God put a smile upon your face | ft. Giuliana

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God put a smile upon your face | ft. Giuliana - Mer 7 Mar - 2:21
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sorciers
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EFFIGIE : Douglas Booth.
BAFOUILLES : 218
PACTE : 02/01/2018


OSSATURE : Premier quart de siècle fraîchement atteint.
CONTRAT : Coeur qui n'a encore jamais battu d'amour, garçon persuadé qu'il ne le vivra jamais. Avide de regards fascinés et de caresses-louanges, Florian, trop vite las, subit son célibat.
BESOGNE : « “Sometimes I lie awake at night, and I ask, 'Where have I gone wrong'. Then a voice says to me, 'This is going to take more than one night.” » Illustrateur de bouquins pour gamins qui ne se vendent pas très bien ; vient de perdre son poste de libraire qui lui permettait de se nourrir.
ÉCHINE : Il y a dans ses veines une magie tirant sa puissance des étoiles et du temps. Les danses et les drogues hallucinogènes dominent les classiques incantations. Magie associée aux charlatans, mais celle à laquelle il se donne corps et âme. (chamanisme)
PRESTIGE : Le futur murmure à ses oreilles des fables que lui seul entend. Insidieux, il tache de ses desseins parfois troublants les carnets de l'artiste.
GANG : Coven Heracleum.
CREDIT : DΛNDELION (avatar). Astra (signa). DΛNDELION (icons).


God put a smile upon your face
Florian & Giuliana

«All you need is love. But a little chocolate now and then doesn't hurt.»
Les coudes appuyés sur les genoux et ses joues au creux des mains, Florian comptait les voitures qui passaient. Elles semblaient infinies, ces boîtes de conserves sur roues ; les gens avaient oublié l’art de marcher ou de pédaler. Le di Rosa avait certes son permis de conduire depuis belle lurette, mais il n’avait jamais ressenti le besoin de posséder sa propre voiture (et il n’avait pas les moyens de toute manière). Quand il en avait besoin – ce qui arrivait rarement –, il empruntait celle de Camellia. Une vieille bagnole rouge criard qu’elle ne tarderait pas à remplacer et qui dormait silencieusement en face de lui, à sa diagonale. À vrai dire, l’idée même de conduire l’angoissait. Il avait besoin de faire bouger ses jambes et de sentir l’air sur sa peau. L’impatience agitait ses pieds qui piétinaient le sol et ses doigts qui trituraient une mèche de ses cheveux devenus trop long. Quand il leur avait parlé de son intention, quelques jours auparavant, ses sœurs avaient soupiré d’une irritation qu’il n’avait jamais vue chez elles. Mais ce n’était pas envers l’idée, qu’elles approuvaient entièrement comme leurs parents avaient bien enfoncé dans leur cerveau la nécessité d’aider leur prochain – bien que l’appartement était déjà sur le point de déborder. Elles jugeaient plutôt le fait qu’il comptait laisser une jeune femme dormir sur un canapé-lit sans chambre à elle. Bien qu’heureuses d’aider une amie à leur frère, les circonstances les gênaient à un point tel qu’elles se mirent à supposer qu’il vaudrait mieux transformer le salon en chambre à coucher.
Distraitement, Florian regarda l’heure. Elle ne tarderait pas, espérait-il. Il faisait frais, aujourd’hui. Plus que d’habitude, mais l’anticipation  nerveuse l’empêchait de rester tranquillement à l’intérieur. Il avait fait ce qu’il avait pu pour préparer en beauté l’arrivée de son amie – tout était très bien épousseté, les planchers brillaient, le nombre de plantes dans le salon avait drastiquement diminué puisqu’elles avaient migré dans la cuisine et dans la chambre de Camellia – , mais aussitôt que tout fut propre comme un sous neuf, il était sortit dehors et s’était assis dans les escaliers. Bientôt deux heures qu’il était là, avec le gros chat gris attaché en laisse. L’artiste avait eu l’occasion d’échanger avec quelques voisins, d’empêcher son chat de sauter sur quelques pénibles yorkshires, d’aider une vieille dame à monter son épicerie chez elle… Le temps coulait lentement et il ne comptait même plus le nombre de fois qu’il avait regardé l’heure comme un enfant le soir de Noël. Et puis, alors qu’il regarda une jolie jeune femme passer devant lui, il remarqua au loin, le sourire s’installant sur son visage, Giuliana et sa valise de compagnie. Aussitôt, il abandonna son poste d’observation pour aller la rejoindre, mais ça ne se passa pas comme il l’aurait souhaité : le « mow » que poussa le gros chat exprimait clairement son mécontentement à l’idée de se lever de son coin qu’il avait réchauffé tout seul comme un grand. Sans considération pour les sentiments de l’animal, le sorcier le prit sous son bras avant d’avancer vers son amie.

C’était une jolie jeune femme aux traits d’ange qui, croyait-il, pourrait faire fondre bien des cœurs. La première fois qu’il l’avait rencontrée, il avait été étonné par son silence, mais il n’avait rien dit, acceptant cette caractéristique comme il en avait déjà accepté de bien pires. À vrai dire, il avait même été charmé par cette absence vocalique, ce mystère qui se cachait derrière les lèvres closes. L’obstacle ne l’empêchait d’apprendre à la connaître et d’en arriver au point où ils en étaient aujourd’hui. « C’est aujourd’hui le grand jour ! » L’entrain vibrait contre ses cordes vocales ; un clin d’œil taquin s’envola sagement au moment où s’il se pencha pour prendre la valise de la demoiselle. Le chat réclama de regagner la terre et obtint ce qu’il voulait avant de sortir les griffes. Il alla se frotter sur le mollet de la jeune femme ; un nouveau territoire. « Pour fêter ton emménagement, avec mes sœurs on a préparé un super gâteau tout au chocolat avec plein de fruits sur le dessus. J’espère qu’il te plaira ! » Pour quelques pas, il marcha à reculons et monta même les marches de cette manière, comme par crainte de la perdre de vue. Il ouvrit la porte , la laissa entrer en premier dans l’immeuble et de même lorsqu’ils entrèrent dans l’appartement propre et lumineux. « J’ai prévu un repas avant le gâteau, aussi. Tu m’aideras à cuisiner tout à l'heure ? » C’était toujours plus drôle de cuisiner en compagnie !

(c) DΛNDELION

☾ ☾ ☾ ☾ ☾


keep your eyes wide open
Florian☽ Closing your eyes isn't going to change anything. Nothing's going to disappear just because you can't see what's going on. In fact, things will even be worse the next time you open your eyes.
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God put a smile upon your face | ft. Giuliana - Mer 7 Mar - 3:07
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Go put a smile upon your face
Florian & Giuliana

« Quelques belles lignes qui transpirent les beaux mots et la poésie, une belle petite mise en bouche pour le plaisir des mirettes. »
Aujourd'hui, ce n'est pas un jour tout à fait comme les autres. En fait, c'est bien loin de ton quotidien. Du moins, depuis ton arrivé à Rome. Tes nouvelles journées sont rythmé par le stresse de te trouver - ou non - à la rue le soir même, principalement. Quant au reste, tant que tu te présente à l'assise de ton piano, le ciel pouvait bien te tomber sur la tête que ça ne changerait en rien ton humeur joviale. C'était comme ça, perpétuellement, depuis maintenant une petite semaine. Rapidement, tu avais pris gout à cette innocente liberté. Tes pieds te guidaient à travers des endroits plus envoutant les uns que les autres, sans que jamais ton esprit n'entre en contradiction avec cet ordre. Tu étais faites ainsi, de cette étrange candeur. Pour beaucoup, ce n'est qu'un masque, pour d'autres, c'est sans doute le synonyme d'une vie faites d'insopsonné secret. Rien n'est faux. Ni l'un, ni l'autre. Tu es donc ainsi, toi, pauvre Giuliana, aussi ingénue que possible, rougissant pour un oui ou pour un non, allant jusqu'à ignoré les frontières sociales imposé par la société. Et quel société! Vile et purement mesquine. Tu ne voyais pourtant pas ce mal tout autour de toi. Tu ne l'avais jamais vue et ne le verrais probablement jamais. Encore une fois, tu étais faites ainsi depuis toujours. Rien ni personne ne pourrait remédier à cela. Ou bien, si ce n'est te changer, peut - etre seulement t'améliorer. Un peu comme un automate qu'on ne cesse de perfectionner. Une nouvelle mise à jour par ci, une nouvelle mise à jour par là. Mais n'était ce pas pour cela que l'on t'appréciait ? Cette étrange sensation d'intense liberté en ta compagnie ? Comme un droit de veto sur le non jugement. Un peu comme un amour sans conditions et sans raisons apparentes. Comme l'affranchissement d'un maitre aux chaines invisibles. Un peu comme ça. Oui, c'était un peu toi. Un peu l'effet que cela procurait d'être avec toi.

Alors que fais - tu, en ce matin si froid ? Tu avais si mal dormis, dans le petit lit de ton hotel. Le matelas, de moitié moisis et dont ton dos pouvait sentir chaque lattes, avait finis par achevé ton sommeil. Ajouté à ce cocktail Molotov, une dose incontrolé d'angoisse, et vous obtiendrez bien des cauchemars d'abandons. Et pourtant! Cette épreuve ne t'avait pas découragé un seul instant. Tu t'appliquais à ranger tes quelques pijamas au fond de ta valise. Puis, à entasser tes deux pauvres tenues t'ayant suivis de Naples à Rome. Enfin, un cadre très personnel auquel tu tenais plus que ta propre vie. C'était amusant de voir à quel point un simple objet peut vous faire tenir le coup n'importe où. C'est fou l'amour infinis qui se dégageait de cette pauvre petite photo. Tes doigts caresses la vitre glaçé tandis que tu t'étonnes de retracer lentement les traits de visage que tu y observes. Il est si beau, ce garçon, là, bien au centre de la photo. Il est si gentil, ce garçon, là, que tu connais si bien. Il est si loin, ce garçon, là, maintenant.

Soupire.
Il est temps pour toi de partir de cet endroit plus qu'insalubre. Un soupçon de soulagement t'envahis lorsque tu grimpes dans un taxi. Tu payerais surement en liquide, pour ne pas que ta famille puisse retrasser tes comptes. Malgré ta maigre expérience en matière de "vie", tu n'en avais pas moins appris beaucoup en parcourant l'immense bibliothèque Beati. Rien n'était plus enrichissant que les multitudes de livre. Ces enfants d'auteurs, tous différents, tous incroyable. Finalement, tu n'étais pas si idiote. Pas si faites à être seulement une mère, une femme, et une maitresse de maison.
Une pensée pour ta mère.
Ta dépressive de mère.
Grand dieu, elle ne te manquait pas. Triste, horrifié par cette simple pensée, tu t'en mordis la lèvre. Un vieux tique que tu avais hérité de ton paternel, parait - il. Du moins, c'est ce que ta mère t'eux raconté une fois. Elle ne s'en souvenait même plus, de ce détail, qui révélait pourtant tant de chose sur lui. Un indice parmi tant d'autre qui t'aiderait à le localiser. Peut - etre arrivera tu à le rencontrer un jour!

Toutefois, en cet instant précis, où tes yeux rencontrent des iris verdoyants, toutes ces chimères se glissent dans le très fond de ton esprit. Là où tu ne pourras pas retourner les chercher de si tôt. Tu avais grandement besoin de repos et d'une épaule sur laquelle t'appuyer. Quand bien même tu ne te l'avouerais sans doute jamais, trop tétue, trop fière, tu arrivais malgré tout à le faire sentir. Enfin, ce n'est qu'une supposition. Parce que sinon, pourquoi ce jeune homme, se tenant juste devant toi, qui se penchait pour se saisir de ta valise, ferait - il cela pour toi ? Tu ne le connaissais pas. Ou très peu. Trop peu pour imaginer un seul instant qu'il accepterait de t'aider sans aucun échange d'aucunes sortes. Tu te souviens encore de ce jour, où il t'avait glissé son numéro de téléphone dans ta poche. Il était si gentil, si avenant, si attentionné. Tu en avais été infiniment touché et ton cœur avait réclamé dès lors sa présence. Peu importe qu'il ne soit qu'un inconnu à tes yeux, tu ne désirais qu'une chose ; le revoir. Chose qui fut faites.
Une masse écrasa de tout son poids ta cheville, te caressant de moitier. Un sourire aux lèvres, tu constatais l'invité surprise. Il était gros, et gras, mais pas méchant. Tu t'abaissa afin de meler tes longs doigts à son pelage, puis, tu t'attela à suivre ton nouveau compagnon. Tu ne pouvais t'empecher de le dévorer des yeux. Une vieille habitude de peintre, surement! Ses cheveux, un peu trop long, volant aux grès de ses mouvements. Son regard si perçant. Son nez à peu près droit. Ses lèvres pleines d'une chose dont tu ignorais tout. Une barbe de quelques jours. Il était définitivement beau. La nature humaine fais bien les choses, finalement!

A l'appelation du gateau tu fronces les sourcils. Tu connaissais effectivement les fruits. Mais cette substance marron avait été banni de ton régime alimentaire depuis ta plus tendre enfance. En effet, ta grand - mère ne cherchait qu'à faire de toi la plus sublime des femmes, tant et si bien que ton enveloppe charnelle se devait d'être impécable. Pas un pet de gras, au grand détriment de ta curiosité culinaire. Tu hoches la tete, un petit sourire en coin lorsqu'il évoque le diner. Fine cuisinière, - et c'était totalement ironique - tu étais la plus maladroite des chefs. Tu avais même du investir dans plusieurs livres de cuisine pour ne pas mourir de faim la semaine passé. Mais ça, comme bien d'autres petits récits, restera accablé par ton silence.
Soudainement apeuré de la situation, tu sens le besoin de meler ses doigts aux siens. Et rien ne t'en empecha d'ailleurs. C'est donc pour cela que tu t'approcha lentement et glissa ta main dans la sienne, avec une infinie tendresse.
Nouveau soupire.
La peur se lisait certainement sur ton visage.
Peu importe, tu savais être honnete avec ce garçon.
Il était un peu tout pour toi. Il était surtout lui, pour toi.

" - Florian.. si seulement je pouvais te parler.."
(c) DΛNDELION
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God put a smile upon your face | ft. Giuliana - Jeu 8 Mar - 4:50
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BESOGNE : « “Sometimes I lie awake at night, and I ask, 'Where have I gone wrong'. Then a voice says to me, 'This is going to take more than one night.” » Illustrateur de bouquins pour gamins qui ne se vendent pas très bien ; vient de perdre son poste de libraire qui lui permettait de se nourrir.
ÉCHINE : Il y a dans ses veines une magie tirant sa puissance des étoiles et du temps. Les danses et les drogues hallucinogènes dominent les classiques incantations. Magie associée aux charlatans, mais celle à laquelle il se donne corps et âme. (chamanisme)
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God put a smile upon your face
Florian & Giuliana

«All you need is love. But a little chocolate now and then doesn't hurt.»
Florian sursauta un peu en sentant les fins doigts féminins se mêler aux siens, mais il accueillait sagement le contact chaleureux et appréciait la douceur de la peau contre la sienne. Même s’il pressa doucement la main, il se tourna vers la jeune femme et posa sur elle deux grands yeux pleins d’interrogations. Il n’était pas habitué à ce genre de contacts soudains dans une situation où ils n’étaient pas de mises, craignant normalement les ambiguïtés qui collaient à la peau. Mais les pensées douteuses se résilièrent à la vue des traits angoissés.
Il se para d’un sourire se voulant rassurant, un regard un peu fraternel voire paternel, pour la mettre en confiance, lui faire comprendre que tout irait bien. Il avait le sentiment naissant qu’avec elle, les mots ne seraient pas toujours nécessaires. Ils communiqueraient peut-être autrement. Les yeux, les lèvres et les doigts seraient peut-être suffisants.
Mais il comprenait d’où se sentiment venait, l’insécurité qui pouvait noircir ses pensées. Elle était nouvelle dans cette ville que les vestiges historiques rendaient immense. Seule parmi les âmes insouciantes, seule sans pouvoir – vouloir – dire un mot. S’il n’était pas lui, Florian aurait pu profiter de cette faiblesse à mauvais escient, signer ici et maintenant son arrêt de liberté.  Il pensait trop aux choses qui auraient pu mal tourner.

« Tout va bien se passer, ne t’inquiètes pas. » La voix calme, comme un murmure paisible, accompagnant ses intentions bienveillantes.

Alors qu’il la guida au salon, il ne lâcha pas sa main et l’idée de le faire ne lui paraissait pas envisageable. Pourtant, ce n’était pas comme s’il risquait de la perdre entre les six pièces de l’appartement ; elle ne se glisserait pas non plus ni dans les craques du plancher, ni dans la plomberie. Mais il garda précieusement la main au creux de la sienne même après avoir déposé la valise sur le canapé-lit ouvert qu’il regarda avec désolation. « Ce n’est pas un hôtel cinq étoiles, mais je t’assure qu’il est hyper confortable. Plus que mon propre lit, même ! Le chat vient souvent s’y étendre, donc tu auras souvent un peu de compagnie. » C’était plutôt la pièce qui l’embêtait. En prenant un peu de recul, ses sœurs avaient raison : elle manquerait sûrement un peu d’intimité. Personne n’utilisait vraiment le salon (il n’y avait même pas de téléviseur, c’était pour dire), hormis pour entreposer des plantes, exécuter des rituels ou s’installer pour lire un peu ; tout se faisait individuellement dans les chambres respectives ou collectivement dans la cuisine. « Si un jour tu as besoin d’être seule ou quoi que ce soit, ça ne me dérange pas si tu vas t’enfermer dans ma chambre. C’est un peu bordélique des fois, mais on y vit bien. » De son pouce, sans vraiment s’en rendre compte, il caressa le dos de cette main qu’il tenait presque possessivement. Il ne savait pas comment ça pourrait changer sa vie de vivre avec une amie, puisqu’il n’avait jamais eu la chance de le faire auparavant, mais il espérait sincèrement que ça n’apporterait que du positif.

Son attention revint se poser sur le visage délicat.
L’oubli avait noyé les raisons qui l’avaient poussé à aller vers elle, la première fois. Peut-être la douceur de ses traits, la pureté de ses gestes. Mais ce n’était pas seulement car elle était jolie, il le savait très bien (et il n’allait pas voir tous les gens qu’il trouvait beaux, il n’en finirait plus). Comme un méchant loup épuré de sa mesquinerie il devait avoir flairé la désorientation, la nouveauté. Une proie facile, un nouveau territoire, pour son amitié curieuse. Et puis, il l’avait revue quelques fois en une seule semaine. Comme touché par sa situation, fasciné par son silence qu’il souhaitait peut-être un jour pouvoir percer.
Quand il détaillait ses traits, promenant ses iris, il avait l’impression d’entendre un air semblable à celle qu’il l’avait entendu jouer lors de leur seconde rencontre. Elle était douce comme ça. Comme une mélodie.

« Avec mes sœurs, tout ce qu’on te demande, c’est d’aider avec les tâches ménagères.  Pas d’argent, hormis pour la nourriture. Habituellement, on se sépare la facture pour ça. Mais vraiment, surtout les tâches. » Enfin, si elle refusait de prendre part à la fabrication de repas collectifs, elle était tout à fait libre de faire ses propres courses. Quant au loyer et aux utilités, ils étaient assurés par ses sœurs qui avaient des revenus relativement stables et beaucoup plus élevés que les siens – ce n’était pas vraiment difficile à atteindre, en fait. « Ça serait vraiment cool si tu pouvais garder libre ton deuxième samedi du mois d’avril. Cette année c’est moi qui se charge de préparer les pots de fleurs qu’on mettra sur le balcon et c’est toujours plus sympathique à deux ! » Lentement, comme une balade au soleil, il commença à lui faire faire le tour de l’appartement. Ce n’était pas très grand, mais c’était confortable.  

(c) DΛNDELION

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