(roue du rp) the remains of the night

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conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : carcasse millénaire, vieille branche trainant sa cuirasse à travers les âges. [titre de mon champ]: CONTRAT: : âme voyageuse, baluchon de vie. [titre de mon champ]: BESOGNE: : oeil vagabond, curieux des fourmis cavalant sous son regard moqueur. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : il nargue les diablotins de pacotille, observe leur lutte depuis un olympe ressuscité. querelles dont il se moque. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : LΛZΛRE [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 306 [titre de mon champ]: PACTE: : 19/11/2016



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Sujet: (roue du rp) the remains of the night   Mar 28 Mar 2017 - 22:21
the remains of the night


MARS 2017. Rome et ses galantes promenades. Les bars dégorgent de vies, de ces romains venus profiter des premières soirées du printemps. Les rues sont peuplées, animées, mais au revers de ces artères principales se déroule l'innommable. Des corps en lutte, trois hommes et une femme. Duel des fauves. Le sang s’évade de plusieurs plaies. Elle court l’inconnue, elle cherche refuge au dédale des ruelles pavées. Le sang comme témoin de son passage.

#. Giorgio. Tu te promènes dans les ruelles. Tu n’as rien entendu, rien vu de ce qui s’est passé. Mais ta promenade s’arrête lorsque ton pied cogne contre un obstacle. le lampadaire grésillant n’aide pas à la reconnaissance. tu observes. l’aideras-tu ? et cette odeur de sang, tu t’en souviens ? cette drogue que tu prenais.

#. Talbot. Les armes des chasseurs étaient imprégnées de verveine. tes plaies ne se referment pas. tu as tenté de fuir, mais te voilà échouée. mordre l’humain ou demander son aide ?
(c) AMIANTE

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Sujet: Re: (roue du rp) the remains of the night   Mer 5 Avr 2017 - 11:53
Talbot ne revenait pas du pétrin dans lequel elle s’était mise. Elle avait pourtant pensé prendre toutes les précautions nécessaires. En vérité, elle n’avait pas vraiment voulu aller chasser mais la faim l’y avait obligé. La blonde ne la ressentait plus autant qu’avant mais lorsque cela lui prenait, on pouvait difficilement l’ignorer. Elle avait donc enfilé son attirail de chasse, une longue robe noire légère, des escarpins et une cape à capuche pour dissimuler sa tête, sans oublier son éternel loup en velours noir, une précaution nécessaire lorsqu’on avait un visage aussi connu dans la ville que le sien.

Elle s’était ensuite perdue dans le dédale des rues de Rome, repérant bien vite un homme qui ferait parfaitement l’affaire. Peut-être même lui aurait-elle laissé la vie sauve ? La cantatrice n’avait pas eu le temps de prendre cette décision. Une rapide séduction, jouant de son charme, elle avait attiré sa proie à elle, plantant ses crocs dans son cou et commençant à boire quand une balle silencieuse lui avait traversé la cuisse. Une blessure modique pour un vampire, de quoi la surprendre sans plus, sauf qu’il y avait quelque chose de plus cette fois. Elle s’empêcha de crier en sentant la brûlure pénétrer sa chair et s’étendre dans son corps. La jeune femme se retourna vivement, tous crocs dehors prête à se défendre malgré la douleur inhabituelle. Usant de sa vélocité surnaturelle, véritable tornade mort, elle se plaça derrière le chasseur au canon encore fumant et planta ses crocs sur sa gorge, en arrachant un morceau. Elle sentit un mouvement du coin de l’œil et se retourna juste à temps pour éviter la dague qui lui écorcha la joue. Douleur, brûlure, elle ne comprenait pas ! Puis son odorat prit le relais. Verveine, herbe de Vénus, une jolie fleur rosâtre à l’odeur raffiné qui ne payait pas de mine au premier abord. Une plante délicate qui pouvait mettre à terre les démons. Une fleur chlorhydrique qui rendait son sang volé incandescent dans ses veines et incendiait ses poumons.

Toute à sa surprise, elle ne vit pas le troisième chasseur, simplement les carreaux d’arbalètes qui martelèrent son corps. L’odeur du sang était partout, celui de la proie, désorientée et groggy, mais surtout le sien. Talbot se battit autant que possible, recevant mais donnant aussi son lot de blessures plus ou moins graves, son visage tordu alors que sa monstruosité se révélait, excitée et effrayée par ce qu’il se passait. Elle vit enfin la chance de s’enfuir et sans attendre un instant, elle s’élança dans la nuit, longeant les ruelles, passant parfois par les toits, courant sans s’arrêter, invisible pour l’œil humain, éperdue.

Le détour d’une ruelle et ses jambes cédèrent sous elle, l’envoyant rouler sur le pavé. Elle se redressa avec difficulté, trouvant tout juste le courage de retirer les morceaux de métal toujours dans son corps, les carreaux, mais les plaies ne se refermaient pas. Drainée de tout énergie, elle retomba sur le pavé, poupée de chiffon macabre.
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[titre de mon champ]: OSSATURE: : 34 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : En couple avec Calliope Tinovia. Et papa dans quelques mois... Un défi de taille qui l'attend, mais il n'est pas sûr d'y être prêt. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Prof d'Histoire de l'Art (particulier), qui essaye de reconstruire sa vie après sa sortie de prison début mars, où il a passé cinq longues années pour avoir tué trois personnes sous l'effet du sang de vampire, qu'il consommait à l'époque sans se douter que ce n'était pas une drogue comme les autres. Héritier d'une famille aristocratique tyrolienne, il a été renié par son père à cause de ses déboires. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est récemment fait mordre par un vampire, frôlant la mort. Plus que jamais, la menace est devenue tangible à ses yeux, la peur le guette une fois la nuit tombée. Les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Humain, proie potentielle. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Dan Stevens by Schizophrenic (c) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 2674 [titre de mon champ]: PACTE: : 02/01/2017



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Sujet: Re: (roue du rp) the remains of the night   Dim 9 Avr 2017 - 16:22


❝The remains of the night❞
Talbot & Giorgio
Beaucoup de choses s'étaient passées en l'espace de quelques jours. La vie avançait à une vitesse époustouflante, et là, il n'avait même pas de quoi se plaindre. En réalité, Giorgio était heureux. Réellement. Ce qui aurait été tout bonnement impensable, quelques semaines à peine auparavant. Cela faisait presque un mois qu'il était sorti de prison, qu'il avait commencé à reconstruire sa vie. A se reconstruire lui-même, en quelque sorte. Quand il était sorti, il n'avait personne. Il n'y avait que lui et ses regrets. Mais aujourd'hui, il avait Calliope, qui lui avait tendu la main, qui l'avait accueilli chez elle quand il n'avait nulle part où aller, ni personne pour l'aider. Elle l'avait sauvé, l'empêchant de devenir un SDF ou de s'autodétruire comme il le faisait avant d'être envoyé en prison cinq ans auparavant. Aujourd'hui, il redécouvrait la vie et découvrait l'amour, contre toute attente. Il se sentait enfin vivant. Il avait même réussi à décrocher un poste de prof d'Histoire de l'Art, se replongeant ainsi dans ce monde qu'il avait toujours adoré.

Ainsi, c'était des rêves plein la tête que le Tyrolien marchait dans les rues de Rome ce soir. Il avait eu envie de faire une petite surprise à Calli' et donc il était allé acheter un bouquet de roses pour le lui offrir plus tard. Les roses rouges, cela restait toujours une valeur sûre, pas vrai ? Mamma mia, acheter des fleurs... C'était décidément le genre de choses que le trentenaire ne se serait jamais imaginé faire ces derniers temps, et pourtant... Il l'avait fait. Et il avait ce sourire stupide aux lèvres. La vie avançait à une vitesse époustouflante, je vous l'avais dit... Les choses changeaient et, pour la première fois depuis de très longues années, le blond pouvait dire que ces changements étaient vraiment positifs.

Il ne faisait pas très froid ce soir. Au contraire, la température était plutôt agréable, et l'homme prenait plaisir à marcher dans les rues et ruelles de la ville éternelle. Rome lui semblait plus belle que jamais, brillant dans la nuit sombre, vivante, un peu comme si elle était le reflet de son propre renouveau. Quelque part, le Reppucci n'était pas particulièrement pressé de rentrer, même s'il avait bien entendu envie de retrouver les bras de Calliope. Il se sentait si bien dehors. Comme si tout avait enfin du sens dans sa vie. Enfin... Jusqu'à-ce que son pied heurte quelque chose, le sortant brusquement de ses pensées d'homme amoureux. De quoi s'agissait-il ? Le lampadaire grésillait, cela n'aidait pas à trouver la réponse à cette question. Mais il y avait bel et bien quelque chose par terre.

« Mais qu'est-ce qu... Oh, merde ! »

Ou plutôt, quelqu'un. L'aristocrate déchu fronça les sourcils en jurant. Il lâcha le bouquet de roses par terre, avant de s'accroupir vivement aux côtés de la personne, une femme métisse à la longue chevelure blonde, histoire de vérifier si elle était toujours vivante. Cela semblait être encore le cas, mais l'inconnue n'était visiblement pas dans un bon état. Le blond lui tapota doucement le bras, inquiet.

« Signora ? Vous... Vous m'entendez ? »

Son cœur s'était accéléré, sa respiration également. La panique menaçait de le saisir et de le dominer complètement, même si Giorgio faisait un effort pour rester le plus froid possible. Il fallait qu'il aide la jeune femme.

« Vous semblez vraiment mal en point. Je vais vous aider. Euh... J'appelle une ambulance, d'accord ? Tenez bon. »

C'était bizarre. Peut-être que c'était à cause de l'adrénaline qui coulait à présent dans ses veines, mais une odeur familière lui titillait les narines. Une odeur qui lui rappelait de mauvais souvenirs. Le sang de vampire. Peut-être que la blonde en avait pris elle aussi ? Peut-être que pendant ces cinq dernières années cette drogue s'était répandue dans la capitale italienne ? Ou alors... Peut-être que cette odeur venait... de son sang ? Elle était blessée, elle saignait plutôt abondamment... Du sang de vampire, quoi. Les rumeurs circulaient en ville depuis cet incendie à la Villa Borghèse. Mais ça n'a aucun sens, Gio' ! Hum... Non, en effet, c’était du grand n’importe quoi. Les vampires, ça n'existait pas. Impossible. Le trentenaire attrapa alors son portable pour chasser ses pensées et se mettre à faire quelque chose de réellement utile. Il ne voulait pas que cette femme meure alors qu’il aurait pu l’aider en agissant rapidement. Et puis... Les vampires, ça n'existait pas, hein ?


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Piccola anima, che fuggi come se fossi un passero spaventato a morte. Qualcuno è qui per te. Se guardi bene, ce l'hai di fronte. Fugge anche lui per non dover scappare. Se guardi bene, ti sto di fronte. Se parli piano, ti sento forte. Quello che voglio io da te, non sarà facile spiegare. Non so nemmeno dove e perché hai perso le parole. Ma se tu vai via, porti i miei occhi con te. Piccola anima, tu non sei per niente piccola. ~ Beerus (c)
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Sujet: Re: (roue du rp) the remains of the night   Mar 18 Avr 2017 - 17:00
L’inconscience n’était jamais un long réconfort lorsque l’on était un vampire. Combien de fois par le passé s’était-elle écroulée, pensant enfin tomber dans l’oublie de la Mort seulement pour battre de nouveau des paupières et retrouver le simulacre cruel de vie qui était le sien à présent. Et même avant, avant sa mort, l’inconscience n’était qu’un vague baume sur son corps blessé et perclus des douleurs du travail forcé. Aussi ne fut-elle pas surprise de sentir de nouveau la douleur qui parcourait son corps, la brûlure dans ses poumons.

En revanche, ce qui l’a surpris, se fut la voix masculine qui accompagna son réveil difficile. Ses cils papillonnèrent derrière le loup qu’elle portait toujours et alors que son regard trouble s’éclaircissait, elle observa le visage du jeune homme qui était penché sur elle. Un humain. Un fragile, gracile, humain qui ne se rendait surement pas compte du danger qu’elle représentait. El le sait se contrôler mais là, elle est affaiblie, blessée et il sent si bon. Son regard glisse sur son cou qui semble encore plus invitant sous les lumières vacillantes des réverbères.

C’’est alors qu’elle comprent enfin ce qu’il dit et ce qu’il veut faire. Appeler une ambulance. Un rire douloureux lui échappe alors qu’elle y pense. Quelle surprise aurait les ambulanciers en entendant le son strident que ferait son cœur mort malgré sa poitrine qui se soulevait, de ses yeux qui voyaient encore. Et quel carnage elle ferait si on la menait à un hôpital, un endroit où la mort régnait en maître, où l’odeur de sang imprégnait tout, parfaitement détectable par son odorat de chauve-souris. L’inconnu sort son téléphone et Talbot, d’un geste plus rapide que ce que l’œil humain est capable de discerner, lui saisit le bras dans une poigne de fer malgré son état.

-Pas … d’ambulance, ils ne peuvent … peuvent ri … rien pour moi.

Elle halète, les poumons encore brûlés par l’herbe de Vénus.

-Ils n’ont … n’… n’ont pas ce dont j’ai b… besoin.

Sa poigne sur le bras du jeune homme se serre un peu plus, sa chaleur se répandant sur ses doigts glacés alors que son odeur enivrante de vie lui fait monter l’eau à la bouche. La faim se fait plus forte et elle sent ses crocs s’étendre. Mais la raison la possède toujours bien que son contrôle ne lui échappe.

-Mais vous … vous si, vous l’avez. Je vous … vous donnerez tout ce que vous pouvez désirer, absolument tout … si … si vous me permettez de prendre … per favore Signor ?
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[titre de mon champ]: FABLE: : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est récemment fait mordre par un vampire, frôlant la mort. Plus que jamais, la menace est devenue tangible à ses yeux, la peur le guette une fois la nuit tombée. Les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Humain, proie potentielle. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Dan Stevens by Schizophrenic (c) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 2674 [titre de mon champ]: PACTE: : 02/01/2017



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Sujet: Re: (roue du rp) the remains of the night   Jeu 20 Avr 2017 - 16:28


❝The remains of the night❞
Talbot & Giorgio
Giorgio s'apprêtait à appeler une ambulance. Qu'est-ce qu'il pouvait faire à part ça, après tout ? La jeune femme semblait vraiment mal en point, elle souffrait visiblement. Et lui, il n'était pas médecin, ni infirmier. Alors tout ce qu'il pouvait faire, c'était appeler les secours pour que l'on prenne soin d'elle au plus vite. La métisse dont une partie du visage était cachée derrière un loup - ce qui intriguait tout de même le Tyrolien, soit dit au passage - lâcha un rire qui le prit un peu de court. Un rire sarcastique, que l'Italien ne comprenait pas vraiment, mais qu'il allait mettre sur le compte de la souffrance. Un rire qui n'allait pas l'empêcher de faire ce qu'il était sur le point de faire. Il n'y avait pas de temps à perdre, la blonde avait déjà perdu beaucoup de sang.

Sauf que, avant-même qu'il n'ait pu composer le numéro, son bras se retrouva pris dans une poigne de fer. L'ancien professeur tourna vivement la tête vers la jeune femme, tandis que ses sourcils se fronçaient. Son geste avait été si rapide, sa poigne était tellement ferme... Et cette odeur, cette odeur de sang de vampire... Ça le perturbait, il faut dire. Non seulement parce qu'il en avait déjà consommé et que cela l'avait poussé à tuer trois personnes et à pourrir pendant cinq ans en taule, mais aussi parce que cette vitesse et cette force ne lui semblaient pas tout à fait humaines. Au point qu'il se demande si elle n'était pas une vampire, elle. Les rumeurs circulaient à Rome depuis des semaines, les médias s'étaient fait une joie de soulever bien des questions à propos de l'existence ou non de ces créatures. A ses yeux, c'était impossible, les Vampires n'existaient pas... Mais là, même s'il continuait de se répéter intérieurement que c'était impossible, Giorgio sentait au fond de lui que cette inconnue n'était pas une humaine comme les autres. Et cela commençait à lui faire peur.

Elle ne voulait pas qu'il appelle une ambulance. Selon la jeune femme, ils ne pouvaient rien pour elle... Le Reppucci arqua un sourcil, cela lui semblait absurde. Ils n'avaient pas ce dont elle avait besoin ? Giorgio se recula légèrement, par instinct, même si la métisse ne lâchait toujours pas son bras. D'ailleurs, sa poigne sur ce dernier se faisait de plus en plus forte, de plus en plus menaçante même.

« Je... Je ne comprends pas. »

Répondit-il, de plus en plus nerveux. Il l'avait ? Quoi ? Mais comment ça, il avait ce dont elle avait besoin ? Elle était affaiblie, mourante... Et... Il fallait qu'il l'emmène à l'hôpital, bon sang ! Giorgio écarquilla les yeux, cherchant également à se libérer de la poigne de l'inconnue blessée, mais cette dernière restait toujours aussi serrée. Elle avait une force incroyable pour quelqu'un qui était aussi amoché, il n'en croyait pas ses yeux. Son cœur s'accéléra, sa respiration aussi. La peur se réveillait en lui, alors que l'ancien aristocrate commençait à se sentir menacé. Elle lui donnerait tout ce qu'il pouvait désirer s'il lui permettait de prendre... De prendre quoi ? L'homme grimaça.

« Je ne comprends pas. De prendre quoi ? »

Il savait parfaitement qu'est-ce qu'elle voulait, mais quelque chose en lui l'empêchait de l'avouer à voix haute. La peur, peut-être.

« Est-ce que... Etes-vous... »

Son cœur s'emballait. Giorgio se sentait dépassé, comme s'il était en plein cauchemar. L'odeur familière lui chatouilla à nouveau les narines, renforçant encore plus cette sensation oppressante. Une idée lui traversa l'esprit, aussi excitante que dérangeante. De sa main libre, le blond caressa du bout du pouce le visage de la jeune femme, là où elle était blessée, là où avait coulé du sang. Du sang de vampire. Une voix, quelque part dans sa tête, lui disait que non, que c'était faux, qu'il délirait. Et que, même si c'était le cas, il ne devrait pas jouer avec le feu, sait-on jamais. Sauf qu'il ne pouvait pas s'arrêter, c'était comme s'il était incapable de contrôler ses mouvements, ses décisions. Comme s'il glissait, comme s'il était sur le point de tomber. Ou plutôt de retomber. Le cœur affolé, l'ancien prisonnier porta son pouce à sa langue, léchant le liquide carmin. Il avait besoin de savoir. Il avait besoin de savoir si le sang de vampire n'était pas qu'une simple drogue inventée dans des labos. Il avait besoin de savoir si cette femme était une vampire, si elle était la preuve qu'ils existaient réellement.

Le trentenaire ferma les yeux. Le monde s'arrêta autour de lui, le temps de quelques secondes. Il frissonna.

« Du sang de vampire !  Vous êtes... une vampire ! »


S'exclama-t-il, le souffle court, les yeux écarquillés. Giorgio regarda la métisse, choqué. Une sensation familière, agréable l'envahissait à présent que le sang toxique venait d'entrer dans son organisme. Souvenir de l'époque où il se réfugiait dans la drogue pour oublier qu'il avait foutu sa vie en l'air. Un souvenir aussi agréable que douloureux... Il était profondément déchiré entre l'envie d'y goûter encore et encore et celle de s'enfuir en courant, de rentrer chez Calliope et d'oublier ce qui venait de se passer. Il ne voulait pas replonger, vraiment pas, putain ! Il ne voulait pas merder à nouveau, il se l'était promis pendant toutes ces années ! Il venait tout juste de sortir de cet enfer, il ne voulait pas y retourner...

« Oh mon Dieu ! Laissez-moi partir ! Je ne peux pas... Je... » L'homme regarda autour de lui. Pour l'instant, ils étaient toujours seuls dans cette ruelle. Evidemment. « V... Vous voulez... boire mon sang ? C'est ça ? Et vous ne me tuerez pas ? »

Putain de bordel. Elle avait envie de boire le sang de l'humain, et lui... de boire le sang de la vampire.


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