Magic is possible (pv Gildi)

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Leo Granti
SORCIERS - TO KNOW IS LIKE A HUNGER
OSSATURE: : 25 ans CONTRAT: : célibataire BESOGNE: : Libraire
ÉCHINE: : Sorcier PRESTIGE: : Pouvoir élémentaire, maitrise principale du vent BAFOUILLES: : 167 PACTE: : 13/02/2017



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Jeu 9 Mar - 21:16
Une belle journée que voilà. Le soleil brillait de mille feux dans un ciel immaculé d’un bleu azur. Le printemps pointait le bout de son nez avec ses 20 degrés prévus au thermomètre. Un vent léger et confortable balayait les grandes artères de la ville. Il était encore tôt et seuls les pigeons roucoulaient sur les bordures de l’alcôve où se tenait une statue de Sainte Maria, juste au dessus de la fenêtre de la chambre de Leo. L’apprenti sorcier se retourna dans ses draps, maugréant quelques propos inaudibles à l’adresse de ce tapage matinal. Mais rapidement, ses membres se raidirent, sans qu’il leur en ait donné l’autorisation. Une contorsion digne des plus grands gymnastes et Leo se retrouva hors de son lit, la tête la première sur le parquet grincheux. Pallcini se trouvait dans l’encadrement de sa porte, un sourire torve sur ses lèvres sèches. Le Maitre Vaudou tenait entre ses doigts, un petit personnage tout fait de pailles, représentant singulièrement Leo Granti.

« Trêve de rêvasserie. Tu as du boulot qui t’attend ! Je m’absente toute la journée, mais je te donne quartier libre à partir de 17h. Comme ça tu auras le temps de passer à l’épicerie me chercher quelques aromates. Il m’en manque. Allez, au boulot fainéant ! »

Et dire que Leo avait apprécié ce vieux mécréant dans sa jeunesse. A croire qu’il avait du mal à cerner les gens. Lorsque le Maitre Vaudou quitta l’appartement du sorcier, Leo se redressa péniblement tout en s’étirant de tout son long. Ses membres étaient perclus d’ankylose, tant ce lit était inconfortable. D’ailleurs, rien dans cet appartement n’était confortable. Après un petit déjeuner sobre, le blondinet descendit l’escalier en colimaçon qui donnait directement sur la librairie. Leo ne voyait que rarement la lumière du jour, si ce n’est lorsqu’il passait la tête par delà la fenêtre de sa chambre.

La vitrine baignait dans une lumière matinale, laissant apparaître des faisceaux de poussière dans l’atmosphère. Leo se demandait comment il arrivait à ne pas devenir allergique avec autant de poussière dans un tel endroit. Il haussa les épaules, laissa échapper un long bayement, puis s’attaqua à ses tâches quotidiennes, ennuyeuses et longues. De temps en temps, il s’amusait à jeter quelques sorts, à user de sa magie … car après tout, ne jamais pratiquer c’était comme s’interdire d’exister.

La matinée fut longue et la journée encore plus. Quand la grande horloge indiqua 17h, Leo attrapa sa veste en cuir et sorti en trombe dans la rue. D’un simple geste de la main, il ferma la porte d’un léger courant d’air. Le se mourrait doucement dans le ciel, exposant les bâtiments dans des couleurs d’or et de feu. Rome semblait briller de mille éclats et tout paraissait encore plus beau qu’à l’ordinaire. Pourtant, Leo ne prenait pas la peine d’observer dans le détail son environnement. Non, toute son attention se concentrait sur le chemin à prendre pour retrouver la porte de Gildi. Gildi son professeur de magie, celui qui lui apprenait à maitriser au mieux son pouvoir inné. Leo était content d’avoir un professeur aussi attentionné que lui. Il prenait son temps, paraissait toujours enthousiaste et savait le mettre à l’aise, même en cas d’échec. Rien à voir avec les cours qu’il avait eu avec sa mère, quelques années plutôt.

C’est le cœur battant la chamade, hors d’haleine, les poumons en feu, qu’il s’arrêta les mains sur les genoux, devant l’impressionnant portail en fer forgé. Le terrain de Gildi se trouvait à quelques kilomètres à l’extérieur du centre de Rome. Leo se dépêchait toujours pour perdre le moins de temps possible pour venir. Il espérait savoir si Gildi connaissait quelque chose sur les portails temporels ou un truc lui permettant de se déplacer plus rapidement. Car la course à pieds et les transports en commun étaient quelque chose d’assez stressant.

Lorsqu’il passa le portail et les épais buissons de buis, le jeune sorcier marcha jusqu’à l’entrée d’une immense véranda. Il avait toujours trouvé cet endroit curieux et étrange. Enfin, c’était plus agréable d’être ici, qu’enfermé dans la librairie de Pallcini. Ici tout était en extérieur et accueillant. Leo se demandait juste comment Gildi faisait pour passer l’hiver ou même par temps de pluie ou grands vents.

« C’est un sorcier ! » se dit-il pour lui même en haussant les épaules d’un air évident.

Le professeur en question se tenait là, assis dans ces grands canapés couverts d’énormes coussins confortables. Il avait ce regard un peu blasé par le manque de ponctualité de son élève. Leo lui accorda un léger sourire, puis tendit le cou en direction de la tente d’Andreas pour voir si son cadet était présent. Visiblement, aujourd’hui serait un cours particulier.

Leo jeta son sac en bandoulière aux pieds de Gildi et lui accorda un sourire plus forcé et un peu plus gêné.

« Désolé pour le retard Gildi ! J’avais mon droit de sortie qu’à 17h. Mais j’ai pratiqué un peu. Mes boules d’air sont plus résistantes et plus solides qu’avant. Par contre j’avais une questions … est-ce que tu pourrais m’apprendre un truc pour être plus rapide ? Et c’est possible de se déplacer en utilisant des portails ? J’ai lu qu’en utilisant des cercles runiques on pouvait faire pas mal de choses … comme invoquer des morts, passer d’une ville à l’autre, communiquer avec quelqu’un à l’autre bout du monde, et j’en passe. »

Les joues légèrement rosies, les yeux pétillants, ses cheveux blonds ébouriffés, Leo paraissait tout excité d’en apprendre d’avantage. C’était un sorcier talentueux, un peu gauche, mais qui avait soif d’apprendre. Et Gildi lui en apportait tant, qu’il n’avait aucunement peur de se prendre une réprimande pour son retard. Alors autant le souler directement de questions et passer dans le vif du sujet.

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Gildí Baliardo
SORCIERS - TO KNOW IS LIKE A HUNGER
OSSATURE: : 39 ans CONTRAT: : Célibataire BESOGNE: : Conteur and many things, à la tête d'une grande et vieille escroquerie
FABLE: : *éclate longtemps de rire* ÉCORCE: : 197 ans ÉCHINE: : Sorcier PRESTIGE: : Incarnation de Gaïa, alchimie, magie élémentaire, maîtrise des cinq branches GANG: : Suprême du Coven Datura BAFOUILLES: : 136 PACTE: : 16/02/2017



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Mer 5 Avr - 10:56
L’enseignement de la magie était pour Gildí quelque chose de primordial. Il était important que les novices soient guidés afin d’exercer leur talent, naturel ou non, correctement, avec contrôle tout en respectant la magie et l’Equilibre. C’était du moins comme ça qu’on lui avait appris et il s’en était plutôt bien tiré de son propre avis. Chaque sorcier, clan ou coven avait sa propre manière de procéder à l’éducation de leurs têtes blondes et Gildí avait, pour sa part, décidé de garder la méthode du clan Baliardo, en l’adaptant au gadji évidemment. Il avait beau ne pas être très regardant des règles même lui ne pouvait pas enseigner la langue secrète et millénaire de son peuple à des étrangers, malgré toute l’affection qu’il pouvait avoir pour eux. Romani ou Caló, il s’agissait là d’une culture que tous les membres tenaient pour sacrée.

Mais il n’avait pas eu d’autre choix que d’adopter ce mode d’enseignement car c’était le seul qu’il connaissait et jamais de sa vie il n’aurait pensé être un jour un « sage », un modèle pour d’autres. Il n’avait déjà pas prévu de devenir suprême alors avoir une aussi grande responsabilité … Seulement sa nature avait fait qu’il avait pris sous son aile un certain nombre de chiots égarés dont certains avaient (ou avaient eu) besoin d’être guidé. Et il était tout simplement trop sympa pour les laisser se débrouiller.

C’était, par exemple, comme ça qu’il s’était retrouvé à prendre officieusement Leo comme apprenti. Il l’avait rencontré par hasard, un jour qu’il trainait à la bibliothèque, essayant de rompre la chape d’ennui qui le retenait prisonnier (et fuyant Erebe qui avait finalement découvert ses derniers achats en date). Il n’avait pas fait attention à lui au début puis il avait fini par lui adresser la parole, intrigué par les liens invisibles qui reliaient le jeune homme à quelqu’un d’autre tel une marionnette. Ce n’était pas la première fois qu’il en voyait, c’était même plutôt courant que les sorciers pratiquant le vaudou aient ce genre de poupées, parfois consentante, parfois non. Leo lui avait expliqué sa situation, comment il était prisonnier des lieux sauf pour une petite heure chaque jour, comment il avait été asservi et comment il voulait apprendre la magie.

Gildí n’avait tout simplement pas pu résister aux grands yeux bleus et tristes, si bien qu’il avait proposé ses services. Avoir un apprenti était plutôt marrant, même quand cet apprenti s’appelait Camille et était un des plus gros (et adorable) boulet de l’Univers. Il n’y avait pas de raisons pour que cela soit le contraire avec Leo n’est ce pas ?

C’était pour ça que Gildí attendait assis sur son canapé, aussi patient que pouvait l’être quelqu’un d’aussi hyperactif que lui, pour une énième leçon. Sauf que cette fois, il avait une surprise pour Leo. Il n’eut pas à attendre longtemps avant que ce dernier n’apparaisse enfin, le portail s’ouvrant naturellement devant un ami du suprême (un sort dont Gildí était assez fier et qui protégeait en partie des intrus). Il offrit son sourire lumineux au blond tout en l’invitant à s’asseoir pour le moment.

-T’inquiète, tant que t’es là c’est le plus important. J’avais peur que ton décharné de maître t’ai retenu. C’est bien de pratiquer, la vitesse viendra avec elle, au fur et à mesure que tu maitrises mieux ton pouvoir. Plus tu contrôles ta magie, plus elle te vient facilement, c’est aussi simple. Un peu de méditation devrait t’y aider.

Tout en parlant, il montra à Leo ses propres pouvoirs et sa dextérité, enchainant bourrasque, boule d’eau, flemme et explosion de terre successivement.

-C’est comme ça que ça a marché pour moi en tout cas. Avec peut être une maitrise plus rapide de la magie vu que nous apprenions tous la méditation et la théorie tout petit déjà. Les portails sont possibles, il en existe une multitude, pour des usages différents et selon la forme de magie. Je pourrais t’en apprendre quelques uns oui. Mais pas avant quelque temps, attendons que tu sois plus fort, c’est souvent épuisant. Et rien ne dit que ta magie te permettra de le faire, chacun à ses forces et ses faiblesses. Aller, lève toi, on va s’amuser un peu !

Lestement, Gildí se leva de son fauteuil et partit en direction d’un endroit dégagé du jardin/parc de son pas silencieux, manquant de trébucher une fois ou deux.

-Montre moi où tu en ai ensuite on testera ta vitesse si tu veux.


Dernière édition par Gildí Baliardo le Mer 17 Mai - 16:48, édité 1 fois
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Leo Granti
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Dim 9 Avr - 17:54
Gildi enchainait avec une dextérité parfaite ses différents pouvoirs, sous l’œil médusé de Leo. C’était incroyable de produire autant d’évènements en un instant aussi bref. Le jeune sorcier se sentait archi nul face à de telles capacités. Lui qui se félicitait encore l’autre jour à créer une boule de vent lui permettant de pulvériser une chaise … là il se sentait tout petit et ridicule. Il recula d’un pas et écouta attentivement les conseils de Gildi. La méditation. Drôle de moyen pour parfaire son don. Sa mère ne lui avait jamais enseigné une telle méthode de travail. Elle l’avait plutôt poussé à s’épuiser physiquement, à prendre tout un tas de potions afin d’accroitre ses capacités et de lire des montagnes d’ouvrages pour parfaire ses sorts. Elle l’avait fait suer dans la maitrise, jusqu’à l’en dégouter. Elle n’était pas prof, avait sa manière de véhiculer son savoir et Leo n’avait pas du tout adhéré. Pourtant, elle était de loin une vulgaire sorcière. A en croire ce qu’il avait entendu sur elle, Paola Granti avait tout d’une talentueuse femme aux pouvoirs surnaturels. Pallcini lui donnait quelques nouvelles peu joyeuses sur son compte, donnant encore plus la rage et l’envie à Leo de terrasser sa mère, le jour où il lui refera face.

Au fond, le jeune homme attendait ce moment avec impatience. Vivre sous le courroux d’un homme sans cœur n’était pas une mince affaire. A 25 ans ne pas avoir d’amis, ne jamais sortir de la librairie quand bon lui semble, vivre sous les ordres d’un homme cruel et sadique, ne jamais avoir eu les joies de goûter à la chair … ce n’était pas une vie. Leo se sentait prisonnier, esclave d’une vie dont il n’était pas maitre. Il subissait tout ce qu’il lui arrivait. La seule chose enviable était Gildi. Il voyait en ce sorcier, un nouvel ami, un nouveau professeur, une personne digne de confiance. Leo admirait véritablement ce sorcier pour tout ce qu’il était. Bien sûr, il ne connaissait pas l’histoire de l’homme, ni même sa véritable force, mais il était convaincu que se diriger vers lui était le meilleur choix à faire.

Silencieusement et avec toute l’admiration qu’il avait pour lui, Leo suivit Gildi d’un pas leste vers le jardin. L’endroit était assez vaste et l’herbe rase permettait de pratiquer en toute aisance, sans abimer les belles azalées de Japon exposés tout autour d’eux. Leo ferma les yeux, inspira profondément. Il ne voulait pas décevoir Gildi. Alors pour se concentrer au mieux afin de lui offrir la plus belle prestation dont il était capable, le jeune homme se concentra sur lui même. Il n’entendait plus le bourdonnement des abeilles, ne sentait plus les fragrances des fleurs du jardin, la lourdeur de ses vêtements sur sa peau s’évanouissait dans les méandres d’un passé oublié. Non, il n’entendait plus que sa respiration et les battements de son cœur. Il sentait l’adrénaline magique fuser dans ses veines, tandis que son rythme cardiaque s’emballait. Ca y est, le vent s’engouffrait entre ses doigts. Il ouvrit ses yeux tristes, bandit ses muscles tel le fil d’un arc tendu et ferma ses poings avec force. Puis, d’un bref mouvement, peut-être un peu brusque, il rouvrit ses doigts droit devant lui. Une force d’un vent violent se dégagea pour se mourir lentement quelques mètres plus loin. Une simple bourrasque venait d’arracher quelques brins d’herbe sur le gazon parfait.

Les pétales rouges orangés des azalées virevoltaient dans tous les sens, retombant mollement devant le magicien. Leo se mordit la lèvre inférieure, peu convaincu par sa prestation. Il avait encore beaucoup de progrès à faire, mais sa magie s’exprimait avec plus d’aisance qu’il ne l’avait fait jusqu’à maintenant. Il n’était pas facile pour lui d’user de la magie dans la librairie, sous le regard inquisiteur de Maitre Pallcini. Il pivota sur ses talons puis jeta un regard interrogateur à Gildi.

« Alors ? C’était pas terrible hein ? »

Il baissa automatiquement les yeux et courba l’échine. Leo se sentait misérable face à Gildi. Sa magie ne valait pas le coup. Il comprenait pourquoi sa mère l’avait vendu comme un vulgaire objet à un homme aussi cruel. Elle ne l’avait jamais estimé capable de devenir un véritable sorcier. Il resterait médiocre, car il n’avait pas confiance et encore moins le cran de chercher ce qu’il avait au fond de lui.

« Je serais jamais capable d’être aussi balaise que toi. J’arrive à peine à créer une bourrasque de vent, alors que je m’entraine tous les jours. Je suis juste bon à faire léviter quelques objets et parfois à créer des petits vents assez violents pour repousser les gens quand je me sens en danger. Mais je ne maitrise rien. Tout se fait à chaque fois sous le coup de l’émotion. »

Leo se laissa tomber sur l’herbe rase, dépité par sa prestation minable et par son manque de conviction en lui même. Il se détestait pour ça. Peut-être que toutes ces années passées avec Pallcini l’avaient cassé. Peut-être que ce Maitre Vaudou avait réussi à faire de Leo l’âme d’un esclave et non d’un leader.

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Gildí Baliardo
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Mer 17 Mai - 16:47
Gildí observa le jeune homme avec attention alors qu’il exerçait son pouvoir et ne put s’empêcher de faire la moue. C’était un peu faiblard tout ça, surtout pour un sorcier qui avait découvert son potentiel depuis plusieurs années déjà, avait été entrainé et surtout, pour un sorcier qui descendait d’une lignée d’autres mages. Bien sur, c’était possible. Après tout, sa propre nièce était dépourvue du moindre pouvoir malgré sa famille et son statut de sang-pur. Parfois, la génétique jouait les tours les plus singuliers sur les individus. Mais en général, des sorciers de sang-pur donnaient naissance à d’autres sorciers, surtout issue de longue lignée. Et puis il y avait quelque chose de bizarre dans tout ça.

Alors que Leo se tournait vers lui, le suprême agita nonchalamment la main afin de réparer les quelques dégâts apportés à son jardin. Malgré tout, il avait fait des progrès certains depuis sa dernière visite. Gildí plongea ses yeux dans le regard de chien battu de son apprenti et le pris sans hésiter dans ses bras, le réconfortant comme il savait si bien le faire avec les gens à sa charge.

-Arrête de te déprécier comme ça ! J’ai plus d’un siècle et demi d’expérience derrière moi, une éducation depuis le berceau et tout un coven pour me soutenir. Ca ne veut pas dire que tu es nul ou quoique ce soit, simplement tu es jeune, inexpérimenté et ce qu’on t’a enseigné ne la pas été de la façon qui convient le mieux pour toi. En plus, je suis sur que les fils qui t’emprisonne y sont aussi pour quelque chose. Si tu y arrive sous le coup d’une émotion, il n’y a pas de raison pour que tu ne puisses pas le faire naturellement. A moins que ton maître n’y soit pour quelque chose ?

Il rejoignit le jeune homme dépité étendu sur l’herbe tendre, Puff venant s’installer confortablement sur son ventre avant de demander des caresses, ce que Gildí entreprit de faire avec plaisir. Il laissa quelques instants son esprit s’imprégner de la Terre avant de donner voix à ses doutes.

-Serait-il possible que ton maître bride tes pouvoirs avec ses fils de marionnettiste ? J’ai toujours une impression bizarre quand je ressens ta magie et j’ai toujours cru que c’était à cause du sortilège qui t’entoure, mais peut-être est-ce plus que ça ?

Il tendit la main vers un des fils qu’il voyait, fin et brillant comme du nylon, se perdant plus loin qu’il ne pouvait le voir et rattachant la vie de Leo à celle de ce vieux gredin de bibliothécaire. Ce voleur qui s’emparait de la flamme du jeune homme et ne cesserait que lorsque le garçon ne serait plus qu’une coquille vide. Il osa enfin lui dire ce qu’il savait depuis quelques temps déjà.

-Veux-tu que je t’en libère ? J’ai le pouvoir de le faire et la puissance nécessaire. Je ne t’en ai pas parler avant parce que je n’étais pas sur que tu sois prêt, ce genre de rupture peut être très douloureuse et malgré ta vie avec ton maître, les humains sont des créatures d’habitude. Tu peux très bien refuser mon offre, cela ne changera rien à notre association. Mais sache que si tu choisis d’en être libérer, tu es le bienvenu ici tant que tu le souhaite.

Comme toujours lorsqu’il parlait de magie, Gildí n’avait plus rien de l’homme bohème et hyperactif qu’il était d’habitude. Cette fois, c’était le suprême qui parlait, le protecteur, le nourricier qui reflétait si bien la nature de son élément premier. Malgré ses caresses sur le drôle de petit animal, ses yeux étaient calmes et profonds, plus bleu qu’un lac de montagne et plus mystérieux. S’il lui en donnait l’autorisation, il le libérerait, il n’y avait pas de doute là-dessus.
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