Don't panic Δ ft. Alexander

 :: VIA DEL CORSO :: Hotel Pacifico
Don't panic Δ ft. Alexander - Mar 16 Jan - 4:00
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sorciers
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EFFIGIE : Douglas Booth.
BAFOUILLES : 218
PACTE : 02/01/2018


OSSATURE : Premier quart de siècle fraîchement atteint.
CONTRAT : Coeur qui n'a encore jamais battu d'amour, garçon persuadé qu'il ne le vivra jamais. Avide de regards fascinés et de caresses-louanges, Florian, trop vite las, subit son célibat.
BESOGNE : « “Sometimes I lie awake at night, and I ask, 'Where have I gone wrong'. Then a voice says to me, 'This is going to take more than one night.” » Illustrateur de bouquins pour gamins qui ne se vendent pas très bien ; vient de perdre son poste de libraire qui lui permettait de se nourrir.
ÉCHINE : Il y a dans ses veines une magie tirant sa puissance des étoiles et du temps. Les danses et les drogues hallucinogènes dominent les classiques incantations. Magie associée aux charlatans, mais celle à laquelle il se donne corps et âme. (chamanisme)
PRESTIGE : Le futur murmure à ses oreilles des fables que lui seul entend. Insidieux, il tache de ses desseins parfois troublants les carnets de l'artiste.
GANG : Coven Heracleum.
CREDIT : DΛNDELION (avatar). Astra (signa). DΛNDELION (icons).


don't panic Δ
Florian & Alexander

«There was a point to this story, but it has temporarily escaped the chronicler's mind.»
Une foule de gens grouillait sur le quai comme une armée de petites fourmis aux chemins entremêlés. Au milieu de ces âmes toutes différentes, Marietta posa ses mains sur les épaules de son frère. Elle se mit sur la pointe des pieds et embrassa son front comme l’aurait fait leur mère. Malgré ses longs cheveux teints en blond et ses faux ongles trop longs, elle avait l’air si jeune et ça contrastait absolument avec son attitude maternelle. Un grand sourire plein de dents accroché au visage, elle laissa son frère s’engouffrer dans le métro qui venait d’arriver. « T’es le meilleur, bro ! », s’exclama-t-elle, la main en porte-voix sur le coin de la bouche, comme si ça lui permettait d'entendre plus facilement sa petite voix perdue aux milieux des autres. Elle fit aller ses fins doigts d’une drôle de manière pour dire au revoir à son frère. Elle continua jusqu’à ce que le train soit hors de vue. Soudainement, Florian avait chaud au cœur. Comme si toute l’angoisse s’était volatilisée d’un coup. Lorsqu’il ne parvint plus à voir l’ombre de sa sœur, il retourna son attention sur le grand gobelet de plastique qu’il tenait. Il entoura la grosse paille violette de ses lèvres et prit une gorgée du liquide qui apporta avec lui deux perles de tapioca. Florian les tritura du bout de la langue, apaisé par la texture à la fois gluante et fondante des sucreries. Pendant que le train roula et que les stations s’enfilèrent, il se permit de partir à la dérive. L’entretien qu’il avait obtenu l’angoissait, même si la crainte se faisait de moins en moins sentir. Il y avait désormais plus de deux ans qu’il n’avait pas eu d’entrevues. L’emploi qu’il avait occupé de 2015 à 2017 ne lui en avait pas nécessité. Il lui avait suffit de jouer de ses charmes sur Fabrizio, un libraire de quarante-deux ans, lors d’un lancement et le tour était dans la poche. Pendant deux ans, il avait fait semblant de l’aimer pour autre chose que son lit king et ses caresses – quand bien même il s’était efforcé d’éprouver plus qu’un attachement physique, Florian ne semblait pas être capable ni d’aimer d’amour, ni de se convaincre lui-même d’éprouver de telles choses. Dès qu’il avait laissé tomber son masque, par lassitude, le boulot avait suivi le mouvement.  Lorsqu’il avait reçu l’invitation pour cet entretien, Marietta avait parue plus enthousiasme que lui et s’était évertuée à lui faire comprendre que tout irait bien, que tout serait facile. Pour l’occasion, elle lui avait acheté de nouvelles chaussures – sans son autorisation ; il s’était étouffé avec son orgueil – et lui avait improvisé des questions. Craquant sous la pression, Florian avait fini par s’engueuler avec sa cadette, lui crachant au visage qu’elle n’avait jamais eu besoin de passer d’entretiens, que depuis qu’elle était assez mature pour travailler, il lui suffisait d’offrir son cul à un vieux laid et riche pour décrocher des centaines de dollars par semaine et que, par conséquent, elle serait gentille – s’il vous plaît – de fermer sa gueule, un peu. Ce n’était pas d’une paire de chaussures que Florian avait de besoin,  c’était d’une thérapie.

Lorsque l’intercom annonça la station à laquelle il devait descendre, Florian se précipita hors du train. Il se faufila entre les autres silhouettes qui étaient également sorties. Rapidement, il jeta son gobelet dans la première poubelle dont il croisa le chemin et s’empressa de monter les marches deux par deux. En sortant de la station, se fut l’air frais d’un début de soirée de janvier qui l’accueillit à bras ouverts. Il s’arrêta sur le bord du mur pour ne pas gêner la circulation et regarda, sur son téléphone, l’adresse et le chemin qu’il devait suivre. L’heure lui confirma qu’il pouvait prendre son temps. Il rangea son machin électronique et pris le chemin. Le grouillement de la ville, habituellement si anxiogène, lui procura un certain réconfort qu’il n’avait que rarement éprouvé avant et les lumières qui s’illuminaient petit à petit tremblaient comme des lucioles dans la lueur encore claire du ciel. Il inspira longuement, profitant des minutes qui lui restaient avant d’arriver à destination.

Au bout d’un moment, il s’arrêta devant la porte de l’hôtel. Un étrange sentiment l’envahit. Il ne saurait  dire s’il s’agissait d’anticipation positive ou d’une nouvelle vague d’angoisse, mais il parvint à déceler, au fond de lui, une curiosité satisfaite. Elle faisait briller ses iris et teinta son visage d’une certaine fierté. Cet emploi, il le voulait. Il aurait dû accepter l’incantation de chance que Marietta avait voulu lui faire, mais il était convaincu qu’il pouvait se débrouiller seul. Il avait l’impression qu’il y serait à sa place. L’hôtel avait réputation d’accueillir des créatures, d’être un endroit où personne ne faisait la peau à personne. Dans sa physionomie, Florian n’avait rien d’inhumain, mais l’humanité ne coulait pas dans ses veines. S’il ne buvait pas de sang ou ne ressentait pas le besoin de manger d’êtres humains – il n’aimait pas le goût du porc, alors il n’aimerait probablement pas le goût de l’humain –, il n’en restait pas moins aussi peu humain.  Le futur lui offrait ses secrets. Il arrivait à réciter des incantations et à fabriquer quelques potions. S’il le voulait un jour, il pourrait s’abreuver du savoir et des sacrifices qui lui permettraient de vivre peut-être un siècle de plus – il y avait songé, mais l’ennui maladif qu’il éprouvait déjà à vingt-cinq ans seulement était inquiétant. Décidé, il ouvrit la porte et pénétra dans le hall. Il y était déjà entré lorsqu’il était venu porter son curriculum vitae. Ce jour-là, il n’avait pas pu voir le patron et il avait laissé son papier à un simple employé. Il savait que ce n’était pas la chose à faire, que la feuille risquait de finir à la poubelle, mais il l’avait tout de même fait et ç’avait porté fruits.

Le di Rosa passa une main sur les manches de son veston bien ajusté, comme pour s’assurer qu’il n’était pas froissé. Debout devant le comptoir, il regarda de droite à gauche et, puisqu’il ne semblait y avoir personne, il fit tinter la sonnette. Le temps que quelqu’un arrive, il en profita pour tirer une pochette de son messenger bag en cuir. Lorsqu’il entendit des pas descendre dans le couloir, il s’empressa de reprendre sa posture initiale : droite et confiante. C’était l’employé de la dernière fois qui s’arrêta devant lui. Florian lui sourit et lui serra la main d’une poigne solide. « Je suis Florian di Rosa, j’ai rendez-vous avec votre patron à dix-huit heures. » L’horloge indiquait dix-sept heures cinquante-huit minutes, alors l’homme lui fit signe de le suivre. Soudainement, son cœur se remit à battre trop vite au creux de sa poitrine. Pendant que l’employé frappa à la porte, le jeune homme ferma les yeux et inspira longuement et le plus silencieusement qu`il put. L’homme l’annonça à son supérieur et, aussitôt, il se tassa du cadre de porte pour laisser entrer Florian qui le remercia. Quand l’accompagnateur ferma la porte derrière lui, Florian tendit la main à cet homme qui, apparemment, était le big boss de l’endroit. Même s’il ne le laissait pas paraître, Florian, qui l’observait d’un regard soutenu et franc, ne croyait pas qu’il avait tant l’allure d’un dirigeant. Mais il ne fallait pas se fier à l’enveloppe, disaient-ils. « Je vous remercie d'avoir retenu ma candidature. » , affirma-t'il, le sourire aux lèvres. Habilement, il sortit une copie de son curriculum vitae et le déposa devant Alexander, comme il était généralement coutume de le faire lors des entretiens. Il essaya du mieux qu’il peut de ne pas paraître nerveux et ça fonctionnait plutôt bien. Lorsque les formalités se terminèrent, Florian se posa sur la chaise en face du bureau. Du coin de l’œil, il observa les alentours. Un bureau comme les autres, certainement.
(c) DΛNDELION

☾ ☾ ☾ ☾ ☾


keep your eyes wide open
Florian☽ Closing your eyes isn't going to change anything. Nothing's going to disappear just because you can't see what's going on. In fact, things will even be worse the next time you open your eyes.
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Don't panic Δ ft. Alexander - Mer 17 Jan - 21:58
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vampires
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EFFIGIE : Eddie Redmayne
BAFOUILLES : 24
PACTE : 04/01/2018
OSSATURE : 36 ans physiquement, 1307 réellement.
CONTRAT : Célibataire depuis plusieurs dizaines d'années et veuf d'une époque lointaine.
BESOGNE : Propriétaire d'un hôtel neutre.
ÉCHINE : Nourrit d'un breuvage carmin pour prolonger sa vie.
PRESTIGE : Auspex - Les pensées ressemblent a un fleuve dont on peut ou non interrompre le fil afin de connaître un moment distinct et y verser quelques unes des siennes pour le détourner.
GANG : Clan Molnar
CREDIT : Avatar et signa : Alex - Images : Un peu partout

Il était tout juste dix sept heure trente à sa montre et le troisième entretien venait de partir. Regardant les papiers sur son bureau, il lâcha un petit soupir. Bien sur, la demoiselle passée en seconde serait pas mal pour le poste, mais elle paraissait facilement influençable et cela pourrait finir par être un problème dans le fond.. Celle passée en premier affichait clairement que la neutralité de l'hôtel lui déplaisait et l'homme en troisième semblait plus avoir envie de s'occuper des clientes que du reste vu ce qu'il avait demandé et pensé.. Ce n'était jamais facile de devoir passer les entretiens selon Alexander et si ces deux employés qu'il cherchait à remplacés avaient pu être là.. Mais, l'une était enceinte et repartait donc loin de Rome, tandis que l'autre avait été "jugé" pour une erreur commise hors de l'établissement. Pas facile tout les jours de travailler avec un tel mélange dans le même lieu.

Son dernier rendez vous arriva enfin, juste un peu avant dix huit heure. Une bonne chose ça, une personne très ponctuelle. Alex aimait ça. Il se leva lorsque le jeune homme entra dans son bureau et le laissa le saluer puisqu'il avait prit la parole en premier tout en posant son cv devant lui. Bien entendu, il avait encore celui déposé la première fois, mais pas besoin de lui rendre. Le parcourant une nouvelle fois du regard, il posa ensuite les yeux sur Florian et lui tendit la main pour lui serrer.

-Bonsoir, Monsieur Di Rosa. On me dit souvent que je n'ai pas l'air d'un patron et même parfois l'on m'a prit pour un client.

Un sourire amusé étira les lèvres du vampire et il désigna les fauteuils à côté, se déplaçant lui même pour servir deux verres et s'asseoir. Posant le second pour son invité sur la table basse, croisant les jambes et prenant une première gorgée. Ne cessant de l'observer, avant de finalement reprendre la parole.

-Ce qui m'a interpellé sur votre cv est le fait que vous aimiez l'art, ce qui signifie donc que vous devez avoir un minimum de sensibilité. Savez vous quel genre d'hôtel je tiens ? Et avez vous déjà eu connaissance de notre règlement assez strict ?

Questions des plus importantes, parce que s'il voulait travailler ici, il avait du se renseigner au moins sur le fait de sa neutralité. Bien sur, même s'il ne cachait pas ce qu'il était, ce n'était pas indiqué pour autant. Pourtant, il avait envie de le tester un peu, espérant que ce serait le bon après ces trois autres qui ne lui avait pas plu.

Son portable sonna, mais il le coupa après l'avoir sorti de sa poche de veste, le rangeant ensuite. Pas question qu'il soit dérangé pendant un entretien, cela aurait été très impoli de répondre devant Florian alors même qu'il attendait des réponses de sa part. Laissant son don l'imprégner pour mieux entendre ses pensées en plus de ses paroles. C'était important d'être sur ce qui pouvait traverser l'esprit de ses employés ou futurs employés. Ce n'était pas vraiment de la violation de vie privé puisque ce n'était qu'en surface et sur le moment présent.

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Don't panic Δ ft. Alexander - Sam 20 Jan - 1:18
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sorciers
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OSSATURE : Premier quart de siècle fraîchement atteint.
CONTRAT : Coeur qui n'a encore jamais battu d'amour, garçon persuadé qu'il ne le vivra jamais. Avide de regards fascinés et de caresses-louanges, Florian, trop vite las, subit son célibat.
BESOGNE : « “Sometimes I lie awake at night, and I ask, 'Where have I gone wrong'. Then a voice says to me, 'This is going to take more than one night.” » Illustrateur de bouquins pour gamins qui ne se vendent pas très bien ; vient de perdre son poste de libraire qui lui permettait de se nourrir.
ÉCHINE : Il y a dans ses veines une magie tirant sa puissance des étoiles et du temps. Les danses et les drogues hallucinogènes dominent les classiques incantations. Magie associée aux charlatans, mais celle à laquelle il se donne corps et âme. (chamanisme)
PRESTIGE : Le futur murmure à ses oreilles des fables que lui seul entend. Insidieux, il tache de ses desseins parfois troublants les carnets de l'artiste.
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Florian & Alexander

«There was a point to this story, but it has temporarily escaped the chronicler's mind.»
Selon les normes, lire l’esprit des gens consistait en une des violations de l’espace personnel les plus absolues. Les humains normaux craignaient l’expansion de la technologie justement pour cette crainte de se voir estropié de cet espace ; il fallait les avoir lu s’énerver lorsqu’un grand réseau social avait affirmé vouloir un jour permettre de publier simplement grâce à la force de l’esprit. Big Brother, clamaient-ils. Heureusement, la plupart d’entre eux ne croyaient pas aux sorcières et autres créatures toutes aussi redoutables qu’un amoncellement de pixels. « C’est probablement mieux comme ça. », affirma Florian qui trouvait que cette allure qui ne faisait pas « big boss » paraissait tout de suite plus sympathique.  Il y avait des gens, comme sa grande sœur, qui n’avaient rien à craindre de ce genre d’intrusion puisque le coupable risquait de s’heurter à une porte close. D’autres comme Florian qui s’amusèrent plutôt de la situation puisqu’ils n’avaient rien à cacher. Évidemment, dans une autre situation il se serait probablement offusqué, mais maintenant c'était un mal nécessaire. Son sourire déjà présent s’étira lorsqu’il accueillit silencieusement le vampire dans sa tanière mentale. Il était fasciné. Et, d’une certaine manière, ça le rassura : il ne pouvait pas mentir, alors il n’avait pas à s’angoisser avec une telle chose. Non pas qu’il avait compté le faire, mais il craignait la tentation.  Étonné de se voir servir un verre en plein entretien, Florian se dit qu’il avait finalement angoissé pour rien. Ce type ne semblait pas en être un froid et apathique comme il en avait rencontré dans ce genre de situation. Il remercia l’homme et prit le verre qu’il porta à ses lèvres. Tout en prenant une gorgée du liquide, il prit le temps d’écouter attentivement les questions de son intervieweur. Il ne sentit même pas bouleversé par les yeux posés sur lui, comme il observait lui aussi attentivement.

Il n’avait pas caché la surprise qu’il eut, au début, lorsqu’il lui avait parlé de la place qu’occupait l’art sur son CV. Habituellement, les gens s’en contrefichaient. « J’ai l’art dans le sang tout autant que la magie. » Par ces simples mots, ses yeux s’illuminèrent.  Chez lui, on avait élevé les enfants à se développer à travers les arts et la sensibilité, évidemment, faisait partie du package. Et, si nous nous attardions sur la famille di Rosa, côté père, jusqu’à ses racines les plus profondes, tous portaient en eux la passion des arts. « Quant à la vocation de votre hôtel, c’est justement pour ça que je suis venu y déposer ma candidature. Je pense pouvoir m’y sentir à ma place, mais je crois aussi que ce genre d’espace est nécessaire. Tout le monde a le droit d’avoir un endroit où il se sent en sécurité. Je ne suis qu’un sorcier, mais le secret est parfois assez lourd. J’ose imaginer comment ce sentiment peut être pire pour ceux qui se fondent moins dans la masse. » Florian haussa les épaules. S’il y existait des manifestations pour la protection des «  anormaux »  (dont il faisait évidemment partie), il en profiterait probablement pour crier son mécontentement. Il avait hérité de ce côté très « peace and love » de sa mère dont le culte wicca duquel elle avait fait partie dans sa jeunesse prônait l’amour absolu de la nature et de son prochain. Peut-être que tout cela était empreint d’une naïveté absolue que d’autres lui reprocheraient, mais tant pis. « J’avais conscience de la sévérité de votre règlement avant de venir déposer ma candidature, mais avant de repartir j’ai pris le temps de mieux le lire. » Le jeune homme hocha la tête presque sévèrement. Il gardait encore ces manies de straight-A student qui le poussaient à toujours faire ses devoirs même s’ils n’étaient pas obligatoires (il ne savait même pas s’il serait convié pour un entretient, il aurait pu s’épargner cette tâche un peu chiante qu’était la lecture de règlements). « C’est sûr que c’est plutôt sévère, mais c’est ce qu’il faut pour maintenir l’ordre et le calme entre vos murs. Surtout que ce n’est pas tout le monde qui doit être en accord avec votre intention de maintenir la paix. » Florian sourit. Il porta à nouveau le verre à ses lèvres. Il se retenait pour ne pas trop parler. Il n’avait pas été convié pour discuter avec Alexander autrement que dans un cadre professionnel. « Comme vous l’avez dit avant, je pense que, oui, il faille de la sensibilité pour travailler dans un tel hôtel. Je crois qu’essayer de comprendre les choses – les comportements, dans ce cas-ci – peut permettre de mieux les gérer. C’est une qualité nécessaire pour être psychologue, entre autres. » Affirma-t’il vaguement en faisant référence à son court parcours en neurosciences qui était noté sur son CV. Certes, la plupart des étudiants étaient voués à devenir chercheurs ou neurologues, mais des cours de psychologie humaine se glissaient dans le cheminement.  

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Don't panic Δ ft. Alexander - Dim 28 Jan - 10:40
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ÉCHINE : Nourrit d'un breuvage carmin pour prolonger sa vie.
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L'allusion à la magie ne sembla pas surprendre Alexander, pas tellement dérangé dans le fait d'embaucher un sorcier. Après tout, il avait bien une sirène dans son équipe, alors pourquoi pas. Un secret lourd pour l'autre homme qui avouait totalement ce qu'il était, ne se cachant de rien et ça plaisait au vampire qui hocha doucement la tête. Il comprenait tout à fait ce que cela faisait. Lui même ayant du se cacher durant de longues années, avant de trouver ici un endroit où il pouvait être celui qu'il était.

D'ailleurs, il avait déjà rencontré une sorcière, mais c'était il y a longtemps déjà.. Certainement qu'elle ne devait plus être, à moins bien sur de n'avoir changé de "camp". Mais, il essaya de ne plus penser à la jeune femme qui avait partagé ses draps l'espace de quelques mois. Une passion qui s'était vite éteinte.

Une légère surprise le prend lorsque Florian cesse de parler pour ne lui laisser que ses pensées, lui avouant alors qu'il avait lu le règlement. Il se passa une main dans la nuque et se lève pour faire quelques pas dans la pièce, continuant d'écouter ce qu'il lui disait, venant s'appuyer contre son bureau en glissant les mains dans ses poches.

-En effet, ce n'est pas simple de garder ce genre d'endroit. Autant vous dire qu'au départ, ce fut assez délicat à ce qu'il ne tombe pas dans les différentes guerre de races. Mais, je suis plutôt fier de ce qu'il est devenu, c'est pourquoi j'aime m'entourer de personnes en qui je peux avoir confiance au niveau du travail. C'est aussi la raison de mon intrusion quand à la lecture de vos pensées immédiates.

Le regard d'Alex se dirigea vers le cv posé sur le bureau lorsqu'il l'entendit parler psycho et comprit alors son parcours, ne lui demandant pas pourquoi il n'avait pas continué. En soit, ça ne le regardait pas vraiment.

-Voulez vous faire un tour dans l'hôtel ? Visiter pour que vous puissiez mieux vous repérer ?

Il se redresse à nouveau et lui désigne la porte d'une main. Le laissant prendre l'initiative de sortir s'il avait le temps de parcourir un peu les couloirs à ses côtés. C'était sa façon à lui de dire que Florian avait passé le test de l'entretien, le trouvant parfaitement apte à travailler dans son hôtel qu'il choyait.

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Don't panic Δ ft. Alexander - Ven 2 Fév - 6:08
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BESOGNE : « “Sometimes I lie awake at night, and I ask, 'Where have I gone wrong'. Then a voice says to me, 'This is going to take more than one night.” » Illustrateur de bouquins pour gamins qui ne se vendent pas très bien ; vient de perdre son poste de libraire qui lui permettait de se nourrir.
ÉCHINE : Il y a dans ses veines une magie tirant sa puissance des étoiles et du temps. Les danses et les drogues hallucinogènes dominent les classiques incantations. Magie associée aux charlatans, mais celle à laquelle il se donne corps et âme. (chamanisme)
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«There was a point to this story, but it has temporarily escaped the chronicler's mind.»
Son regard suivait l’homme qui semblait, étonnamment, peut-être un peu hyperactif. Il n’était pas de ces gens qui aimaient parler au vide, alors il se sentait plus à l’aise en ne le lâchant pas des yeux. Contre toutes attentes, il se mit à se trouver stupide d’avoir angoissé pour rien. La situation, il l’avait imaginée bien pire qu’elle ne l’était réellement. C’était une de ses mauvaises habitudes qu’il avait du mal à chasser, même si on lui disait toujours qu’il se faisait plus de mal que de bien en prévoyant mentalement des scénarios catastrophiques. À vrai dire, il se sentait assez confortable. C’était peut-être la chaise dans laquelle il était blottit ou le verre qu’il porta à nouveau à ses lèvres, mais il aimait croire que c’était parce que l’autre lui semblait être un homme bien ; il faisait, du moins, bonne impression. Lorsqu’il lui répondit, Florian se permit de sourire un peu plus. « Vous avez raison d’être fier, je pense. » Bien qu’il ne le dise pas, il trouvait tout de même génial que l’autre ait la capacité de lire dans les pensées. C’était une capacité qui lui paraissait bien plus utile et sympathique que la sienne. Le di Rosa était de ces rares personnes pouvant se proclamer à peu près prophète, mais cela ne servait pas à grand-chose lorsque les gens ne nous croyaient pas ou lorsque nous ne pouvions rien faire pour empêcher un fait de se produire. Il se passa une main dans les cheveux et essaya de chasser de son esprit toutes pensées qui n’avaient rien à voir avec l’instant présent.

Quand Alexander lui proposa de faire une tournée de l’hôtel, le sorcier parut étonnement surpris. Il avait compris l’allusion que contenait une telle proposition. Il était arrivé ici avec son incertitude, il repartirait certainement avec une confiance renouvelée. Florian vida ce qu’il restait de son verre et se leva. «  Évidemment. », répondit-il, l’air drôlement serein. Il sortit de la pièce, s’assurant rapidement de ne rien avoir oublié derrière lui. Dès lors qu’il se trouva dans le corridor, il jeta un regard autour de lui. Il n’avait pas réellement pris le temps de bien observer, à son arrivée. C’était rare, lui qui avait l’habitude d’observer les choses dans leurs moindres détails. « C’est étrange, mais j’ai toujours aimé l’esthétique des hôtels. » Alors qu’il s’enfonça dans le couloir et que son regard dérivait sur ce qui voulait bien s’offrir à lui, il semblait un peu pensif. Avec ses sœurs, ils avaient l’habitude de parfois louer une chambre dans un hôtel dans la ville ou, parfois, à l’extérieur, seulement pour profiter de l’expérience. Lorsque venait le temps de choisir l’heureux élu, Marietta et Camellia regardaient la taille du bain, alors qu’il essayait de déterminer la vue qu’il aurait par la fenêtre. « À vrai dire, lorsqu’on m’a parlé de votre hôtel, je ne m’étais pas imaginé quelque chose d’aussi grand et d’aussi bien décoré. Je pensais surtout à quelque chose d’un peu plus discret ou obscur. », rit-il, laissant supposer qu’il était agréablement surpris. De toute manière, même si l’endroit avait été louche, il aurait trouvé un moyen d’apprécier. « Avez-vous vu The Shining ? », demanda-t’il curieusement. Florian n’était pas très, très, cinéma, mais il appréciait bien certains réalisateurs qui avaient un style et une esthétique particulière. Stanley Kubrick en faisait partie. Il avait lu sur la manière dont il avait travaillé ses films, teintée d’un perfectionnisme obsessif ; il s’était reconnu, lui et son attitude envers son art.

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