : D’une beauté éthérée, ses cheveux d’ébène tranchant à la perfection avec son corps chétif, il ne rêve que de lumière et de gloire. Les photographes, la notoriété, les tenues de modes à foison… Mais pour le moment, il ne fait que vendre son corps à ceux qui en ont besoin. D’aucun appelleraient ça du service public, mais la police appelle ça du racolage.
ÉCHINE : Vampire
PRESTIGE : Toucher son nez avec sa langue, pour ce qu'il en sait. Mais peut-être qu'un jour, il devra ordonner à quelqu'un. Un homme ou une femme. Et qu'il sera étonné, scié même, de sa nouvelle autorité.
CREDIT : Arminio

« … Je … C’est la première fois que je viens ici »

Tu souris. Tu le savais. Jamais tu ne l’avais vu. Jamais tu n’avais senti une odeur pareille. Tu es comme fou, excité par une odeur de viande que tu n’as jamais goutée alors que tu es en plein jeun. Tu penses avec émotion aux modèles que tu avais rencontrés qui s’étaient convertis à l’islam et pratiquaient le ramadan. Tu pratiquais toi-même un ramadan bien plus intense que tout ceux qu’ils eurent pu envisager.  

Tu ne t’étais nourri qu’à 3 reprises depuis des mois.

Il y a quelque chose d’étrange dans le fait de ne pas manger. Une sorte d’altération de la réalité. Une sorte de déformation des perspectives. On tombe sans jamais toucher le sol, on se relève pour s’allonger, on perd peu à peu ses repères. Tu t’étais retrouvé, durant le premier mois, à plusieurs reprises dans la rue sans te souvenir de comment tu étais arrivé là. Tout crocs sortis en plein milieu de l’avenue.

Tu avais eu le temps de devenir fou. Plusieurs fois.

Et face à ce jeune homme, un bel éphèbe à l’air paumé, tu sentais tes plus bas instincts se réveiller davantage. Il était loin d’être ton type d’homme, mais peut-être était-il ton type de gibier ? Tu étais incapable de savoir si l’odeur te plaisait en réalité. C’était simplement comme une attirance pour une odeur forte, un peu comme on aime le fromage. Mais depuis combien de temps es-tu en train de penser, de réfléchir ? Depuis combien de temps t’es-tu absenté ? Il a peut-être remarqué quelque chose ?

« Tu as un bel accent. Tu n’es pas d’ici, si ?»

Ce n’était qu’un instant. Le temps te semble rallongé depuis que tu as été mordu. Tu penses plus vite. Tu bouges plus vite. Tu es fatigué mais semble toujours plein d’énergie aux humains anonymes qui croisent ta route. Un sourire s’étire doucement sur tes lèvres trop fines alors que ton menton se redresse doucement de fierté, tu passes une main dans ta nuque, contractant ainsi un torse dénué de muscles à gonfler (mais creusant davantage tes clavicules marmoréennes sous son regard). « Je suis français, oui. Je viens de Corse. » que tu rétorques avec un sourire en coin. Tu dodelines doucement et te penches un peu, comme pour faire en sorte de parler à son oreille. Tu inspires profondément, essayant de déterminer si l’odeur te plait mais c’est impossible. Tu frémis à nouveau. « Et toi, tu viens d’où ? »

Le trench glisse davantage de tes épaules, dévoilant tout le sommet de ton buste.

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Rien de facétieux. - Dim 4 Mar - 15:34
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EFFIGIE : Timur Simakov
BAFOUILLES : 56
PACTE : 24/02/2018


OSSATURE : autour de 20 ans ; 121 ans réel
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BESOGNE : Serveur dans un bar
ÉCHINE : Peuple de l'Air, les sirènes des cieux.
PRESTIGE : Il chante moins bien que ses sœurs mais sa voix fait vriller les cœurs. Cœurs dont il sent la noirceur, faisant trembler ses membres d'un désir insoutenable.
GANG : Comme sa mère, comme sa famille, il se tient droit, fidèle au Triumvirat.
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Rien de facétieux
Un français. Voilà une nouvelle qui a le don de lui faire lever un sourcil d’intérêt. L’un de ses films préféré est français, même si, il en est certain, personne ne devait plus le connaitre aujourd’hui. Et l’autre vient d’une île en plus. C’est bien quelque chose qu’il n’imagine pas pour ses pairs, vivre sur un bout de terre entouré d’eau. Déjà que Venise, c’était bien trop humide pour leurs ailes. Par réflexe, Romano se tend quand le jeune homme s’approche. Fine crispation, que de l’entendre parler trop près de son oreille à son goût. Néanmoins, il a une certaine vue sur son torse … où se cache son cœur. Difficilement, le sirène avale sa salive.

« Je n’ai jamais été en France, ça a l’air…sympa. » et il va poser sa paume contre le buste du brun, avec une légère pression, pour instaurer une fine distance, sans pour autant le repousser brusquement. Il ne veut pas paraitre malpoli. Le bout de ses doigts presse le tissu, subtilement. Malgré lui, il imagine comme il serait simple, s’il laissait sortir ses serres, que de percer la chair pour en saisir le battant. Mais, étrangement, il ne ressent pas son mouvement contre la peau. Perturbant.  « Je viens de Venise. Enfin, ça fait un moment que je vis à Rome, je ne suis juste jamais venu …ici. » et il tourne la tête pour observer autour. Peut-être était-il venu, à la réflexion. Dans un autre siècle, quand tout avait une allure différente, et qu’il ne reconnaissait pas l’endroit. De bien des manières, Romano se sent étranger, dans une ville dont il porte le nom. C’est ironique. Tandis que, parfois, il se sent faire corps avec celle-ci, comme s’il faisait partie de ses plus vieux murs.

Comme s’il était toujours une statue, à voir passer les décennies, sans jamais s’y rattacher.

L’être ailé jette un regard de haut en bas à son vis-à-vis avec un sourire amusé. « Et tu n’as pas froid ? » Un souffle du nez, léger, c’est un rire discret, pas moqueur pour un sou. Juste une remarque. Il retire sa main du buste de l’autre, il ne sait pas pourquoi, mais ce contact a fini par le déranger, aussi simple soit-il. « Les demoi…filles apprécient ? » il doit faire attention à certaines de ses expressions, pour ne pas parler comme un vieux croulant. C’est beaucoup trop étrange pour les humains. Surtout les jeunes de ‘‘son âge’’. Et il secoue la tête avec l’air de se rappeler un détail important « Oh, et je suis Romano, au fait. Enchanté. » C’est la meilleure façon de se présenter, après tout.



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Rien de facétieux. - Dim 4 Mar - 19:09
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BAFOUILLES : 683
PACTE : 28/02/2018


OSSATURE : Vingt-et-un ans et quelques mois, une si douce année. Comme un millésime, un âge qui fleure bon la jeunesse et la débauche. On peut renifler la drogue, l'alcool et le sexe d'ici.
CONTRAT : Un courant d’air serait plus facile à fixer que cet esprit libre. Trop bizarre pour vivre, mais trop rare pour mourir. Il est des êtres qui ne s’imaginent pas cesser leurs aventures.
BESOGNE : D’une beauté éthérée, ses cheveux d’ébène tranchant à la perfection avec son corps chétif, il ne rêve que de lumière et de gloire. Les photographes, la notoriété, les tenues de modes à foison… Mais pour le moment, il ne fait que vendre son corps à ceux qui en ont besoin. D’aucun appelleraient ça du service public, mais la police appelle ça du racolage.
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PRESTIGE : Toucher son nez avec sa langue, pour ce qu'il en sait. Mais peut-être qu'un jour, il devra ordonner à quelqu'un. Un homme ou une femme. Et qu'il sera étonné, scié même, de sa nouvelle autorité.
CREDIT : Arminio

Tu frémis comme touché par une chaleur magique, une douceur incroyable. Ses doigts sur ton torse, tu perds légèrement la tête, ne t’échappes pas encore. Tu inspire doucement son odeur, ton sourire disparaissant légèrement alors que tu te laisses reculer. Tu en voudrais davantage, tu voudrais le serrer plus fort, tu voudrais l’amener à tes lèvres, le gouter comme un gâteau aux saveurs exotiques et à la douceur angélique qui te transporterait vers de nouveaux cieux. Savourer ce jeune homme, en finir avec la curiosité qui t’étrangles pratiquement.

En reculant, tu poses ta main sur la sienne.


Pour un instant infime, un moment de plaisir joueur. Tu caresses sa peau du bout des doigts, retour de tes ivoires dans un sourire taquin. Tu laisses quelques mots se gonfler d’un caractère charmeur alors que ton regard se perds sur ses lèvres comme pour y lire les réponses à tes questions silencieuses. « Venise… ça laisse rêveur ça Venise. J’aimerais y aller un jour. » tu agites les tiennes, tes carmines trop fines et peinte avec légèreté de quelques paillettes aux coins de la bouche. Tu poses ta main sur ton cœur comme un amant éperdu qui vient de voir s’éloigner l’élu de son cœur.

Qu’est ce qui prime à cet instant ? Qu’est-ce que tu veux ?

Le désir se confonds avec la soif, la soif se confonds avec le besoin de proximité. Tu ne sais plus ce que tu lui veux à ce brave homme. Il te manque des clefs pour réussir à savoir ce qui t’habites, ce qui t’agites. Tu te laisses aller à jouer, à t’éprendre de la situation peut-être même davantage que du beau brun. Tu lui offres ta main avec un sourire. « Je n’ai jamais froids, mais j’ai toujours les mains froides. Touches. »

Tu rigoles légèrement au milieu de tous ces passants.


Le bruit des instruments se calme un instant. C’est la fin du morceau. Les voix s’entrelacent dans un brouhaha incertain, leur volume semblant soudainement incommensurable. Les discussions te blessent les oreilles, mais tu restes là à ne rien laisser paraitre à part un léger mouvement de sourcils. Le jeu en vaut la chandelle, tu décides de raviver la flamme et de laisser entendre au jeune homme l’intérêt qui t’habites. « Les demoiselles peuvent bien penser c’qu’elles veulent, je joue sur d’autres tableaux. » ton regard navigue sur son visage, comme pour ne pas oublier les virages de ses pommettes, le mont que forme son nez au cœur de son visage aride. La sècheresse de ses traits à l’inverse de son sourire qui ne peut être autre chose de que l’innocence.

De l’innocence à boire jusqu’à plus soif.

« Enchanté, Romano. Bien nommé pour cette ville pleine d’énergie. Moi c’est Giovanni, pour te servir. » Tu amorces une révérences avec un sourire satisfait, la tête bien basse tu soulèves un chapeau imaginaire de ton front que tu diriges vers lui. Tu poses une main douce et fraiche sur son épaule pour le faire avancer dans le bar alors qu’un couple essaye d’entrer derrière lui. La musique a repris depuis déjà longtemps mais tu ne l’entends plus, ce n’est plus ce qui agites ton cœur.   « T’es venu profiter de la musique ou des rencontres ? »

Ton cœur tréssaute. Tu as soif.

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Rien de facétieux. - Dim 4 Mar - 20:33
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sirènes
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EFFIGIE : Timur Simakov
BAFOUILLES : 56
PACTE : 24/02/2018


OSSATURE : autour de 20 ans ; 121 ans réel
CONTRAT : Célibataire
BESOGNE : Serveur dans un bar
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PRESTIGE : Il chante moins bien que ses sœurs mais sa voix fait vriller les cœurs. Cœurs dont il sent la noirceur, faisant trembler ses membres d'un désir insoutenable.
GANG : Comme sa mère, comme sa famille, il se tient droit, fidèle au Triumvirat.
CREDIT : Tumblr & moi-même
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Les fossettes se creusent au coin de ses lèvres, lorsque Romano sourit. Sillons de maladresse, d’innocence rappelant l’enfance. La gêne le prend au corps comme un courant d’air chaud. Il y a quelque chose, dans l’attitude de ce garçon, dans le regard qu’il porte sur lui, qui laisse Romano perplexe, songeur. Et c’est par simple politesse qu’il lui effleure la paume du bout des doigts, infime caresse. C’est vrai que sa peau est froide, c’était ce qu’il avait cru déceler en posant sa main sur le sommet de son buste. Le calme provisoire de la musique lui fait du bien. S’il n’a rien contre ces genres qui lui sont nouveaux, ils sont bien plus bruyants que la musique à laquelle il est habitué. La sirène observe celui qu’il prend pour un humain d’un air curieux. Il le trouve spécial, amusant, quelque part. Le dénommé Giovanni possède des attitudes particulières, mimiques expressives qui le surprennent. Il tient du monsieur Loyal élégant, avec un soupçon d’exotisme moderne qu’il ne connait point.

« Giovanni. C’est joli. » qu’il répète, plus pour lui-même qu’autre chose. Pas très français, comme nom. Tout du moins, ce n’est pas vraiment le genre de prénom auquel il s’attendait mais beau à l’oreille, comme il l’affirme, avec cette sincérité qui parle au coeur. Romano rit à la révérence, avant de se laisser entrainer plus en avant dans le bar. Un regard autour de lui, et il note la prédominance masculine. Ça lui fait étrange, lui qui a l’habitude d’être entouré de femmes. Peut-être n’aiment-elles pas le style de l’établissement ? Ca le surprend néanmoins.
« J’imagine que tu parles des femmes mûres. » en parlant d’autres tableaux, son rire s’élève de plus belle, presque une musique aux oreilles. Clair, fin. Volatile. « Je dirai les deux, probablement plus pour les rencontres. Je ne connais pas grand monde pour le moment. » Franc, sans arrière-pensée aucune. Il a de cet air perdu que l’on donnerait à un petit animal, ou bien, à un jeune aux yeux bien trop émerveillés par tout ce qu’il voit et qui ne saurait plus où donner de la tête. Peut-être plus la seconde option.

« Mais tu as l’air d’être le genre de personne à connaitre des gens. » Sociable, avenant, quelque chose du genre. Avec une aisance à la conversation bien plus développée que la sienne. « Alors… qu’est ce qui se fait dans ce genre d’endroit ? Je crois que j’ai besoin d’un guide. » il blague à moitié, en se frottant les cheveux, avant de tirer légèrement sur le col  de son T-Shirt de l’index. Ce lieu bondé lui donne chaud.



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Rien de facétieux. - Dim 4 Mar - 21:20
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OSSATURE : Vingt-et-un ans et quelques mois, une si douce année. Comme un millésime, un âge qui fleure bon la jeunesse et la débauche. On peut renifler la drogue, l'alcool et le sexe d'ici.
CONTRAT : Un courant d’air serait plus facile à fixer que cet esprit libre. Trop bizarre pour vivre, mais trop rare pour mourir. Il est des êtres qui ne s’imaginent pas cesser leurs aventures.
BESOGNE : D’une beauté éthérée, ses cheveux d’ébène tranchant à la perfection avec son corps chétif, il ne rêve que de lumière et de gloire. Les photographes, la notoriété, les tenues de modes à foison… Mais pour le moment, il ne fait que vendre son corps à ceux qui en ont besoin. D’aucun appelleraient ça du service public, mais la police appelle ça du racolage.
ÉCHINE : Vampire
PRESTIGE : Toucher son nez avec sa langue, pour ce qu'il en sait. Mais peut-être qu'un jour, il devra ordonner à quelqu'un. Un homme ou une femme. Et qu'il sera étonné, scié même, de sa nouvelle autorité.
CREDIT : Arminio
« J’imagine que tu parles des femmes mûres. »

Comment pouvait-il croire que tu parlais de femmes mûres, en plein cœur d’un bar arborant les couleurs de la tolérance arc-en-ciel jouant des airs jazzy  sur une scène entourée d’hommes en tenues légères se pressant les uns contre les autres ? Tu restes là, bouche bée, avant de te mettre à rire simplement. Tu agites doucement la tête, le plus simplement du monde, avant de reprendre d’une voix que tu veux le plus clair possible.

« Je parle d’hommes, Romano. »

Tu ris de bon cœur, étonné par cette réaction qui est sienne. Tu l’observes avec toute la curiosité dont tu es capable en reculant un peu comme pour le regarder dans son ensemble. Tu le croyais homosexuel également, mais maintenant que les présentations étaient faites, tu n’étais pas même sûr qu’il sache à quoi correspondait le terme -sexe autrement que sur le point de vue anatomique.

« Je crois en effet que t’as besoin d’un guide. Parce que t’as l’air sacrément perdu, cœur. »

Tu te pâmes un peu, laissant filer un surnom dans un français gorgé d’accent Corse. Tu renifles l’air une nouvelle fois, malgré toi, comme un tic nerveux. Comme les multiples autres fois où tu l’as fais devant lui. Tu passes ta main dans tes cheveux ondulés, dont les reflets donnent à la suie un quelque chose d’onyx. Tu dégages doucement quelques mèches d’une chaise en or rose qui trône autour de ton cou et jure un peu avec le reste de tes vêtements.

« Qu’est-ce que tu veux voir ? La musique te plait ? »

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Rien de facétieux. - Dim 4 Mar - 22:15
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EFFIGIE : Timur Simakov
BAFOUILLES : 56
PACTE : 24/02/2018


OSSATURE : autour de 20 ans ; 121 ans réel
CONTRAT : Célibataire
BESOGNE : Serveur dans un bar
ÉCHINE : Peuple de l'Air, les sirènes des cieux.
PRESTIGE : Il chante moins bien que ses sœurs mais sa voix fait vriller les cœurs. Cœurs dont il sent la noirceur, faisant trembler ses membres d'un désir insoutenable.
GANG : Comme sa mère, comme sa famille, il se tient droit, fidèle au Triumvirat.
CREDIT : Tumblr & moi-même
Rien de facétieux
C’est une révélation frappante. Une découverte qui lui fait ouvrir des yeux ronds, grands. Il tourne la tête pour regarder autour d’eux, et Romano voit bien la même chose que l’autre jeune homme. Des couleurs, des gens qui dansent. Juste qu’il s’agit de tenues et de musiques qu’il ne connait pas. Alors ce n’était pas une mode particulière, un bar à thème original ? Il cligne des yeux comme s’il venait tout juste de se réveiller. En plus, Giovanni lui annonçait ça comme si c’était normal. Ça l’était ? D’en parler de cette manière, en public qui plus est. Quelqu’un aurait pu l’entendre, quelqu’un aurait pu mal réagir. Mais, personne ne bouge, tout le monde s’en moque. Et le sirène remarque alors deux hommes qui s’enlacent au loin.

Oh Dio.

Les mœurs ont vraiment changé en cent ans. La tête lui tourne et, alors qu’il pensait avoir trouvé un terrain plus ou moins semblable à ses souvenirs, il se retrouvait à nouveau complètement perdu. Lui qui ne voit que par les femmes, parce qu’elles font son quotidien, parce qu’elles sont son destin irréfutable, ne songe pas une seule seconde que l’on puisse se revendiquer homosexuel de la sorte. Alors, il est vrai qu’il lui arrive de laisser son regard courir sur des silhouettes moins rondes, faméliques. Trop viriles pour que le jeune homme en soit fier. C’est une appréciation distante et silencieuse, dans le plus grand des secrets. Le genre qu’il n’espère jamais aboutir à quoi que ce soit. Ce serait bien trop malheureux, une vraie perte, pour sa famille. Résigné à ne pas tomber amoureux, il évite de trop se lier pour cette raison, aux femmes comme aux hommes, pour s’épargner d’une peine potentielle.

Son sourire se fait grimaçant, tendu, embarrassé. Il doit passer pour quelqu’un de stupide, ou de particulièrement ignorant. N’est-il pas trop étrange pour l’époque actuelle ? Il ne sait pas. Et ne pas savoir l’inquiète. Romano préférerait de loin se faire oublier, se fondre dans la masse. Il n’aurait pas cru que cela puisse être aussi difficile.

« Je ne pensais pas que tu étais… » Homosexuel. Il toussote. Il ignore si le mot est toujours aussi insultant que de son temps. Il secoue légèrement la tête en se passant la paume sur le visage. « Désolé. » avec un sourire qui exprime tout autant l’excuse. Il est si pataud, dans sa manière de parler, et c’est encore pire dans cette situation. « Et bien, je vais te laisser me guider. Je ne sais pas vraiment ce qu’il y a à voir et …la musique est…agréable. Même si elle est un peu forte. » Il pose l’une de ses mains contre son oreille. « Je n’ai pas l’habitude d’entendre autant de bruit. » et il hausse légèrement les épaules « Je vais prendre quelque chose à boire peut-être ? » même s’il ignore ce qui se boit, dans ce genre de bar.


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Rien de facétieux. - Lun 5 Mar - 0:34
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vampires
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EFFIGIE : Jaco van den hoven
BAFOUILLES : 683
PACTE : 28/02/2018


OSSATURE : Vingt-et-un ans et quelques mois, une si douce année. Comme un millésime, un âge qui fleure bon la jeunesse et la débauche. On peut renifler la drogue, l'alcool et le sexe d'ici.
CONTRAT : Un courant d’air serait plus facile à fixer que cet esprit libre. Trop bizarre pour vivre, mais trop rare pour mourir. Il est des êtres qui ne s’imaginent pas cesser leurs aventures.
BESOGNE : D’une beauté éthérée, ses cheveux d’ébène tranchant à la perfection avec son corps chétif, il ne rêve que de lumière et de gloire. Les photographes, la notoriété, les tenues de modes à foison… Mais pour le moment, il ne fait que vendre son corps à ceux qui en ont besoin. D’aucun appelleraient ça du service public, mais la police appelle ça du racolage.
ÉCHINE : Vampire
PRESTIGE : Toucher son nez avec sa langue, pour ce qu'il en sait. Mais peut-être qu'un jour, il devra ordonner à quelqu'un. Un homme ou une femme. Et qu'il sera étonné, scié même, de sa nouvelle autorité.
CREDIT : Arminio

Tu ne peux t’empêcher d’avoir un pincement au cœur.


C’est un étonnement sincère que tu vois se dessiner sur ses traits. C’est une véritable pureté que d’être loin des velléités. Tu l’imagines déjà asexuel ou quelque chose comme ça. Tu l’imagines déjà te regarder avec des yeux ronds si d’aventure quelqu’un autour de toi t’abordes pour te ramener à l’hôtel ou quelque chose comme ça sans que tu ne résistes. Pour être tout à fait franc, tu aurais presque rougi en voyant sa réaction. C’est comme s’il avait été protégé de toute forme de questionnement durant son existence.

Tu l’envie, en quelques sortes.


« Je ne pensais pas que tu étais… » Tu souris de plus belle. « Homosexuel ? Et pourtant… » Tu avais envie de te pointer du doigt toi-même avec tes bottines, ton top qui révèles tes épaules et le haut de ton torse, ton trench et ta chaine en or rose. Tu ressembles à un cliché de film américain, le genre de personnage entièrement défini par sa sexualité plus que par la profondeur de ses actes et pensées.

Ce soir, tu es un cliché parce que tu l’as décidé.


La musique hurle toujours à vos oreilles et il te semble que vous rugissez tout deux dans le brouhaha pour vous entendre l’un l’autre. Le bar n’est pas petit, mais pas assez grand pour que le son ne vous parvienne amoindris. Regrettable pour vous, mais pas pour les autres qui se dandinent sur leurs sièges ou sur leurs jambes. Tu suis le jeune homme comme s’il t’avait aimanté.

C’est à se demander qui chasse qui.


« Une bière, peut-être ? Je t’en offrirais bien une mais j’suis un peu ric-rac en ce moment niveau fric. » Et le mot était faible. Si tu ne trouvais pas d’autres clients d’ici le mois prochain, tu risquais la colère de ton propriétaire. Tu risquais de ne pas pouvoir payer ton loyer et tu ignorais les conséquences d’une pareille saloperie. Et hors de question de demander plus de moyens à ta famille déjà suffisamment dans la merde.

Mais tu avais si faim… Et ça ne fait qu’empirer.


Naturellement, tu portes la main à ton ventre comme pour exorciser ta soif. Tu profites du départ vers la piste de danse de deux jeunes hommes manifestement épris l’un de l’autre pour attirer Romano près du bar et s’y installer. Tu inclines la tête vers lui et, lancé par la curiosité, tu lâche un simple : « Tu as les moyens de m’offrir une bière avec la tienne ? » en désespoir de cause.

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Rien de facétieux. - Lun 5 Mar - 12:07
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sirènes
sirènes


EFFIGIE : Timur Simakov
BAFOUILLES : 56
PACTE : 24/02/2018


OSSATURE : autour de 20 ans ; 121 ans réel
CONTRAT : Célibataire
BESOGNE : Serveur dans un bar
ÉCHINE : Peuple de l'Air, les sirènes des cieux.
PRESTIGE : Il chante moins bien que ses sœurs mais sa voix fait vriller les cœurs. Cœurs dont il sent la noirceur, faisant trembler ses membres d'un désir insoutenable.
GANG : Comme sa mère, comme sa famille, il se tient droit, fidèle au Triumvirat.
CREDIT : Tumblr & moi-même
Rien de facétieux
Le choc, ou plus exactement la surprise, passe. Romano essaye de le faire passer. Il se sent déjà bien assez maladroit. Bizarre pour ce monde qui l’entoure, pour les personnes de ce nouveau millénaire. Bon sang, c’est un nouveau millénaire, il a encore du mal à le réaliser. Le jeune homme ne s’est même pas questionné au sujet de la sexualité de son vis-à-vis, encore moins en fonction de ses vêtements. La manière dont s’habillait tout le monde lui paraissait étrange à un niveau parfaitement égal.

Il vaut mieux se concentrer sur la boisson, ainsi, peut-être, Romano paraitra moins perdu. Mais il tique à l’expression très populaire. Au moins, il sait ce que ça signifie. « T’en fais pas, deux bières donc, mh ? » Il propose d’offrir, comme ça. Alors qu’il fouille dans ses poches et que ses doigts heurtent les quelques pièces qui se battent en duel. Heureusement que l’euro n’est pas très différent de la lire, dans sa manière de fonctionner. Romano s’approche du comptoir et lève une main « Deux bières, s’il vous plait. » et il commence à sortir les sonnantes de sa poche. Il ne sait même pas à quel prix sont les boissons, et il tourne un dépliant posé non loin.

Oh. Oh.
Il ne s’attendait pas à ça.

Romano se pince les lèvres, il ne pensait pas que ce serait aussi cher. A présent, il se sent ridicule avec ses piécettes chipées en toute discrétion à la maison. Il lève l’index d’un air désolé « Une seule, à la réflexion. » Et il tourne la tête vers Giovanni « Elle sera pour toi. Ou on partagera, si ça ne te dérange pas. » Il a ce sourire d’excuse, en se grattant l’arrière du crâne. Comme si le jeune homme pouvait lui en vouloir de ne pas avoir l’argent nécessaire pour lui offrir proprement un verre. Romano se sent mal de ne pas avoir sa propre dépendance, de devoir toujours fouiller et chiper l’argent comme un malpropre, si jamais il veut s’occuper de frais lui-même. Il aimerait que sa mère ne le voie plus comme un enfant. Il aimerait que sa mère ne le voie plus comme un garçon, parfois.

« Je suis peut-être un peu … ric-rac moi aussi. »


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