Le Géranium est antropovore – Gilou

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[titre de mon champ]: OSSATURE: : 25 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : Marié avec les portefeuille de ses daddy/mummy [titre de mon champ]: BESOGNE: : Yolo [titre de mon champ]: ÉCORCE: : 61 ans [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Sorcier [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Élémentaire terre [titre de mon champ]: GANG: : Worship Gildi (Coven Datura) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 95 [titre de mon champ]: PACTE: : 14/03/2017



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Sujet: Le Géranium est antropovore – Gilou   Sam 18 Mar - 13:16
Camille a mal aux jambes. Aux genoux, surtout. Il supporte difficilement les longs trajets. Déjà qu'il a tendance à beaucoup se plaindre alors si en plus on l’enferme dans un avion ! Monsieur Baccio leurs a pris de la première classe, mais Camille n'est pas vraiment ce qu'on appelle un petit format. L’aéroport Da Vinci perce derrière les nuages et c'est alors que l'homme d'affaire se décolle de lui. Une moue se forme sur les lèvres du sorcier et il fait, légèrement moqueur : T’as peur que ta femme vienne te chercher à la porte d'embarquement ou quoi ? Il ne récolte qu'un regard glacé qui le fait glousser bêtement. Joueur, il lui vole un baiser, lui murmurant un détends-toi vecchio coso, tu vas te créer des rides. L’atterrissage se fait en douceur et tant mieux, car Camille n'est pas des plus à l'aise dans les airs. C'est trop loin du plancher des vaches.
Mine de rien, Rome a manqué à Camille. Ça fait un an qu'ils ne se sont pas vu. C’est toute sa vie, maintenant, Rome, il y a tous ses amis, il y a Gilou, il y a sa maison… Bon, ok, il y a surtout Gilou. En quarante ans, il n’a que très peu lâché ses baskets ou pour un lapse de temps très restreint, deux mois tout au plus. Soudain, des sueurs froides glissent le long de son dos. Et si Gildì l’a oublié ? Et s'il ne veut plus de lui ? Et s’il a déménagé ? Et s'il ne l’aime plus ? Peut-être, peut-être… peut-être. Pourtant, le Suprême lui a donné de ses news, le dernier email remontant à la semaine dernière. Mais il peut s'en passer des choses en une semaine ! C'est avec un sourire absent que Camille salue et remercie l'hôtesse, vaguement accroché à son homme. Ce dernier tapote son dos, réclamant son attention. On récupère le chien et je ferais envoyer le reste de tes affaires chez toi ? Awi, le chien. Blob. Camille a un sourire de gosse, tirant Baccio derrière lui. Ce qui est bien quand on traîne avec l'une des fortunes mondiales, c'est que le temps en quarantaine pour animaux est considérablement réduit.

L’animal aboie joyeusement, bavant sans relâche sur ses cuisses. Mais Camille s’en fout : il arrive à la maison. Baccio a payé la course, Camille n’a plus qu’à souhaiter une bonne journée au chauffeur. Il n’a que une caissette en bois retenue par un cordon de chanvre et son petit sac bleu marine sorti d’un débarras militaire, une espèce de truc en forme de tube informe qu’il se traîne depuis quoi… trente ans ? Ça ne le rajeunit pas, tout ça, heureusement qu’il est beau. Il ouvre la marche, Blob sur ses talons, un sourire idiot sur les lèvres. Immédiatement, il spot Gildì, il bronze sur sa véranda. Putain, il est tellement blanc que ça fait mal aux yeux, littéralement. Blob allait lui faire la fête, mais il s’arrête net en voyant le pingouin. Ça promet d’être intéressant tout ça. Gloussant sans aucune discussion, Camille s’approche de son Gilou pour lui claquer la fesse. Gooooood morniiiing Vietnaaaaam ! qu’il lui braille à l’oreille avant de lui faire un câlin plutôt awkward vu la position ventrale de l'aîné. Se décollant enfin, Camille peut voir la petite mine de Gildì et immédiatement, il prend une pose outrée. Tu as bu sans moi ?! Bien sûr qu’il a bu sans toi, bêta, Gilou n'est pas du genre à faire voeux de sobriété pendant un an. Mon cœur est tellement brisé que je suis même plus sûr de te montrer ce que je t’ai rapporté. Cette fois, Camille glisse la main sur son front, éloignant la caisse le plus loin possible de Gilou. Assis à côté du transat, sur le sol, il n'a surtout pas l’air ridicule. Se désintéressant momentanément de Gildì et du pseudo drame, Camille observe Puff et Blob faire connaissance et visiblement, c’est pas le canidé qui porte la culotte, ici.
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[titre de mon champ]: OSSATURE: : 39 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : Célibataire [titre de mon champ]: BESOGNE: : Conteur and many things, à la tête d'une grande et vieille escroquerie [titre de mon champ]:
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Sujet: Re: Le Géranium est antropovore – Gilou   Sam 22 Avr - 18:50
Cela faisait quelques temps qu’il n’avait pas eu de nouvelles de Camille. Gildí l’avait envoyé en Amérique du sud afin de se procurer une plante très rare, qui ne poussait qu’à un seul endroit, à une époque précise et très réduite. Il n’avait besoin que d’un simple échantillon pour pouvoir ensuite la faire pousser en serre avant de l’étudier et d’en tirer tout le potentiel qu’il pouvait. L’absence de son protégé ne devait durer qu’un an mais le délai avait été largement dépassé et cela faisait quelques semaines qu’il n’avait pas eu de ses nouvelles. Il commençait à s’inquiéter pour lui-même s’il se doutait bien qu’il avait surement été distrait par un truc brillant ou un portefeuille bien remplis. Il ne pouvait s’en empêcher

Gildí se souvenait encore du jour où il avait recueillit le jeune cajun, un adolescent de tout juste quinze ans, transi de froid dans le blizzard de New-York. Lui-même n’était pas au meilleur de sa forme après la débâcle de MK-Ultra et le poids de ce qu’il avait fait sur la conscience (avant qu’il ne rationnalise tout ça en pensant aux bénéfices dont il avait profité). Ll avait voulu se détourner de lui et rentrer chez lui à Rome, mais il n’avait tout simplement pas pu le condamner à une mort presque certaine dans ces conditions terribles. C’est ainsi qu’il l’avait recueillit et qu’ils vivaient ensemble depuis plusieurs décennies maintenant.

A présent, Gildí avait décidé de tromper son inquiétude en profitant du soleil sur sa véranda. Il s’était tartiné de potions anti coup de soleil et, simplement vêtu d’un boxer et de lunette de soleil, il profitait de la vie. Même s’il savait déjà qu’il ne bronzerait pas. C’était simple, son teint demeurait aussi pâle que le lait même s’il passait sa vie sous le soleil, quand il ne virait pas au rouge écrevisse à cause de coups de soleil. Il avait pourtant essayé pendant longtemps de bronzer, surtout lorsqu’il était plus jeune et que son teint de gadjo suscitait les ragots et les moqueries les plus fous. A présent, il n’en avait plus rien à faire, il s’aimait comme il était, et il aimait bronzer sur sa véranda, un verre de thé glacé à la main, Puff se dandinant sur la musique qui s’échappait dutourne-disque près d’eux.

Le suprême somnolait tranquillement, sur le ventre, quand on lui claqua violemment son majestueux fessier, le faisant sursauter (et peut-être couiner mais il ne l’avouerait jamais). Puis une voix familière à l’oreille et un corps immense, tout en membres secs comme des brindilles et dégingandé comme un épouvantail, un corps extrêmement familier qui le serrait contre lui. Ah oui, il y avait ça aussi, Camille qui essayait de s’inviter dans son lit depuis une vingtaine d’année au moins.

Un sourire lumineux ourla les lèvres de Gildí en l’entendant. C’est qu’il lui avait manqué ! Même s’il aurait préféré qu’il baisse d’un ton parce qu’il avait quand même un peu mal à la tête à cause de la beuverie de la nuit passée. Mais bon, que faire d’autre pendant la Saint Patrick ? Surtout avec son petit Gawain qui avait grand besoin de se décoincer.

-Si tu étais revenu hier au lieu de te laisser distraire par le premier portefeuille venu, on aurait été boire ensemble.

Se tournant sur son dos, il lui rendit son calin et le regarda alors qu'il s'installait à coté de lui, les yeux sur Puff et la chose immense qui l'avait accompgné.

-Alors ce voyage comment ça s'est passé ? Tu as réussi à trouver ce que je cherchais ? Et qu'est ce que c'est que ça ?

En désignant le chien. Non pas qu'il n'aimait pas les chiens, mais celui là, c'était autre chose.
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Sujet: Re: Le Géranium est antropovore – Gilou   Dim 30 Avr - 16:01
Le sourire de Gildì vaut les deux jours de voyage qu’il a dans les pattes, grandement. Camille tombe un peu amoureux, comme tous les jours. Ah, Gildì, Gildì. Camille n’a aucune mère à tuer mais il ne ferait aucun tort à Freud si ce dernier passerait dans le coin. Le cajun ressent une puissante vague de bonheur lui percuter la face, le coeur. Merde, comment a-t-il fait pour vivre aussi longtemps loin de la maison ? Parfois, il a cette fichue impression d’être un boulet, l’ado de vingt-cinq ans qui ne veut toujours pas quitter le domaine familiale. Mais c'est sa maison, son “home”, son chez lui, l’endroit où il se sent bien, complet. Là où il fait parti d’un tout. C'est important, pour un garçon comme Camille, chassé de chez lui pour un manque de puissance, pour un idéal biaisé. Camille a besoin de ressentir ça, cet amour inconditionnel que dégage Gildì. Il aime tout, le bohémien, de ta belle-mère à son affreux bichon, sans oublier le ficus abandonné et le moineau qui se perche tous les matins sur la branche du pommier. Gildì aime tout le monde, même Camille. C'est pas le premier portefeuille, c'est Baccio. Tu connais Baccio ? Il est dans les finances. Il est beau. C'est un dieu du lit. J’ai fait tous les continents cette année ! Tu es déjà allé au Pérou ? C'est magnifique. J’ai vu des alpaga Gilou ! Faudrait qu'on en adopté un. Pis il y avait un gros Monsieur barbu en trouple ! Il m’a fait tout un tas de pull et il fait même des godes en verre (et je t’en ai rapporté un by the way) et même qu’il est touuuut poilu, je pensais que c'était un loup mais il est humain de chez humain. On a rencontré des sorciers japonais aussi, ils font grave flipper. Pis insulte pas Baccio, c'est grâce à lui que tu as ton géranium. Enfin, grâce à moi surtout, mais lui c'est le financeur. Camille babille, racontant son voyage en détails idiots. Il a un truc pour raconter ses péripéties, même si on flaire à cents milles que certaines anecdotes ne sont pas réellement passées comme ça. (On se doute bien qu’il n’est pas allé récupérer sa montre dans le gosier d’un croco). Au final, Camille répond mille fois la première​ question de son supreme en laissant les deux autres un peu de côté. Mais il va y venir, il va y venir, c'est Camille après tout. Il siffle Blob qui accourt, la langue pendante, Puff perché sur son garrot. Il oublie de freiner, fonçant dans son maître qui le réceptionne en rigolant. L’afro-américain se tourne vers Gildì, fier comme un gosse devant une pièce d'art faite main. C'est Bloooob, c'est Baccio qui me l'a offert quand on était à Londres. Il est beau, hein hein ! C'est un grand danois. On dirait une vache un peu. Blob, méfiant, renifle le bohémien. Il doit se dire que ça va, vu qu’il entreprend de tartiner son visage de coup de langue. Camille a un air de maman gâteuse devant son bébé qui refait une interprétation libre d’un tableau de Picasso avec sa purée de carottes – Blob était le bébé. Soudainement incapable de tenir en place, Camille décide de vider sa valise là, au milieu de la cour, le couvrant de trucs plus ou moins chelou qu’il lui a ramené. L'oeuf du hippie du Pérou ainsi qu’une série de pull, quelques graines des quatre coins de la planète, des figurines… Et enfin, enfin ! le géranium. La plante tant attendue, tant recherchée. Délicatement enveloppée, entourée de sorts protecteurs, en sécurité dans une boîte en bois, elle hiberne. Camille s’assoit au rebord du transat, ouvrant la boîte avec des yeux brillants, avec des mains légèrement tremblantes. La voilà, elle est magnifique. Camille chuchote, respectueux, ne voulant pas la réveiller. C'est une petite fleurs blanchâtre qui semble être entourée d'un halo pâle. Une jeune pousse d’une plante rare, si rare, vénérée par des peuples anciens aujourd'hui disparu. À chaque fois qu’il l’observe, Camille a envie de pleurer. La mémoire des plantes est collectives, celle-ci est certes une jeune pousse, mais elle possède les souvenirs de ses mères. Elles ont vécu la douleur des massacres espagnols, de la disparition de leur terre mère. Camille sourit doucement à Gilou. Elle voulait pas venir, mais je lui ai parlé de nous. On la protégera. J’ai promis. Il donne avec précaution la boîte à son supreme, inquiet, stressé. On la réveille ?
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