Quand le passé et le subjonctif s'entrecroisent - Anya

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Nemo Babbucci
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : la quarantaine, le goût de la macération est omnipotent CONTRAT: : Il n'envisage plus une quelconque relation depuis la présence possessive, envahissante, oppressante, hostile, calamiteuse d'un poulpe un peu trop collant qui se veut l'exclusivité d'une relation fraternelle, Doris la malice. BESOGNE: : Bang Bang j'te mets le gland de mon revolver sur la tempe #Flic #viedemerde Dieu me créa et dit "démerdez-vous avec"
ÉCORCE: : 500 piges dans la saveur du temps ÉCHINE: : un kraken...non je déconne, je suis un vaillant, robuste et fier hippocampe. #viedemerde PRESTIGE: : Cracheur de bulles #kidibull - Vision affûtée #Oeil de lynx GANG: : no way. @EFFIGIE: : jeffrey dean morgan, @ilyria BAFOUILLES: : 342 PACTE: : 31/12/2016



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Sam 14 Jan - 19:22
Comme un goût d'antan...


Assis dans l’alcôve de sa garçonnière, Nemo se gargarisait du nectar liant de son chocolat chaud, le soupirail de ses grands yeux disséquant l’affluence touristique dans le centre de Rome. On l’aurait pensé plutôt pot-au-feu, à jouir du flegme campagnard. Pourtant, le commissaire penchait plus pour l’ardeur des grandes villes. On y halenait la fraîcheur humaine. Chaque instant était ponctué par un fait ; cela pouvait être aussi bien une bonne femme, victime d’un vol et épreignant sa frustration, que d'un vieillard caressant du bout de ses phalanges sa barbe usagée. Chaque tierce était source de séduction pour notre vieux roublard. Tandis que la mofette de son breuvage papelard asticotait l’antre de ses narines, une ébauche d’idée bourgeonnait dans le cumulo-nimbus de son lutin. Une envie piquante de revoir sa filleule. Belle et farouche, Anya s’était délicieusement métamorphosée au cours de ce dernier siècle. Il soupçonnait non sans mal son lieu d’exode, oasis d’accalmie et d’inspiration loin de son escadron de briscards. Sans oublier le capuchon de son thermo, il chaussait rapidement ses épaules de son veston avant de claquer la porte dans un bourdonnement introverti. Une légère bisette aérienne venait lui chatouiller le barbillon alors qu’il époussetait l’horizon d’un regard camouflé par des binocles noirs.

La galerie d’art n’était qu’à quelques lieux de son appartement, entre deux ruelles étriquées et armées d’asphalte. Depuis l’arrivée de la charmante louve dans l’exquise Rome, Nemo se sentait d’humeur égarée, voire ébranlée. La petite fleur d’un temps naguère était devenue une rose aux épines coûteuses. Bulbeuse d’hardiesse, Anya avait ce petit quelque chose qui fomentait en lui un avant-goût qu’il préférait dilapider. Englouti dans ses adages, il ne remarquait qu’à la dernière conjoncture sa présence dans la niche concise où s’expatriait à ses heures perdues Boucles d’Or. Il aperçut l’objet de son appétence dans le hall. Anya se dressait avec distinction parmi œuvres d’art, elle-même semblant figurer telle une allégorie dans cette ambiance artistique. Ce monde abstrait lui avait toujours été escarpé à démêler, lui qui avalait plus facilement le concret. Son dos se présentait dans son sillage mais nul doute qu’elle avait déjà senti sa présence. « Je n’ai jamais vraiment compris la beauté de l’art » amorçait-il pour fendre l’écho silencieux du corridor. « Si tout du moins il y avait quelque chose à comprendre… » Ses lèvres s’allongeaient dans un mi-sourire coutumier. « Bonjour pilou… » Surnom qu'il lui donnait à son plus jeune âge, juste pour l'asticoter, comme à ses vieilles habitudes.






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Anya Hansdóttir
LYCANS - HOWL TO THE MOON
OSSATURE: : une apparence figée dans la fleur de la trentaine. CONTRAT: : plongée dans la solitude sentimentale, le cœur meurtri par un lourd passé. BESOGNE: : l'expression des sentiments sur une toile, coups de pinceaux coléreux, la peinture comme unique échappatoire, comme gagne-pain.
ÉCORCE: : les rouages du temps tournent au ralentis, fige ce physique dans une trentaine fraîche, alors que les yeux sont voilés par une longue vie, quatre-vingt-dix ans d'errance. ÉCHINE: : sous le regard bienveillant de la lune, influence d'un héritage pur, l'épiderme devient fourrure immaculée, des crocs acérés se dévoilent dans l'obscurité, les babines se recouvrent d'un carmin profond; la bête est libérée, prête à croquer l'âme malchanceuse qui se trouvera sur sa route. GANG: : alpha dominant, les ordres sont aboyés à la meute Jäger, à l'armée des enfers. @EFFIGIE: : katheryn winnick ©.KΛRMΛ BAFOUILLES: : 652 PACTE: : 07/01/2017



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Ven 3 Fév - 1:44
quand le passé et le subjonctif s'entrecroisent
Nemo & Anya
La seule chose qu'il faut voir, c'est que chaque fois qu'il y a un pas de fait en avant, il se peut que ça recule un brin, mais jamais d'autant. Ça montre qu'il n'y a rien de gaspillé, en fin de compte, malgré que des fois on pourrait croire le contraire.

Euphorie, allégresse. Les carillons et les voix bruyantes des cloches résonnent au milieu de la cohue festive de touristes, armés de leurs instruments photographiques, à l’affût du moindre souvenir à immortaliser, de la moindre attraction à lorgner. Agitation étouffante, dérangeante, atmosphère oppressante. Le regard vagabonde, glisse de faciès en faciès sans réel intérêt, le corps valse entre les tas de chair appétissants, obnubilés par de futiles pensées, hypnotisés par la beauté architecturale qu’offre la ville. Autant d’âmes qui se croisent et se recroisent dans une valse magnétique, envoûtante, effrayante. Un milieu bien trop bruyant, agressif pour l’ouïe sensible. Mes talons claquent frénétiquement contre l’asphalte, l’allure est rapide, pressante. Je trouve refuge dans une rue adjacente, encore épargnée par la cohue d’ignorants. L’air y est plus agréable, le parfum alléchant de la chair se dissipe, tout comme la faim qui tord l’estomac. L’esprit se focalise sur l’objectif, la galerie d’Art. Havre de paix, de sérénité, berceau d’une expression véritable, d’œuvres authentiques. Les rues défilent, le paysage diffère, des habitations plongées à la fois dans le passé et une modernité déconcertante. Une diversité de carnations, de styles, agression pour les pupilles qui ne savent plus où se poser, quoi contempler. Les mois depuis mon arrivée se sont écoulés, mais la surprise demeure devant certains quartiers de la belle Rome, toujours surprise par la chaleur de la péninsule italique, contraste saisissant avec l’inclémence de ma dulcinée scandinave. Les minutes s’écoulent avant que mes pas, chancelant sur les nombreux pavés ne m’amènent enfin à destination.

Cloisons immaculées, sol marbré, doux silence qui enrobe les lieux, le corps se décontracte, s’imprègne de cette ambiance paisible. Petite bulle de bien-être, parenthèse dans une vie remplit de contraintes, responsabilités, bestialité. Les pupilles vacillent d’œuvre en œuvre, apprécient chaque coup de pinceau, la délicatesse des couleurs, et la poésie qui s’en échappe, avant d’être soudainement happées par un tableau, une divergence remarquable parmi cet océan de couleurs. L’esprit se perd dans de sinueuses pensées, plonge la bête dans un état rêveur, hypnotisée par l’esquisse. Les sens se retrouvent soudainement en éveil, une étrange sensation traverse la carcasse, fait vibrer le squelette. L’ouïe distingue une lourde démarche, imposante, le museau perçoit cet effluve familier. Présence impressionnante, aura noble, où l’on perçoit le poids des nombreuses années traversées, le charisme qui s’est forgé au fur et à mesure. Cette voix, rauque, graveleuse. L’épiderme réagit instantanément.

— Tu ne comprends pas grand-chose. Remarque acerbe, le cœur emplit de rancœur, d’aigreur face à cet homme, ce bienfaiteur choisi par mes géniteurs, autrefois perçu comme un modèle dans les yeux de cette petite fille, mais aujourd’hui considéré délateur. Un parjure face à la promesse faite. S’enticher ainsi de l’ennemi, pactiser avec ces êtres néfastes, actes infâmes. Les esgourdes se retrouvent agressées par ce nom ridicule, vestige d’un passé qu’il est préférable d’oublier. La mâchoire se crispe, la colère gronde brièvement dans les entrailles. Blessée par ce parrain jadis comparse d’aventures enfantines, de comptines, endossant désormais le rôle de Judas. Cependant les souvenirs persistent, les images se reflètent inlassablement, les rires et sourire échangés résonnent encore. Cocktail de sentiments étranges, colère et nostalgie se côtoient, noient l’esprit dans l’incertitude. Que me vaut ta présence, baba ? Le corps pivote, daignant enfin lui accorder un minimum d’attention, le regard dédaigneux.
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Nemo Babbucci
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OSSATURE: : la quarantaine, le goût de la macération est omnipotent CONTRAT: : Il n'envisage plus une quelconque relation depuis la présence possessive, envahissante, oppressante, hostile, calamiteuse d'un poulpe un peu trop collant qui se veut l'exclusivité d'une relation fraternelle, Doris la malice. BESOGNE: : Bang Bang j'te mets le gland de mon revolver sur la tempe #Flic #viedemerde Dieu me créa et dit "démerdez-vous avec"
ÉCORCE: : 500 piges dans la saveur du temps ÉCHINE: : un kraken...non je déconne, je suis un vaillant, robuste et fier hippocampe. #viedemerde PRESTIGE: : Cracheur de bulles #kidibull - Vision affûtée #Oeil de lynx GANG: : no way. @EFFIGIE: : jeffrey dean morgan, @ilyria BAFOUILLES: : 342 PACTE: : 31/12/2016



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Lun 27 Fév - 21:26
 Comme un goût d'antan...




Rétorsion lardée de schisme. Nemo n’était jamais au bout de ses expiations avec sa chère filleule. Elle esquintait si bien sa langue contre son palais qu’il en tressaillait presque. Anya avait la saillie pontifiante avec son aîné telle une dragonne. Ce n’étaient pas des braises qu’elle éructait de sa mandibule mais une fusillade étoffée. Il ne pouvait la désapprouver malgré l’offense sur son amour-propre. Son titre de « Judas » était en général parfaitement endossé mais lorsqu’il était cravaché par un membre de sa nichée, la becquée était plus rogue. « Je pourrais te retourner la même … Tu as des yeux mais tu ne vois pas … » Il savait que sa réponse allait allonger la note d’algarade à son égard mais il voulait décanter les dissemblances. La discorde qui chaperonnait leur relation actuelle l’oppressait, comme deux murs se resserrant sur sa poitrine. Son petit louveteau champêtre avait bien mûri, mais Anya restait toujours son pilou dans les tranchées de son entité.

« J’avais envie de te voir … » Il aurait presque pu regretter son estivant devant le soupirail guindé d’Anya, mais il en fallait plus au commissaire rococo pour s’avouer vaincu. « Inutile de me regarder comme un tartufe…ça te donnera un visage de vieille maquerelle plus tard… » Sa voix se voulait asticoteuse mais son regard accusait une émeute certaine. Il bravait une approche, flagornant une main soutenue dans le bastringue de son barbillon. Elle n’était plus la mouflette qu’il avait connue bésef. Le vieux corniaud devait se l’entériner mais son pilou s’était façonné dans le faste, frelatant dans un cocktail grisant et caustique la fraîcheur, la beauté et l’insoumis. « Je suis désolé de t’avoir blessée…Ce n’était pas dans mes intentions, loin de là… Il y avait toujours une raison justifiée dans mes décisions, même si elles se maquillent facilement de félonie… »





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Anya Hansdóttir
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OSSATURE: : une apparence figée dans la fleur de la trentaine. CONTRAT: : plongée dans la solitude sentimentale, le cœur meurtri par un lourd passé. BESOGNE: : l'expression des sentiments sur une toile, coups de pinceaux coléreux, la peinture comme unique échappatoire, comme gagne-pain.
ÉCORCE: : les rouages du temps tournent au ralentis, fige ce physique dans une trentaine fraîche, alors que les yeux sont voilés par une longue vie, quatre-vingt-dix ans d'errance. ÉCHINE: : sous le regard bienveillant de la lune, influence d'un héritage pur, l'épiderme devient fourrure immaculée, des crocs acérés se dévoilent dans l'obscurité, les babines se recouvrent d'un carmin profond; la bête est libérée, prête à croquer l'âme malchanceuse qui se trouvera sur sa route. GANG: : alpha dominant, les ordres sont aboyés à la meute Jäger, à l'armée des enfers. @EFFIGIE: : katheryn winnick ©.KΛRMΛ BAFOUILLES: : 652 PACTE: : 07/01/2017



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Lun 10 Avr - 22:24
quand le passé et le subjonctif s'entrecroisent
Nemo & Anya
La seule chose qu'il faut voir, c'est que chaque fois qu'il y a un pas de fait en avant, il se peut que ça recule un brin, mais jamais d'autant. Ça montre qu'il n'y a rien de gaspillé, en fin de compte, malgré que des fois on pourrait croire le contraire.

Rancœur, bouderie. Le regard se détourne, se reporte sur ce tableau, cette œuvre d’art exquise, intrigante, puissante. Occupation de l’esprit coléreux afin d’éviter l’emportement, une confrontation futile, superflue. La gorge se noue, les entrailles se tordent. Répulsion face à ce semblable enlisé dans le charlatanisme. Trahison douloureuse, amer, mais adoucit par ce lien familial considérable et ces belles paroles que le palpitant devine sincères. Silence. Affrontement acharné entre l’esprit revêche, acre, et le cœur résigné. Pléiade de souvenirs, de sensations, agréables comme fâcheuses. Souvenirs douloureux des tortures malsaines, morbides, vision du brisquard échanger chaleureusement une poignée de main avec l’infamie. La gorge se noue, les entrailles s’emmêlent. Confusion, égarement. — Peut-être que ce n’était pas mon cas. Tension palpable. Un soupire s’extirpe des lippes royales. La plante claque nerveusement le marbre, signe du trouble qui enrobe la bête. Cataclysme sentimental. Les paupières abdiquent quelques instants, s’abandonnent à la rêverie. Profonde inspiration, le poitrail se soulève prétentieusement. Le corps pivote, fait face à l’imposante carrure de l’homme des mers. L’iris azure fixe ce visage charismatique, cette ossature massive, impressionnante. Voyage dans l’enfance, vers les enfantillages partagés. Le palpitant se crispe. — Evite pour ta part de trop traîner avec ce genre d’individus, tu risques de devenir aussi exécrable, abject qu’eux. Le regard se détourne brièvement, dévisage ce quidam hypnotisé par l’un des tableaux, celui façonné minutieusement par les pattes monstrueuses. Attention reportée sur le parrain, expression froide, acerbe dépeint sur le faciès. Bonheur dissimulé de retrouver un repère dans ce chaos. Fierté bien trop conséquente pour l’admettre. Les épaules s’affaisse, la carapace se fissure. Arrogance défaillante. — Je ne peux te pardonner, ni m’en accommoder sache-le. Mais je peux faire un effort en honneur à mes parents qui avaient énormément d’estime pour toi. Vague de nostalgie. Les tortures qu’ils infligent sont-elles justifiées ? Fais-tu parti de ces infidèles qui y contribuent ? As-tu au moins connaissance des moyens qu’ils emploient pour parvenir à leurs fins, assouvir leur soif de curiosité ? La main agrippe doucement ce morceau de tissu immaculé, cette robe qui masque ce corps meurtri. D’un geste délicat la clavicule est mise à nue, la cicatrice imposante dévoilée. — Sais-tu ce qu’ils ont fait à ta soi-disant filleule chérie ?  
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Lun 1 Mai - 20:07
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Il pouvait sentir la fustigation éreintante des semonces que lui admonestait Anya. Véritable calotte dans la gueule. Géhenne épineuse faisant chuchoter ses récepteurs cutanés sensibles au supplice. Il aurait presque pu éprouver une escarbille de fourvoiement s’il ne retraçait pas mentalement les conclusions de ses allants. Le mea-culpa n’était pas un argot qu’il employait fréquemment. Se repentir était un fantasme à ses yeux. Pourtant, l’algarade de sa filleule l’ébranlait. Lui, le resquilleur à l’épiderme rococo se sentait insolvable d’excuses devant ses micmacs délateurs.

Amertume justifiée. « Anya… » Il ne lui avait jamais discriminé autant de verve qu’à cet instant. Il était bien épars le temps gavé d’innocence et simplicité. L’heure était à la déculottée. Fini le bac à sable. Un linceul de braisette lichait l’infinitésimale marge qui le séparait de la louve farouche. Il avait bien du mal à s’avouer que l’hardiesse émaillait cette jeune femme rongée de courroux. « Tu me ferais déjà bien grâce avec cela…Je m’en accommoderai… »

Le renégat titubait ses bourgeons engoncés dans un cumulo-nimbus qui léchait ses pieds. Il avait été informé des sinistres qu’avaient écopés les êtres de cabale et avait calfeutré sa conscience sur ces agissements. Impie. Il n’avait jamais transporté ces opprobres sur Anya, imaginant ingénument qu’elle serait toujours dans une soie d’accalmie. Nigaud. Aussitôt qu’elle avait déshabillé sa clavicule, le vieux renard s’était senti dévoré par le mistral de l’abjection. « Je … je ne m’étais pas imaginé que tu aies été l’une de leurs martyrs Anya… » Son petit pilou avait été esquinté par ces ostrogoths sur lesquels ils avaient maintes fois fermé les yeux à l’égard de leurs saloperies. « Excuse-moi de ne pas avoir été là, Anya…J’ai défiguré mon véritable rôle au profit d’un capital avare… » Sa main escortée d’échardes dépeignait dans l’air une caresse frileuse sur la clavicule estropiée de la demoiselle qu’il s’était toujours concorder à protéger. « Tu as toujours été la plus accrocheuse des louveteaux.. » Jeune louve battante, Anya avait toujours épousé cet entrain incisif. « Rien ne peut rectifier le passé…Je ne commettrai plus la même erreur, Anya. Je comprends ta foudre mais laisse moi une occasion de rattraper incartade… »


(tracasse je ne suis pas la mieux placée pour juger de la rapidité des réponses )

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ÉCORCE: : les rouages du temps tournent au ralentis, fige ce physique dans une trentaine fraîche, alors que les yeux sont voilés par une longue vie, quatre-vingt-dix ans d'errance. ÉCHINE: : sous le regard bienveillant de la lune, influence d'un héritage pur, l'épiderme devient fourrure immaculée, des crocs acérés se dévoilent dans l'obscurité, les babines se recouvrent d'un carmin profond; la bête est libérée, prête à croquer l'âme malchanceuse qui se trouvera sur sa route. GANG: : alpha dominant, les ordres sont aboyés à la meute Jäger, à l'armée des enfers. @EFFIGIE: : katheryn winnick ©.KΛRMΛ BAFOUILLES: : 652 PACTE: : 07/01/2017



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Mar 18 Juil - 17:26
quand le passé et le subjonctif s'entrecroisent
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La seule chose qu'il faut voir, c'est que chaque fois qu'il y a un pas de fait en avant, il se peut que ça recule un brin, mais jamais d'autant. Ça montre qu'il n'y a rien de gaspillé, en fin de compte, malgré que des fois on pourrait croire le contraire.

Confusion, désordre. L’esprit revêche se noie dans le flot incessant de souvenirs, entre les supplices traversés et les douces câlineries de l’enfance. Souveraine ébranlée, désarçonnée face à ce parrain si cher au palpitant. La pulpe effleure cette cicatrice ; témoignage indélébile de la brève traversée de la louve à travers les limbes. Museau tant de fois secoué par l’arôme âcre de l’hémoglobine versé, pavillons agressés par les lamentations stridentes des monstres torturés, des semblables à l’agonie. Rage bouillonnante, les entrailles se noie dans la bille acerbe de la vengeance. Muscles ébroués, tendus, respiration lourde, rauque. Concentration extrême pour ne pas céder à cette bête assoiffée de violence, de chair.  Se contenir, ne pas laisser paraître cette profonde douleur. Trou béant qui s’étend au fur et à mesure du temps, typhon obscur, poison corrosif qui bouscule, tourmente l’âme déjà fortement meurtrie. Sentiment d’abandon, de trahison de la part du soit disant protecteur. — Cesse donc cette comédie. Affabulations indéniable aux yeux de l’éclopée. — Tu sers que ton propre intérêt, ça a toujours été ainsi et ne changera pas. Tu joues le parrain, mais fuit lorsque ce rôle devient trop lourd à porter… je t’ai appelé, tu n’es jamais venu. Complaintes maintes et maintes fois poussées, en vain. Bienfaiteur aux abonnés absents. Oubli intolérable, mécène cajoleur emporté par l’avarice. — A force d’y traîner les pattes tu dois connaitre certaines de leurs planques … livres-en moi une, voilà ton occasion. Iris fougueux plantés dans le regard profond, intimidant de l’homme des mers. Acharnement, obstination. La guerre est un jeu cruel qui ne se paie qu’avec le sang. Unique échappatoire pour le Judas. Dévoiler la cave où se nichent ces immondices ou subir inlassablement le courroux d’une femme offensée. —  Tu peux bien faire ça pour ton petit pilou…  Manipulation habile d’une sibylline emplit d’aigreur, les griffes jouent avec les ficelles, manient avec précaution les sentiments, prête à tout pour parvenir à ses fins, et qui espère secrètement retrouver ce lien indéfectible entre un parrain et sa filleule, retrouver un point d'encrage dans cet océan de haine.
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