Les nuits fauves – Gia

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[titre de mon champ]: OSSATURE: : 25 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : Marié avec les portefeuille de ses daddy/mummy [titre de mon champ]: BESOGNE: : Yolo [titre de mon champ]: ÉCORCE: : 61 ans [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Sorcier [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Élémentaire terre [titre de mon champ]: GANG: : Worship Gildi (Coven Datura) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 95 [titre de mon champ]: PACTE: : 14/03/2017



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Sujet: Les nuits fauves – Gia   Dim 19 Mar - 19:22
La nuit a été chaude malgré l’hiver encore bien présent. Une nuit comme Camille les aime. Il a été appelé par une régulière pour une réception privée, extrêmement ennuyeuse. Rien de prometteur, la vieille dame a juste besoin de lui pour parader et sourire. Même pas de coucheries, juste paraître. Il l’aime bien, mamie, elle paye toujours bien et elle a toujours deux trois présents pour lui. Et elle s’en fout s'il ne finit pas la soirée avec elle. Camille n’aime pas ces réceptions, c’est plat, c’est devinable, c’est trop étiqueté. Boring. Mais la bouffe est bonne, mais l’alcool coule à flots.

Et c’est en parlant aux inconnus que Camille finit dans le lit de ceux-ci, à se réchauffer, à se plier aux​ désirs et aux envies, à expérimenter, à jouer, à frémir, rougir, jouir. Et il est beau, dieu qu’il est beau son amour d’un soir. Une beauté tranchante, à la fois froide et brûlante. Assurément pas humaine, probablement vampire. Camille s’en fout car il jouit, car il le fait jouir, car il est ivre des bonnes liqueurs, des bonnes chairs, des caresses et des baisers.
Camille est encore loin, perdu dans le confort de l’orgasme, peloté contre un corps chaud dans des couvertures douces. S’il n’avait pas de confiance professionnelle (ou s’il était fou pour se laisser aller dans les bras de Morphée, sans sécurité, dans le lit d’un illustre inconnu), Camille se serait endormi immédiatement. À la place, les muscles endoloris, il se redresse contre les barreaux du lit, la peau poisseuse de sueur et de foutre. Je dois virer maintenant, ou j'ai le temps de prendre une douche ? qu’il demande, attardant ses lèvres contre la peau de son cou. En plus, faudrait que Camille retrouve ses vêtements dans l’appartement, le costume a coûté cher – même si ce n’est pas lui qui l’a payé. Pour la première fois vraiment, ses yeux chocolats parcourent la pièce, découvrant ci et là quelques cartons jamais déballés. Un nouveau en ville ? Une myriade de questions se bouscule sur la langue de Camille, mais elles ne franchissent pas la barrière de ses lèvres, encore trop groggy par le sexe pour envahir la pièce de ses blabla incessants​. Ses yeux se posent sur un cadavre. Immédiatement, son coeur se serre, ses sourcils se froncent. Un oh contri franchi ses lèvres. Camille a mal pour ce petit bout de chose rabougri, un petit ficus chétif, malade. Oubliant son hôte, Camille quitte la chaleur du lit pour s'accroupir devant la plante d’intérieur, utilisant un peu de sa magie pour revitaliser les feuilles flétries de la pauvre petite, lui murmurant quelques mots d’amour et d’encouragements, regardant avec des yeux émerveillés d’enfants les fleurs redevenir vertes, fortes et fières. Camille, il a toujours été bluffé parce ce qu’il était capable de faire, même si ce n’est pas grand chose. Il se tourne enfin vers son amour du soir – Gia, l’informe son cerveau encore pas mal embrumé par l’alcool et le sexe. Tu sais, même les plantes ont soif. C’est pas trop cool de laisser la pauvre petite se déshydrater. Comme si c'était un chiot, Camille caresse doucement l’une des feuilles du ficus revigoré.
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[titre de mon champ]: OSSATURE: : 49 s'étiole au faciès marbré de l'ancien. fissures notées au masque pourrissant d'un carnaval passé. [titre de mon champ]: CONTRAT: : divorce notifié. le myocarde cogne de noces nouvelles, l'attrait retrouvé, les bacchanales mortuaires pour un noctule enivrant. [titre de mon champ]: BESOGNE: : inspecteur, police criminelle. le canon logé à la paume, le sang en rigole sur la parure et les lippes. traque de la fourberie humaine. paluches plongées à la fange, aux cercles infernaux. moissonneur de pécheurs. crocs aux cuisseaux. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : 147, vie de moitié incisée. tombeau encore éloigné. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : lupus sous l'échine du mensonge. monstre au revers du costume. l'humain est un pyjama, une erreur, le voile d'une stupeur cannibale. [titre de mon champ]: GANG: : nostra regno. paluches à la poudre séquestrée. paquets revendus au contrat malsain des trafiquants. picaille prospère. orbes clos aux transactions. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : MIKKELSEN (faust, astra) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 2909 [titre de mon champ]: PACTE: : 14/12/2016



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Sujet: Re: Les nuits fauves – Gia   Ven 31 Mar - 9:54
I was scarcely even capable of inventing new horrors to fill the emptiness. I felt powerless and degraded.

Réception. Obligation. Présence nécessaire à cette faune de serpents. Nid de vipères. Arsenal richesse qui n’est pas son monde. Costume trop cher aux épaules, les tissus somptueux, dégueulant le luxe dans lequel il ne baigne pas. Mensonge. Façade de l’humain. Factice de tout. Un dernier regard de dépit au miroir et s’annonce le monarque de papier. Le soldat à la botte d’une organisation planant au dessus de son crâne. Charité. Connerie. Inspecteur de la criminelle qu’on veut présent. Parader pour eux. Après quelques mains servies, le loup se tourne à son lieu favori ; le bar. Noyade à l’alcool. Nourriture lorgnée d’un oeil torve, écoeuré. Pas une de ces horreurs ne franchira son estomac. Il est prêt à s’évader avec une bouteille, fuir dans les couloirs, entraîner quelques miséreux à sa suite bacchanale. L’élan est coupé. Mioche présenté à sa rétine. Dialogue de moitié. Les gestes se perdent déjà. Aucune explication. Juste un gamin qu’il emmène chez lui. De ces nuits fauves où s’enroulent les corps, geignent les gorges. Garçons devenus rares entre ses draps. Animal jeté sur les virginales princesses, les éplorées, les aisés à faire disparaître au Tibre de restes maigres. Il l’aime à la violence le garçon. De paluches trop serrées, de dents venant taquiner la chair. A quelques moments, il songe à la dévorer, à finaliser la définition du mot. La mâchoire se referme à l’épaule, semble prête à arracher la chair, ne faire qu’un festin du prince de suie. Le geste ne suit pas. Il s’est ravisé. Débâcle des amants. Il l’épuise le gamin. Gémit le fou de dernier coups de rein. L’animal enserre sa proie, l’amant, le garçon de minuit. Peluche que devient le sans-nom entre ses bras. Foutre couverture de leurs ébats.

Giacomo grogne à l’évocation d’une fuite. De ce corps qui s’écarte du sien. Canidé déconcerté. Plainte s’évadant des lippes rouges d’embrassades. “Tu peux rester, si tu m’donnes ton prénom.” Sur le dos, les yeux rivés au plafond glacé d’un miroir, il étend le regard vers le gamin. Nuit trop courte. Inconnu qu’il veut conserver jusqu’au matin. S’évade la peluche. “J’crois t’avoir dit de rester là… qu’est-ce que…” Pupilles curieuses. Il se redresse d’un coude sur le lit, observe. Compréhension nulle. Plante rabougrie ayant attirée l’attention de son hôte. Morceau de vert certainement déposé par Doris, ou Valko. L’ironie de la décoration, voir d’une présence vivante dans sa chambre. Il aurait pu s’en détourner, ne rien remarquer. Trop curieux. Les billes crépitent, les paupières battent plusieurs fois. Sorcier. Sorcier. Le mot s’imprime au cortex, s’impose, devient litanie de la peur. Magie terreur. De gestes rapides il écarte le mioche, emporte la plante, jette le maléfice par delà la fenêtre. Croyance qu’elle n’est plus là, que la normalité faussée reprendra sa place, son droit. Toujours dos au gamin. Les mains posées aux rebords de la fenêtre. L’animal tremble de rage, retient une transformation imminente. “Pas de magie… pas de sorcier. Je n’veux pas voir votre putain d’monde autour de moi.” Souffle rauque. La peur s’enroule à la colère. Cocktail danger. “C’est elle qui t’envoie ? C’bien son genre. Toujours à avoir des laquais pour ses affaires.” Elle. C’est Lilith qu’il s’est personnifiée. C’est l’enfant-sadisme qui l’a marqué au fer. Cuisse douleur du sceau familial. Elle. C’est la panique. Fabulations. Sorciers qu’il accuse d’être à sa botte. Giron diabolique. L’esprit embrouillé.


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Sujet: La nuit sombre – Erebe    Dim 9 Avr - 15:44
Camille, et toi ? Et en toute réponse, le pauvre ficus a une demi-seconde pour apprendre à voler. Camille, choqué, fixe les quelques feuilles rescapées se blottir contre le parquet froid. Mourantes, il pourrait presque entendre leurs gémissements. Malgré son cerveau encore groggy par le sexe, il éprouve une soudaine haine pour ce type, ce… ce… type. Lui qui est pourtant extrêmement créatif, il est incapable de trouver un adjectif qui lui irait. Le geste de méchanceté gratuite se mélange aux caresses douces. Alors étrangement, Camille reste silencieux, posant un genou à terre pour récupérer les pauvres petites vétérans d’une guerre qu’elles n’ont pas demandées. Il en fera des boutures avec Gildì, elles auront une belle vie verdoyante et arrosées d’eau fraîche tous les matins. Puis le bourreau des plantes se met à parler, à marmonner dans ses joues mal rasées bien trop sexy. Camille décèle de la peur dans sa voix. Son sourcils se hisse haut sur son front. Qui pourrait avoir peur de lui, Camille ? Lui, le garçon rejeté par sa famille ? Lui, le garçon qui a dormi avec un veilleuse jusqu'à ses 21 ans ? Lui, le garçon que personne ne prend au sérieux ? Camille ne pensait effrayé personne, encore moins un homme du stature de son amant. Elle, c'est qui elle ? Mon suprême, c'est Gilou, Gildì, et je l’ai jamais vu porter de robes, mais p’t’être quand il est bourré… L’idée lui plaît, à la prochaine cuite, il essayera d’en faire une Dragqueen. Surprenant un geste en direction de la cuisse, découvrant la mutilation, Camille se tait dans sa logorrhée. Son homme est en train de faire une crise de panique. Lui aussi, il en fait, surtout quand il était plus petit, mais il a toujours quelqu'un à ses côtés. Alors Camille prend le peu de courage qu’il possède entre ses mains, se relevant afin de s’approcher du gars. On dirait un loup acculé au bord d’un ravin et Camille comprend alors sa race. C'est une frisson glacé qui court le long de son échine. Et s'il se transforme ? Un coup de machoire et bye-bye Camille. Il respire un grand coup et pose sa main dans le creux de ses reins, initiant un mouvement apaisant. Hé, ça va. Respire, oublie pas de respirer. Je veux pas te faire du mal, j’en serais incapable. Tu m’as sorti d’une soirée chiante, on a bien baisé, t’es beau et tout… Je sais pas de qui tu parles, mais ça a l’air d’être une salope. Je traîne pas avec des gens comme ça, moi. La seule salope que je connais, elle s’appelle Gigi et c'est parce qu’elle te fait de ces trucs avec sa bouche ! Tu t’enfonces, Camille. Dans un soupire, ses doigts remontent vers sa nuque pour s’enrouler entre ses mèches. Ce que je veux dire, c'est que j’ai rien avoir avec cette nana. Je suce des queues et broutes des minou pour mon compte. Pis ouais, je suis sorcier, et si je suis vénère je te fais pousser des cactus dans ton froc. Ce qui n’arrivera pas, parce qu’on est cool, hein ? Camille recherche son regard, un poil inquiet à l’idée d’avoir juste jeté de l’huile sur le feu. Puis, curieux, il glisse un oeil par dessus la rembarde de la fenêtre, grimaçant en voyant le pauvre cadavre du ficus. Ça, ça lui fait mal au coeur.
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Sujet: Re: Les nuits fauves – Gia   Sam 17 Juin - 10:16
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Camille. Boutade du passé. Prénom ricochant d’un autre, de subtiles souvenirs emmêlés à une caboche au passé qu’il voudrait atrophier. Camille. C’était un autre, ça restera un autre. Pourtant, le prénom cajole la face du petit prince à ses draps. Camille. Il l’a nommé de différents surnoms cette nuit. Le sien qu’il offre à présent. “Giacomo.” Pas de mensonge, de langue ripant à la vérité. D’ordinaire, il s’invente quelques identités, ricane de ceux qui ne pourront venir toquer à sa porte. Chiens renvoyés à leur fange. Gosse apprécié après une nuit. Ridicules pensées.

De l’attachement certain, du besoin de le revoir, tout s’éclate, devient tessons psychiques à la vue d’un maléfice. Magie. La colère gronde, anime le loup, l’empêche de raisonner avec soin. Bête ne répondant que par les gestes, pensées passant en second de ses priorités. Tombent les accusations. La peur s’accroche, mord, se fait sauvage adoratrice d’un monstre tremblotant face à un enfant. Dos à celui qu’il juge capable de le museler. Tenter de reprendre contenance. Nom qui lui est donné. Autre coven, autre identité. Gildi. Le nom n’évoque rien. Monde qu’il refuse de connaître. Sorciers et leurs abus. La tension stagne, ne connaît plus d’élan carnassier. “T’es certain de c’que tu baragouines ? T’es pas là pour m’emmener aux souliers de l’autre pute ?” Esclavagistes. Sorciers prônant l’idée que les lycans sont leurs bêtes, leurs animaux, possessions amusantes.

L’échine frisonne aux dextres craintifs. Apaisement minime de la Bête, de l’animal grondant sous les chairs. Main à ses reins, son dos. Les caresses taisent la peur, enveloppent d’une impression coton. Camille continue son discours, s’enfonce à des palabres sans plus aucune importance. “T’as une belle gueule gamin, mais j’connais vos tours de passe-passe. T’pourrais avoir trois siècle sous l’capot, personne l’saurait que tu fricotes avec du sang pour entretenir ton petit cul.” Cactus à ses couilles. Menace laissant apparaître risette aux babines lupines. “Me torture pas la queue, ni les couilles… j’en ai besoin pour me ramener à manger.” Évocation soudaine d’une passion différente pour la chair. Paluche s’enroulant à la nuque du mioche penché à l’observation d’un cadavre floral. “T’inquiète pas, t’es pas sur ma liste de courses.” Se claque un baiser à la joue de suie. “T’es juste capable d’faire pousser des plantes ? Tu pourrais étouffer la voisine avec ses géraniums ? Me demande pas comment j’connais le nom d’ses plantes.”


blabla:
 


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Sujet: Re: Les nuits fauves – Gia   Lun 19 Juin - 11:12
Merde, il attaque l'âge, c'est bas ça ! L’outrage va se redresser Camille, ses lèvres se pincent. Ca va, j’ai que soixante ans, qu'il marmonne d’un air digne qui le rend plus ridicule qu’autre chose, réduisant sensiblement son âge véritable. Camille ne veut pas vieillir, ça lui fait peur. Et si, les cheveux poivre et sel, on ne l’aime plus ? Ça le terrifie, c'est pour cela qu'il vole la longévité des plantes, réduisant de façon drastique le vieillissement de son corps. J’utilise pas de sang, ch’suis pas un vamp. Ma méthode est vegan et cruelty free, moi, môsiô. Puis Camille se souvient que ce n’est pas vraiment le moment de faire des blagues, alors il se calme, il essaye de faire profil bas. Ça chauffe chaud et froid, Giacomo le menace. Outil ? Ses yeux dégringolent le long de son torse pour s’arrêter vers le membre qu'il a adoré toute une nuit. Son imagination un brin débordante interprète à sa façon les propos de Giacomo, imaginant un gland bordé de dents et un frein plein d’épines. Oh, Camille aurait gloussé à sa propre connerie s’il n’avait pas des chances de finir dans l’estomac d’un lupin. C'est pas les mantes religieuses qui croquent leur partenaire après le coït ? Peut-être que Giacomo est une Mante-religieuse-garoute. Un sourire peu assuré tord brièvement son visage avant de se rappeler qu'il est sur la sellette. J’aime pas faire du mal aux gens, je préfère courir. Camille est un bon coureur, avec beaucoup d’endurance. Il est taillé pour la course, tout en longueur, les muscles secs. Camille préfère courir car sinon, ça voudrait dire que sa mère aurait gagné. Elle aurait fait de lui un sorcier monstrueux, avide de pouvoir. Mais il n’est qu'un petit élémentaire qui oublie même que la magie est en lui, se comportant la plupart du temps comme un humain. L’éponge semble être passée, l’afro-américain préfère y croire. Ça le rassure. Le loup embrasse même sa joue, la hache doit être enterrée mille pieds sous terre. Et puis parler de verdure le rend tout joyeux. Après un autre coup d’oeil par dessus la rembarde, il fait : ce sont des bégonias, tu sais que certaines espèces peuvent être manger ? Genre ta salade peut être de la planplante de mamie. Les géranium c'est le pot en dessous de nous, les trucs violets. Ce sont des saloperies prétencieuses. Il a un rictus méprisant avant de se reculer. Je pourrais. Mais je suis non-violent, ragazzo, pis ce serait forcer la plante. La plupart ne sont pas belliqueuses. Chaque espèce à sa personnalité. Les ficus c'est plutôt pépères, mais ça surkiffent les potins. Ils aiment bien les lieux de passage pour ca. Si tu avais pas défenèstré Roberto, je l’aurai fait parler ! C'est sa spécialité, Camille sait faire parler (et chanter) les végétaux. Il pourrait faire un excellent espion, mais il veut faire de mal à personne, le bougre. Ses yeux brillent, lorsque le flot de paroles s'écoule de sa gorge, le visage terriblement expressif ! Nu, il gesticule dans tous les sens, ce qui pourrait être tout à fait ridicule si la passion n'avait pas été là. Puis,ses yeux se posent sur les platanes en contre bas, il s’excite. Atteeeeeeends, je vais te montrer ! Il secoue brièvement Giacomo avant de se concentrer, la main sur le biceps de son hôte. Ceux plantés en bordure de rue sont souvent facile à éveiller, étant jeune. Pour les arbres millénaires ou même centenaires, c'est une toute autre histoire. La respiration de Camille s’apaise, l’homme lui-même semble changer. Le battement de la sève emplie son crâne et il entre en transe, à l’image de ces moines perdus au fin fond d’une montagne sacrée. Faire entendre la flore à un non initié, non magique, est toujours difficile mais Camille est rompu à l’exercice, aimant partager cela. Tout se passe dans la tête même si pour les plus imaginatifs, l’arbre s'humanise. Bientôt, c'est Giacomo qui ressentira ce que Camille ressent, qui entendra ce que Camille entendra. Le visage de ce dernier se tord de tristesse tandis que la douleur sourde de l’arbre fait vibrer ses os. Il est malade qu'il murmure doucement, un champignon. Ça lui donne envie de pleurer, tout ça. Mais le platane sort de sa retraite, curieux. Alors Camille se redresse, présentant de vivre voix sa personne et celle de Giacomo. S'il pouvait, l’arbre aurait fait claquer la langue sur son palais. Un murmure de salutation résonne dans son esprit, suivi d’une recommandation : regarder avant de traverser. Les platanes sont comme ça, très protecteurs. Ils en ont peut-être marre de voir des automobilistes s’écraser contre leur écorce. Mais le lien est tenu, se cassant progressivement, la maladie étant trop forte. Ça rend Camille toute chose lorsque son esprit est vidé, un voile de tristesse sur le cœur. Faudrait dire à la mairie qu'il est en train de mourir. Ses doigts de décrispent du bras de Giacomo, sa main retombant contre sa cuisse, molle.

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