Elle aimait la mort, il aimait la vie. [Flashback] | PV Mia

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Dante Salaì Baldi
VAMPIRES - THE JAGGED JAWS
OSSATURE: : 29 ans, une trentaine jamais atteinte, vieillesse pour toujours inconnue CONTRAT: : Célibataire, l'amour m'a déjà tout repris, ma confiance en lui crève un peu plus à chaque rencontre BESOGNE: : Tatoueur, ancien stratège militaire repenti pour actes de cruauté gratuits et ultraviolence avérée
ÉCORCE: : 236 ans depuis l'été dernier, et ce chiffre ne va faire que monter jusqu'à me dégouter ÉCHINE: : Vampire depuis plus de deux siècles, avec une fierté non dissimulée pour cette origine glaçante qui fait de moi bien plus qu'un mortel @EFFIGIE: : Synyster Gates. BAFOUILLES: : 230 PACTE: : 18/03/2017



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Sam 18 Mar - 22:30
Tainted Love ✝ Envie de sang...

Ce n'est pourtant pas comme si j'étais véritablement en manque. J'en avais simplement envie, un désir insatiable qui me semblait empirer depuis quelques semaines. Il faut dire aussi que je n'ai rien de mieux à foutre que mordre tous les humains qui me croisent. L'inspiration manque, mon travail tourne en rond, céder à mes envies de violence, c'est bien ma dernière distraction correcte.
Je referme la porte derrière moi avant d'allumer ma cigarette en fuyant le couloir. Une chance, l'hiver fait durer les nuits et me laisse tout le temps que je souhaite pour passer mes soirées dehors. Une saison qui respire la liberté juste comme je l'aime. mais je n'avais pas prévu de passer la nuit entière ici et de devoir cavaler le lendemain matin pour rentrer chez moi avant le lever du jour.
Première bouffée de nicotine salvatrice en descendant les escaliers. J'en profite pour remonter ma braguette, léger oubli dû à ma sortie plus ou moins précipitée. Je passe une main dans mes cheveux pour remettre mes mèches noires en place et me donner vainement une meilleure allure. Quoique je fasse, j'ai clairement l'air d'avoir fait... la fête. Je suis encore à moitié débraillé, je n'ai pas dormi de la nuit, et j'ai des bleus dans le cou.

J'aurais pas du laisser Hermès faire ça.

Je ne devrais même pas entretenir cette ébauche de relation suivie. Il aurait mieux valu que je me lance à corps perdu dans des histoires sans lendemain que je n'ai pas besoin de rappeler. Avec ce visage, à jamais jeune, je pourrais trouver de quoi m'occuper, sans doute. Mais je ne le fais pas...
Je soupire ma fumée en collant ma paume contre ma tête douloureuse. La nicotine ne calme pas franchement ma soif considérable. J'enfile ma veste, clope au bec, avant de pousser la porte d'entrée de l'immeuble avec l'épaule. J'ai seulement le temps de faire quelques pas le long du trottoir avant de tapoter toutes mes poches. je m'arrête aussitôt, pris d'une réalisation soudaine.

"Merda..."

Je soupire de plus belle, relâchant ma colère avec mon souffle bruyant. J'enchaîne aussitôt sur un demi-tour pour retourner chez Hermès. Mon reflet dans la vitre de la porte me confirme une fois de plus que j'ai une allure d'insomniaque cerné par le manque de sommeil, et de sang.
Ma phalange s'acharne sur le bouton de l'ascenseur alors que mes yeux fixent le cadran faire défiler les étages. Je n'ai même pas eu le temps de finir ma cigarette, elle a fini sur le trottoir. Je pose mon front contre la porte en métal, enrageant après moi-même et mon portable oublié sur sa table de chevet. Je pouvais pratiquement le voir, posé sur le meuble, me regardant renfiler boxer et pantalon en l'oubliant là. Ce n'est vraiment pas la semaine pour l'oublier.

Ce n'est vraiment pas ma semaine tout court...

Je me redresse en entendant des pas se rapprocher de l'ascenseur, et ce dernier arriver au rez-de-chaussée avec un son annonciateur. Par réflexe, presque mécaniquement, je tourne la tête pour savoir qui va avoir une flopée d'étages pour me juger et essayer de deviner ce que j'ai fait de ma nuit. Visiblement c'est une femme, mignonne, je dois l'admettre. Je tourne la tête une seconde fois, persuadé que je la connais, mais c'est quand je la rejoins dans l'ascenseur que je réalise à qui j'ai affaire, sans doute grâce à mon amitié pour Hermès.

"Mia?..." je lance ma question, bêtement, sans penser immédiatement qu'elle ne doit pas avoir la moindre idée de qui je suis "... Je... Je connais ton frère, Hermès, c'est pour ça..."

Le cazzo di merda...

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Took over my sense and I lost control. I'll taste your blood tonight. But know it's too late you've wasted all your time. Relax while you're closing your eyes to me. So warm as I'm setting you free, with your arms by your side there's no struggling.


Dernière édition par Dante Salaì Baldi le Lun 20 Mar - 19:45, édité 2 fois
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Mia Del Nero
VATICAN - ANATOMY OF THE SOUL
OSSATURE: : 25 ans CONTRAT: : Célibataire, puisque la trahison et l'hypocrisie font partie intégrante d'elle.. BESOGNE: : Assistante de Sixte (Vatican) / diplomée en chirurgie
FABLE: : Totale. Son métier est d'étudier ces créatures, ce surnaturel. Elle a aussi accès à des connaissances plus poussées avec les ouvrages et les relations de sa famille. ÉCHINE: : Humaine, issue d'une famille de sorciers, mais la magie qui coule aussi dans les veines, réprimandée par une volonté trop forte PRESTIGE: : Son adaptation et son intelligence. Soit autre chose que des pouvoirs surnaturels. GANG: : Membre de la Mano Rossa / Par sa famille, elle est liée au coven Hellébore, malgré son absence de pouvoirs @EFFIGIE: : Emily Browning (c)Swan BAFOUILLES: : 464 PACTE: : 30/12/2016



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Dim 19 Mar - 2:15
Tainted Love ✝

La respiration bien trop calme par rapport aux horreurs qu'elle était en train de faire. Les cris ne résonnaient déjà plus dans son cerveau, comme si celui-ci avait créé une barrière entre les perceptions et ce qu'il utilisait. Un moyen de ne pas sombrer dans la folie. Après, Mia avait toujours eu l'habitude de la violence, des massacres. Avant de rejoindre les sous-sols du Vatican, elle travaillait déjà pour la Mano Rossa, fournissant armes pour détruire les créatures. Et, en même temps, cela lui permettait d'avoir un coup d'avance sur les chasseurs de l'Opus Dei. Puisqu'il était plus facile de créer l'antidote une fois que vous aviez le poison... Et c'était ce qu'elle faisait. Elle transmettait les informations à ses parents. Elle leur permettait de trouver les failles sur les nouvelles armes, d'en informer leurs réseaux. Evidemment, ils ne pouvaient pas créer des contres pour chaque prototype, chaque information qu'elle leur rapportait mais au moins, ils étaient au courant. Et dans le surnaturel, quelques secondes suffisaient souvent à retourner une situation. D'ailleurs, Mia s'était souvent demandée comment elle finirait à l'instant où ses supérieurs apprendraient la vérité sur sa famille. Elle était fille de sorciers, sœur de sorciers, son arbre généalogique entier était composé de sorciers. La mort devait l'attendre au tournant.

Puis elle avait été recrutée ici. Recrutée pour ouvrir les corps de créatures. Recrutée pour être un monstre pour les monstres. Recrutée pour perdre le peu d'humanité qui lui restait. Finalement, l'italienne allait finir haïe à la fois par les humains et les créatures. Et elle continuait de s'enfoncer, jour après jour, semaines après semaines, mois après mois... Le Vatican avait dû avoir vent de ses capacités de chirurgienne grâce à la Mano. C'était une possibilité des plus logiques. Et elle, elle avait accepté de les rejoindre une fois son diplôme obtenu, plutôt que d'aller excercer dans le plus grand hôpital de la capitale, là où elle aurait obtenu reconnaissance et richesse. Elle avait préféré s'enfermer dans les sous-sols, seule femme au milieu de scientifiques tous plus misogynes les uns que les autres, et devenir l'assistance d'un autre. Même si Sixte était finalement le moins pire dans le tas.... C'était peu dire. Enfin, Mia devait profil bas le temps de se faire sa place. Dans son entourage, seuls ses parents étaient au courant de la réalité. Son frère, elle avait préféré l'épargner. Il n'aurait pas compris pourquoi elle se serait enfermée dans un endroit si dangereux. Ni pourquoi elle continuait à se "battre" pour leurs parents. Lui qui avait fui pour trouver son indépendance... Et elle qui s'attachait de plus en plus....

Quoi qu'il en soit, l'horloge sonna la fin du service. La jeune fille laissa le corps sanguinolant et agonisant sur la table d'opération, se débarrassa des gants en latex dans la poubelle et passa au vestiaire pour se changer et retrouver une tenue bien plus agréable à portée. La chaleur et le soleil italiens lui permettaient de porter une jupe et un dos nu sans que cela ne semble déplacer, même si la nuit était déjà tombée depuis bien longtemps. Enfin, ici, même à trois ou quatre heures du matin, en été, on dépassait allègrement les trente ou trente-cinq degrès. Ses chaussures claquaient sur le béton romain alors qu'elle prenait la direction de l'appartement de son aîné, dans les quartiers est. Un appartement qu'elle trouvait bien petit, dans un immeuble pas forcément dans le meilleur des états, mais au moins, il y avait un ascenseur, elle n'aurait pas à grimper les six étages à pied. Oui, Mia était du genre flemmarde.

Elle arriva devant l'immeuble, se glissa dans le hall d'entrée et prit la direction de l'ascenseur. Et son regard tomba sur une autre personne, en train de l'attendre. D'un regard, elle le jaugea, ne s'attarda pourtant pas sur lui. Parce qu'elle était bien trop polie pour dévorer un inconnu de ses yeux vairons. Même s'il n'était pas mal d'après ce qu'elle en avait vu, malgré un teint de peau assez pâle. Et c'était là que son esprit intervenait, y voyant tout de suite un vampire. BON, on parlait d'une scientifique au Vatican après, c'était un peu parano ces bêtes-là. L'ascenseur s'ouvrit et Mia se glissa à l'intérieur la première, se calant contre la barre du fond. L'autre avait déjà appuyé sur le même étage que celui de son frère. Son voisin ? Un de ses sourcils fins se arqua, tandis que les interrogations se bousculaient dans son esprit. Finalement, l'homme brisa le silence. Il connaissait son nom, il connaissait son frère. Ce n'était pas du tout glauque, mais un sourire se décida sur les lèvres de l'humaine.

"Oh, je ne vous ai jamais croisé chez lui pourtant, vous devez nou..."


Sa phrase ne se termina pas, et ce fut peut-être mieux pour elle, le cynisme n'était jamais une bonne chose. La cage d'ascenseur eut un soubresaut, avant de se stopper brutalement. Un peu trop brutalement pour le sens de l'équilibre précaire que Mia avait à cause de ses petits talons et de la fatigue accumulée des derniers jours. Elle manqua de chuter, se rattrapa de justesse à l'homme. Quelques insultes très glamours – ou pas – sortirent de la bouche de l'italienne alors qu'elle se détachait une fois l'équilibre repris. Elle pestait contre elle-même, mais aussi contre l'ascenseur. Au passage, son esprit de médecin avait noté la température corporelle de l'homme qui avait semblé être plus faible que celle d'un humain lambda sous ses doigts. A vérifier.

"Il ne manquait plus que ça à cette journée..." Les lumières clignotaient par instant, comme pour jouer avec les nerfs de la jeune fille. Elle était loin d'être claustrophobe. Mais étrangement, elle préférait les grandes étendues d'herbe à un ascenseur si elle devait rester bloquée à un endroit. Sa langue passa sur ses lèvres sèches alors que son regard se reposait sur l'homme. Tant qu'elle était là... "Et donc, vous êtes ? Comment avez-vous connu mon frère ?"

Evidemment qu'elle restait méfiante. Elle savait que sa survie ne tenait qu'à un seul fil. Et que son allégeance au Vatican et à la Mano pouvait très rapidement se retourner contre elle...

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Dernière édition par Mia Del Nero le Mar 21 Mar - 11:41, édité 1 fois
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Dante Salaì Baldi
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Dim 19 Mar - 3:19
Tainted Love ✝ Oh, la douce perfection de cette situation...

Je rirais si je n'étais pas déjà rendu claustrophobe par la simple idée que je ne reverrais jamais la lumière du jour. Se retrouver là, bloqué entre quatre murs métalliques, tendait à me rappeler mes premiers jours de nouveau né et ma haine grandissante de la nuit constante dans laquelle j'étais piégé. Ne pas revoir le Soleil, ça ne m'avait jamais semblé important, mais une fois privé de cette liberté, je me retrouvais amputé d'une chance qu'avaient tous les autres. Et maintenant, je me retrouvais privé d'une liberté toute autre simplement parce que j'avais échappé à la corvée de monter les marches jusqu'à cet appartement maudit.

Je me hais parfois.

Je n'avais pas eu le temps d'entendre les quelques mots lâchés par la jeune femme, mais j'avais eu quelques secondes pour la sentir s'agripper à ma veste après le sursaut inattendu de l'ascenseur. J'avais du mal à penser, dans sa frêle étreinte fortuite, qu'elle avait la moindre goutte de sang commune avec Hermès.
Elle vocifère, je reste muet, encore décalqué par ma nuit agitée. Mon attitude se fait plus blasée à mesure que cette nuit avance. Rien ne s'enchainait comme je l'aurais souhaité, je cumulais simplement les ennuis les plus anodins, les faux pas les plus évidents. C'était donc ça, ma vie? Des péripéties s'alignant sur un quotidien blasant...
La demoiselle élève de nouveau la voix, plus doucement ceci dit, pour reprendre la discussion. Elle a sans doute raison, autant passer le temps comme on le peut. Parler m'empêchera sûrement de m'endormir ou de rêver de la mordre. Je ne peux pas m'empêcher de noter qu'elle me vouvoie, me rappelant qu'avec les années, j'ai beaucoup perdu de mon éducation d'héritier florentin. Maman et papa seraient si fiers, j'en sourirais presque.

"Dante." je roule des yeux, honnête "Enfin, tout le monde m'appelle Salaì."

Un doux surnom au goût de poison, mais je le portais sans doute mieux que mon prénom digne d'un écrivain infernal. Divine Comédie, rejeton du démon, on dirait que mon destin a toujours été tracé à l'avance.

"Hermès est un ami depuis un moment déjà. Il t... il vous a mentionnée une fois ou deux, mais je ne crois pas qu'on se soit déjà croisés."

Je m'en souviendrais, assurément. Non pas qu'elle était une excentrique qui vous marque à vie, au contraire. Mais elle avait... une aura intéressante. Et bien loin de celle de son frère.
Je finis par poser les yeux sur elle quelques secondes, malgré mon air défait et ma fatigue évidente que j'essaye de ravaler. Vraiment, je peine à lui trouver une grande ressemblance avec lui. Elle dégage quelque chose de bien différent, sans doute exacerbé par les quelques années de différence avec son aîné. Bouille de poupée meurtrie, assurance mature, et un naturel qu'elle arbore avec élégance. Difficile de me dire que j'ai écopé de quelques bleus à cause de son frère.
Je reporte mon regard vers le tableau de l'ascenseur, une main venant enserrer ma nuque douloureuse. Mon pouce s'acharne un instant sur le bouton des urgences, sans grand résultat.

"J'imagine qu'on va devoir attendre ici un moment..." je soupire sur les cheveux qui gênent mon regard "Et j'ai pas mon téléphone mais j'imagine qu'il n'y a toujours pas le moindre réseau dans cet ascenseur.

Je ne sais pas si j'aurais réellement osé sortir mon téléphone malgré la situation. Entre la coque ornée d'un de mes dessins et mon fond d'écran datant de ma dernière soirée trop arrosée, autant me coller immédiatement une étiquette "connard" sur le torse.
Je me mords la lèvre inférieure, tentant de trouver de quoi relancer la discussion pour ne pas laisser planer ce silence honteux pour nous deux. Je pose mon épaule contre la paroi métallique de l'ascenseur, m'appuyant contre en rebaissant mes yeux vers mes lacets défaits, enfilés un peu trop précipitamment une demie-heure plus tôt. Je reporte mon attention sur Mia en cherchant à oublier le sang qui afflue dans ses artères.

"Et donc vous connaissez Hermès depuis longtemps?" je réalise soudainement; je soupire de fatigue en rebaissant les yeux "J'ai sauté l'étape du café ce matin... Ca doit se sentir un peu..."

Trois nuits sans dormir, ça joue un peu aussi...

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Mer 22 Mar - 1:02
Tainted Love ✝

Sa respiration toujours calme, posée. Elle avait hérité des manières de la haute société de la ville, sans forcément le remarquer. Garder le corps droit, le regard poli, le profil parfait. Sans avoir mis un seul pied dans cette sphère, puisque n'étant pas l'héritière première de sa famille, elle en avait quand même retiré la meilleure façon de se comporter. Après, cela restait des touches discrètes, mais le tout lui donnait un air inaccessible. Air qu'elle avait recherché, ses parents ne souhaitant pas forcément qu'elle ait des relations qu'ils ne désiraient pas trop. Evidemment, avec Maddy, elles avaient fait les 400 coups il y a quelques années, et Mia n'avait jamais regretté les décisions qu'elle avait pu prendre. Ni même avant. Finalement, même si ses parents cherchaient à la contrôler, elle avait toujours réussi à faire ce qu'elle voulait. Quitte à se faire taper sur les doigts pendant quelques secondes avant qu'ils ne reportent leur attention sur son aîné. Il avait les pouvoirs, il avait la puissance, et il était leur digne héritier. Mais il avait fini par partir. Il l'avait laissé seule, même si elle ne lui en avait jamais voulu. Leur proximité d'autrefois lui manquait par moment. Et maintenant, c'était elle qui allait lui cacher des choses... Comme quoi..

Un prénom fut donné. Dante. Un sourire se glissa sur le visage de la jeune fille, comprenant la référence sans aucun souci. Par pure curiosité, elle avait dévoré les écrits. Quant au surnom... Elle ne savait pas ce à quoi il pourrait correspondre, il fallait bien qu'elle l'avoue. Et enfin la partie qui l'intéressait. Il connaissait Hermès depuis un moment ? C'est-à-dire, quelques mois, quelques années ? Etait-il un ami réel ou faisait-il partie de ses clients ? Parce que Mia était au courant pour le fait qu'il était escort, bien qu'elle se doutait qu'il était loin d'être un simple escort... Elle sourit doucement, bien que légèrement gênée à l'idée que son aîné ait pu parler d'elle à cet homme. L'humaine avait toujours été d'un naturel assez timide, peu encline à accepter l'idée qu'on puisse parler d'elle. Et pourtant, Hermès l'avait toujours fait, notamment pour la couvrir de compliments qu'elle ne pensait pas mériter.

Un coup d'oeil à son propre téléphone suite aux propos de l'autre confirma la chose : il n'y avait pas de réseau. Ses épaules se haussèrent, prouvant qu'elle s'en moquait bien. Ils n'avaient plus qu'à attendre que le tout se redébloque... Oui, elle était beaucoup trop épuisée par sa journée pour être stressée ou paniquée par si peu. D'ailleurs, ses jambes commençaient à lui faire comprendre qu'il allait falloir qu'elle finisse par s'asseoir. Elle s'appuya contre le mur, tentant de trouver une position un tant soit peu confortable. La question de Dante la laissa... Perplexe. Avant de la faire rire. Il avait l'air d'avoir aussi peu de sommeil dans le sang qu'elle. D'ailleurs, elle répondit directement :

« Ca fait 25 ans qu'il me supporte. Ou que je le supporte, tout dépend de quel point de vue vous vous placez... »


Un léger sourire amusé sur le bout des lèvres. Elle venait de les fêter il y a un peu plus d'une semaine. Une année de plus, et pourtant, parfois, elle se sentait bien plus vieille que cela... Peut-être par rapport à ses études, déjà complétées malgré sa jeunesse. Ou alors ses liens avec l'une des mafias les plus violentes et sanglantes de Rome avaient affecté son mental... Enfin, voilà longtemps que ce n'était plus un problème à ses yeux.

« Il y a plus mauvaise compagnie pour patienter quelques minutes qu'un ascenseur se débloque... »
Pause, avant de continuer sur un autre registre. « Hé bien, il m'a mentionnée en bien ou en mal ? Je suis toujours inquiète quand quelqu'un me dit qu'Hermès a parlé de moi... »

Ses yeux verts pétillaient légèrement. Evidemment, elle restait sur ses gardes, s'il s'agissait d'un vampire comme elle le pensait, il pourrait très bien se décider de la vider de son sang. Surtout que dans cette tenue, ses artères, ses veines devaient être plus que visibles... Elle chassa cette pensée parasite en secouant légèrement sa tête, laissant ses cheveux bruns s’ébouriffer un peu plus. Le vent de l'extérieur était déjà passé par là mais elle en rajoutait une couche. Et cette histoire de prénom...

« Dante, je pense savoir d'où cela vient mais Salai ? Ca signifie quelque chose en particulier ? »

Peut-être qu'elle aurait le savoir...

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Dante Salaì Baldi
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Mer 22 Mar - 19:29
Tainted Love ✝
25 ans, elle en paraissait presque moins.

Et avec son sourire candide, c'était encore plus flagrant à mes yeux. J'ai presque du mal à détacher mes yeux d'elle, sans véritablement savoir si la fatigue me tourne la tête ou si mon coeur s'affole pour elle. 236 ans et je ne sais toujours pas analyser mes propres réactions corporelles.
Je délire un instant, pris dans mes réflexions dantesques, alors qu'elle parle de bonne compagnie. Derrière mes lèvres, je glisse la langue sur la pointe de ma canine, songeant à tout ce que j'ai mis à terre avec cette seule arme. Si elle avait les souvenirs qui me hantent à chaque envie de sang, elle me taxerait certainement de mauvaise compagnie, d'autant plus dans un espace aussi confiné, semblable au cercueil que je n'ai jamais eu.
Elle évoque Hermès, questionnant les maigres informations qu'il a laissé à son sujet. je réfléchis une seconde, incapable de retrouver les détails d'une discussion au sujet de sa soeur. J'étais pourtant certain d'avoir déjà entendu parlé de Mia, je connaissais son visage avant de scruter les pupilles de ses yeux vairons, et elle dégageait quelque chose de trop familier pour que je puisse l'ignorer. Hermès l'avait sans doute mentionnée, j'étais sans doute déchiré...

"Bonne question... A dire vrai, je ne sais plus vraiment..." je rebaisse les yeux devant moi en tentant à nouveau de fouiller les tréfonds de ma mémoire sans fin "Mais c'était positif, sinon j'aurais fermé ma gueule et pris les escaliers." je finis sur un rire léger

Je repose les yeux sur elle pour constater qu'elle semble pensive un bref instant avant d'ouvrir la bouche. Question, encore, mais plus personnelle cependant. Salaì, un nom qui interpelle encore malgré les siècles passés. Deux syllabes, une douceur amère, un souvenir impérissable de la naissance de ce prénom que je préférais presque à mon infernale appellation de naissance.

"C'est pour rester dans le thème Divina Commedia. Ca signifie diablotin." je détourne mon regard devant moi à nouveau "C'est une vieille amie qui m'a donné ce surnom quand elle s'est prise d'affection pour l'art. C'était le petit nom de Gian Giacomo Caprotti Da Oreno." je repose mes yeux sur elle un instant "L'amant de Da Vinci."

Je ne pouvais pas me vanter d'avoir des airs du Saint Jean Baptiste d'un des maîtres de la Renaissance. J'avais seulement hérité de ce surnom infortuné de muse ingrate.

"Je la dessinais, entre autres connaissances de l'époque, et je ne sais pas... Elle a du voir en moi ce que Leonardo voyait en Gian."

Un salaud.

"C'est resté depuis."

Je reporte mon attention sur elle, elle et son visage de poupée au regard si plein de dualité , elle et son minois en tout point opposé à mes airs de Diavolo. Fascination m'aveuglant, je n'avais pas encore prêté la plus infime attention au reste d'elle, sinon son faciès de porcelaine. Un furtif regard glissant dans son cou avant de revenir devant moi me laisse deviner des veines bleues sous sa peau diaphane. Ses cheveux défaits ne suffisent pas à laisser ses artères échapper à mes pupilles. Je glisse ma langue discrètement contre l'arrière de ma canine, encore, songeant à cette drogue vitale qui me maintient en vie et retire la leur à mes proies.
Mon coeur tabasse ma chair, je peux encore compter les silences entre chaque battement, mais ils s'écourtent à chaque minute qui passe. Mia n'avait pas manqué d'évoque le temps ridicule qui nous retiendrait dans cette cage, une affaire d'une poignée d'instants. Mais un instant, un seul, et mon calme se change en rage.

Le rythme s'accélère, change, torture.

Je décolle finalement mon épaule du mur, glissant les mains dans mes poches de jeans. Le faible sourire qui me restait grâce à la fatigue s'estompe, s'absente. Je fixe le vide devant moi en crispant les phalanges. Un parfum métallique, un son mécanique, et mon envie tique.
J'inspire silencieusement, retenant doucement ma respiration pour ne pas avoir à sentir une odeur de chair, de sang. Résister pour ne pas avoir de regrets, un concept qui me dépasse presque, et qui navigue à contre-courant de mes habitudes de militaire déchu.

"J'espère quand même qu'on ne va pas passer la nuit ici..."

Je ne tiendrais pas. Et je ne pourrais pas éviter le Soleil en sortant d'ici. J'essaye de m'occuper l'esprit, de trouver mieux à penser que mes macabres addictions.

"Mia, c'est un diminutif? C'est sans doute stupide, mais j'aurais imaginé qu'après un fils appelé Hermès, vos parents seraient restés dans la mythologie grecque en matière de prénom." je fais l'erreur de la regarder encore une fois, perdu dans ses yeux, mais captivé par l'idée du sang dans sa poitrine; je rabats mon regard, presque de force, dans la porte métallique fermée devant moi "Mais c'est joli. Et bien moins présomptueux que Dante ou Salaì..."

Remercions madame et monsieur Baldi de m'avoir, dès mon premier jour, mis sur le chemin de l'Enfer par ce seul prénom...

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Sam 1 Avr - 18:50
Tainted Love ✝

La respiration qui lui semblait bien trop bruyante alors qu’elle était enfermée dans cet ascenseur. Ascenseur qui pouvait d’ailleurs à tout moment se détacher et aller se fracasser sur le sol quelques étages plus bas. Oui, Mia avait toujours des pensées très agréables dans ce genre de moment… Le pire devait être que cette éventualité ne la dérangeait absolument pas. Dans son esprit, la mort n’était qu’une suite logique à la vie. Et comme la religion n’avait jamais eu grand impact sur la vie de l’italienne… Enfin, c’était un moyen de dire que la religion et elle faisaient clairement quelques milliards et qu’elle avait tendance à haïr tout ce qui attrayait à la foi. C’était pour cela qu’elle s’attendait assez peu avec ses collègues chasseurs de l’Opus, dont plusieurs étaient aussi prêtres dans le civil. Comme quoi, la notion de ne pas tuer son prochain était toute relative. A moins que seuls soient pris en compte les êtres humains mais voilà qui étonnait Mia. L’amour de Dieu n’était pas universel donc. Il faudrait qu’elle leur pose la question la prochaine fois, histoire d’ébranler leurs convictions, de jouer avec leur foi. C’était toujours amusant.

Il ne savait plus ce qu’Hermès lui avait dit… ? Bon, Mia commençait à se douter de comment les deux hommes s’étaient rencontrés. Elle n’était pas stupide, et son frère n’était jamais parvenu à lui cacher quoi que ce soit – contrairement à elle – et elle était donc au courant concernant ses activités d’escort. Un doux euphémisme par rapport à la réalité de la chose, puisqu’elle était tombée à plusieurs reprises sur les hommes nus sortant de chez lui. Ou plutôt foutu à la porte puisqu’elle se décidait de passer à des horaires absolument pas normaux. Diablotin… Elle n’avait pas tant suivi les cours d’histoire ou culture à la fac, bien trop concentrée sur la médecine qui lui prenait un temps fou, surtout en étant en avance sur le cursus de quelques années. L’explication complète la fit sourire. Un surnom donné. Mais un surnom qui était resté, et qui était donc important d’une manière ou d’un autre pour l’homme. Il dessinait ? En voilà une caractéristique sympathique… Elle-même en était incapable, noircir une feuille de dessin n’était pas dans ses hobbys. Et puis, dans la haute société, on préférait certains instruments de musique tels que le violon ou le piano plus que le dessin comme passe-temps. Et Mia n’avait pas dérogé à la règle.

Elle acquiesça, elle non plus n’avait pas réellement envie de trop traîner ici, avec la fatigue qui s’accumulait sur ses traits et dans son corps. D’ailleurs, elle se demandait si elle n’allait pas finir par s’évanouir ici. Avec l’air qui ne se renouvelait pas forcément, la sensation d’enfermement. A ajouter à son manque de nourriture… Ca allait être sympathique ! La question la fit doucement rire, alors qu’elle glissa les mains dans les petites poches de sa jupe. Les jambes furent croisées, elle s’adossa un peu mieux à la paroi métallique avant de répondre, amusée :

« Non, je suis passée au travers de la folie de mes parents concernant les prénoms mythologique. Donc c’est juste Mia… Et il faut l’avouer, c’est plutôt pratique d’avoir un prénom court lorsqu’il s’agit de remplir les papiers officiels. »


Oui, toujours voir le côté fonctionnel de la chose. Et puis, c’était plus facile à retenir lorsqu’elle devait composer avec des personnes étrangères, Mia n’était pas un prénom typiquement italien avec une prononciation qui allait avec. C’était simple, et ça lui plaisait.

« C’est un surnom que vous devez apprécier alors, si vous continuez de l’utiliser après tout ce temps. Et il est vrai que ça reste dans le même thème que le premier. »
Sourire en coin, amusé, yeux pétillants. Elle discutait assez peu avec les autres en temps normal, enfant toujours timide et en retrait. Et pourtant, elle appréciait toujours une bonne conversation… « Vous dessinez toujours aujourd’hui ? »

Et elle était très curieuse. Enfin, il avait évoqué cette possibilité, elle aurait bien aimé voir certaines de ses œuvres, bien qu’elle ne soit guère la personne la plus sensible à l’art du monde… Son esprit très cartésien ne voyait pas les interprétations parfois décrites par les guides ou les artistes. Evidemment, cela ne l’empêchait pas de voir la beauté de certains tableaux, certaines sculptures mais plutôt ceux du moyen-âge ou de la Renaissance. L’époque moderne lui donnait juste envie de fuir les musées.

« Je lui demanderai à Hermès alors, je suis quand même curieuse de savoir comment il parle de moi à ses amis. Et je me doute qu’il n’a rien dit de méchant, on s’entend bien trop pour ça. »

Elle aimait réellement son frère, lui faisait pleinement confiance et savait bien que c’était réciproque. Même si en ce moment-même elle lui mentait concernant son appartenance au Vatican. Enfin, il n’apprécierait certainement pas qu’elle travaille dans un lieu aussi dangereux de par son ascendance et surtout qu’elle ait accepté principalement pour leurs parents.

« Non, je dirai une vingtaine ou une trentaine de minutes d'attente… Après, on est au beau milieu de la nuit, peut-être que les réparateurs dorment… »


Pourquoi était-elle toujours aussi douée pour rassurer les gens ?  


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Dante Salaì Baldi
VAMPIRES - THE JAGGED JAWS
OSSATURE: : 29 ans, une trentaine jamais atteinte, vieillesse pour toujours inconnue CONTRAT: : Célibataire, l'amour m'a déjà tout repris, ma confiance en lui crève un peu plus à chaque rencontre BESOGNE: : Tatoueur, ancien stratège militaire repenti pour actes de cruauté gratuits et ultraviolence avérée
ÉCORCE: : 236 ans depuis l'été dernier, et ce chiffre ne va faire que monter jusqu'à me dégouter ÉCHINE: : Vampire depuis plus de deux siècles, avec une fierté non dissimulée pour cette origine glaçante qui fait de moi bien plus qu'un mortel @EFFIGIE: : Synyster Gates. BAFOUILLES: : 230 PACTE: : 18/03/2017



Message
Dim 2 Avr - 0:14
Tainted Love ✝ Apprécier, c'est le mot juste.

Salaì, c'est cette partie de moi mensongère et exagérée. L'ombre qui prend le pas sur le banal héritier Baldi. Je souris à sa remarque, les pupilles posées sur elle et sa contenance de fillette assagie par une éducation plus que correcte. Elle portait à merveille la simplicité de son prénom et son accent féminin donné par le a final. Aphrodite ne lui aurait pas convenu davantage, ses parents avaient sans doute eu raison de ne pas forcer un nom présomptueux sur elle et son visage si doux.
Elle redirige la discussion sur mon évocation du dessin, un talent qu'on ne me prête pas facilement au premier regard. Ma première pensée va à cette encre qui couvre bras, dos, torse, phalanges. Certaines de ces marques portent ma signature sans le montrer, simplement parce que j'ai voulu réaliser mes propres esquisses ou parce que j'ai eu la folie de vouloir m'encrer moi-même. Quelques traits sont de moi, sur l'avant bras droit, beaucoup sont des autres, des amis, des artistes. Mes oeuvres sont dispersées sur la peau d'inconnus croisés une journée ou plusieurs et repartis avec la chair marquée par mes aiguilles.
Je n'ai pas la prétention de retirer veste et t-shirt pour servir de toile vivante. Je me contente de penser à ces oeuvres à peine visibles près de mes phalanges et mes clavicules.

"Je suis tatoueur. Alors, disons que oui, je dessine encore. Mais je pratique sur mes modèles plutôt qu'en les observant."

L'art, mon sujet de prédilection. Musique ou peinture, piano ou crayon, tout ce qui me laisse exprimer plus que ce que je laisse paraître vaut la peine d'être débattu.
En vérité, j'ai toujours vu en société deux types de compagnie. La première, la plus atroce, est ce qu'il y a de pire lorsque vous converser. Sujets plats, voix morne, on s'ennuie. Mais l'intérêt vient d'ailleurs et la discussion survit par la récompense qui attend près des au revoir. La seconde, merveille qu'elle est, porte une passion qui pousse les réponses à s'éterniser, à devenir plus précises. L'envie est là, les secondes ne se comptent pas car toute l'attention se tient sur une curiosité réciproque.

Mia n'a rien de la première.

Je pouvais imaginer des discours soutenus, des échanges avec une saveur certaine. Difficile de croire qu'elle n'avait que 25 années derrière elle, années passées dans cette époque à la culture parfois douteuse, alors qu'elle s'exprimait et se tenait avec plus de maintien que des femmes rencontrées de mon vivant.

Et puis ça s'est fracassé contre le sol.

Je sens un frisson parcourir chacune de mes vertèbres en entendant le nom d'Hermès. Le souvenir de ma nuit me revient, avec lui la honte de ma débauche habituelle. Je peux prétendre que j'ai encore la tenue du prince florentin que j'étais, mais j'avais perdu ce statut quand j'avais quitté Firenze pour la guerre. Mia incarne la candeur et la perfection là où je ne suis que ruines et manipulation. L'écart se creuse brutalement et je n'ose même plus la regarder en face, préférant dévier mes iris noirs vers le sol métallique.
L'idée que l'ascenseur puisse chuter soudainement me frappe et me donne presque envie. Je me sens ridicule d'arriver à des idées si légères alors que mon existence toute entière n'a jamais été aussi piteuse et pathétique.
Je frissonne presque à nouveau en pensant à la possibilité qu'Hermès parle de moi à Mia. Je crains pour ma réputation? Devant une inconnue? Depuis quand?...

Et son estimation du temps à attendre finit de me glacer le sang.

J'expire lentement. J'ai les yeux rivés sur le vide devant moi, hanté par le songe invisible de la sauvagerie qui me gagne. Je déglutis. Vingt minutes, soixante fois plus de secondes, autant de battements de coeur qui semblent caresser mes canines à chaque passage. Je les entends presque frapper mon myocarde accélérant à l'idée de mordre, ralentissant par le manque de sang.
Je marmonne un "Super..." ironique. Je me prends à rêver qu'Hermès va venir ouvrir la porte de l'ascenseur et, par chance, le faire avant que je ne me saisisse de la seule jugulaire humaine présente ici. Ma crainte claustrophobique devient alors une peur de commettre l'irréparable assasinat de trop.

"J'oubliais qu'il fait encore nuit... C'est vrai..."

A la fois une aubaine et une merda. Si je me retrouve à sortir d'ici alors que le jour se lève, je peux signer ma perte. Je ne veux même pas m'imaginer bloqué chez Hermès à attendre la nuit, ni mourir en voyant le Soleil une dernière fois.

"Et bien... Quitte à se faire chier encore une bonne demie-heure..."

Je dois m'occuper, c'est vital. Pour elle essentiellement, mais pour oublier le lever du jour qui me taraude tant également.
Je fouille mes poches de veste, poches de jeans, poches arrière. Briquet, paquet de Black Devil, clés, écouteurs, et des crayons en tout genre. On est artiste, ou on ne l'est qu'à moitié. Depuis que j'avais seize ans je me baladais les poches trimballant de quoi étouffer mon besoin de dessiner. Je saisis un marqueur noir et commence à délimiter un rectangle sur la porte de l'ascenseur, puisqu'aucun autre support ne s'offre à ma disposition.

"Vous avez un tableau préféré? Un thème favoris? C'est ça ou des devinettes et très sincèrement, je n'en connais que des terribles dans un registre humour noir seulement..."

Quoi de plus jovial que des plaisanteries sur la mort...

"En revanche, je sais dessiner et je n'ai encore jamais essayé sur du métal mais ça ne peut pas être pire que mes clients les plus peureux..."

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Mia Del Nero
VATICAN - ANATOMY OF THE SOUL
OSSATURE: : 25 ans CONTRAT: : Célibataire, puisque la trahison et l'hypocrisie font partie intégrante d'elle.. BESOGNE: : Assistante de Sixte (Vatican) / diplomée en chirurgie
FABLE: : Totale. Son métier est d'étudier ces créatures, ce surnaturel. Elle a aussi accès à des connaissances plus poussées avec les ouvrages et les relations de sa famille. ÉCHINE: : Humaine, issue d'une famille de sorciers, mais la magie qui coule aussi dans les veines, réprimandée par une volonté trop forte PRESTIGE: : Son adaptation et son intelligence. Soit autre chose que des pouvoirs surnaturels. GANG: : Membre de la Mano Rossa / Par sa famille, elle est liée au coven Hellébore, malgré son absence de pouvoirs @EFFIGIE: : Emily Browning (c)Swan BAFOUILLES: : 464 PACTE: : 30/12/2016



Message
Mer 19 Avr - 23:03
Tainted Love ✝

Tatoueur. Un métier qui n'avait jamais obtenu grâce aux yeux de ses parents. En fait, comme beaucoup de nouveaux métiers. Ils étaient réticents aux avancées technologies, aux évolutions sociétales, quand bien même ils risquaient d'en voir bien plus qu'elle. Et oui, les deux sorciers étaient de ceux capables de traverser les décennies s'ils le souhaitaient, tout ça par sa mère, dont la famille possédait depuis des générations deux gourmettes empreintes d'un pouvoir certain. Gourmettes dont Mia n'hériterait jamais, son corps étant dénué de tout don. Bref, pour en revenir aux tatouages... Elle avait toujours rêvé d'en faire un, sans en avoir réellement l'occasion. Ses études ne le lui avaient pas permis jusque-là, et avec le Vatican aujourd'hui... Autant dire qu'elle n'avait pas pu saisir l'opportunité de s'en faire un. Néanmoins, elle restait curieuse, sans pour autant laisser les questions passer la barrière de ses lèvres. Il la prendrait pour une tarée, si elle commençait à l'interroger alors qu'elle ne le connaissait pas encore réellement... Même si le contraire était faux.

En revanche, elle percevait bien les muscles tendus de Dante. Avait-elle encore dit quelque chose qu'il ne fallait pas ? Parce qu'elle était passée experte en la matière et ne faisait même plus attention à ses propos. Ou alors, il ne voulait tout simplement pas passer autant de temps avec elle, enfermé dans un endroit si exigu. Ce qu'elle pouvait comprendre, elle qui avait toujours eu en horreur d'être proche des gens physiquement. Elle tenait à sa bulle, à son espace vital. Aujourd'hui, on pouvait dire qu'elle était servie de ce point de vue-là. Néanmoins, le sourire ne déserta pas son visage. Au contraire, il s'accentua même, comme pour remonter le moral à Dante. La jeune femme n'avait pas envie que le temps qu'il restait devienne pesant. Il fallait détendre l'atmosphère, qu'elle devinait tendue sans en comprendre la raison. Peut-être que sa nature à lui n'était pas tout à fait humaine, et qu'il se retenait de la dévorer sur place à cause de son lien avec Hermès. Sauf qu'à ce stade-là, ce n'était que des suppositions, des hypothèses. Et qu'elle se voyait mal le demander directement à l'homme.

Le marqueur entre les doigts de Dante lui fit hausser un sourcil. Qu'allait-il.... Il pouvait réellement dessiner sur une paroi d'ascenseur ?! Mia le regarda, interloquée. La question la laissa de marbre pendant quelques secondes. Quel tableau ? Quel thème ? Soupirant, elle en profita pour s'asseoir en tailleur, malgré la jupe qu'elle portait. Dante ne verrait rien, il n'y avait pas de miroir ici... Regard dans le vide, elle finit par répondre :

« Hé bien... Je dirai que les thèmes qui me parlent le plus sont soit les mythologies, qu'elles soient grecques, romaines, égyptiennes, japonaises... Ou alors les tableaux de la Renaissance Italienne. Si vous avez envie de dessiner le plafond de la Chapelle Sixtine... »
Sourire accentué. Ca, c'était une demande compliquée, et elle l'avait plus proposé pour détendre l'atmosphère qu'autre chose. D'ailleurs, elle venait de penser... « Sinon, vous avez déjà eu l'occasion d'aller visiter la Toscane ? J'aime beaucoup les paysages que l'on retrouve là-bas... »

Une campagne bien différente de Rome. Une campagne dans laquelle Mia se verrait bien vivre, mais elle ne pouvait laisser tomber sa famille ici. Que ce soit son frère, ses parents, ceux qu'elle avait fini par considérer comme ses oncles. Ils étaient tous importants à ses yeux, et partir en les laissant derrière... Très peu pour elle. Les yeux un peu dans le vide, elle les posa sur Dante. Une question fut à nouveau posée, curiosité insassiable.

« Ca fait longtemps que vous êtes tatoueur ? Quelles sont les pièces que vous préférez faire ? »

Le métier l'avait toujours intrigué et finalement, c'était un excellent moment pour en apprendre plus. Ils avaient du temps à tuer, autant s'en servir. En revanche, elle venait de se rendre compte qu'il la vouvoyait. Dans un premier temps, il avait usé du tutoiement, ce qui ne la dérangeait puisqu'il avait déjà entendu parler d'elle, mais il avait fini par changer. Peut-être était-ce pour la miner, elle qui avait tendance à vouvoyer tout le monde, par pure habitude.

« Vous pouvez me tutoyer vous savez, ça ne me dérange absolument pas. »

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Dante Salaì Baldi
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ÉCORCE: : 236 ans depuis l'été dernier, et ce chiffre ne va faire que monter jusqu'à me dégouter ÉCHINE: : Vampire depuis plus de deux siècles, avec une fierté non dissimulée pour cette origine glaçante qui fait de moi bien plus qu'un mortel @EFFIGIE: : Synyster Gates. BAFOUILLES: : 230 PACTE: : 18/03/2017



Message
Jeu 20 Avr - 17:55
Tainted Love ✝ Renaissance? Elle est bonne à marier on dirait...

Rictus en coin, retenu mais impossible à cacher. C'était pratiquement l'époque de ma vie toute entière, mon inspiration première quoiqu'il advienne. J'aurais pu, sans vantardise, reprendre l'Adam de Michelangelo, main tendu vers son Créateur. J'aurais aussi bien pu refaire celui des murs, pièce centrale de l'apocalypse du Buonarroti du Vatican. Cependant, mes affections tendaient plus à Raphaël et la douceur de sa touche.
A l'inverse, les mythologies m'évoquaient toutes ces Pandore, Perséphone, Eurydice, condamnées à l'Enfer par la faute d'un amant coupable ou d'une passion dévorante. J'y voyais toujours un parallèle cruel avec mon triste talent pour l'assassinat. Elles y croient, elles me croient, et quand la grenade est consommée, la boîte ouverte, le héros retourné, toutes retrouvent inexorablement le Tartare.

Héros sans épopée.

J'ai dessiné ces fresques plus d'une fois, la faute à ces décennies d'ennui occupées par la peinture. Une reprise de plus de ces mains iconiques, en voilà un défi qui me plaît et que je débute d'un trait de marqueur léger, écoutant la discussion prolongée par Mia.

"Je n'y ai pas mis les pieds depuis une éternité. Mais j'ai grandit à Florence et j'ai toujours gardé d'excellents souvenirs des paysages toscans."

Même si je n'avais que très peu vu les environs de ma chère Firenze de mon vivant. De tels paysages, des étendues grandioses, des décors incroyables. Ce n'était que des tableaux que je dessinais sans cesse face aux fenêtres. Des tableaux, des dessins...

"En fait, c'est la première chose que j'ai su dessiner." j'abandonne un instant mon ébauche renaissante pour esquisser une ligne d'horizon très sommaire juste en dessous, évoquant quelques reliefs et éléments de verdure avec une simplicité extrême; je me redresse légèrement, tournant mon feutre autour de mes doigts en constatant que j'avais gardé le souvenir de cette vue synonyme de liberté "Ca ressemblait à ça. Mais ça a du changer depuis mes quinze ans j'imagine." je reprends les détails de ces mains sanctifiées "Je devrais prendre des vacances pour y retourner quelques semaines et m'en faire des souvenirs plus frais."

Tu t'en souviens, pas vrai, de ta jolie cage?

Plus que tout, plus que mon premier sang, plus que mon dernier grade. Je me retrouve, si loin de Firenze, toujours effrayé par les mêmes entraves. Des barreaux similaires retiennent cette merveille qu'est la Toscane de devenir véritablement un chef d'oeuvre parmi mes souvenirs. Elle n'est alors rien de plus qu'une mémoire ancienne associée au jeune con que j'étais.
Mais je l'aime, ma Firenze natale, je l'aime bien plus que Rome. Mais tu la déteste aussi. Parce que je me souviens de papa qui m'apprend à obéir, de maman qui m'intime de me taire. Les visuels sont magnifiques, mais le reste est une douleur lancinante. Les échos du silence entre les couloirs, la panique progressant chaque jour un peu plus dans ma cellule, la jalousie maladive pour ceux qui vivaient en bas, libres. L'évasion n'aura que trop tardé, peu importe les années écoulées depuis ma fuite ingrate.

Une chance, les mots reprennent.

"Ca doit faire..." quarante ans, mais je n'ai jamais fêté ma trentième année "Un peu plus de dix ans maintenant."

Elle est presque banale la vie que je m'invente. Une enfance douce à Florence, des débuts de tatoueur si jeune, une innocence feinte. Je n'osais pas imaginer la panique grimpante si elle m'entendait un jour évoquer armée et morsure, immortalité et cyanure. Je peux mentir tant que je le souhaite, mais c'est bien du poison qui se faufile dans mes veines depuis deux siècles déjà. Humain, vivant, innocent, je ne le serais plus jamais.

"Je commence à compter mes dessins en litres d'encre." à nouveau, un rire léger, décrispé de cette envie de sang qui me taraudait tant "Cela dit, je peux déjà dire que je préfère travailler sur des femmes. Elles sont moins douillettes et moins musclées, ça aide. Et puis c'est..." je m'arrête un instant entre deux traits, songeur, cherchant à peser mes mots avant de dire, à regret, le fond de ma pensée "C'est juste plus agréable, surtout pour encrer le dos ou les omoplates. Ca fait un mal de chien, ce sont souvent de grosses pièces, ça prend du temps, bref, un Enfer. Mais c'est diablement beau."

Inutile d'en dire plus, j'adorais avoir de l'espace pour laisser parler mes aiguilles. Et rien ne m'avait jamais semblé plus sensuel qu'une silhouette aux vertèbres seulement habillées d'encre. Nuque et chute de reins, mon cadre favoris. Sans doute que mes premiers amours, très XVIII-XIXème, avaient laissé chez moi des faiblesses paraissant bien prudes face aux moeurs actuelles. Mieux valait que ce soit les lignes dessinées d'une taille marquée plutôt que celles d'une jugulaire qui me fassent céder. Pour peu que la situation s'y prête, j'aurais pu laisser passer une veine au profit d'une étreinte.

Cazzo, je deviens presque sentimental...

"Tentée par un tatouage? Ca fait moins mal qu'on pourrait le croire la première fois."

Double sens derrière un sourire et un regard enjôleur? A peine...
Mon vague talent pour la reproduction d'oeuvres renaissantes termine les contours d'une main, passant à l'autre aussitôt en gardant calme et concentration. Les bénéfices insoupçonnés de l'art, ses vertus apaisantes avec presque rien. Le reste de ma tension envahissante s'efface avec cette autorisation au tutoiement. Voilà qui allait terminer de remiser au placard ma jeunesse florentine et son éducation poussée. J'échappe toutefois un soupire amusé en quittant mon croquis un instant pour Mia.

"Dans ce cas, essaye de me tutoyer aussi, tesoreria." mon regard se reporte sur la parodie de Chapelle Sixtine alors que ma main gauche finit de détailler l'index "Ou alors commence à m'appeler Dantelangelo parce que si ça continue je suis parti pour redécorer le plafond."

Mais je n'en fais rien, je me contente de poser les genoux à terre pour poursuivre l'ébauche d'horizon toscan que j'avais commencé, poursuivant la discussion avec simplicité. J'avais l'espoir vain mais ignoble que si je me tenais occupé, je repousserais le désir viscéral de mordre sa fémorale. Cette seule idée...

Toscane, songe à la Toscane.

"Je ne t'ai pas demandé, mais toi tu fais quoi au juste? En terme de job? Je n'ai pas le souvenir qu'Hermès en ait déjà parlé."

Au fond, cette question souhaitait seulement répondre à l'inquiétude ridicule qu'elle puisse exercer dans le même domaine que son frère. Jalousie maladive, quand tu me tiens. Stupide possessivité grandissante, chaque fois c'est pareil. Je la connais pourtant à peine, je ne sais même pas si nous seront deux à sortir de cet ascenseur. Et pourtant, je m'y reprends, à rager intérieurement à l'approche d'une réponse déplaisante. Fou que je suis...

"Mais si tu préfère on peut parler Renaissance et mythologies, vu que t'as l'air d'avoir du goût." dis-je en lui adressant un bref sourire plaisantin, terminant de prolonger quelques traits jusqu'au coin de l'ascenseur

Modernes Hadès et Perséphone, piégés là par la comédie des dieux.

Ou par une plaisanterie macabre.

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Message
Sam 29 Avr - 19:38
Tainted Love ✝

Le sourire de Dante ne lui échappa pas. Etait-il heureux par l’époque évoquée ou se moquait-il d’elle, la trouvant trop sérieuse ? Mia n’avait jamais été la personne la plus douée au monde pour lire au travers des visages et des expressions. Finalement, elle restait très cartésienne, trop, les émotions, ça empiétait sur l’esprit et le raisonnement d’une personne. Ou alors était-ce simplement parce qu’elle avait du mal à gérer et comprendre les ressentis, ce qui faisait qu’elle les classifiait forcément dans dangereux. Cependant, il évoqua sa connaissance de la Toscane, et le fait qu’il avait grandi à Florence. Comme c’était étrange. Une belle coïncidence, peut-être qu’il avait déjà entendu parler de sa famille ? Certes, sa mère était arrivée à Rome il y plus de trente ans, donc n’aurait pas croisé le jeune homme à Florence si celui-ci avait bien l’âge qu’il paraissait faire, mais il y avait toujours des grands-parents, des cousins, de la famille plus éloignée dont le nom faisait écho au sien. Une question qui lui brûlait les lèvres. D’autant plus que Mia n’avait que peu eu l’occasion d’y aller. Certes, quelques visites avaient été planifiées, mais entre l’entraînement de son ainé et les travaux et rendez-vous de ses parents, elles n’avaient guère duré plus de quelques jours, laissant la jeune femme sur sa faim.

Elle remarqua alors que Dante avait pris sa plaisanterie au pied de la lettre, et avait entamé un dessin que Mia n’aurait jamais imaginé possible de reproduire. Evidemment, on parlait de génies de la Renaissance, et même si son interlocuteur pouvait être doué, atteindre leur perfection… L’italienne était sceptique. Et pourtant, ses yeux ne quittaient pas la porte métallique se remplissant petit à petit de détails. Puis Dante lui avoua que c’était la première chose qu’il avait su dessiner, les paysages toscaniens. Il esquissa quelques traits à ce sujet, et un sourire se glissa sur les lèvres de Mia. Cela lui rappelait quelques souvenirs. Des souvenirs plutôt lointains à vrai dire, au vu de son train de vie actuel, bouffé par le temps passé au boulot. C’était pour ça qu’elle venait vers Hermès. Pour reposer un peu son esprit, diminuer le stress qui déchirait ses entrailles. Y retourner quelques semaines… En voilà une chose qu’elle devait faire aussi, si elle parvenait à se prendre des vacances sans culpabiliser. Ce qui était le plus compliqué finalement, bien loin devant tout le reste…

Dix ans qu’il tatouait ? Elle siffla légèrement. Il y a dix ans… Elle allait à peine terminer le lycée. Mais elle était en avance, car à défaut d’avoir des pouvoirs, elle avait l’intelligence. L’année d’après, elle allait entamer ses études de médecin. Et voilà où elle en était aujourd’hui. Presque dix ans pour finir dans les sous-sols du Vatican, à être considérée comme une moins que rien. Enfin, son diplôme, il y avait une partie de l’influence de ses parents, elle le savait bien. Au vu de leur position, personne n’avait osé leur dire non. Soyons sérieux, sans cet appui, jamais elle n’aurait été acceptée si jeune, et jamais elle n’aurait été si en avance sur son âge. Les percepteurs payés, la magie utilisée sur elle certainement. Cette pensée la fit sourire tristement. Elle n’espérait pas que ça aille à ce point-là. Elle pèterait certainement un câble sinon. Du moins, elle l’espérait. Malgré son sens aigu du devoir et du sacrifice familial, elle espérait qu’elle ne laisserait pas passer une telle horreur, une telle manipulation. Que ses principes seraient plus forts que le reste.

Ah, les femmes étaient moins douillettes, ça se confirmait. Son sourire s’accentua à nouveau. Puis disparut à l’évocation du tatouage. Celui-là-même qui la taraudait depuis quelques mois, quelques années, dont elle devait parler à ses parents, en espérant qu’ils acceptent. Enfin, elle se le paierait dans tous les cas, au vu de l’argent qu’elle avait accumulé en travaillant pour une mafia. Cependant, sa mère pourrait être plus facile à convaincre, au vu de la création des sceaux qu’elle pouvait faire, cela lui permettait d’avoir des traits préétablis pour intégrer sa magie sur Mia. Oui, la mère essayait ce genre de choses, et il fallait l’avouer, c’était plutôt utile par moment, déjà avec la Mano, et puis pour le futur avec le Vatican… Bénéficier d’une telle protection ne serait pas négligeable.

Tutoiement accepté, qu’elle devait faire en retour d’ailleurs. Etonnamment, elle avait toujours plus facilement vouvoyer que tutoyer. Peut-être à cause de l’élite dans laquelle elle avait grandi, sans pour autant vivre déconnecter du monde réel. Enfin, elle utilisait cela comme une marque de respect, sans forcément s’attendre à la même chose de son interlocuteur. C’était sa manière de voir les choses, et jamais elle n’irait l’imposer aux autres. Tant qu’on ne rentrait pas dans un débat en fait. Elle quitta ses pensées lorsque la question du métier fut évoquée. Pour elle. Encore un qui allait avoir l’excuse de la chirurgienne. Sourire sur les lèvres, accentué par une légère blague précédemment énoncée.

« En effet, tu vas redécorer la cage d’ascenseur, mais ça ne lui ferait pas de mal… »
Petite pause alors que son regard épousait l’endroit pour appuyer ses propos, avant de revenir sur Dante, toujours concentré sur son œuvre. « Ca ne me dérange pas d’en parler. J’ai terminé mes études de médecine il y a peu et donc je suis chirurgienne. »

Toute jeune, toute débutante, pas forcément hyper respectée. Enfin, son âge entrait souvent dans les arguments lorsqu’on tentait de prouver qu’elle était incompétente. Elle frotta ses poignets, laissa son regard détailler l’œuvre que Dante était en train de dessiner, de recopier de mémoire. Et elle qui pensait en avoir une bonne… Il en avait clairement une meilleure pour se souvenir d’autant de choses d’une œuvre aussi gigantesque.

« J’y pense depuis quelque temps en effet. Mais… Je suis toujours un peu indécise, et comme je ne peux pas me permettre de louper mes jours de boulot, si je ne supporte pas la douleur les jours d’après… » Léger soupir. Et pourtant, elle aurait voulu le faire, sauf… « Et aussi, j’aimerai partir sur une grande pièce. Le dos, entièrement. Pas sûre que ce soit la meilleure idée pour gérer la douleur. »

Sourire en coin, Mia en avait parfaitement conscience. Et malgré tout, elle ne parvenait pas à s’enlever l’idée de la pièce imposante dont elle avait envie, qui tournait en fond dans son esprit. Un petit soupir quitta ses lèvres, alors qu’elle glissait ses jambes sous elle et changeait de position.

« Ma mère vient de Florence, c’est pour ça que j’ai eu l’occasion de visiter un peu, mais jamais très longtemps. J’aurais aimé y passer plus de temps, c’est tellement différent de Rome, c’est plus… Reposant. Loin de l’agitation de la capitale d’un côté. Loin de l’épicentre religieux aussi. » Pause. « Si tu as le temps d’y retourner, je te dirai de sauter sur l’occasion, ne serait-ce que pour la campagne toscanienne. Faut en profiter tant que l’on est encore jeune. »

Quelques mots pour montrer son désaccord avec la religion. Et malgré tout, elle travaillait pour le Vatican, allait sur cette place qu’elle détestait tant, vivait entourée de ces préceptes qu’elle haïssait. Tellement de sacrifices pour si peu…

« Tu as fait des études dans l’histoire ou l’Art ? Pour t’y connaître dans les œuvres… »


Dis-moi, qu’aimes-tu ?


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+ In the ruins of Madness +
There was once a girl, she wasn't well known, she fell down a rabbit hole. She tried to get up but she couldn't break free, as she was locked in the chains of Insanity.

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Elle aimait la mort, il aimait la vie. [Flashback] | PV Mia
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