disaster leaves your passion overrun (cirdan)

 :: BARS
disaster leaves your passion overrun (cirdan) - Mer 14 Mar - 18:44
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sirènes
sirènes


EFFIGIE : jennifer morrison.
BAFOUILLES : 40
PACTE : 04/03/2018


OSSATURE : une trentaine qui n'est qu'apparence, cachant en réalité quatre cent années d'existence.
CONTRAT : le coeur déchiré et noirci, elle ne vit que pour les relations d'une nuit qui étanchent sa soif de désir et sa faim sanglante qui préserve son immortalité.
BESOGNE : barmaid, oreille attentive, jouant de sourires enjôleurs, faisant coulé l'ambre dans les verres, enivrant ainsi ses futures proies.
ÉCHINE : sirène au chant tentateur, au physique fascinant qui séduit et hypnotise, sirène appartenant au monde marin et qui ne sait se passer de cette étendue bleutée qui lui est si chère.
PRESTIGE : douce immortalité qu'elle a acquise en se nourrissant du sang de ses victimes. elle hypnose par sa beauté et sa voix enchanteresse, elle sait aussi manier l'eau une fois qu'elle rejoint les flots.
GANG : paria, loin de la reine et de son peuple, ancrée dans une solitude qui lui convient.
CREDIT : hoodwink.

x disaster leaves your passion overrun.

Les rires perçaient le silence, les conversations s’entremêlaient, rythmées aux sons des verres qui s'entrechoquaient face à l'ivresse avancée de certains. Elle observait du coin de l'oeil les silhouettes environnantes, un soupçon de sourire s'esquissait sur sa bouche incarnate. La nuit les enveloppait, l'obscurité contrastant avec la lumière artificielle qui éclairait les lieux, ombres éparses qui dansaient dans la luminosité. Pauvres innocents qui ignoraient encore que le dénouement de la soirée pour l'un d'entre eux serait fatal, une âme déchue qu'elle ramènerait chez elle pour laisser le désir les consumer avant de n'en faire qu'une bouchée. Il ne serait plus qu'un cadavre qui échouerait dans le recoin d'une ruelle, un meurtre pour les humains, un moyen de tromper ces chasseurs qui songeraient plutôt aux vampires que ces autres créatures qui se complaisaient dans les abîmes. Elle prendrait soin d'effacer ses traces, comme toujours, de faire en sorte qu'aucun d'entre eux ne puisse remonter jusqu'à elle. Ses victimes étaient de toute façon très souvent des oubliés de la société, des hommes qui n'avaient plus réellement d'attaches, des clients réguliers qui buvaient pour oublier les nombreuses plaies qui entravaient leur organe vital. Elle percevait des brides, percevait parfois un visage contrarié ou assailli par la tristesse de ce qu'ils avaient perdu. Ainsi, ils devenaient inconsciemment des proies dont l'épiderme serait déchiré par ses crocs acérés. Elle tournait le dos à une scène quotidienne, un court instant, un éclat rougeoyant scintillait dans l'émeraude, ses doigts glissant sur une bouteille posée sur une des étagères en verre derrière le bar. L'ambre coulait dans le verre cristallisé qu'elle servait à un client particulièrement éméché et hypnotisé par la grâce de ses traits. Sa longue chevelure dorée tombait délicatement sur ses épaules dénudées, artifice et maquillage soulignant ses orbes verdâtres, souillant ses lèvres qui s'étiraient en un sourire séducteur. Elle était habillée d'un haut sombre qui esquissait ses courbes féminines, jambes enfermées dans un jean qui moulait sa silhouette. Elle poussait le verre devant l'inconnu captivé, qui n'arrivait à détacher son regard d'elle, mais un coup d'oeil à sa main et l'éclat autour de son annulaire suffirent à  la détacher de sa cible. Elle ne voulait pas d'emmerdes avec un mari disparu dont une famille éplorée ferait tout pour le retrouver, même si parfois, ces choses là lui échappaient, mais en général, elle se concentrait uniquement sur les solitaires et les délaissés. Elle contournait le comptoir, le bar commençait à se vider même si il restait encore quelques heures avant la fin de son service et pour l'instant, elle n'avait repérée personne qui pouvait combler le manque dans son être. Elle serrait les dents, mais ne fissurait aucunement son masque, gardant cette douce chaleur qui n'était qu'une comédie macabre et subtilement orchestrée pour arriver à ses fins. En débarrassant l'une des tables, elle le remarquait alors, installé dans un recoin, dissimulé en partie dans l'ombre et qui ne se mêlait à la foule ambiante et aux conversations qui ne semblaient l'atteindre. Elle relevait légèrement son visage pour percevoir deux perles azurs qui étincelaient vivement, chevelure ébène qui était éparse sur ce visage fermé et qui ne laissait deviné aucune émotion. L’intérêt se dessinait en elle, laissant le bout de sa langue effleuré son inférieure pour ensuite se détourner et revenir vers le bar. Elle l'observait durant de longues minutes du coin de l'oeil, mais personne ne venait le rejoindre et il semblait être enfermé dans le carcan de la solitude, une aubaine qu'elle se devait de saisir, ignorant encore la véritable nature de ce dernier. Le désir de la luxure et la faim la poussaient à agir. Deux bouteilles de bière sur un plateau et elle se faufilait entre les tables, arrivant à la sienne, faisant mine de ne pas le voir. Elle s'écartait légèrement sur le côté pour percuter une silhouette qui venait dans sa direction, l'une des bières vacillant, jusqu'à se renverser sur la table de l'inconnu et en partie sur lui. « Oh non ! » Une exclamation teintée d'une angoisse faussée, déposant le plateau sur la table tout en essuyant énergiquement la surface du liquide ambré, constatant les dégâts sur la tenue de l'étranger. « Je suis vraiment désolée...Cet imbécile là-bas m'a bousculée, quel abruti.  » Elle coulait un regard assassin à la silhouette qui sortait du bar avant de reposer son regard sur lui, encore plus attirant vu de près. « Je peux vous offrir un verre pour me faire pardonner ? » Un sourire entre excuse et charme dans l'attente d'une réponse qui ne pouvait être que positive, sinon elle userait d'autres stratagèmes pour que cette nuit, il soit sien.

☾ ☾ ☾ ☾ ☾

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disaster leaves your passion overrun (cirdan) - Dim 25 Mar - 3:37
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humains
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EFFIGIE : Colin O'Donoghue
BAFOUILLES : 19
PACTE : 04/03/2018


OSSATURE : Trente-deux ans de chagrin et de colère, de vengeance et de froideur, de tuerie et de souffrance. Le temps n'efface pas les douleurs mais les corrompt. Il leur donne un visage plus sombre, plus froid … plus supportable à celui qui ne parvient pas à détourner le regard.
CONTRAT : Il n'y a nul autre dans sa vie que les ombres qui tapissent son regard. L'amour ? L'amour est aisément corruptible. Un regard, un magnétisme, un sourire aux crocs ensanglantés et les promesses ne sont plus que cendres dans un présent dévasté. Cirdan ne croit plus en l'amour. Il est fantasme, il est mirage. Il est faiblesse.
BESOGNE : professeur d'escrime S'il n'est pas né avec une lame dans la main, Cirdan manipule son arme avec autant d'aisance que si elle faisait partie intégrante de son propre corps. Chasseur réputé pour se servir essentiellement d'armes blanches, il s'est décidé à enseigner, pour apprendre aux uns à se protéger, et pour débusquer les créatures qui, sont son nez, peuvent se dissimuler. Quelques élèves qui disparaissent … ce n'est que justice n'est-ce pas ?
PRESTIGE : [i]la force –[/i] tu n'as peur de rien n'est-ce pas ? Perdre ton frère, perdre la vie, te sacrifier pour une cause que tu penses juste. Te sacrifier pour le souvenir d'une mère à l'âme damnée, d'un père écorché et d'une vie massacrée ? La peur … elle n'existe plus dans ses yeux. Il l'a surmontée enfant, en subissant plus qu'en dirigeant sa propre existence. Néanmoins, il n'est pas devenu une machine. Il croit en ce qu'il fait chaque jour. Il pense sauver, à défaut de se damner lui même en laissant le passé ainsi assombrir sa perception des choses. Il attaque, résiste. Il a depuis longtemps cessé de vivre pour lui même. Il n'est plus un homme. Il est chasseur.
GANG : L'Opus Dei, son clan à défaut d'être sa famille.
CREDIT : @lux reterna
x disaster leaves your passion overrun.
CIRDAN & AZARIA.


Une larme fauve roula sur ma lèvre inférieure tandis que j'observais l'homme attablé quelques tables plus loin. Il était si proche que je pouvais sentir sur lui l'odeur des cadavres qu'il se plaisait à abandonner dans les recoins sombres et pourris de cette ville. Coulant ma langue sur ma lèvre, je plissai les yeux, détaillant l'arrière de son crâne avec un mépris silencieux. Je le pistais depuis des jours, mais je n'avais jamais eu l'occasion jusqu'ici de connaître les traits d'un visage figé dans la mort. Un vampire. Si je n'avais eu qu'une créature à occire, je l'aurais choisi, elle. Un rictus fit tressaillir la commissure droite d'une bouche plissée. Ris… savoure songeai-je en pressant la tête contre le mur boisé de la salle embuée par l'alcool. Tant que tu le peux encore. Enroulant les doigts autour de ma choppe, je la portai à mes lèvres, le regard fixe et aveugle à tout ce qui n'était pas ma proie. Mal m'en pris. Un liquide gelé éclaboussa mon torse, imbibant mon large pull sombre sous une veste négligemment jeté. Réprimant un grognement irrité, je levai les yeux vers le coupable. Une femme. Dérobant son visage aux prunelles furibondes posées sur elle, elle s'échinait à réparer les dégâts sur le bois d'une table empestant la bière. « Les serveuses ne sont-elles pas sensées anticiper les clients bourrés ? » sifflai-je de mauvaise foi en lui prenant son torchon pour tenter d'alléger le tissu qui moulait mon ventre. La tête baissée, je soufflai sur l'une des mèches noires qui zébrait la topaze pour me concentrer sur une tache ardue, si ce n'est impossible. Le tissu déjà trempé ne me servit à rien, pas même à adoucir un caractère difficile. Je le jetai sur la table et lui coulai un regard froid teinté d'obscurité. Une expression qui ne l'atteignit en aucune mesure, puisqu'elle s'engagea à me payer un verre. « M'offrir ? » relevai-je en haussant un sourcil. « Ne serait-ce pas plutôt pour vous éviter, à vous et à votre patron, un esclandre de ma part sur votre numéro raté d'équilibriste ? » Je serrai les lèvres, brusquement conscient d'une agressivité qui n'avait pas lieu d'être. D'autant plus que …. « Excusez moi. » fis-je gravement en plongeant dans son regard émeraude. « Vous faites les frais d'une mauvaise humeur dont vous n'êtes pas responsable. » Et elle n'aurait pu l'être. Cette femme semblait faite pour le plaisir et non pour la colère. L'image même de la luxure entremêlée d'innocence. Le jade ruisselait dans ses yeux taillés en amande, aux nuances si sombres qu'elle contrastait avec la dorure de sa chevelure. Une peau crémeuse, des traits fins, une boucle pleine à la moue sensuelle …. la beauté faite femme. Néanmoins, ce ne fut pas son physique qui m'adoucit, mais la perspective de l'utiliser à mon avantage. « Je veux bien un verre mais ... » Je glissai savamment la main sous la table et écorchai ma paume d'un mouvement maîtrisé à l'aide d'un clou saillant. La douleur fut fugitive mais le sang ne me fit pas défaut. Il échappa aux lèvres fraîches de la blessure pour souiller ma peau. La surprise crispa les traits d'un visage manipulé et je secouai vivement la main, mimant la souffrance. « Je paierais moi même. » ajoutai-je dans une grimace en posant sur son plateau ma chope vide. Le sang en marquait la céramique, vivant appel au carnage et à la bonne chaire. Alors, fouillant la poche d'une veste au cuir frappé d'écarlate, j'en sortis quelques pièces que je lâchai en une pluie sanguine. « Merci. » la congédiai-je sur un dernier regard. Néanmoins, il n'était pas vraiment posé sur elle. Je surveillais le vampire du coin de l’œil, conscient que son rire gras et dissonant venait de s'éteindre. Tu n'as plus qu'à te laisser tenter. pensai-je en me redressant. Ignorant la serveuse, je m'éloignai en direction des toilettes, en prenant soin de frôler ma proie. Je sentis le poids d'un regard, d'un jugement tandis que je m'approchais de la porte. Imbécile. A l'écoute, je laissai la porte entrebâillée puis m'isolai dans un angle mort pour déplacer le couteau placé contre mon flanc. Le verre renversé moulait mon pull et s'il ne dévoilait rien, je ne préférais prendre aucun risque. Je déplaçai l'arme et la rangeai contre ma cheville, sous mon pantalon. Puis je pris quelques feuilles de papier pour éponger mon pull, ou tout du moins me donner une excuse pour cet aparté. Quittant la pièce pour regagner ma table, je perçus l'intérêt de ma proie. Stoïque, je le dépassai. Attentif à ses mouvements, je ne perçus que trop tard la présence de la blonde dans mon champ de vision. Je n'évitai la collision que de justesse en m'arrêtant brusquement. « Vous ... » Mais peu de gens avaient mes réflexes. Un homme désarçonné par mon arrêt brutal s'apprêtant à lui rentrer dedans, je saisis son haut à pleine main et la tirai brutalement contre moi. « On est quittes. » fis-je en attrapant la chope posée sur son plateau, ignorant ainsi les piqûres chaudes et sensuelles qui mordaient un corps éveillé.  
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disaster leaves your passion overrun (cirdan) - Jeu 29 Mar - 11:51
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sirènes
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EFFIGIE : jennifer morrison.
BAFOUILLES : 40
PACTE : 04/03/2018


OSSATURE : une trentaine qui n'est qu'apparence, cachant en réalité quatre cent années d'existence.
CONTRAT : le coeur déchiré et noirci, elle ne vit que pour les relations d'une nuit qui étanchent sa soif de désir et sa faim sanglante qui préserve son immortalité.
BESOGNE : barmaid, oreille attentive, jouant de sourires enjôleurs, faisant coulé l'ambre dans les verres, enivrant ainsi ses futures proies.
ÉCHINE : sirène au chant tentateur, au physique fascinant qui séduit et hypnotise, sirène appartenant au monde marin et qui ne sait se passer de cette étendue bleutée qui lui est si chère.
PRESTIGE : douce immortalité qu'elle a acquise en se nourrissant du sang de ses victimes. elle hypnose par sa beauté et sa voix enchanteresse, elle sait aussi manier l'eau une fois qu'elle rejoint les flots.
GANG : paria, loin de la reine et de son peuple, ancrée dans une solitude qui lui convient.
CREDIT : hoodwink.

x disaster leaves your passion overrun.

Si son physique et son aura étaient attrayant et alimentait en elle le feu de la passion, sa langue fourchait en des lettres désagréables. Elle plissait les lèvres, mais ne bronchait, habituée à la mauvaise humeur et aux mécontentements de certains clients. Ses doigts effleuraient les siens, saisissant le torchon d'une poigne ferme pour tenter de réparer les dégâts, musculature qui s'esquissait au travers de son haut sombre et humide. Son sang bouillait, ses ongles raclait finement la surface boisée de la table, mais elle restait frivole, affichant toujours cet air poupin où l'innocence et la confusion n'étaient que jouer. Le tissu humide rejoignait une nouvelle fois la table, un tissu qu'elle s'empressait de saisir, le serrant entre ses doigts. L'azur hivernal suivait ses mouvements, mais elle restait stoïque, n'effectuant le moindre mouvement réfractaire devant un regard ébène et assassin. Il lui plaisait déjà, de part sa personnalité et du challenge qu'il représentait, car il ne semblait n'être une proie aisée et le jeu en valait la chandelle. Ses paroles étaient acides et s'écoulaient sur son être, la sirène s’astreignant à garder son calme et à afficher une moue emplie d'un certain mal être, coulant un regard par dessus son épaule comme si elle tentait de chercher du regard un patron qui restait absent de son champ de vision. Elle glissait une mèche derrière son oreille, esquissant un pas arrière. « C'était simplement un acte de courtoisie vu ce...gâchis. » Elle fit un signe de tête vers son vêtement qui collait à son torse. « Un simple non aurait suffi plutôt que de m'agresser. » Elle soutenait un regard qui croisait à nouveau le sien après cette légère pique acide et ce malgré ce calme qu'elle tentait de préserver. Elle se perdait dans cet océan aux multiples contrastes, tantôt noirâtres, tantôt écarlates, des nuances qui se dégageaient d'un être qui attisait son désir, enflammait ses sens et ce flux sanguin qui filait ardemment dans ses veines. Le désir de l'avoir dans son lit, de l'étreindre dans la luxure pour ensuite pénétrer sa chair de ses crocs, de goûter à cet élixir qui étancherait sa faim animale et continuerait de préserver sa jeunesse illusoire. Elle penchait légèrement la tête sur le côté, l'inconnu formulant des excuses du à une mauvaise humeur dont elle n'était à l'origine. « Pas besoin de vous excusez. » Un fin sourire, une esquisse qui exhalait un léger charme alors qu'il acceptait enfin ce verre qu'elle souhaitait tant lui offrir pour un acte profondément délibéré, qui faisait parti d'une machination, un plan qui prenait une tournure inattendue. Elle n'avait le flair d'un vampire, ni cette capacité et à être envoûter par la flagrance de ce trésor carmin tant convoité, mais sa vue suffit à la faire frissonner en percevant la plaie ouverte sur sa paume. Son coeur battait furieusement, son propre flux bourdonnait à ses oreilles alors qu'elle suivait la course de ces perles sanguines qui teintaient le verre de la chope. Elle plissait le nez, essayant de rester impassible, mais cette marque écarlate attirait son regard, de même que ces pièces qui s'écoulaient en un léger tintement sur son plateau, l'or souillé d'un rouge tentateur. « Tenez. » Elle défaisait un torchon accroché à sa ceinture qu'elle délaissait sur le bois pour ensuite se détourner, les lèvres crispées en une moue hautaine. La faim enserrait ses entrailles, faisant pulsé son organe battant, prisonnier de sa cage thoracique. Elle filait vers le bar, déposant la chope vide sur le côté tout en rangeant les quelques pièces dans la caisse pour ensuite couler un regard vers son épiderme. Quelques tâches, des gouttes qui parsemaient cette pâleur porcelaine. Elle se détournait légèrement pour attraper une autre chope, laissant son pouce marqué effleuré ses lèvres, sa langue venant récupéré ce sésame tant fantasmé. Ce n'était qu'une esquisse, qu'un avant-goût, divin, fruité, frémissement qui s'emparait de son être avec intensité. Elle pinçait les lèvres avec agacement et frustration, levant son regard pour essayer de capter cette silhouette volatilisée. Et merde. Elle glissait une chope pleine sur son plateau, se faufilant entre les tables, émeraudes qui naviguaient sur les inconnus présents dans la salle qui empestait l'alcool et bercée par le flux de nombreuses conversations inaudibles. Un regard qui se posait devant elle, une silhouette qui se stoppait net, reconnaissant le brun, surprise liée à cet intérêt qui filait en elle et étincelait dans les tréfonds de ses pupilles. Elle arquait un sourcil et n'anticipait la suite, sentant ses doigts se refermer sur le haut carmin qu'elle portait, la tirant vers lui pour lui éviter une collision avec un autre client. Elle sentait son corps contre le sien, sa chaleur qui enveloppait ses sens, le coeur battant, l'envie se faisant dévorante, l'animal hurlant au plus profond de son être ne souhaitant plus faire qu'un avec celui face à elle qui dérobait la chope sur son plateau qu'il portait à ses lèvres. Elle ne cessait de le mirer, les prunelles chaudes, le souffle court. Elle mouvait légèrement sa main pour effleurer sa hanche, mais c'était une caresse parée d'une certaine sensualité subtilement attribuée, laissant son côté séducteur et hypnotisant de sa condition prendre le dessus, un sourire charmeur emplissant ses lèvres pourpres. « Si tu voulais que je me retrouve contre toi il suffisait juste de demander. » La plaisanterie, la moquerie et la provocation palliée à celle d'un sous entendu sexuel, laissant tombé ce vouvoiement qu'elle trouvait inutile, qui n'était que politesse professionnelle. Elle se détachait de lui après un dernier frôlement suggestif et un léger clin d'oeil, se détournant pour retourner au bar où elle délaissait le plateau. « Je vais à l'arrière. » Elle glissait une main dans sa longue chevelure dorée, le barman ,captivé par ses mouvements, la suivait du regard vers la porte du fond qu'elle poussait pour rejoindre l'extérieur, dans une ruelle déserte, son dos venant se poser contre la pierre froide, mais qui était un contraste agréable avec la chaleur que dégageait son être en manque et tendu. Le bâton de nicotine vint trouvé ses lèvres carmines, une flamme solitaire s'échappant de son briquet pour ensuite laisser échapper ce filet de fumée qu'elle expirait, poussant un long soupir. Elle attendait, patiente, espérant peut-être qu'il la suivrait, qu'il serait attiré par ce charme, cet hypnose qui était un don, un moyen de refermer un peu plus le piège autour de lui, car le jeu ne faisait que débuter, jusqu'à l'acte final où elle l'emprisonnerait entre ses griffes pour ne plus le laisser partir.

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disaster leaves your passion overrun (cirdan) - Ven 6 Avr - 1:08
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humains
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EFFIGIE : Colin O'Donoghue
BAFOUILLES : 19
PACTE : 04/03/2018


OSSATURE : Trente-deux ans de chagrin et de colère, de vengeance et de froideur, de tuerie et de souffrance. Le temps n'efface pas les douleurs mais les corrompt. Il leur donne un visage plus sombre, plus froid … plus supportable à celui qui ne parvient pas à détourner le regard.
CONTRAT : Il n'y a nul autre dans sa vie que les ombres qui tapissent son regard. L'amour ? L'amour est aisément corruptible. Un regard, un magnétisme, un sourire aux crocs ensanglantés et les promesses ne sont plus que cendres dans un présent dévasté. Cirdan ne croit plus en l'amour. Il est fantasme, il est mirage. Il est faiblesse.
BESOGNE : professeur d'escrime S'il n'est pas né avec une lame dans la main, Cirdan manipule son arme avec autant d'aisance que si elle faisait partie intégrante de son propre corps. Chasseur réputé pour se servir essentiellement d'armes blanches, il s'est décidé à enseigner, pour apprendre aux uns à se protéger, et pour débusquer les créatures qui, sont son nez, peuvent se dissimuler. Quelques élèves qui disparaissent … ce n'est que justice n'est-ce pas ?
PRESTIGE : [i]la force –[/i] tu n'as peur de rien n'est-ce pas ? Perdre ton frère, perdre la vie, te sacrifier pour une cause que tu penses juste. Te sacrifier pour le souvenir d'une mère à l'âme damnée, d'un père écorché et d'une vie massacrée ? La peur … elle n'existe plus dans ses yeux. Il l'a surmontée enfant, en subissant plus qu'en dirigeant sa propre existence. Néanmoins, il n'est pas devenu une machine. Il croit en ce qu'il fait chaque jour. Il pense sauver, à défaut de se damner lui même en laissant le passé ainsi assombrir sa perception des choses. Il attaque, résiste. Il a depuis longtemps cessé de vivre pour lui même. Il n'est plus un homme. Il est chasseur.
GANG : L'Opus Dei, son clan à défaut d'être sa famille.
CREDIT : @lux reterna
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CIRDAN & AZARIA.


« Pardon ? » lâchai-je décontenancé, sans reconnaître en la blonde la jeune serveuse timide sur laquelle je m'étais énervé. Muée en une jeune femme terriblement sensuelle, elle semblait décidée à corrompre mon corps d'une moue suave et d'une main voyageuse. Sensible à la caresse infime de ses doigts sur ma hanche, je me raidis, les traits figés en un masque d'ombre destiné à tempérer ses ardeurs. « Si je le désirais réellement … vous ne seriez déjà plus ici. » rétorquai-je froidement en réhabilitant un vouvoiement qu'elle avait délaissé dans sa pathétique tentative pour me charmer. Néanmoins, ma remarque laissa indifférente l'enjôleuse qui, sur une dernière salve, s'éloigna pour retrouver son bar. Sidéré, je me retins de la suivre du regard pour me concentrer sur la raison de ma venue dans ce pub. Le vampire. « Il semblerait que tu ais ta chance avec une des plus belles femmes du quartier ! » ricana ma proie d'un rire froid. « Il semblerait. » me bornai-je à répondre en glissant les mains dans les poches de ma veste pour m'éloigner. En vain. Les doigts froids de la créature crochetèrent mon blouson et me retinrent , m'empêchant d'aller plus loin. Feignant l'agacement, je me tournais vers celui qui venait de basculer dans un piège grossier. « Et tu comptes la laisser filer ? Es tu seulement conscient de ce que tu perds ? » Veillant à ne pas plonger dans les yeux de celui habitué à inspirer terreur et fascination, je plissai les lèvres en penchant légèrement la tête sur mon épaule. « Pourquoi ? Tu l'as approchée sans parvenir à te faire inviter à l'arrière ? » La provocation frappa le vampire qui redressa les épaules tandis que je levais enfin les yeux pour effleurer ses pupilles animales. Je lui offrais un humain, avec suffisamment de chien pour éveiller son intérêt malgré sa crainte naturelle. Allait-il céder et faire de moi sa prochaine victime ? « Je t'aime bien ... » finit-il par dire en glissant sa langue sur son inférieure carmine. « Je trouve de fait presque regrettable de ne pas te connaître davantage … mais malheureusement, je n'invite pas les solitaires chez moi. » Repoussant sa chaise, il se redressa et me tendis une carte aussi froide que pouvait l'être sa peau. « Sache que pour atteindre le rêve de tout homme, il faut savoir saisir les opportunités. » précisa t-il d'un ton suave et faussement hypnotique. Les rires grossirent autour de lui puis s'évanouirent alors qu'ils quittaient le pub à l'atmosphère pesante. Stoïque, je baissai la tête et effleurai des yeux l'écriture sombre et élégante qui ornait le petit carré blanc. Cette adresse … Un rictus fit tressaillir la commissure de mes lèvres. Il était l'hôte d'une des maisons érotiques les plus populaires de Rome. Réservées aux couples désireux de pimenter leurs vies sexuelles, rares étaient ceux qui en ressortaient sans avoir perdu quelques décilitres d'hémoglobines. Malheureusement, ce genre de lieu, gardé à outrance, n'était accessible que sur invitation … à l'image de celle que je tenais entre mes doigts serrés. Une invitation destinée à un couple et non à un célibataire endurci … Un couple … l'idée, cancérigène et déplaisante, fit son chemin dans l'esprit d'un homme rébarbatif. La serveuse. Charmante, sensuelle … et pétrie de désir. Ne m'offrait-elle pas sur un plateau ce dont j'avais besoin pour pénétrer cette maison ? Ignorant les mises en garde d'un instinct conscient du danger qu'elle représentait pour ma libido, je me détournai pour gagner l'arrière du pub sans une once d'hésitation. La porte bascula, dévoilant la ruelle et la jeune femme adossée à l'un des murs de pierre. Offrant son profil à la lueur d'un lampadaire, elle embrassait de ses longs doigts fins un brûlant bâton de nicotine. Je m'approchai d'un pas leste et m'immobilisai à quelques centimètres d'elle. Je sentais la chaleur de son corps, le parfum de sa peau et la fragrance âcre de la cigarette qu'elle tenait serrée entre ses lèvres. Levant la main, je lui dérobai et la glissai sur mon inférieure sans la quitter des yeux. Ma paume libre embrassait la pierre. La seconde caressait le papier blanc qui recouvrait le tabac que je tirais d'une inspiration. Le goût pénétra ma gorge, qui brûla sous l'effet joint de la drogue et du désir que cette femme éveillait malgré moi. J'exhalai. Un nuage grisâtre troubla ses traits, embrassa sa peau, pénétra son corps. Assez joué. D'un geste enhardi, je plongeai et pressai ma bouche contre la sienne. Elle était chaude sous la pulpe d'une bouche à l'arrière pensée mécanique. Je voulais ce vampire, et ce quitte à me servir de cette femme. Hélas … il flamboya dans mes veines, troublant et inattendu. Il brûla mes chairs, noirci mon regard, ronfla dans mon bassin et humidifia cette langue glissée entre ses lèvres. Je ne l'embrassais plus, je la possédais. Je la bouffais. Les mains pliées sur le mur de part et d'autre d'un visage invisible, je me laissai submerger par une kyrielle d'émotions violentes et me perdis dans les eaux chaudes d'une soif inopinée. Mon inférieure roula sur la sienne, mon muscle humide s'enroula autour de son jumeau, mes dents s'enlisèrent dans le fruit rouge et pulpeux. Sa saveur explosait dans ma bouche et frustrait chaque muscle d'un corps embrasé. Vampire. Sauvé par mon instinct, repêché par mon devoir, je m'arrachais aux griffes de l'ensorceleuse pour reprendre mon souffle. « Viens. » Je saisis sa main chaude et la tirai dans mon sillage pour la conduire où je le désirais. Mais plus que la demeure de ma proie, mon but semblait l'éloignement. Je secouai légèrement la tête, fuyant l'idée désagréable selon laquelle j'esquivais plus que je n'avançais. Heureusement, le manoir ne se trouvait qu'à quelques centaines de mètres et je n'eus pas à souffrir plus longtemps que nécessaire la présence de la jeune femme. « Quitte à nous amuser … autant le faire dans un endroit où le sexe est une institution n'est-ce pas ? » lui glissai-je d'une voix rauque en présentant l'invitation au garde. Ce dernier nous jaugea du regard puis nous laissa entrer. Sans attendre la réponse de mon « amante » présumée, je l'entraînais à ma suite dans un grand hall où l'écarlate prédominait. « Veuillez me suivre s'il vous plaît. » susurra une jeune naïade brune aux yeux bridés et à la bouche pulpeuse. Resserrant mon étreinte autour de la blonde, je suivis notre guide jusqu'à une chambre richement décorée. « Je reviendrais plus tard … vous proposer mes services. » murmura sensuellement l'asiatique en quittant la pièce. Le mépris éclaboussa mes pupilles et tendis les muscles frustrés d'un corps oublié. Il oublia. Le chasseur se réveillait, conscient d'être dans la gueule d'un loup désiré. Ainsi, l'excitation qui m'embrasait n'était plus celle qu'éveillait l'érotisme mais l'idée de tuer une créature de plus. « Bien … notre touchante rencontre s'achève ici. » fis-je en me tournant vers la blonde à la crinière échevelée. « C'était … intéressant mais j'ai mieux à faire que des galipettes. Je suis sûr que tu me remplaceras sans mal dans un tel endroit. » J'inclinais légèrement la tête, plus moqueur que gentleman, et me dirigeai vers la porte sans un regard en arrière.
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disaster leaves your passion overrun (cirdan) - Dim 8 Avr - 22:56
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sirènes
sirènes


EFFIGIE : jennifer morrison.
BAFOUILLES : 40
PACTE : 04/03/2018


OSSATURE : une trentaine qui n'est qu'apparence, cachant en réalité quatre cent années d'existence.
CONTRAT : le coeur déchiré et noirci, elle ne vit que pour les relations d'une nuit qui étanchent sa soif de désir et sa faim sanglante qui préserve son immortalité.
BESOGNE : barmaid, oreille attentive, jouant de sourires enjôleurs, faisant coulé l'ambre dans les verres, enivrant ainsi ses futures proies.
ÉCHINE : sirène au chant tentateur, au physique fascinant qui séduit et hypnotise, sirène appartenant au monde marin et qui ne sait se passer de cette étendue bleutée qui lui est si chère.
PRESTIGE : douce immortalité qu'elle a acquise en se nourrissant du sang de ses victimes. elle hypnose par sa beauté et sa voix enchanteresse, elle sait aussi manier l'eau une fois qu'elle rejoint les flots.
GANG : paria, loin de la reine et de son peuple, ancrée dans une solitude qui lui convient.
CREDIT : hoodwink.

x disaster leaves your passion overrun.

La fumée grisâtre s'échappait dans l'air de la nuit, formant un faible trait qui finissait par disparaître pour ne plus être qu'un mirage effervescent. Le sang tapait sourdement contre ses tympans, cette drogue accrochée à ses lèvres n'arrivant à effacer son autre addiction. Le désir broyait son être, filait dans ses veines, augmentant son rythme cardiaque. Les minutes s'égrainaient, défilaient devant son regard émeraude perdu dans le vide. Sa patience commençait à s'effilocher, posant un énième regard sur la porte arrière qui restait obstinément close. Elle avait confiance en son pouvoir de séduction, confiance en ses atouts, il devait la rejoindre. L'expression de l'inconnu lui revenait en mémoire, cette froideur et cette obscurité qui noyaient ce saphir hivernal. Il n'était pas comme les autres, comme ceux qui devant un battement de cil obéissaient aux moindres de ses désirs pour finir dans son lit, une différence qu'il avait su affirmer, opposant une résistance qui lui plaisait autant qu'ekke l'agaçait. Une nouvel halo s'échappait de ses lèvres mutines, un bruit attirant son attention, coulant un regard vers la porte qui venait de s'ouvrir pour laisser apparaître cette silhouette tant fantasmée. L'ombre d'un sourire s'esquissait sur cette bouche où se pressait à nouveau ce bâton de nicotine, faisant mine de n'avoir remarquer sa présence. Son regard pesait sur elle, elle sentait sa flagrance embaumée l'air, se mêlant à l'odeur âcre du tabac. Il la dépossédait de son bien, émeraudes qui vint soutenir cet azur qui prenait une teinte bleu nuit, arquant un sourcil, une expression surprise et légèrement contrariée venant s'esquisser sur ce masque érigé, car la sirène riait intérieurement de sa faiblesse, riait de ce piège dans lequel il s'enfonçait inconsciemment. L'homme enchaîné au désir, laissant ressortir les pulsions animales et primaires, sans se douter un seul instant qu'il n'était plus que proie aux yeux de la prédatrice qui s'extasiait de cette nuit qui se peignait dans son esprit en manque et de cette faim qui nouait ses entrailles. Le goût de son sang était encore sur sa langue, si fruité, si exquis, un arôme qu'elle avait hâte de sentir à nouveau sous sa langue lorsque ses crocs déchireraient son épiderme. Elle frémissait face à cette fumée qui se répercutait contre son visage, ses lèvres s’entrouvraient, sa langue titillant son inférieure pour l'humidifier, sans quitter le regard perçant et fascinant du brun qui pour l'instant, n'esquissait le moindre mouvement en sa direction. Et puis il plongeait, possédant ses lèvres, sa langue caressant cette jumelle qui la fit prisonnière. Il explosait dans sa bouche, ce désir tant attendu, étouffant un gémissement de plaisir, son corps se pressant contre le sien, enhardie par ces nombreuses sensations qui écorchaient son être. La passion chaude et rugueuse, lèvres qui valsaient, muscles rosés qui s'étreignaient, leurs souffles ne faisant plus qu'un. Elle se perdait dans ce baiser où elle combattait pour garder la domination, ses doigts venant se perdre dans cette chevelure sombre, mèches courtes qui s'écoulaient entre ses doigts et qu'elle enserrait tout en pressant un peu plus sa bouche contre la sienne. Elle ne voulait plus que l'étreindre dans le désir, avoir la sensation de sa peau chaude contre la sienne, l'entraîner dans ce tango de luxure jusqu'à ce qu'elle soit assez rassasiée pour enfin commettre cet acte final et sanglant qui serait l'apothéose, mais à sa grande surprise, il se détachait, s'échappant ainsi de ses lèvres, l'émeraude noyée par le désir s'assombrissant un peu plus, une obscurité renforcée par cet animal déguisé sous ses traits poupins. Sa paume embrassait la sienne, l'entraînant ainsi dans son sillage. Elle se laissait faire, les yeux plissés en une interrogation silencieuse, parvenant devant une bâtisse connue pour abriter des nuits aux nombreux péchés où l'imagination sexuelle n'était plus qu'une utopie. Elle était réticente, préférant l'entraîner dans son appartement, à l'abri des regards indiscrets où aucune question sur sa disparition ne serait nécessaire. Elle se mordait l'intérieur de la joue, n'ayant d'autres choix que de le suivre à l'intérieur, consciente qu'elle devrait trouvée un stratagème pour ne pas éveiller les soupçons, mais le désir était plus fort que tout, ronflant dans son bas ventre, détruisant le peu de raison qui se faisait dans son esprit échauffé. Elle le boufferait, d'une manière ou d'une autre, mais désirait avant tout chasser cette frustration qui la possédait et s'accrochait à chacun de ses pores. Elle suivait cette brune à laquelle elle jetait un regard peu intéressé, pénétrant dans une chambre à la décoration sensuelle et chaude. Une fois la porte close, elle se tournait vers lui, le sourire qui berçait ses lèvres s'évanouissant à ses paroles. « ...Pardon ? » Un regard bouillant où la colère se dépeignait dans les confins de ses pupilles, frustration qui emplissait ses veines tel un poison, le monstre emprisonné s'ébrouait devant cet affront. Médusée, elle observait sa silhouette la contourner, se dirigeant vers la sortie, sans le moindre regard en arrière. Elle effaçait aussi rapidement la distance entre lui et elle, glissant devant lui, faisant obstacle devant cette porte par laquelle il désirait fuir. « Je ne crois pas non. » Il n'y avait que de la sensualité dans le son de sa voix, éteignant cette colère ressentie, alors qu'elle s'avançait d'un pas vers lui, dangereuse et pleine de sensualité. « Et vu comment tu m'as embrassé dans cette ruelle...Je doute que tu veuilles partir. Ton désir est aussi puissant que le mien en cet instant. » Elle soufflait contre ses lèvres, glissant ses doigts sur ce haut qui l'habillait, effleurant ainsi sa musculature à travers le tissu. « Pourquoi partir alors que tu pourrais m'avoir toute la nuit, que je pourrais exaucer le moindre de tes fantasmes, même ceux les plus enfouis ? N'as tu pas envie de sentir ton corps contre le mien, nos lèvres se possédant, nos corps finissant par s'embraser pour ne faire plus qu'un ? » Ses ivoires pourfendaient son inférieure, la suçotant, son regard ne quittant cet océan où une certaine froideur continuait de résider et ce malgré des paroles envoûtantes et enchanteresses. Alors, elle laissait parlé son instinct, plaquant sa bouche contre la sienne, l'entraînant dans un baiser fougueux, sa langue dominant la sienne, ses ivoires écorchant ses lèvres, le goût du sang s'écoulait, la faisant gémir contre cette bouche qu'elle dévorait. Ses doigts glissaient sur son haut qu'elle arrachait d'un geste brusque, lambeaux qui glissaient sur cette peau qu'elle effleurait de la pulpe de ses doigts en des caresses érotiques, ses pouces se perdant dans les sillons de sa musculature qu'elle explorait tout en pressant avidement son bassin contre le sien, enivrée par ce plaisir qui était exaltant, qui la possédait entièrement, laissant ses lèvres se perdre contre sa gorge, ses dents venant prendre possession de cette veine palpitante qu'elle suçotait et maltraitait tout en enfonçant ses ongles dans sa chair.

☾ ☾ ☾ ☾ ☾

dance on our graves x the devil takes my hand, says child come with me my body shivers and aches, i can't break free. why do the things i hate come so naturally ?
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