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Back to you - Dim 11 Mar - 23:10
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hybrides
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EFFIGIE : ASTRID BERGES-FRISBEY
BAFOUILLES : 21
PACTE : 18/02/2018
OSSATURE : Vingt huit ans
CONTRAT : Célibataire
BESOGNE : Gérante d'un cabinet de curiosité
CREDIT : Nanis
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C'est une nuit sans sommeil. À l'exception du halo orangée d'une vieille lampe de chevet, l'ombre baigne la pièce, laissant seulement une silhouette se découper dans l'encadrement de la fenêtre. Le souffle profond, les yeux voguant au hasard des réverbères, l'esprit de la jeune femme navigue à des lieux d'ici. Des questions sans réponses, d'histoires à demi inventées laissées dans les mains de l'enfance disparue. Des fois, elle se demande si tout ceci a un but. Ce monde, ces histoires, réelles, qu'on se construit pour donner un sens à notre existence. Avoir des enfants, avoir une carrière, atteindre des objectifs. Chercher autour de soi quelque chose auquel on peut se raccrocher. Se dire que notre vie serait peut être meilleure si on retrouvait son père. Que c'est le morceau manquant d'un puzzle géant qu'on assemble au fur et à mesure que le temps passe. Qu'un jour, elle pourra faire quelque pas en arrière pour enfin voir l'oeuvre dans son ensemble et y trouver un sens.

La silhouette s'arrache de la fenêtre et traverse la pièce d'un pas léger, presque inexistant. Le manteau est décroché, l'écharpe, d'où s'échappe un léger parfum de fleurs de cerisiers, nouée, la porte de la maison claque, laissant le bruit des clés dans la serrure jeter l'écho d'un dernier son sur la demeure qui s'endort soudain. C'est d'abord le bruit de ses pas sur le pavé, puis celui des voitures qui passent, la rumeur des restaurants du centre ville, portée par le vent. Puis c'est le son d'une voix monocorde qui demande quelle direction, celui d'une porte qui se ferme et, enfin, celui d'une vieille radio couvrant à peine celui du moteur. La ville défile, avec sa vie, ses zones d'ombre et de lumière.

Comme dans un rêve flou qu'on oublie aussitôt qu'on commence à ouvrir les yeux.

C'est l'odeur du sable et du sel qui éveille sa conscience. Le bruit des vagues qui se jettent mollement sur le rivage, le vent dans ses cheveux. La lune remplace les réverbères, ronde et profonde, son reflet scintillant à la surface d'une eau noire. Profonde. Parcelle d'une surface immense qui s'étend de bien delà de l'horizon. Elle est minuscule face à son intensité, les yeux perdus sur les flots, hypnotisés par les remous et le flux de ses propres émotions, imprononçables ; bercée par sa propre solitude.

Apparente solitude.

Les sens ailleurs, abasourdis par le bruit des vagues, ne perçoivent aucun des pas étouffés par le sable. L'ombre dissimule le mouvement venant de derrière, ne révélant qu'au dernier moment les contours d'une silhouette autre que la sienne. Son corps réagit avant son intellect, il bondit de frayeur l'espace d'un moment, mouvement en arrière pour se protéger de toute éventualité. Il lui faut quelques secondes pour comprendre que c'est un homme qui se tient là. Le souffle, jusque là retenu après une inspiration de surprise, se relâche avec, en fond, l'écho d'un rire. Le corps se détend, l'imagination abandonne tous les scénarios qu'elle avait commencé à créer.

- Oh… Vous m'avez fait peur ! Je pensais être seule, je ne vous ai pas entendu arriver.

Elle se sent quelque peu ridicule mais surtout gênée d'avoir été surprise dans ses contemplations. Comme s'il pouvait contempler en cet instant le coeur de sa personne, sa fragilité, ses émotions profondes. Exposée.

- Désolée… j'étais perdue dans mes pensées...

Viviana tente de se reprendre, rassemble les morceaux d'un visage social, refermant la coquille qui protège son âme. Son esprit redevenu rationnel, elle contemple un instant l'homme face à elle, se demandant alors les raisons qui l'ont poussé à venir aussi près d'elle alors qu'une plage toute entière s'offre à lui. Question posée par un sourcil légèrement relevé en toute innocence.
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Back to you - Lun 26 Mar - 13:43
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sirènes
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EFFIGIE : Brendon Urie
BAFOUILLES : 3437
PACTE : 09/04/2017


OSSATURE : Trentaine apposée sur la paperasse factice. Belle gueule juvénile mensongère, bête aux six-cent-quatre-vingt-sept années pesant sur la carcasse.
CONTRAT : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde sel qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté.
BESOGNE : Précieuses qui étincèlent de leurs éclats délétères, joaillier aux phalanges habiles ornant les nuques de gemmes. Murmures et secrets glanés ou soufflés, informations échangées, babines fourbes crapahutant à la cité sainte une fois le crépuscule tombé.
ÉCHINE : Fils de l'ondine et des abysses dévorant les souffles. Piranha aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne.
PRESTIGE : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux.
GANG : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, désolation d'un poisson avisé maître de son échine, détournant le regard des bas fonds dégueulasses.
CREDIT : faust (ava)
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Vivianna & Marius

« The sweet surrender of silence forces me to live alone. Locked and loaded, where the hell is peace of mind? I wait on you inside the bottom of the deep blue sea. I wait on you inside the bottom of the deep blue. »
Remous salins douçâtres, insufflant leur mélodie apaisante sous une voûte obsidienne perlée d’éclats bienveillants. Nuit noire demeurant royaume, lorsque les ombres fourbes s’esquissent dans un décors sinistre, baigné par les maigres lueurs faiblardes d’un astre d’argent. Crasse délétère qui domine, frappe Rome de ses crocs pour délaisser quelques carnes ôtées de leur souffle dans les caniveaux. Caprice nocturne sous la fragrance iodée, qu’importe la fraîcheur printanière qui demeure en maître, l’épiderme asséché quémandant la caresse bienfaitrice d’une onde maternelle océanique. Étendue infinie manquée, préférée à la pataugeoire pathétique qu’était la piscine interne d’une demeure dégueulant d’opulence.

Murmures pernicieux. Ils s’échappent des babines, suaves, portés aux tympans attentifs d’une égarée aux pommettes veloutées se teintant d’un vermeil pâle en un flux délicieux. Myocarde tambourinant, mélodie exquise enregistrée, entretenant l’incendie ravageur qui prit source au fond des tripes. Elle fut emportée sur le sable, les panards dénudés dans l’ondine, joueuse et dont l’accent italien fut à trancher au hachoir. Étrangère appâtée jusqu’aux tenailles affamées, aveuglée par un rictus trompeur, bienveillance sous un minois juvénile à la belle gueule tapissant les crocs véhéments. Échines dénudées qui osent affronter les vagues rafraîchies par la nuit, convainquant la belle d’un fredonnement trouble, captive prise au piège et entravée, attirée jusqu’à-ce qu’elle n’aie plus pieds. Quelques écailles vagabondes à la teinte nocturne percent le derme, parent les mollets en une rébellion muette, dissimulées sous une surface noircie. Piranha affamé qui perd patience, peu d’humeur à jouer d’une bagatelle où la luxure fut reine, emportant plutôt l’humaine dans les eaux troubles d’un geste ferme, laissant les aiguisées entraver son derme laiteux, l’abîmant pour en libérer le grenat récolté à la source même. Ivresse, bête volant les années de la douce dont le souffle se perd, loin d’un air gazeux qui lui fut vital. Pantin inanimé maintenu par des bras fermes, les babines se laissant aller à l’odieuse gloutonnerie, dépourvues de toute once de remords, inexistant, coutumier des traques empruntes de fourberie sous les siècles qui pesèrent.  Carcasse planquée dans les remous, disparaissant sous un amas de plantes aquatiques proliférant. Ni vu. Ni connu.

Nage malhabile pour regagner la surface, pieds détestables peinant à pousser l’onde aussi efficacement que les nageoires vives, aidé par une maitrise de l’élément maternel en une tricherie assumée. Le faciès immerge, laisse les poumons retrouver leur usage en une brûlure désagréable, branchies ornant les flancs retrouvant leur état de pseudo-cicatrices entre les côtes, demeurent stries closes, marquent au fer rouge une nature dormante pour les yeux avisés un tant soi peu férus de surnaturel. Elle est aperçue non loin, la môme éperdue visiblement plongée dans ses rêveries, errant sur le sable au beau milieu de la sorgue, face à une mer où se dissimulait d’autres bêtes affamées en pleine chasse. Il en connu le minois par cœur le piranha, conservant néanmoins une distance perpétuelle jugée judicieuse et raisonnable, possédant un tant soi peu l’instinct de protection paternel alors qu’elle ne fut qu’initialement erreur fâcheuse et dommage collatéral. Elle fut fragile, Vivianna, par sa non-appartenance à une espèce précise, hybridée non-identifiable perdue entre deux eaux.

La mâchoire se crispe, regagnant le sable pour en récupérer le drapé abandonné de vêtements délaissés, ne prenant la peine que d’enfiler le bas pour emporter le reste à bout de bras, désireux de retourner dans la saline ultérieurement pour se délier les nageoires en domptant les vagues. Les pas s’enchainent, peu désireux qu’elle se face dévorer par un quidam à écailles tapis dans les flots. Plante de pieds nus arpentant un autre sillon que le sien, à distance assez raisonnable afin qu’elle ne soupçonne pas qu’on lui eut emboité le pas. Pourtant pris sur le fait, haussant les sourcils en un faux air de surprise, terminant par un rictus en coin qui se voulut rassurant. « C’est rien, on ne peut pas dire qu’il y ait foule à cette heure. » Les phalanges passent dans les mèches d’ébène encore humides, apposant le fait qu’il ne fut que baigneur nocturne vagabond, couverture habile. « C’est plus agréable pour nager. » Véridique, là où les plages furent disputées en plein jour, assaillies par un amas de touristes aux dermes rosis par les coups de soleil, échoués tels des cachalots à l’agonie. Au delà de pouvoir traquer de façon paisible, loin des mirettes et canons aux balles imprégnées de caulerpa de chasseurs avisés. « Marius » Il ose le Piranha, entrant dans son existence une bonne fois pour toute, lui tendant une paluche ouverte tout en s’invitant dans ses songeries, intrus.
(c) DΛNDELION

☾ ☾ ☾ ☾ ☾


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