Une coïncidence n’est qu’une explication qui attend son heure. Ft. Athénaïs.

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[titre de mon champ]: OSSATURE: : Il commençait à avoir une vie avancée, chargée de souvenirs plus ou moins tristes, il commençait à se préparer pour vivre enfin tranquillement avec sa famille. Mais le destin en a voulu autrement.Enfant de la guerre, il se hâtait le jour ou la mort le prendrait lui. Enfin son heure... Mais non. Une fraction de seconde il y a cru, mais des canines sont passées par là. La mort lui a rit au nez et s'en est allée. L'éternité comme fardeau. Ses 56 ans se sont fanés. [titre de mon champ]: CONTRAT: : De battre son coeur s'est arrêté. Larmoyant, l'effet d'une grosse gueule de bois. Elle en a perdu la vie, mais sa beauté intacte reste gravée dans sa mémoire. L'impuissance d'un homme, le désarroi d'un mari, la perte d'un père. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Apprentissage du savoir, connaissance de la langue de Shakespeare. Ancien professeur d'Oxford. Détenteur de savoir en trop grand nombre. Tenter en vain d'apprendre l'anglais à de jeunes romains. Dans l'espoir un jour de retrouver sa vie d'antan. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : Douce cruauté, amer vérité. Extase infinie, belle utopie. Compter sans que cela fasse effet. 110 ans, mais l'état figé. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : L'aiguille s'est arrêtée. Le temps ne fait plus effet. Ersatz du passé, abandonné mais pas oublié. Tuer pour se nourrir, se cacher pour ne pas mourir. De la nuit la créature est, le rouge tâche le blanc immaculé de sa chemise. Poussière il ne deviendra pas, éternité au pas. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Décuplés et inexploités. Liberté de mouvements, exquis grondements. Rapidité et vélocité. Sens affolés, force multipliée. [titre de mon champ]: GANG: : Solitude et plénitude. Seul compter sur soi. Appartenance à outrance. Echos de sa voix, liberté et foi. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Christoph Waltz by Odistole (avatar), Frimelda (signature). [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 701 [titre de mon champ]: PACTE: : 17/02/2017



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Sujet: Une coïncidence n’est qu’une explication qui attend son heure. Ft. Athénaïs.   Ven 17 Mar - 23:29
PSEUDO
&
PSEUDO
Une coïncidence n’est qu’une explication qui attend son heure.
Douce harmonie, parfaite symphonie. La voix cristalline se veut forte. Elle dégage toute la puissance, mais aussi toute la nuance de la mélancolie. Elle crache à la figure de Maxwell toute la tristesse et la haine qui l’habite. Et pourtant il ne peut s’en passer. Il aime à l’entendre. Elle lui procure des sensations depuis longtemps oubliées. Elle le fait sentir encore un peu humain. Homme parmi les Hommes. Son ouïe décuplée, il ressent dans chaque paroles la passion de cette femme. Il entend son cri de douleur. Et pourtant tout cela l’apaise. Il en redemande. Petit être détruit par la vie. Mort mais debout parmi les vivants. Souffrir indéfiniment. Se savoir condamné. Ne jamais avoir l’espoir de retrouver sa défunte épouse. Ame bafouée et piétinée. Le malin a fait son oeuvre. Tel un jeu d’échecs, il a déplacé les pions. Le Roi s’est retrouvé face à la Reine. Et quelle Reine. Aussi splendide que feu Madame Fitzgerald. Aussi tentatrice et aimante. Pauvre petit humain qu’il était. La tristesse aveuglante, la douleur fracassante. La faiblesse comme étendard, elle avait été cette bouée tant appréciée. Ce roc solide et pourtant si bancal. Ce masque vénitien pourtant si bien porté. Le carnaval et sa démesure. Les secrets de polichinelle dévoilés, les fantasmes inavouables misent à jour dans les plus grands palaces de la cité des mystères. La sérénissime pour arrière-plan et l’éternité pour trame de fond. Promesse faite à sa Dame. Elle qui avait tant rêvé fouler les mythiques pavés de cette cité. Il y était allé pour elle. Son corps en était revenu, mais pas son âme. Une partie de lui était toujours là-bas. Enfermée entre les rideaux rouges et les feuilles d’or d’un palace vénitien. Ses doigts effleurèrent son cou. Ils caressèrent cette cicatrice blanchâtre mais bien présente. Le symbole de l’éternité, le symbole du condamné. La tentatrice s’était lassée. A peine deux ans après, elle l’avait abandonné. Nouveau-né à fleur de peau. Tout apprendre par la douleur, toujours fleurter avec le danger et jamais avec la sérénité. S’être forgé aux rythmes des combats, avoir fait un choix. Humain il était, humain il finirait. Seul tuer la vermine des bas quartiers. Mauvaises herbes étouffantes et omniprésentes.

Ses yeux se fermèrent, paupières lourdes de sens. D’un geste assuré, Maxwell remonta légèrement le col de sa chemise. Vaine dissimulation. Il s’agit là plus d’une saine tentative aux regards des êtres humains. La légère brise joue avec un journal oublié sur un banc. Etre sensible au possible. Tout l’agresse et tout le ravit. Ces quelques âmes amassées au centre de cette petite place. Il est agressé par l’odeur tentatrice. Mais la voix de cristal le ravit. Ce petit opéra de plein air, chose éphémère mais appréciable. Léger sourire de bien-être, toi qui dissimule tant d’efforts pour ne pas craquer. Pour ne pas dévoiler la bête qui est en lui. Ne pas prendre son envol, ne pas tuer, ne pas effrayer. Le poing se serre sur cette petite croix en bois. Ce chapelet aux taches sombres. Tous ces sangs imbibés dans le bois à jamais.
Le supplice pourtant se finit. Les applaudissements de la foule, l’odeur enivrante. Tout cela s’évacue peu à peu. La place se libère et pourtant Max n’est pas seul. Mis à part deux badauds perdus dans les ruelles de la capitale, il reste une femme, assise tout comme lui sur un banc. Il l’avait certes déjà remarqué, mais n’en avait guère prêté attention. Elle ne semble pas perdue, mais quelque chose en elle titille la curiosité du vampire. Il n’aurait sût dire quoi, mais Max ne pouvait poser son regard ailleurs. Elle paraissait sereine et sûre d’elle. La nuit maintenant tombée depuis deux heures, n’était guère annonciatrice de sécurité. Loin de lui l’idée de vouloir paraitre pour l’homme protecteur, mais cette dame paraissait plutôt frêle et pas réellement en l’état de se défendre face à un criminel armé et certain de ses pulsions meurtrières. Ne parlons donc pas des vils créatures qui rôdaient dans les environs. Ecoutant le bref soupçon d’humanité qui restait encore en lui, Monsieur Fitzgerald s’approcha de l’inconnue. Il n’aurait su expliquer pourquoi, elle l’attirait. Remettant son chapeau convenablement, il s’approcha délicatement du banc sur lequel elle siégeait et resta debout, face à elle. Souriant à un degrés convenable pour un inconnu, il prit la parole. « Bonsoir. Veuillez excuser mon intrusion dans votre espace personnel, mais vous voyant seule, je me suis permis d’approcher. Je… » Mon dieu qu’il se sentait bête là tout d’un coup. « Loin de moi l’idée de paraitre macho ou je ne sais quel paternaliste, mais n’étant pas dans la partie très touristique de la ville et vu l’heure avancée, je me suis demandé si je pouvais vous être utile en quelque chose. » S’apercevant du peu de soutien visuel de son interlocutrice, il se passa la main sur le front, mal à l’aise. « Pardon vous devez certainement me prendre pour l’homme le plus imbus de sa personne. Pardonnez-moi encore, passez une bonne fin de soirée. » Maxwell tourna les talons et commença à doucement s’éloigner. A aucun moment, il n'avait fait cas de la cécité de cette femme laissée derrière lui.
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[titre de mon champ]: OSSATURE: : En quête d'une éternelle jouvence, l'écorce figée dans sa quarante troisième année. [titre de mon champ]: CONTRAT: : L'infidèle a jamais possédé, elle reste parée de l'obscur veuvage sous toutes ses nuances. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Exilée en sa thébaïde, la furie s'est faite parfumeuse, manipulant onguents et arsenic avec élégance. Des empoisonneuses elle s'est faite souveraine. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : Cent quatre vingt seize années [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Fille du démon, au sabbat elle s'abandonne, au carmin des vierges et des chérubins. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Acuité visuelle nulle, maudite dépravation, les sens restants démultipliés. [titre de mon champ]: GANG: : Hellebore, terreur sanguinolente dont elle se fait autorité. Suprême terrible à la clairvoyance sans égale. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : sarah paulson, balaclava (ava), LΛZΛRE (sign) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 997 [titre de mon champ]: PACTE: : 16/02/2017



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Sujet: Re: Une coïncidence n’est qu’une explication qui attend son heure. Ft. Athénaïs.   Mer 22 Mar - 17:39
Maxwell
&
Athénaïs
Le simulacre n'est jamais ce qui cache la vérité – c'est la vérité qui cache qu'il n'y en a pas. Le simulacre est vrai. 
Douce alliée que la nuit, lorsque l'acalmie prenait sa revanche sur la fureur sourde de la foule qui battait le pavé avec détermination en d'autres heures. C'est dans ces instants d'éternité que la fille du démon abandonne derrière elle l'exil pour pénétrer dans les venelles étroites en quête de quelque chose qu'elle ne saurait pas même définir tant l'idée réelle reste confuse. Des yeux, les hommes étaient les esclaves, se laissant avoir par ce qu'il percevait du monde sans même réaliser combien celui-ci était trompeur pour les nigauds. Ils s'imaginaient connaître le monde, l'avoir à leur portée et pouvoir, du bout des doigts, l'effleurer, manquant cruellement de la sagacité dont elle était dotée. Monstre, disaient certains, lorsqu'ils comprenaient qu'elle n'avait en rien besoin de l'ensemble de ses facultés pour les défaire. Démon, qu'ils chuchotaient à l'obscurité, en observant la silhouette disparaissant à l'horizon dont l'ombre semblait dissociée, rampant et lézardant sur les murs en soupirant de terribles promesses d'éternité. Hellebore et ses nébuleuses cabales, prophéties emplis de malheurs dont les instigateurs payaient le prix fort pour affronter une éternité bafouée. Aux changements de corps s'arrimaient les pires folies, ivresse maladive des âmes chantantes qui n'avaient plus l'enveloppe recherchée, vivotant en éternels parasites par delà les âges. Survivre bien plus que vivre en tentant de ne pas ployer l'échine sous le poids de  l'insidieux orgueil rongeant les esprits et offrant aux pêcheurs la sensation de tout pouvoir vaincre à défaut d'être capables de se repentir des maux devenus usuels.

Solitude nocturne à laquelle la cariatide offre le spectacle de ses muettes lamentations, se laissant choir sur un banc de marbre clair à l'assise peu commode, elle hume lentement ce parfum d'asphalte auquel se mêlent mille et une fragrance en un méandre indéfinissable si l'on était d'une ordinarité lassante ; beaucoup moins lorsqu'on savait déceler les exhalations les plus dérisoires. Aux heures où les hommes abandonnaient leurs plaisants interludes pour regagner leurs demeures, elle sacrifiait ses vœux d'exil volontaires pour fouler cette terre qu'elle avait faite sienne, plus d'un siècle auparavant. Fragilité apparente, gracieuse courbe d'une mâchoire sur peau d'albâtre et arabesques des boucles ondoyant sur le délicat tissu de ses frusques, la Venus gisait là avec une gravité particulière, laissant les badauds penser à une cruelle déshérence, à un état dont elle n'était pas désireuse lorsqu'il en était tout autre.

Les pas approchant ne la font guère tressaillir et elle reste figée, neutre, campant sur ses positions lorsque les mots se joignent aux gestes. L'inquiétude d'un homme dont elle saisit à l'instant même où il la hèle depuis la ruelle la nature propre : pas la moindre essence, particularisme propre aux sangsues. Celui-ci ne semble guère être des rustres qui se font égorgeurs de femmes, la délicieuse mélopée de ses mots en dresse un tableau contraire, alors qu'il ne semble pas même avoir saisi qu'elle n'est pas à même de le dévisager, un rayon de lune n'éclairant guère plus que le haut d'un de ses bras. Enfin, elle prend vie, quittant sa catatonie pour incliner la caboche en sa direction et esquisser un rictus quand il s'éloigne, pensant avoir heurté son ego de quelques mots incertains.

« Restez, voulez vous ? »

Elle n'a plus compagnie depuis bien longtemps, uniquement des subalternes qu'elle malmène de manière mortelle sans tenter de faire pénitence. Son interlocuteur a les manières des repentis, de ceux qui désirent absoudre leurs pêchés ou qui traînent leurs carcasses dans une éternité qu'ils n'ont pas choisi. Inquisitrice, elle relève le menton en attendant une réaction de sa part, semblant l'observer avec prédation en ne lui offrant pour toute vision celle de ses orbes aveugles.
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[titre de mon champ]: OSSATURE: : Il commençait à avoir une vie avancée, chargée de souvenirs plus ou moins tristes, il commençait à se préparer pour vivre enfin tranquillement avec sa famille. Mais le destin en a voulu autrement.Enfant de la guerre, il se hâtait le jour ou la mort le prendrait lui. Enfin son heure... Mais non. Une fraction de seconde il y a cru, mais des canines sont passées par là. La mort lui a rit au nez et s'en est allée. L'éternité comme fardeau. Ses 56 ans se sont fanés. [titre de mon champ]: CONTRAT: : De battre son coeur s'est arrêté. Larmoyant, l'effet d'une grosse gueule de bois. Elle en a perdu la vie, mais sa beauté intacte reste gravée dans sa mémoire. L'impuissance d'un homme, le désarroi d'un mari, la perte d'un père. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Apprentissage du savoir, connaissance de la langue de Shakespeare. Ancien professeur d'Oxford. Détenteur de savoir en trop grand nombre. Tenter en vain d'apprendre l'anglais à de jeunes romains. Dans l'espoir un jour de retrouver sa vie d'antan. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : Douce cruauté, amer vérité. Extase infinie, belle utopie. Compter sans que cela fasse effet. 110 ans, mais l'état figé. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : L'aiguille s'est arrêtée. Le temps ne fait plus effet. Ersatz du passé, abandonné mais pas oublié. Tuer pour se nourrir, se cacher pour ne pas mourir. De la nuit la créature est, le rouge tâche le blanc immaculé de sa chemise. Poussière il ne deviendra pas, éternité au pas. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Décuplés et inexploités. Liberté de mouvements, exquis grondements. Rapidité et vélocité. Sens affolés, force multipliée. [titre de mon champ]: GANG: : Solitude et plénitude. Seul compter sur soi. Appartenance à outrance. Echos de sa voix, liberté et foi. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Christoph Waltz by Odistole (avatar), Frimelda (signature). [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 701 [titre de mon champ]: PACTE: : 17/02/2017



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Sujet: Re: Une coïncidence n’est qu’une explication qui attend son heure. Ft. Athénaïs.   Sam 6 Mai - 0:09
PSEUDO
&
PSEUDO
Une coïncidence n’est qu’une explication qui attend son heure.
« Restez, voulez-vous ? » Surprenante réaction que celle-ci. Les temps modernes quand bien même novateurs et précurseurs, aspiraient à rendre l’humain vide de tous sentiments à l’égard de ses congénères. Vide comme une coquille de noix que l’on aurait laissé trainer à la fin d’un repas. Maxwell stoppa net, tel un pantin auquel on aurait donné l’ordre de ne plus bouger. Il se retourna tranquillement et regarda la femme lui faisant face. S’approchant d’elle, son sourire se dissipait à mesure que la lumière des réverbères plongeait le visage de l’inconnue dans la lumière. Ce regard fuyant mais teinté d’une assurance qu’il n’avait encore jamais vu. Le vampire eut un moment d’hésitation, l’observant presque bêtement. La surprise l’habitait tout entier. Lui qui avait mis au placard ses anciennes lunettes. Elle qui progressait à tâtons. La vie pouvait bien être injuste parfois. Cependant il s’essaya à ses côtés. Cette inconnue suintait la confiance en soi. Maxwell et son amour des autres passait pour le premier des crétins. Toujours croire que le voisin d’à côté pouvait avoir le moindre besoin, le moindre souci. Avoir le coeur sur la main pouvait générer des conséquences plutôt loufoques ou dangereuses. Mais la foi de Maxwell en l’humanité était bien trop forte pour penser aux répercussions que cela pouvait engendrer. « Vous… Vous appréciez l’opéra ? Ou votre présence ici est-elle fortuite ? » L’anglais aurait eu tout à loisir d’observer cette femme telle une bête de foire, comme beaucoup d’humains auraient eu l’envie de le faire. Mais son regard, quand bien même privé de sa fonction, lui procurait une sensation que très peu de personnes sur cette terre pouvait lui transmettre. Il avait cette impression de constamment se sentir observé. Tel le prédateur observant sa proie pendant de longues minutes avant d’attaquer. Le moindre mouvement de poitrine, le moindre souffle inspiré et expiré étaient certainement analysé par cette nouvelle connaissance. Il ne savait guère pourquoi, mais un sentiment de malaise s’installa dans la moindre parcelle de son corps. Il avait cette étrange impression d’être tombé dans la gueule du loup. Il aurait pu partir, sans rien dire, essayant de se faufiler sans un bruit. Mais son éducation l’en empêchait. Il ne pouvait décemment pas abandonner cette dame. Lui vampire de son état, bien plus humain que certains de ses ex-congénères se devait de rester. « Je ne voudrais en aucun cas paraitre indiscret ou quoi que ce soit. » L’anglais, maintenant prit de quelques questionnements, ne  fut point soulagé. Libre de pouvoir étudier à sa guise, le vampire fit bonne utilisation  de son odorat développé. Dans le désir de ressentir le moindre effluve iodé ou boisé, il ne perçut que déception. Une bien trop infime senteur vint lui chatouiller les narines. De quoi refroidir la moindre des ardeurs. Une subite fascination pour ce personnage se forgea en Maxwell. Une attirance que lui-même n’aurait jamais osé imaginer. Avide de comprendre, avide de savoir. Cette dame transpirait le mystère. Besoin de combler ces vides, de s'abreuver de connaissances pour annihiler cette soif d'intolérable curiosité.
Nulle rencontre n'est fortuite, nulle coïncidence hasardeuse. Toute raison, trouve explication. Au plus profond de lui et Maxwell n'aurait su l'expliquer, mais il sentait que cette étrangère ne le laisserait pas indifférent. En mal ou en bien, elle le marquerait de sa présence mystérieuse.
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[titre de mon champ]: ÉCORCE: : Cent quatre vingt seize années [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Fille du démon, au sabbat elle s'abandonne, au carmin des vierges et des chérubins. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Acuité visuelle nulle, maudite dépravation, les sens restants démultipliés. [titre de mon champ]: GANG: : Hellebore, terreur sanguinolente dont elle se fait autorité. Suprême terrible à la clairvoyance sans égale. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : sarah paulson, balaclava (ava), LΛZΛRE (sign) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 997 [titre de mon champ]: PACTE: : 16/02/2017



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Sujet: Re: Une coïncidence n’est qu’une explication qui attend son heure. Ft. Athénaïs.   Ven 19 Mai - 20:59
Maxwell
&
Athénaïs
Le simulacre n'est jamais ce qui cache la vérité – c'est la vérité qui cache qu'il n'y en a pas. Le simulacre est vrai. 
Elle n'est qu'Enfer sur Terre. Ses yeux brillent de mille comètes qui s'érigent, flamboyantes, scintillant pour mieux se dissoudre au champs de la gravité. Souvenir qui s'efface, lueur qui subsiste en un fourmillement indicible en son for intérieur. La sensation ne passe pas, ni l'angoisse ni les pleurs, la confrontation des orbes effroyables ne se fait pas sans effroi. Elle sait, elle reste impassible. Elle se régale, Desdémone, visage double aux yeux vermeils, elle s'effraiera elle-même pour le simple délice de goûter à cette aura qu'elle chérie avec une tendresse étrange. Restes d'une existence passée qui s'envolent, émiettés et volatiles, au gré des humeurs et des changements radicaux. L'humanité, notamment. Poussière parmi poussières, répétitions qui n'aura jamais fin mot de la situation. Un pied dans la tombe, un subterfuge pour se jouer des dieux avec la grâce des Indolents, une ambition qui dévore. De quoi apeurer les hommes, merveilleux monstres ou innocents mortels, tant par le caractère que par la forme que prend cette ascension dramatique. Une pointe d'accent qu'elle devine, nationalité aisée aux manières qui dénotent, celles d'un autre temps, celles d'une éducation divergente en tous points. Un britannique. Quel être aurait seulement pris la peine de s'enquérir des peines d'une parfaite étrangère assise dans la pénombre ? Quelqu'un dont l'humanité n'était pas - pas encore - aux abonnés absents, dont la galanterie et la rigidité inculquée n n'avaient pas souffert d'un changement de monde, de l'évolution d'un point de vue ?

« Elle l'est, malgré l'affection que je porte en effet à cet art. Je ne souffre que peu l'enfermement en compagnie d’autrui, aussi vaste les bâtissent puissent-elles être. Avez vous donc vu Puccini ? Quel talent en un si petit homme. »

Je veux que mon public ne puisse retenir ses larmes : l’opéra, c’est ça ! aurait murmuré celui qu'elle a croisé, parfois, au gré de quelques sauteries fugaces. Artistes dont elle s'est parfois fait muse malgré elle, restant sans prendre en compte sa parcimonie et sa retenue inéluctables, l'opportunité d'un sablier agité par trop de fois et d'une fuite face à un Chronos insatiable à l'appétence titanesque pour les âmes errantes, plus particulièrement lorsqu'elles étaient souillées de la sorte. Elle court, elle court, l'ondine, défiant sociétés et mondes, détruisant tous ceux qui l'entourent, jusqu'aux seuls dont son cœur est éperdu. Le peut-il encore, serait-ce son tambour grondant qui résonne au cœur de la sorgue ? Elle saurait se complaire de ces fantaisies, caprice de femme qui se sait imposante, elle pourrait le faire ployer à sa merci, mais elle observe. Elle guette des ridules qui jamais n'affecteront ce faciès, mais pressent. La nature, le poids qu'il lui en coûte, le cher prix payé. Il n'est guère satisfait, elle sent la frustration qui serpente sous sa peau marmoréenne, la tempérance des souvenirs qu'il refoule pour éviter de penser.

« Êtes vous inquiet, très cher ? » murmure-t'elle en inclinant la caboche, pouvant presque goûter la doucereuse tension ayant alourdi les membres de son interlocuteur. « Il n'y a pourtant aucune raison de l'être. » Mensonge. Poison. Diablesse tentaculaire, madone vénéneuse, veuve noire qui lie contact et referme lentement le piège autour de sa nouvelle proie. Gaieté futile, divertissement contingent, hasard ou vérité, elle ne sait. Elle n'hume que l’adrénaline, l'attention captée et saura en faire efficient usage.

«  Appartenez vous à l'un de ces clans, cher... votre nom ? »

Phonation semblable à l'une de ces langues mortes dont la moindre syllabe pétrifie, elle ne quémande guère, elle ordonne insidieusement. Toute résistance n'irriterait que davantage.
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Sujet: Re: Une coïncidence n’est qu’une explication qui attend son heure. Ft. Athénaïs.   
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