Ad occhi chiusi | Morgana & Giorgio

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conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : 34 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : En couple avec Calliope Tinovia. Et papa dans quelques mois... Un défi de taille qui l'attend, mais il n'est pas sûr d'y être prêt. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Prof d'Histoire de l'Art (particulier), qui essaye de reconstruire sa vie après sa sortie de prison début mars, où il a passé cinq longues années pour avoir tué trois personnes sous l'effet du sang de vampire, qu'il consommait à l'époque sans se douter que ce n'était pas une drogue comme les autres. Héritier d'une famille aristocratique tyrolienne, il a été renié par son père à cause de ses déboires. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est récemment fait mordre par un vampire, frôlant la mort. Plus que jamais, la menace est devenue tangible à ses yeux, la peur le guette une fois la nuit tombée. Les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Humain, proie potentielle. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Dan Stevens by Schizophrenic (c) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 2646 [titre de mon champ]: PACTE: : 02/01/2017



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Sujet: Ad occhi chiusi | Morgana & Giorgio   Dim 26 Mar - 23:29


❝Ad occhi chiusi❞
Morgana & Giorgio
L'homme s'étira, bâillant pendant de longues secondes. Le sommeil pesait encore lourd sur ses paupières, alors qu'il passait une main sur ces dernières. Calliope était partie travailler ce matin-là, et lui, il était resté dans son appartement, comme depuis presque trois semaines. Eh oui, cela faisait déjà à peu près trois semaines que Giorgio était sorti de prison. Il était en liberté conditionnelle désormais, il devait montrer qu'il était digne de confiance, qu'il méritait réellement cette chance qu'on lui donnait de passer les derniers mois de sa peine dehors. L'Italien savait qu'il devait faire un effort pour retrouver une vie normale, saine. Et pour trouver un travail aussi, montrer qu'il pouvait se réintégrer dans la société.

Quand il regardait en arrière, qu'il repensait à ces jours plus joyeux où il était prof d'Histoire de l'Art dans ce lycée de la capitale, qu'il se souvenait de la passion et de l'énergie qui l'animaient et qu'il transmettait à ses élèves, une douce nostalgie l'envahissait. Il était si jeune, si motivé, malgré la peine qui le consumait déjà à l'époque. Il se battait pour quelque chose. Pour son avenir... Sauf qu'après ces pensées réconfortantes qui lui revenaient en tête, celles du jour où il avait dérapé et où il s'était fait virer remontaient également. Il avait complètement sombré par la suite. Il avait plongé dans la drogue, il avait coulé comme une épave. L'ancien aristocrate savait qu'il ne pouvait plus se laisser aller comme ça. Il s'était promis qu'il ne referait plus les mêmes erreurs, il se l'était promis pendant ces cinq longues années en prison.

L'homme se redressa, puis il prit enfin son courage à deux mains pour quitter le canapé sur lequel il dormait chaque nuit –  son dos ne s'en plaignait pas plus que ça, au passage, vu qu'en prison ce n'était pas beaucoup mieux – et il se dirigea vers la salle de bain pour se rincer le visage. Le blond se regarda dans la glace pendant quelques secondes, immobile. Il était fatigué. Fatigué de quoi, me direz-vous ? Fatigué de ne rien faire ? Peut-être bien, effectivement. Il n'avait pas besoin de vacances, non, ce dont il avait besoin, c'était d'avoir un but, de se battre pour quelque chose ou pour quelqu'un. Mais bon, pour en avoir la force il faudrait déjà qu'il mange quelque chose. Il avait sérieusement besoin de caféine, là...

Se dirigeant vers la cuisine, le Tyrolien rassasia donc sa faim, tranquillement. Rien ne pressait, de toute façon. Puis soudain, le téléphone sonna. Giorgio tourna la tête, hésitant. Il ne savait pas s'il était censé y répondre en l'absence de Calliope. Cependant, la personne qui était en train de l'appeler semblait particulièrement insistante. Un soupir s'échappa de la bouche de l'homme, qui se leva finalement pour décrocher le téléphone. Peut-être que c'était important, allez savoir.

« Pronto ? »

Dit-il en décrochant l'appel d'une voix encore un peu rauque. De l'autre côté, aucune réponse. Mais quelqu'un était là, il pouvait entendre sa respiration. Giorgio fronça légèrement les sourcils.

« Allô ? Ici Giorgio... J'suis un ami de Calliope. Elle n'est pas là en ce moment. »

Peut-être que la personne de l'autre côté avait été juste surprise d'entendre une voix masculine plutôt que celle de la brune... Mais enfin, il venait d'expliquer qui il était et pourquoi il avait répondu. Alors pourquoi il n'y avait toujours pas de réaction de la part de la personne qui avait appelé ? Le blond commençait à s'inquiéter un peu.

« Allô ? Allô ? Je vais raccrocher, d'accord ? »

Puisqu'il ou elle n'avait rien à dire. Lui, il avait son petit-déj' à manger, hein. Cependant, contre toute attente, une voix se fit enfin attendre. Une voix que l'ancien détenu reconnut aussitôt, une voix qu'il reconnaîtrait entre mille : celle de son père.

« Giorgio... Attends. »

Une émotion étrange saisit l'ancien prof. Les larmes lui montèrent aux yeux, tandis qu'il posait une main sur sa bouche. Ce n'était pas possible. Cela faisait quoi... Quatorze ou quinze ans depuis la dernière fois qu'ils s'étaient parlés ? Giorgio ne s'y attendait pas. Il n'était pas prêt... Et là, il ne savait pas quoi penser, il ne savait pas quoi dire. Quoi ressentir.

« Papa ? »

Une vague d'émotions étranges et contradictoires le submergea, le fit frissonner, quelques secondes avant que quelqu'un ne sonne à la porte. Oh mon Dieu. Et si c'était son père de l'autre côté de la porte ? La respiration de l'Italien se fit plus saccadée. On sonna à la porte à nouveau. Il serra la mâchoire. Décidément, il n'était pas prêt.

« Je... Je dois y aller. N'appelle plus ce numéro. Plus jamais. »

Puis il raccrocha. Une larme traîtresse jaillit, douloureuse, coulant le long de son visage. Le jeune Reppucci était bouleversé. Son père avait enfin fait un pas vers lui. Après toutes ces années. Après tout ce qu'il avait traversé. Tout seul. Et il venait de le repousser, de lui raccrocher au nez. Giorgio ne savait pas s'il avait fait le bon choix, il avait agi par instinct, tout simplement. En attendant, on sonna à la porte pour la énième fois. C'est bon, j'y vais. L'homme essuya ses larmes, prit une longue inspiration, puis alla ouvrir la porte. En espérant que ce n'était pas son père... Heureusement, il remarqua rapidement ce n’était effectivement pas le cas.

« Oui, bonjour ? J'peux vous aider ? Calliope n'est pas là. »

Dit-il tout d'un coup, d'un air contrarié, posant son regard sur la jeune femme qui avait sonné à la porte. Il ne savait pas qui était cette jolie rouquine, ni ce qu'elle voulait, mais il savait juste que cet appel l’avait perturbé au plus haut point. Un soupir franchit ses lèvres. Tout à coup, Giorgio se rendit compte que si jamais elle devait entrer, il n'était pas vraiment présentable comme ça, pieds nus, vêtu d'un simple T-shirt et d'un boxer... Mais enfin, si ça se trouve elle s'en irait probablement vite fait, puisque que Callie n'était même pas là, pas vrai ?


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Piccola anima, che fuggi come se fossi un passero spaventato a morte. Qualcuno è qui per te. Se guardi bene, ce l'hai di fronte. Fugge anche lui per non dover scappare. Se guardi bene, ti sto di fronte. Se parli piano, ti sento forte. Quello che voglio io da te, non sarà facile spiegare. Non so nemmeno dove e perché hai perso le parole. Ma se tu vai via, porti i miei occhi con te. Piccola anima, tu non sei per niente piccola. ~ Beerus (c)


Dernière édition par Giorgio A. Reppucci le Mer 19 Juil - 23:29, édité 1 fois
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[titre de mon champ]: OSSATURE: : 22 ans, jeunesse flambloyante [titre de mon champ]: CONTRAT: : Célibataire [titre de mon champ]: BESOGNE: : Etudiante en Histoire, leadeuse de clan, pour ne pas les choses à moitié [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : Vingt-deux années se sont écoulées depuis sa naissance. Vingt-deux années, si court et pourtant si long dans cette vie bouleversée depuis peu [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Sorcière, joueuse des éléments. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Affinité présente avec le feu. Couleur de sa chevelure, responsable de la perte de son père, ces flammes si fragiles et pourtant puissance si destructrice... [titre de mon champ]: GANG: : Seul son clan compte. Elle ne se vendra à aucun coven, qu'importe le prix qui y serait mis... [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 79 [titre de mon champ]: PACTE: : 20/02/2017



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Sujet: Re: Ad occhi chiusi | Morgana & Giorgio   Mer 5 Avr - 0:03


❝Ad occhi chiusi❞
Morgana & Giorgio
Les yeux se tournèrent vers la grande baie vitrée s'ouvrant sur la capitale italienne dans toute sa splendeur. Morgana avait tenu à ce que son appartement surplombe la ville, dans un besoin de supériorité certainement. Cela lui permettait d'épouser du regard l'un des plus beaux endroits du monde. D'ailleurs, d'ici, elle pouvait presque apercevoir le Vatican. Le cœur religieux de tout un continent, et tout un culte. Etrangement, et malgré une appréciation assez importante pour la religion, la rousse n'avait jamais eu d'envie d'aller visiter le lieu. Peut-être à cause des bruits qui couraient à ce sujet. Comme quoi il s'agissait d'une prison pour créatures, d'un lieu de tortures. Et en tant que sorcière, elle ferait partie de ceux recherchés par les scientifiques fous. Lorsque le sujet venait sur la table, elle se contentait de sourire poliment, de souligner à quel point ces pensées étaient stupides, les humains n'étant pas suffisamment puissants pour les maintenir enfermés. Et une fois seule, les faux-semblants partiraient. Evidemment que l'inquiétude était présente, si les rumeurs s'avéraient fondées, il lui faudrait rajouter les humains à sa liste d'ennemis. Ceux-là mêmes qu'elle pensait juste devoir protéger, notamment parce qu'ils n'avaient simplement pas eu la chance d'être des élus, d'avoir des dons.

Mieux valait ne pas y penser. Il y avait d'autres choses sur lesquelles se concentraient aujourd'hui. Et notamment trouver un homme. Enfin, littéralement, pas se trouver un mari. En fait, durant le dernier cours d'histoire de l'art, elle avait rencontré et discuté avec un nouvel élève. Jusque-là, situation banale, rien d'intéressant. Sauf que la personne avait évoqué celui qui l'avait « poussé » dans cette voie en quelque sorte. Un professeur de lycée. Un jeune, un passionné. Morgana avait écouté d'une oreille discrète, jusqu'à ce que son interlocuteur confesse que malheureusement, celui-ci avait fini en prison. Et il n'en fallut pas plus pour attirer l'attention de la jeune fille. De un, il s'était fait renvoyer pour une connerie sans nom, certes, mais celui lui en parlant n'avait pas l'air de l'avis des directeurs de l'époque, arguant qu'il était un professeur tel qu'il n'en avait jamais retrouvé et de deux, il y avait une histoire de meurtres plus tard. Et la sorcière avait été fouillée de ce côté. Avec un nom, des contacts dans la police et un peu d'argent en échange, elle avait obtenu des informations. Comme le fait qu'il venait de sortir de prison et qu'il avait dit être sous l'emprise d'une drogue. Une drogue au nom étrangement familier dans l'esprit de la rousse. Malgré sa jeunesse, elle en connaissait un rayon sur les autres créatures, celles qu'elle méprisait au plus haut point pour l'horreur qu'elles incarnaient.

Finalement, voilà qu'elle s'était mise en tête d'aller démarcher l'homme. Lui proposer un travail, lui qui semblait si passionné par l'art. La jeune fille avait toujours eu du mal à interpréter les oeuvres qu'elle observait. Elle appréciait les tableaux, les sculptures mais n'arrivait pas à aller plus loin dans la réflexion. Et étonnamment, une partie de son cursus cette année était dédiée à l'Art, notamment l'histoire de l'art, et il ne serait pas de trop pour l'aider. Enfin, déjà, il fallait le trouver, et espérer ne pas l'effrayer en débarquant chez lui. Comme aucune adresse n'avait été fournie, Morgana se décida à usiter d'un enchantement. Grâce à celui-ci, il ne lui fallut que quelques secondes pour trouver l'emplacement, son lieu d'habitation. Adresse écrite, carte rangée et elle quitta sa chambre, annonça à son frère qu'elle revenait avant la nuit avant de s'engouffrer dans les rues romaines.

La porte face à elle, elle se surprit à hésiter. Tout de même, elle se pointait chez un inconnu, et allait faire une proposition comme si de rien n'était... Un léger soupir quitta ses lèvres alors que ses doigts appuyaient avec insistance sur la sonnette. Sonnette qui fonctionnait parfaitement sans que personne ne vienne lui ouvrir. Peut-être aurait-elle dû venir à une autre heure ? Pourtant, elle était convaincue  d'avoir entendu du mouvement à l'intérieur. Voilà pourquoi elle s'acharna un peu. Et cela finit par payer puisqu'on finit par lui ouvrir. Exactement la personne qu'elle souhaitait voir en plus. Le sortilège ne s'était pas trompée. L'évocation d'un autre nom lui fit hausser un sourcil, sans pour autant qu'elle ne s'attarde dessus.

"Bonjour. C'est vous que je cherchais monsieur Reppucci en fait, je suis plutôt contente que ce soit vous qui ayez ouvert."

Surtout parce que sinon elle aurait été un peu dans la merde pour expliquer pourquoi elle était là. Bon, en tout cas, elle venait de donner son nom à lui, prouvant qu'elle le connaissait. Bordel, la jeune fille allait réellement l'effrayer. Finalement, il était quand même compliqué d'avoir une discussion avec quelqu'un. Un échange social. Notamment parce qu'elle ne pouvait pas se considérer comme supérieure aujourd'hui. Bien que cela devait se voir dans son regard et sa manière de se tenir qu'elle venait de la "haute" société. Elle ne pourrait jamais supprimer cela. Un sourire poli se dessina sur son visage alors qu'elle reprennait la parole.

"Je m'appelle Morgana et j'aurai une proposition à vous faire. Un travail de professeur d'histoire de l'art à pourvoir." Sans plus de détails. "Il serait peut-être plus... judicieux d'en parler à l'intérieur ?"

A moins qu'il n'ait envie que la discussion se passe sur le pas de la porte ? La prison changerait-elle un homme à ce point ?


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[titre de mon champ]: FABLE: : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est récemment fait mordre par un vampire, frôlant la mort. Plus que jamais, la menace est devenue tangible à ses yeux, la peur le guette une fois la nuit tombée. Les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Humain, proie potentielle. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Dan Stevens by Schizophrenic (c) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 2646 [titre de mon champ]: PACTE: : 02/01/2017



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Sujet: Re: Ad occhi chiusi | Morgana & Giorgio   Sam 8 Avr - 16:38


❝Ad occhi chiusi❞
Morgana & Giorgio
Giorgio était contrarié, cela se voyait aisément dans ses yeux clairs. Mais, en réalité, ce n'était pas vraiment vis-à-vis de la rousse, mais plutôt vis-à-vis de son père. Et de lui-même, en fait. Pourquoi lui avait-il raccroché au nez comme ça, pour une fois que son géniteur avait fait un pas pour se rapprocher de lui ? Pourquoi avait-il agi sans réfléchir avant ? Quelque part, l'ancien prof s'en voulait. Et maintenant, il n'avait même pas le temps de digérer ce qui venait de se produire, que cette gamine affirmait déjà que c'était lui qu'elle cherchait et non pas Calliope... Pire encore, elle connaissait même son nom ! Mais qu'est-ce que ça veut dire, ça ? Les sourcils de l'homme se froncèrent instinctivement, alors que dans sa tête sonnait une alarme. Méfiance. L'Italien l'interrogea du regard, visiblement sur ses gardes.

La jeune femme poursuivit alors, se présentant, avant de lui dire qu'elle aurait une proposition à lui faire, à savoir, un poste de professeur d'Histoire de l'Art. Bon... Décidément, les choses lui semblaient de plus en plus bizarres aujourd'hui, comme s'il était toujours en train de rêver et qu'il n'y avait pas de limites pour les bizarreries. Cela semblait trop beau pour être vrai. Après toutes ces années en prison, après tout ce qu'il avait vécu, le blond ne pouvait que se méfier lorsqu'on l'approchait avec des paroles qui sonnaient bien à ses oreilles. Le monde n'était pas parfait, le monde n'était pas beau, et il ne fallait surtout pas s'attendre à ce que les gens ne soient devenus des bisounours pendant ces cinq dernières années. Au contraire, les gens étaient plus souvent prêts à vous planter un couteau dans le dos qu'à vous aider, voilà la dure vérité... Et là, dans son cas, qu'une inconnue connaisse son nom et qu'elle vienne lui proposer un travail alors qu'il vient tout juste de sortir de prison, cela lui semble tout simplement... étrange. Beaucoup trop parfait pour qu'il ne s'agisse pas d'une arnaque. Le Tyrolien se méfiait, forcément. Comment faire autrement, hein ?

Néanmoins, le trentenaire ne pouvait ignorer une telle proposition. Pas tout de suite, pas sans qu'elle développe davantage. L'ancien aristocrate ne voulait pas passer à côté d'une belle occasion de se relancer après tous ses déboires. Le Reppucci savait pertinemment que désormais, tout serait plus difficile pour lui. Déjà que pour trouver un boulot banal, cela risquerait d'être compliqué, mais alors un poste de professeur... Giorgio passa une main sur sa bouche, pensif. Il serait peut-être plus judicieux d'en parler à l'intérieur ? Hum... Ouais. Probablement. Ce serait plus facile de le tuer aussi, une fois la porte fermée. En toute discrétion, hein. Bah, parce que la vérité était que l'homme ne la connaissait ni d'Eve ni d'Adam, alors qu'elle, elle savait qui il était. Cela ne le rassurait pas, désolé. Partagé entre sa méfiance et sa curiosité concernant sa proposition, le Tyrolien poussa un léger soupir, hochant lentement la tête.

« Laissez-moi juste enfiler un pantalon et une chemise d'abord. Je reviens dans une minute. »

Giorgio étira un léger sourire en coin, un peu forcé, avant de fermer doucement la porte. S'il fallait effectivement qu'il s'habille d'abord, il aurait pu néanmoins l'inviter à entrer, quitte à la faire attendre une minute ou deux. Sauf qu'il pensait à autre chose. A s'habiller, oui, mais aussi à avoir de quoi se défendre. Au cas où. Il ne savait pas si elle était une tueuse à gages, ou une simple jeune femme qui avait entendu parler de lui à travers quelqu'un qui l'aurait connu par le passé, mais en tout cas, ce n'était pas l'une de ses anciennes élèves, il en était sûr et certain. Bref, vous l'aurez compris, le trentenaire voulait juste s'assurer qu'elle ne le prendrait pas au dépourvu. Attrapant rapidement un jean et une chemise bleu clair, qu'il enfila vite fait, Giorgio se dirigea ensuite vers la cuisine pour chercher un couteau. Pas très grand, mais plutôt aiguisé. Puis il alla ouvrir à nouveau la porte, le couteau toujours bien en main, ladite main restant évidemment cachée derrière son dos alors qu'avec son autre main il l'invitait à entrer.

« Me revoilà. Entrez, je vous en prie. »

Il lui désigna un fauteuil, avant d'aller s'asseoir dans le canapé qui lui servait de lit, un lit encore défait. Cela se voyait qu'il y avait un invité qui dormait ici, en l'occurrence, lui. Alors bon, l'homme n'essayait même pas de ranger quoi que ce soit, tellement cela sautait aux yeux. Et puis, ce n'était pas comme s'il avait oublié que cette Morgana pourrait éventuellement être plus dangereuse qu'elle n'en avait l'air.

« Parlez-moi de cette proposition alors, je suis curieux... Et au passage, comment avez-vous entendu parler de moi ? Je ne pense pas que nous nous sommes déjà rencontrés avant. »

Vous me suivez ? Qui êtes-vous ? Qu'est-ce que vous me voulez ? Est-ce que l'un des tyrans qui m'ont pourri la vie en prison vous envoient ? Il aurait pu lui poser bien d'autres questions, bien plus directes, plus acerbes. Tendu, mal à l'aise, son corps parlait pour lui : il ne lui faisait pas totalement confiance. Et il voulait vraiment savoir à qui il avait affaire, avant de se concentrer réellement sur sa proposition.


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Sujet: Re: Ad occhi chiusi | Morgana & Giorgio   Ven 21 Avr - 12:57


❝Ad occhi chiusi❞
Morgana & Giorgio
Calme, royale, elle se tenait face à cet homme dont elle n’avait finalement entendu que des rumeurs. Et des rumeurs, des faits qui auraient dû lui faire faire demi-tour. Mais Morgana n’était pas du genre à être effrayée pour si peu, elle qui manipulait le feu à sa guise. La défense ultime non ? Quoi qu’il en soit, la sorcière était venue jusqu’ici en parfaite connaissance de cause. Mais sans prendre en compte la manière dont réagirait l’autre. Elle n’avait pas connu la prison, elle n’avait pas forcément connu les émotions qui bousculaient lorsqu’on tuait, sous l’effet d’une quelconque drogue. Elle vivait dans un monde différent à vrai dire, malgré le décès de son paternel, elle restait à la tête d’une richesse colossale pour son âge, d’une puissance bien trop pesante aussi, bien qu’elle ne s’en rende pas compte. Il fallait croire qu’elle était passée experte dans le voilage de face, à se dire que la situation actuelle était la meilleure qu’elle pourrait avoir. Contrôlant tout, pensant que le départ de son aîné lui permettrait de repartir sur de bonnes bases. Alors qu’au final, elle avait perdu un soutien de plus, et qu’elle aurait pu mieux être en suivant son exemple. Enfin, l’éducation reçue avait la vie dure dans son esprit.

Une fois la raison de sa venue dévoilée, Morgana attendit, prenant son mal en patience. Patience qui était loin d’être sa qualité première mais elle faisait aujourd’hui un effort pour ne pas bousculer l’autre. Un effort qui lui coûtait d’un côté. Pourquoi les décisions étaient si difficiles à prendre ? Enfin, ce n’était pas comme si elle devait représenter un danger quand on la voyait pour la première fois – à son grand malheur –. Enfin. Ses pensées ne se répercutaient pas sur son corps. Elle se contentait de sourire doucement, d’attendre le verdict. Evidemment, si un « non » était énoncé, elle ferait simplement demi-tour. Cela l’emmerderait pour sûr, mais elle n’avait pas à l’obliger à quoi que ce soit. Il perdrait juste une proposition de métier qu’il n’aurait certainement jamais dans le futur. Les anciens prisonniers avaient toujours du mal à se réintégrer dans la société. Ou alors c’était l’Italie qui était faite ainsi. Enfin, il lui faudrait réfléchir à tout ça un jour…

S’habiller. C’était une bonne idée en effet, bien qu’il ne soit pas désagréable à regarder. Oui, Morgana en avait un peu profité. Et non, elle n’en avait pas honte, malgré la différence d’âge qu’il y avait entre eux. La sorcière avait grandi bien vite, et sa vie avait pris un tournant d’autant plus adulte au décès de son paternel. La porte se referma devant elle, et elle en profita pour souffler un peu. Les bras se croisèrent sur sa poitrine et elle se retint de faire les cent pas sur le palier. Maintenir son image était bien plus important que son confort. Enfin, heureusement, elle n’eut qu’à attendre quelques minutes avant que le rectangle ne se rouvre sur son interlocuteur vêtu plus convenable cette fois-ci. Elle pénétra dans l’appartement à l’invitation de l’homme, laissant son regard voguer sur la décoration du lieu. Sobre, mais pas forcément masculin. Bon, cela importait peu à Morgana où il vivait et chez qui, mais c’était une constatation quand même. Fauteuil désigné dans lequel elle prit place. Les jambes se croisèrent, les mains se posèrent sur les cuisses, le dos resta droit et les deux pupilles s’accrochèrent à celles de son interlocuteur. Répondre aux questions qui se bousculaient.

« Nous ne nous sommes jamais rencontrés en effet. En fait, j’ai entendu parler de vous par un de mes camarades qui vous a eu en tant que professeur il y a quelques années. Vous l’avez poussé à se diriger en Art et histoire de l’Art. Ca intrigue forcément, donc j’ai fait mes recherches. »

Ca devait faire un peu creepy ça n’empêche… Fouiller le passé de cet homme qu’elle ne connaissait pas avant la discussion, tout ça à cause d’une curiosité mal placée… Et parce qu’elle avait besoin d’aide très clairement. Cette matière était un amas de données qui lui donnait envie de tout envoyer bouler. Il fallait dire, elle n’était déjà pas la personne la plus sensible à l’art de base, donc elle ramait beaucoup dans l’apprentissage. Si quelqu’un était là pour l’aider, rendre le tout plus digeste, elle ne dirait pas non. Cela lui laisserait plus de temps pour gérer les problèmes liés à son « statut ».

« Je suis étudiante en histoire à l’université de Rome. Et un de mes cours concernant l’histoire de l’Art me donnant du fil à retordre, votre évocation est tombée à pique. »


Léger sourire, le poste proposé était réel. Et en même temps, cela lui servirait certainement plus pour sa culture générale et les dîners mondains que de suivre ce cours barbant à l’Université, avec ce professeur qui semblait juste vouloir le départ des rares étudiants qui s’accrochaient.

« Même si j’avoue que l’approche que j’utilise ne doit pas être la moins effrayante… »


Son regard se détacha, s’attarda à nouveau sur les lieux, le lit défait à la place du canapé. Il n’était donc qu’en tourisme ici, ou hébergeait quelqu’un. D’ailleurs…

« Vous habitez ici ? »

Qui a dit qu’il fallait avoir du tact ?


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Sujet: Re: Ad occhi chiusi | Morgana & Giorgio   Lun 24 Avr - 3:12


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Morgana & Giorgio
Sa main ne lâchait toujours pas le couteau caché derrière son dos. Méfiant à l'extrême, Giorgio attendait de voir si cette inconnue pouvait représenter une quelconque menace pour lui ou non, avant de le lâcher. La rousse semblait inoffensive, mais cela ne voulait pas forcément dire qu'elle l'était. Peut-être que derrière cette façade, elle était plus dangereuse qu'on ne pourrait le penser. Ou alors, peut-être que non, que c'était juste une jeune femme comme une autre. Déjà, faudrait-il qui il sache qui était cette Morgana, comment avait-elle entendu parler de lui et, bien entendu, quelle était cette fameuse proposition alléchante.

La rousse confirma le fait qu'ils ne s'étaient jamais rencontrés auparavant, lui expliquant ensuite qu'elle avait entendu parler de lui à travers l'un de ses camarades. Apparemment, le trentenaire avait été son professeur il y a quelques années et avait joué un rôle important dans son choix d'étudier l'Histoire e l'Art. Une étincelle de fierté s'alluma au fond de l'ancien prisonnier. Il ne s'y attendait pas. Il n'avait pas été prof pendant très longtemps, juste trois ans... Et après, il avait passé cinq ans en taule... Alors non, il ne s'attendait pas à ce qu'on lui dise qu'il avait marqué un élève au point qu'il ait choisi d'étudier l'Histoire de l'Art à l'Université. En tout cas, cette simple information semblait avoir intrigué Morgana, qui "avait fait ses recherches". Eh bah, on aurait dit une journaliste, dis donc ? Mais surtout, cela ne l'aidait pas à se décider à lâcher définitivement le couteau que sa main cachait derrière son dos.

Giorgio se contenta de hocher la tête, l'air toujours aussi attentif. La jeune femme lui expliqua qu'elle était étudiante en Histoire à l'Université de Rome et qu'un de ses cours concernant l'Histoire de l'Art lui donnait du fil à retordre, et donc que c'était pour cela que son évocation l'avait intéressé à ce point. Le Tyrolien étira un léger sourire à son tour, encore un peu sceptique. Mais, tout au fond de son âme, l'idée de pouvoir redevenir prof, de se replonger dans l'Histoire et l'Art, de pouvoir se redresser un peu, c'était extrêmement tentant. Une opportunité tombée du ciel. C'était tellement bon, trop pour être vrai peut-être. Il espérait sincèrement que non. Qu'il était juste devenu trop paranoïaque, qu'il voyait le mal là où il n'y avait rien. Mais bon, là, même Morgana avouait que son approche était tout de même un peu effrayante. Louche, dirait-il, plutôt qu'effrayante. L'homme hocha la tête lorsqu'elle lui demanda s'il habitait ici.

« Euh... Oui, j'habite ici. C'est temporaire. Juste le temps d'organiser un peu ma vie... Je suppose que vous êtes au courant pour mon... Pour les cinq dernières années de ma vie ? Ça ne vous dérange pas ? »

Si elle était au courant et que c'était le cas, probablement ne se serait-elle pas déplacée ici pour lui faire cette proposition... Mais, quelque part, l'ancien aristocrate avait besoin de l'entendre directement de sa bouche. Histoire que tout soit très clair avant un éventuel accord.

« Cet ancien élève qui vous a parlé de moi... C'est quoi son nom, au fait ?  Histoire de voir si je me souviens de lui. »

Si elle lui donnait le bon nom et la bonne description physique, si elle lui prouvait que ce n'était pas une arnaque mais bien la vérité, alors là il pourrait enfin baisser sa garde et réfléchir sérieusement à sa proposition. Même si, à vrai dire, il avait juste envie de dire oui tout de suite. D'avoir enfin une chance de se relancer véritablement, d'avoir à nouveau un but. Il en avait réellement besoin. C’était l’opportunité parfaite pour signer son nouveau départ après l’enfer qu’il avait vécu en prison.


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[titre de mon champ]: ÉCORCE: : Vingt-deux années se sont écoulées depuis sa naissance. Vingt-deux années, si court et pourtant si long dans cette vie bouleversée depuis peu [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Sorcière, joueuse des éléments. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Affinité présente avec le feu. Couleur de sa chevelure, responsable de la perte de son père, ces flammes si fragiles et pourtant puissance si destructrice... [titre de mon champ]: GANG: : Seul son clan compte. Elle ne se vendra à aucun coven, qu'importe le prix qui y serait mis... [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 79 [titre de mon champ]: PACTE: : 20/02/2017



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Sujet: Re: Ad occhi chiusi | Morgana & Giorgio   Mar 16 Mai - 2:08


❝Ad occhi chiusi❞
Morgana & Giorgio
La peur, l'angoisse, voilà ce qui semblait ressortir chez son interlocuteur. Etait-ce lié à la prison ? Elle avait souvent entendu dire que la prison pouvait changer un homme. Cet adage, cela allait sans dire, Morgana l'avait toujours trouvé stupide. Pour elle, elle ne faisait que révéler la réalité derrière le masque que la plupart des individus portait. Donc, leur vraie nature. Une bonne chose en soi. La sorcière, de son côté, était déjà une emmerdeuse de première, manipulatrice et garce à souhait. Beaucoup disaient que ce n'était qu'une façade, pour ne pas se laisser toucher. Mais que savaient-ils réellement d'elle ? Pas grand-chose en dehors de ce qu'elle souhaitait montrer. Elle maniait les masques à la perfection, après tant de temps passé à côtoyer les hautes sphères. La jeune fille savait bien qu'il était dangereux de se dévoiler et d'apparaître comme faible. Elle avait donc supprimé tous les éléments indésirables de son caractère, toutes les faiblesses visibles pour se transformer en cette femme hautaine, froide, calculatrice et ambitieuse. Enfance brisée si tôt, illusions d'une maîtrise de soi bâties sur des piliers éphémères. Combien de temps tiendront-ils ? Et que se passera-t-il lorsqu'ils s'effondreront pour de bon ? Chuterait-elle ? Tiendrait-elle seulement debout ? Des questions qui ne lui effleuraient même pas l'esprit, trop butée et arrogante qu'elle était.

Et pourtant, face à l'homme, elle adoptait un comportement plus humain, pour éviter qu'il ne soit effrayé et ne tente de l'attaquer. Parce qu'il fallait être réaliste, elle n'aurait aucune hésitation à se défendre en cas de besoin, même si elle estimait devoir les protéger. Finalement, entre sa vie et celle d'un autre, elle se sauverait elle. L'égoïsme dans toute sa splendeur, et elle l'assumait. Jamais Morgana ne se serait sacrifiée pour un autre que soi, ou sa famille. Voilà. Elle passait avant les autres, quoi qu'il en soit. Après tout, elle était un peu une princesse, malgré la déchance de son nom, et elle tenait à être considérée comme telle. Ca suintait par chaque pore de sa peau, malgré les sourires polis, avenants, elle avait toujours un air quelque peu inaccessible, un port royal. Une apparence dans laquelle elle s'était glissée, et qui se confondait aujourd'hui avec sa personnalité. Indissociables, jusque dans son propre esprit. Tout était tellement plus simple ainsi.

Il habitait donc ici temporairement. La question la fit presque rire. Avant de s'interroger. Peut-être qu'elle n'aurait pas dû venir en effet. Néanmoins, la peur n'était pas une émotion dont elle s'embarrassait réellement. Elle se pencha légèrement, continua de détailler avec attention l'homme. Cherchant à en savoir plus tout de même. La deuxième question, plutôt logique. Se souviendrait-il seulement de cet élève en particulier ? Enfin, qui ne tentait rien n'avait rien...

« Si je suis au courant pour la prison ? Oui. Si ça me dérange ? Serais-je seulement ici si tel était le cas ? Après, je devrais avoir peur. Mais vous m'auriez déjà tué si vous étiez réellement un dangereux meurtrier, non ? »

Réalité, jeu, la jeune fille montrait qu'elle n'avait aucune peur de l'autre. Qu'il essaie seulement de s'approcher un peu trop violemment. Sa magie lui permettait de créer du feu, il s'y brûlerait les ailes. Elle joua avec la chevalière de sa famille, accrochée au majeur de sa main droite. Elle l'avait récupéré aux départs de ses frères. C'était le symbole de leur puissance, avant que tout ne dégénère. Le regard se perdit dans le vide à cette pensée, avant de se reprendre. Pas le moment de se disperser.

« Il s'appelle Marcus. Je ne sais pas si vous vous en souviendrez, ça fait tout de même quelques années, et avec les événements qui ont eu lieu entretemps... »
Pause. Avant de poser une nouvelle question. « Pourquoi autant d'interrogations ? Vous avez peur d'un piège ? »

Il s'interrogeait beaucoup trop, là où la jeune fille venait juste lui proposer une opportunité pour une nouvelle vie. Et aussi un moyen d'éclaircir ce qu'il lui était arrivé quelques années auparavant. Mais ça, elle ne lui dirait pas de suite. Néanmoins, elle finit par laisser transparaître un brin d'agacement. Elle était désabusée qu'il semble si peu réceptif. Même si d'un côté, bordel, ce serait bien mieux si elle parvenait à avoir quelqu'un pour l'aider. Pour une fois qu'elle demandait de l'aide.

« Si ça vous dérange ou que ça ne vous intéresse pas, je peux très bien partir. Je ne vous embêterai pas plus longtemps. »

Elle n'était pas ici pour déranger, pas aujourd'hui...


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[titre de mon champ]: OSSATURE: : 34 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : En couple avec Calliope Tinovia. Et papa dans quelques mois... Un défi de taille qui l'attend, mais il n'est pas sûr d'y être prêt. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Prof d'Histoire de l'Art (particulier), qui essaye de reconstruire sa vie après sa sortie de prison début mars, où il a passé cinq longues années pour avoir tué trois personnes sous l'effet du sang de vampire, qu'il consommait à l'époque sans se douter que ce n'était pas une drogue comme les autres. Héritier d'une famille aristocratique tyrolienne, il a été renié par son père à cause de ses déboires. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est récemment fait mordre par un vampire, frôlant la mort. Plus que jamais, la menace est devenue tangible à ses yeux, la peur le guette une fois la nuit tombée. Les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Humain, proie potentielle. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Dan Stevens by Schizophrenic (c) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 2646 [titre de mon champ]: PACTE: : 02/01/2017



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Sujet: Re: Ad occhi chiusi | Morgana & Giorgio   Ven 19 Mai - 14:16


❝Ad occhi chiusi❞
Morgana & Giorgio
Le regard clair de l'homme se posa sur la rouquine, l'observa. Elle était jeune, avait l'air presque fragile, mais quelque chose dans sa posture, dans son attitude montrait qu'elle ne l'était peut-être pas tant que ça. Il y avait quelque chose de hautain chez cette Morgana, un je-ne-sais-quoi aristocratique peut-être. Giorgio avait grandi dans une famille aristocratique, il savait comment c'était. Cette époque lui semblait désormais lointaine, comme si cela s'était passé dans une autre vie. Cela faisait environ dix-sept ans que le blond n'avait plus mis les pieds à Glorenza, sa petite ville natale située dans les Alpes, et plus précisément, dans le manoir familial où il avait grandi. Il n'avait pratiquement plus rien d'aristocrate désormais. Son père l'avait renié, ses grands-parents étaient morts, et lui, il s'était détruit, avait foutu sa vie en l'air comme un grand. Il était juste un ancien taulard fraîchement sorti de prison, un ancien drogué, un assassin. Où était donc passé le glamour, hein ?

L'optimisme, cela faisait longtemps que le Reppucci l'avait laissé derrière lui. Il n'y avait plus de place pour l'optimisme dans sa vie. Impossible. Pas quand tout le monde l'avait abandonné, pas quand il avait subi tout ce qu'il avait subi en prison. On l'avait privé de sa liberté. Pire encore, de sa dignité. On l'avait brisé, on avait réduit son âme en miettes. On lui avait volé tout espoir d'un avenir meilleur, on l'avait convaincu qu'il était un monstre. Coupable. Et comme tout coupable, il méritait de souffrir. Il méritait d'être puni. Et pas que pour ce triple meurtre qui l'avait mené tout droit en prison, non. Il méritait d'être puni pour avoir tué sa mère. Accident ou pas, ce n'était pas important. Il l'avait tuée, tout simplement. Il avait brisé sa famille, détruit son père. Mais il n'y avait pas que cela, il avait également failli coucher avec l'une des ses élèves. Faible, il s'était laissé séduire par le regard perçant de cette jeune fille. Il n'avait pas fait ce qu'un prof, ce que tout homme respectable aurait fait dans une telle situation.

Alors qu'on vienne lui proposer de se replonger dans l'Histoire de l'Art, de devenir professeur particulier, de se relancer... Giorgio ne savait pas quoi en penser. C'était presque comme s'il s'interdisait d'y croire vraiment. De croire à un avenir où il serait libre et où il aurait un travail qui lui plairait. Comme si c'était tout simplement absurde. Le trentenaire ne put s'empêcher de lui poser des questions. Il voulait être sûr si l'étudiante savait qui il était réellement, si elle savait réellement à qui elle avait affaire. Et, si c'était le cas, si son passé ne la dérangeait pas. Peut-être que c'étaient des questions bêtes, mais le Tyrolien avait besoin de l'entendre dire à voix haute qu'elle savait ce qu'il avait fait et que cela n'était pas un problème pour elle. Le regard de l'homme croisa celui de la jeune femme, timidement, tandis qu'elle souriait, avant de se pencher en avant. Morgana répondit à sa question, disant justement ce qu'il voulait entendre.

L'Italien ne répondit rien lorsqu'elle dit qu'il l'aurait déjà tuée s'il était réellement un dangereux meurtrier. Il ne savait pas quoi dire, de toute façon. Ensuite, l'étudiante répondit à son autre question, à propos de cet élève qui lui avait parlé de lui. Il voulait juste être sûr qu'elle n'avait pas inventé cette histoire, qu'il y avait bien un élève qu'il avait su marquer et motivé pour qu'il suive des études en Histoire de l'Art. Marcus. Sa main derrière son dos lâcha se resserra autour du couteau qu'il tenait depuis tout à l'heure, tandis qu'il tentait désormais de mettre un visage sur ce nom. Quelques secondes plus tard, il y parvint. Un léger sourire se peignit sur la bouche du blond.

« Marcus... Je me souviens d'un Marcus, oui. Plutôt timide, mais c'était un bon élève. Je suis content qu'il se souvienne de moi. »

Sa main lâcha enfin le couteau, qu'il cacha discrètement sous la couette pour ne pas que la rousse le voie. Morgana lui demanda pourquoi il lui posait autant de questions et s'il avait peur d'un piège.  Un soupir s'échappa d'entre les lèvres de l'ancien professeur. L'homme posa ses coudes sur ses genoux, détournant son regard.

« C'est dur de ne pas avoir peur d'un piège après tout ce qui m'est arrivé. Cette proposition est... presque trop bonne pour être vrai... »

Il passa une main sur ses paupières, puis regarda la jeune femme, essayant de paraître un peu plus sûr de lui.

« Mais... Ne partez pas, votre proposition m'intéresse. Elle m'intéresse énormément. Je suis flatté que vous ayez quand même pensé à moi malgré tout ce que j'ai fait de mal. Je vous promets que je ferai de mon mieux pour ne pas vous décevoir. »

Giorgio se gratta le menton, un peu mal à l'aise. Il était encore en train de digérer cette nouvelle. Une très bonne nouvelle, qui lui redonnait un peu d'espoir. Il avait la chance de redresser un petit peu sa vie. Un petit pas en avant, après plusieurs années horribles.

« Euh... On commence quand ? »

Il allait devoir se préparer lui aussi, se replonger dans ses bouquins, rafraîchir sa mémoire... Mais rien que l'idée de le faire suffisait à le remotiver. C'était tout ce qu'il voulait, c'était sa passion. Une passion qu'il avait crue inutile après tous ses déboires, mais dont il allait enfin pouvoir se servir pour aller de l'avant à nouveau.


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Sujet: Re: Ad occhi chiusi | Morgana & Giorgio   Mer 7 Juin - 1:14


❝Ad occhi chiusi❞
Morgana & Giorgio
La proposition avait sonné comme un glas, et la rousse était désormais prête à partir dans la minute qui suivait, si tel était ce que l'homme désirait. Elle n'avait pas à forcer quelqu'un à prendre l'opportunité qu'elle offrait sur un plateau d'argent. S'il n'en voulait pas, soit, elle trouverait bien quelqu'un d'autre pour prendre cette place, avec un peu de recherche... En tout cas, elle ne s'était pas trompée sur le nom énoncé, puisqu'effectivement, il disait bien quelque chose à Giorgio. D'ailleurs, la description qu'il en offrit collait bien à ce que Morgana avait pu observer chez le jeune humain. Une certaine timidité qui cachait un esprit brillant, dommage qu'il ne s'en serve pas forcément. Oui, la sorcière était dure, mais elle venait d'un monde où se laisser marcher sur les pieds signifiait se suicider en quelque sorte. Perdre sa dignité, sa vie. Devenir un moins que rien, sans aucun poids dans les décisions prises. Avec la mort de ses parents, Morgana avait appris à ne montrer qu'une part d'elle-même, puisqu'elle n'avait plus le choix désormais... Monde impitoyable qu'elle se devait de mâter...

Elle le sentit presque se détendre, progressivement. Avait-il eu en tête de l'attaquer à un moment ? Morgana préférait ne pas trop réfléchir à la question. Elle ne voulait pas assumer qu'elle avait pu mal placer un semblant de confiance en quelqu'un. Elle qui était sans cesse sur ses gardes, peu encline à aller vers une personne et se dévoiler ne serait-ce qu'un chouia, se dire qu'elle avait fait une erreur à ce sujet aujourd'hui... C'était un coup à se refermer encore plus, et ne plus jamais tenter la moindre approche sortant du cadre traditionnel de sa vie. Extrême comme réaction, mais elle avait toujours fonctionné ainsi. Un mécanisme de défense bien huilé, et quasiment impénétrable.

Trop bonne pour être vraie comme proposition ? Les yeux roulèrent dans leur orbite, inconsciemment. Réellement, son passage en prison avait dû le bouleverser au plus haut point... Incompréhensible pour la jeune fille mais elle n'avait pas vécu cette douloureuse réalité, et ne la vivrait certainement jamais grâce à ses pouvoirs. L'utilité d'être une sorcière finalement... Son corps s'apprêtait à se lever, partir en direction de la porte lorsque l'homme prit enfin la parole, lui demandant de rester. Bien, elle avait au moins gagné jusque-là. Il ne restait qu'à voir la suite, si l'autre ne se rétractait pas...

Quelques mots auxquels Morgana aurait pu doucement rire. Elle n'aimait pas particulièrement les promesses verbales, il était si facile d'oublier ce qu'on avait dit, et aucun moyen ne pouvait être utilisé pour prouver qu'un accord avait été passé, contrairement à un contrat écrit et signé. Enfin, elle ferait une exception sur le coup. Les jambes se recroisèrent, et son corps exprima son désir de rester à présent. Port royal, gestes méticuleusement étudiés. Si jeune et pourtant si grave, voilà l'image qu'elle devait renvoyer, sans forcément comprendre à quel point elle était dans le faux. Elle l'observa s'interroger, réfléchir, lui laissa le temps d'intégrer la nouvelle. Après, elle espérait que cela n'en prendrait pas trop. Elle n'avait pas non plus des jours devant elle pour s'attarder sur ça. Puis enfin la question qu'elle attendait. Un léger sourire en coin, de victoire aussi.

« Hé bien, je n'ai pas vraiment de dates précises de début, ce sera plutôt par rapport à quand vous vous sentez de commencer. Puisque vous semblez encore... Perturbé et que vous venez tout juste de sortir de prison, il vous faudra peut-être un temps de rédaptation, que ce soit pour la vie en général ou les cours plus précisément. »

Elle n'était pas si méchante que ça. Elle pouvait faire preuve d'empathie, même si elle ne comprenait pas où était le souci avec le passage en prison. Peut-être qu'il faudra qu'elle se penche sur le sujet à l'avenir... sans le dire à son interlocuteur à vrai dire.

« En tout cas, votre ancien élève n'a pas beaucoup changé, la description que vous en faisez peut toujours s'appliquer à lui. » Elle sourit, un peu plus sincèrement qu'auparavant. Elle parvenait presque à se détendre étrangement. « J'avoue que j'ai quand même du mal à comprendre votre ressenti. Ca doit être parce que je n'ai jamais connu ça. »

Ou tout simplement parce que se mettre à la place des autres n'était pas dans ses cordes. Incapable de faire preuve de la moindre empathie pour « la plèbe » comme aimait les appeler son père. Les yeux se détachèrent de l'homme, se portèrent sur la pièce, la balayèrent sans réellement s'arrêter sur les objets et meubles. Perdue dans ses pensées, elle s'en moquait bien de ce qu'elle pouvait voir.

« Le mal que vous avez fait est tout relatif, et à vrai dire, c'est plutôt moi qui suis ravie que vous acceptiez ma proposition, je m'attendais plutôt à me faire claquer la porte au nez. »

Ou juste devoir partir. C'était une possibilité qu'elle avait envisagée très fortement, et pourtant, elle était quand même venue jusqu'ici. Elle avait été prête à perdre son temps sur ce coup. Le changement était en marche...


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Sujet: Re: Ad occhi chiusi | Morgana & Giorgio   Dim 11 Juin - 23:34


❝Ad occhi chiusi❞
Morgana & Giorgio
Est-ce qu'il rêvait ? Est-ce que, pour une fois, il était de faire un beau rêve, plutôt que de nager dans un cauchemar sans fin comme cela lui arrivait si souvent ? Est-ce que cette conversation était bel et bien réelle ? Giorgio avait presque du mal à y croire. Ce n'était pas qu'il ne voulait pas le faire, non, bien au contraire... Mais cela changeait tellement de ce à quoi il s'était habitué à vivre pendant ces cinq dernières années. Il avait appris à ne plus rien espérer de la vie. La plupart du temps, cette dernière ne lui avait apporté que des malheurs, des déceptions. Les bonnes surprises, il ne connaissait pas. Les mauvaises, en revanche, avaient été nombreuses. C'était peut-être triste à dire, mais le trentenaire s'attendait toujours au pire, parce que c'était cela qui était normal à ses yeux.

Sauf que, visiblement, la chance lui avait souri cette fois-ci. Cette Morgana, qui qu'elle fût, était venue le voir avec une proposition qui lui redonnait de l'espoir et qu'il comptait bien saisir. Une opportunité de se relever, d'aller de l'avant. C'était un cadeau qu'il ne méritait peut-être pas, mais dont il devait profiter. Il ne pouvait pas hésiter, non, il fallait qu'il dise oui. Et ce fut donc ce que fit l'ancien professeur. Proposition acceptée, regard reflétant la flamme naissante de l'espoir, léger sourire exprimant sa gratitude. Son avenir lui semblait tout à coup moins sombre, comme si les nuages gris qui assombrissaient son futur laissaient enfin place au soleil et à la lumière. Bon Dieu, il allait pouvoir exercer ce métier qu'il adorait ! Il allait pouvoir se replonger dans cette passion ancienne, presque oubliée mais bel et bien toujours présente en lui. Le Tyrolien avait réellement hâte de commencer, de montrer qu'il avait toujours le niveau, mais surtout d'aider cette rouquine qui lui avait tendu la main.

« Euh... Oui, donnez-moi quelques jours... Afin que je me remette doucement dans le bain. Mais je suis très motivé. Et je tiens à vous le prouver, Morgana. »

Nouveau sourire en coin. Les yeux de l'ancien détenu brillaient de contentement, il avait presque envie de sautiller sur place. Quel sentiment magnifique ! Il avait oublié ce que cela faisait que de se sentir vivant. Heureux. Quelques secondes s'écoulèrent, puis la jeune femme lui parla à nouveau de cet ancien élève qui lui avait parlé du blond, confirmant que la description qu'il en faisait pouvait toujours s'appliquer à lui.

« Passez-lui le bonjour de ma part quand vous le reverrez. J'aimerais beaucoup le rencontrer un de ces jours, histoire de le remercier personnellement. »

La conversation se poursuivit. L'Italien sentait le regard de la rousse se glisser sur lui, l'observer. Néanmoins, elle semblait plus détendue. Tout comme lui, à vrai dire. La tension avait fondu comme neige au soleil, l'objectif avait été atteint des deux côtés, alors il n'y avait aucune raison pour qu'il y ait la moindre tension entre eux. Morgana lui avoua alors avoir tout de même du mal à comprendre son ressenti. Giorgio eut un sourire en coin.

« C'est probablement pour ça, oui ... Ce serait compliqué de vous expliquer exactement, mais... Disons que vous faîtes un terrible cauchemar. Et vous vous réveillez. Normalement, ça s'arrête là. On se réveille, on pense à autre chose, on oublie. Sauf que moi, je faisais le même cauchemar tous les jours. Du matin au soir. Et plutôt que de me réveiller, je m'endormais chaque nuit, pour ensuite retourner dans mon cauchemar le lendemain. C'est ce que j'ai vécu, pendant cinq ans. Difficile de savoir qui ou quoi croire désormais. Dans les cauchemars, il n'y a rien de bon, rien de beau. Juste de la souffrance. J'espère que vous ne connaîtrez jamais ça. Je ne le souhaiterais jamais à personne, en fait. »

Son regard s'était perdu dans le vague. Il n'avait jamais réellement eu le temps de décrire son séjour en prison à voix haute. Avec Calliope, il avait évité d'entrer dans les détails. Et sa famille... Eh bah, il n'en avait pas. Et pourtant, son père l'avait appelé tout à l'heure. Y repenser réveilla une certaine tristesse tout au fond du blond, qu'il chassa aussitôt. Giorgio reprit rapidement la parole.

« En tout cas, je vous remercie vraiment pour votre proposition. C'est la première... ou l'une des premières bonnes choses qui me soient arrivées depuis longtemps. »

Soudain, le Tyrolien se leva. Il avait vraiment oublié comment on devait traiter ses invités, bon sang !

« Quel piètre hôte je fais ! Je ne vous ai même pas proposé à boire ou à manger ? Voulez-vous un café ? Je viens tout juste d'en faire. Ou du thé, ou ce que vous voudrez ! »



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[titre de mon champ]: ÉCORCE: : Vingt-deux années se sont écoulées depuis sa naissance. Vingt-deux années, si court et pourtant si long dans cette vie bouleversée depuis peu [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Sorcière, joueuse des éléments. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Affinité présente avec le feu. Couleur de sa chevelure, responsable de la perte de son père, ces flammes si fragiles et pourtant puissance si destructrice... [titre de mon champ]: GANG: : Seul son clan compte. Elle ne se vendra à aucun coven, qu'importe le prix qui y serait mis... [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 79 [titre de mon champ]: PACTE: : 20/02/2017



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Sujet: Re: Ad occhi chiusi | Morgana & Giorgio   Sam 8 Juil - 22:25


❝Ad occhi chiusi❞
Morgana & Giorgio
Quelques jours. Cela ne lui semblait pas énorme, au vu du temps passé en prison. Il faudrait au moins ça pour se remettre à la page, elle s'en doutait. Enfin, elle ne parlait pas en connaissance de cause, mais il lui semblait bien que l'éducation en prison, c'était sommaire... De même que l'accès à l'actualité. Donc, elle lui laisserait le temps nécessaire, même si la patience n'était pas sa qualité première. Autant attendre quelques semaines, quelques mois avant de révéler sa vraie nature, sa personnalité. Bien plus hautaine, bien plus froide que l'image qu'elle tentait de renvoyer en ce jour. Cette réalité si proche que celle que son père aurait souhaité voir, que ses frères détestaient. Mais ils n'avaient pas le choix, oh non, ils n'avaient pas le choix... Si elle se doutait qu'ils mourraient sous peu, peut-être qu'elle aurait montré un peu plus de tendresse à leur encontre...

La réaction de l'homme était étrange à ses yeux tout de même. Il avait l'air si... Heureux, avec ses yeux pétillants. Il faisait tâche par rapport à elle. Bien plus humain qu'elle ne l'avait jamais été, qu'elle ne le serait probablement jamais. Un sourire de façade se glissa sur ses lèvres, pour répondre aux mots de Giorgio. Et je tiens à vous le prouver. C'était bien beau, mais Morgana ne se laissait pas avoir par des mots. Donc, elle attendrait d'avoir les actes, de l'observer lui enseigner ce qu'elle ne comprenait pas. Mais elle n'avait pas non plus de doute. Après tout, elle choissisait toujours parfaitement ceux l'entourant ou l'aidant.

Elle hocha la tête. Elle lui passerait le message oui, c'était une chose qu'elle pouvait faire, quand bien même être une messagère ne lui plaisait pas tant que cela... Elle le faisait déjà avec Leo, même si elle y trouvait un retour très intéressant, cela devenait... Lourd. Elle avait envie de lui balancer la vérité, comme quoi son père avait tout simplement disparu depuis plusieurs mois. Enfin, cette méchanceté, ce serait une fois qu'elle aurait obtenu le manuscrit qu'elle convoitait. Oui, c'était la seule raison qui la poussait à accepter de faire le pigeon-voyageur. Dans cet ouvrage se trouvait une formule capable de faire parler les morts. Une communication avec les esprits bien plus poussés que les pouvoirs des nécromanciens et autres vaudoos, puisqu'elle permettait d'entrer en contact avec la personne désirée. Dans son cas, son père ou sa mère. Voire les deux. Un moyen de renouer avec ses racines, de savoir si la direction qu'elle prenait était la bonne, ou si elle se plantait entièrement... Avoir un retour sur ses actions, puisque personne ne pouvait l'aider aujourd'hui.

L'explication la laissa de marbre à vrai dire. Malgré tous les efforts qu'elle pouvait faire, elle ne pourrait jamais se mettre à sa place. Elle, la princesse hautaine. Elle, la gosse de riches par exemple qui gérait presque un empire en plus de ses pouvoirs. Un cauchemar vécu en boucle... même cela elle ne pouvait l'imaginer. Le sourire se fit un peu plus triste à cette réflexion, puis masqua la gêne qui se glissait dans ses veines. Autant ne pas montrer qu'elle était incapable d'empathie, il l'apprendra bien rapidement. L'une des bonnes choses qui lui étaient arrivées ces derniers temps... Si seulement il savait ce qu'elle était, qui elle était... Puis il lui proposa une boisson. La mine interloquée, elle répondit :

« Ne vous inquiètez pas, ce n'était pas le plus important, et au vu de ce qui vous ait arrivé... » La pause, exprimant le fait qu'il y avait plus grave. « Sinon, un thé m'irait très bien. Ce que vous avait, ne vous prenez pas la tête. »

Elle le laissa aller chercher le tout, n'osant pas forcément le suivre. Après tout, elle n'était pas chez elle, et il fallait mieux qu'elle ne bouge pas de sa place. C'était ainsi que ça fonctionnait dans la haute en tout cas... Elle attendit donc le retour, et dès qu'il fut dans son champ de vision, elle reprit :

« Vous n'avez pas à me remercier, après tout, ça pourrait être plus compliqué que ce à quoi vous vous attendez, même si le niveau devrait vous sembler... Dérisoire. » C'était plus la jeune fille qui pouvait être dangereuse, apparaître comme décalée. Enfin, il le remarquerait sous peu... « Et je transmettrai votre message à mon camarade sans le moindre souci, il sera ravi d'avoir de vos nouvelles. »

Réalité, pour une fois, vu les remarques positives que Marcus avait faites au sujet de Giorgio... Enfin, il faudrait qu'elle les mette en contact à l'occasion, si elle en a envie... Elle s'adossa un peu mieux dans le fauteuil, se mordilla la lèvre inférieure, laissant ses pensées vagabonder. Revenir sur ce qu'il avait raconté, essayer de mieux comprendre. Une tentative désespérée dans son cas. La sorcière n'en était pas capable, d'autant plus lorsqu'elle savait qu'il lui suffirait d'user de ses dons pour s'en sortir en quelques minutes, quelques heures. Hé oui, elle se pensait clairement supérieure. La faute à une éducation de plus de deux décennies dans cette direction.

« Je ne pense pas conaître une telle chose. Ce serait étonnant en tout cas. Néanmoins, je comprends un peu mieux la situation dans laquelle vous étiez... » Mensonge, mais il fallait bien l'exprimer... « Heureusement que vous vous en êtes sortis. Vous allez pouvoir vous reconstruire à présent, c'est tout ce que je vous souhaite. »

Il le méritait certainement bien plus qu'elle...

© Pando

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Ad occhi chiusi | Morgana & Giorgio
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