had some drinks.

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had some drinks. - Jeu 25 Jan - 18:31
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lola & dante, (aesthetic), (playlist) ► ☾ il est tard. la nuit est tombée depuis plusieurs heures. c’est avec un soupir fatigué que la jeune femme pénètre la baraque, se délestant de ses affaires personnelles sur la table de cuisine. les épaules endolories ; avec pour seule envie. trouver place entre ses draps et dormir jusqu’à changer d’année.
et lola, elle ne s’attend pas – ou peut-être qu’au fond, si. mais elle avait espoir de.
de ne pas se retrouver dans un dépotoir ; de ne pas avoir mis les pieds dans le trou profond du désespoir humain. bordel apocalyptique de cet homme qui se prétend être sa famille.
et c’est toute l’insolence de son indifférence qui se peint sur ses traits de poupée. le regard qui se pose sur cette carcasse échouée sur le canapé du salon. regard dénué d’empathie ; regard qui se laisse volontiers voilé par une dose de colère – l’atmosphère familiale corrompue par les sons de cette télé (qui n’a pas trouvé repos depuis des jours) et les ronflements odorants d’effluves d’alcools ingurgités par le poivrot ; et lola, elle inspire profondément.
la gamine tente de calmer les nerfs qui commencent à frissonner ; qui ne cessent de quémander l’explosion. et lola, elle passe ses mains dans ses cheveux, fait craquer la nuque en basculant la tête de chaque côté. grognement qui racle la trachée. et juste le temps de cette seconde, les ronflements s’arrêtent avant de reprendre de plus belle.
les paupières qui se ferment avec espoir de pouvoir les ouvrir sur un tableau plus sain. quelle douce ironie. et lola, elle fait gambader son regard sur le salon – laissé en piteux état. et elle sent l’exaspération qui gronde en son sein et elle se retient lola, de ne pas lui fracasser la lampe à ses côtés sur le sommet du crâne. alors elle abaisse le visage. avale son envie, récupère ses affaires et monte à l’étage.
abandonne l’enfer pour son propre carnage. appartement plus soigné, plus propre. l’antre secret.
et lola, elle se traîne jusqu’à son lit, laisse rencontrer sa cambrure dorsale avec la literie dans un gémissement. et elle reste là. juste le temps de quelques minutes.
juste histoire de mettre pause – de respirer, de se vider la tête, ne plus penser. finalement, elle ne restera pas entre ces murs. avant de se relever, de passer ses mains sur son visage avant de s’engouffrer dans sa salle de bain. (…)
et lola, elle prend un malin plaisir à faire du bruit. claquer les portes. ne rien retenir sur son passage. appeler son amie, parler fort. juste. pour. le faire. chier. et lola, elle arbore ce sourire malsain sur ses lèvres rouges – les coins de ses pulpes qui se relèvent vers ce ciel avec mesquinerie.
se posant sur le rebord de son lit, la jeune femme chausse ses bottines avant de quitter son appartement.
les pas qui se font lourd sur chaque marche de l’escalier, elle entend les grognements s’élevaient du canapé. s’avançant vers lui, elle s’arrête quelques secondes. et y a cette boule qui se forme en elle, le poing qui se forme avant de s’élever en guise de menace – mais rien. néant.
souffle lourd qui s’échappe de ses pulpes, elle se pince l’arête du nez avant de laisser tomber son bras le long de sa silhouette. se penchant en avant, elle attrape la télécommande posée sur le bras du canapé pour éteindre la télé. attrape les bouteilles vides, lance un dernier regard à son oncle avant de laisser les bouteilles de verres s’échouer au fond de la poubelle dans des éclats de verres. et lola, elle s’enfuit.

et lola,
elle a cette démarche, cette cadence. cette façon de se mouvoir.
démarche délicieuse. les talons qui claquent, qui font résonner le bruit dans la rue. qui martèlent cet asphalte déjà abusé par la vie. lola, elle marche comme si elle rencontrait sa fin à chaque pas. le sourire satisfait sur le bout de ses pulpes. elle se damne volontiers l’enfant.
les mains fourrées dans les poches de sa veste en cuir, buste redressé ; elle ne fléchit pas. les écouteurs dans les oreilles. elle déleste le monde de sa présence. et ça lui convient. le regard qui se fait dur lorsqu’elle rencontre certains regards qui déplaisent. mais elle avance. elle s’arrête rarement, ne recule jamais.
lola. lola. lola.
ça a toujours été elle, contre le monde.
l’insolence peinte sur son visage ; elle respire la (fausse) liberté.
arrivée au bar. c’est avec la pulpe inférieure coincée entre ses lèvres qu’elle pénètre les lieux. retire ses écouteurs, enlève sa veste. et lola, elle préfère cette odeur plutôt que celle de son oncle – passant une main dans ses cheveux, elle s’avance directement vers le bar.
lola.
« lola. »
lola. lola, l’habituée. lola, la fille du coin. lola, elle fait partie du paysage. et lorsqu’elle n’apparaît pas, y a quelque chose qui manque. « .bonsoir jon. » qu’elle ronronne la gamine. prenant place sur l’un des tabourets du bar. « l’habituel ? » et lola, elle ne sait pas. le regard qui s’abaisse sur la montre autour de son poignet – elle ne devrait pas tarder à arriver.
coup du destin ; elle sent le portable vibré dans la poche. et lola, elle n’a pas besoin de lire pour savoir. inspiration glissée dans les poumons, elle sourit, dépose ses bras contre le bar. « l’habituel s’il te plaît. » et il s’en va.
et lola, elle perd son sourire. les traits de son visage qui perdent de sa luminosité lorsqu’enfin, elle se décide à prendre son portable pour regarder. bingo. et elle roule des yeux lola. soupire – la soirée va être longue. (…)

coude posé contre le bar, la tête appuyée contre la main, c’est l’agacement qui étire ses traits une nouvelle fois lorsqu’elle relève son regard vers jon. nouveau verre présenté. elle fronce les sourcils lola. elle se redresse. secoue la tête. « je vais vraiment finir par croire que j’ai une gueule d’alcoolique. » qu’elle cingle en prenant son propre verre. troisième rejet de la soirée –
et lola, ce soir, elle n’est pas venue ici pour qu’un inconnu existe entre ses cuisses. « j’en sais rien. mais celui-là est plus canon que les autres. » mais elle n’écoute pas lola, elle attrape le verre et le temps volontiers à la jeune femme à ses côtés. « cadeau. de la part du prince charmant. » fausse niaiserie dans la voix, elle sourit à la jeune femme avant de retrousser ses lèvres et grogner. finissant le fond de son propre verre.
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had some drinks. - Jeu 25 Jan - 21:22
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( a fire )

Cette fumée blanchâtre partant avec élégance hors de ses lippes, il respire est expire ce supposé poison. Habitude prise depuis des années, mort faussé, le tabac n'aura pas raison de sa carcasse, de ses organes. La sirène est joueuse, taquine, se moque ouvertement de cette fatalité humaine. Pourtant le monstre apprécie cette sensation qui prend place à chaque fois qu'il brûle ce stick empoisonné, de la dépendance pour certains, une habitude pour lui. Peu de choses arrivaient réellement à sortir la créature de ses nuits monotones. Toujours les mêmes tâches, toujours les mêmes visages, toujours les mêmes plaisirs, toujours les mêmes regards portés sur ces nymphes aux courbes envoûtantes. La musique résonnait dans ses tympans, la pièce dans laquelle il se trouvait était pourtant, silencieuse, avachi dans cette chaise qui lui donnait l'illusion du pouvoir sur ces taudis pervers, ces papiers éparpillés sur ce bureau en bois vernis. Personne ne daignait vraiment venir déranger l'orque, il n'était appelé qu'en cas d'accident dans l'établissement. Venant alors s'occuper lui-même de l'imprudent en question et pourtant, ce soir, tout allait pour le mieux. A son plus grand regret. Alors, il en a marre, marre de fixer ce vide, marre d'être face à face avec lui-même, son âme solitaire réclame une présence à ses côtés, d'inconnus, juste pour combler ce néant.  Il écrase sa cigarette et décide de quitter les lieux, attrapant son long manteau, il claque la porte derrière lui. Déambule dans ces couloirs, devant ces portes qui cachaient le désir malsain de ces clients, la détresse de ces victimes. Coeur de pierre, il est depuis bien longtemps muet face à ces ignominies, faisant lui-même parti de ce cirque, second rôle et pourtant il figure sur l'affiche avec ceux qui n'attendaient plus rien de ce monde, avec ceux qui préféraient les abysses hurlants que les rires et joies éphémères.

Dante, il vagabonde dans ces rues, il accepte la froideur de l'hiver qui ressemble pour lui à la chaleur de l'été. Il vogue au gré de ses envies nocturnes, silencieusement il laisse son choix se porter sur ce bar dans lequel il avait élu domicile depuis quelques mois lors de ces ennuis, alors, pour ce soir, il sait qu'une nouvelle fois, ça fera l'affaire. Juste savoir qu'il n'est pas seul dans une pièce est assez pour lui, autour d'un verre à écouter d'une oreille semi-attentive, les railleries, les discutions de ces ivrognes était amplement assez. Carcasse traîné dans l'antre, il prend place sans saluer le serveur, mauvaise habitude qui n'a pas l'air de déranger ce dernier pour autant. L'ambiance jazzy venant l'entourer, c'est d'un oeil vif qu'il a déjà repéré sa proie. Dernier repas consommé il y a de ça une semaine, la faim commençait à pointer le bout de son nez, le jeu redemandait ses joueurs à la table et Dante répondait toujours présent. Plaisir sadique, envie sournoise alors, la parie commence dès que le serveur est à porté de main. Demandant sa boisson, il y ajoute un verre de plus pour la demoiselle à la chevelure de feu. Ce soir il avait une envie de dévorer du regard ces tâches de rousseurs, de laisser filer ses doigts dans les boucles rousses d'une donzelle, de s'accaparer le liquide carmin qu'elle possédait, de lui ôter dans un sourire sanglant ce dernier souffle. Alors il laisse filer ses yeux vers la victime, apportant en même temps son calice contre ses lèvres, s'abreuvant de l'alcool supposé festif, sourire narquois sur ses croissants de chairs. Pourtant il déchante vite lorsqu'il voit son verre être proposé à la mauvaise personne. Le regard taquin disparaît et fait place à de l'ennuis. Exaspération, l'ordre était simple et pourtant l'humain avait réussi à faire tomber à l'eau son plan macabre. Le supposé complice changea de chemise pour devenir le traître. Rien ne l'intéressait chez la blondinette qui se trouvait non loin de lui. Rien n'appelait le monstre à commettre l'irréparable avec cette dernière.

Refus, à son égard, tout homme normal aurait été heureux d'avoir esquivé la tromperie, de pouvoir poursuivre la soirée, ainsi. En l'absence de la demoiselle non désiré. Pourtant pas Dante. Ego blessé, il en vient même à se demander pour qui elle se prenait. Elle n'avait même pas considérée lui offrir un seul regard. L'ironie à son paroxysme. Alors les habitudes, mauvaises, accourent à une vitesse folle. Viennent réveiller l'orque de sa léthargie, lui soufflant à l'oreille qu'il possédait une voix et qu'il allait devoir l'utiliser. Glissant d'une traite ce liquide dans son gosier, il vient essuyer du revers de sa main les gouttes qui perlaient le long de son menton. Claquant le verre vide contre le comptoir, les mains viennent vite trouver les accoudoirs pour se soulever, partir en direction de l'idiote, remettre les pendules à l'heure. Venant alors extirper le verre des mains de son premier choix, il détourne le regard vers l'arrogante. Sa langue claque à l'encontre de son palais et sa voix se fait entendre. « Pourtant, je crois te l'avoir offert. Il était plein d’audace, venant cacher la vérité simplement parce qu'il était blessé. S'invitant sans demander l'autorisation, il n'en avait que faire des pincettes à prendre lorsqu’il s’adressait à des personnes. Ce serait idiot de refuser, croit moi. » Déposant l'aphrodisiaque une nouvelle fois devant l'insouciante. Regard abaissé, paupières venant s'ouvrir et se fermer à de multiples reprises. Sourire écarlate et ricanements mesquins. Le résultat d'un narcissique blessé. Avertissement lancé, qu'il espérait être le seul lorsqu'il relève ses pupilles vers celles de la demoiselle.
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had some drinks. - Jeu 25 Jan - 22:46
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lola & dante, (aesthetic), (playlist) ►lola. lola. oh, lola.
et y a le temps qui passe. qui s’échappe – il s’écoule, les secondes découlent, rieuses, joyeuses. plus insolentes que l’enfant – et lola, elle voit le temps défilé sans jamais l’attraper. sans regrets.
oh, lola. lola, le temps ne t’attend pas.
mais la gamine, elle reste figée dans son univers. assise maladroitement sur ce tabouret de bar peu confortable, c’est la cambrure dorsale courbée vers l’avant – comme si le monde reposait sur ses épaules. c’est le regard porté dans le vague, la tête déposée au creux de sa main. coude posé sur le bar, elle soupire la gamine – alors qu’elle attend que le temps passe ; elle a une pensée furtive pour l’homme affalé sur le canapé. est-il encore en vie ? bois-t-il encore ? comment va-t-elle le retrouver ce soir ? et finalement, ce n’est pas une pensée, mais des questions qui se dessinent dans l’esprit de l’enfant. elle a beau ne pas l’aimer quelques journées durant, lola. elle ne peut pas l’abandonner. c’est une des dernières ruines de la famille.
sa main autour du verre, elle fait rouler le cul sur le bois collant. le regard qui se concentre sur le fond de liquide brunâtre encore présent au fond du verre. puis elle s’arrête, inspire longuement – le regard qui se pose sur les traces de sa bouche sur le verre.
rouge, rouge, rouge.
comme ses lèvres, comme ses ongles. rouge, comme la vie. rouge, comme la mort.
rouge comme lola. rouge comme maman.
et y a le sourcil qui se redresse – verre présenté qu’elle rejette sans un regard vers l’expéditeur. bien décidée à garder ses états d’âme ce soir ; alors lola, elle le fait passer à la voisine. avant de regarder de nouveau droit devant elle – son propre verre à quelques centimètres de ses lèvres avant de vider cul-sec son fond de verre. le liquide brûle le passage et les traits poupons sont tirés par une grimace avant de regarder le verre vide.
elle n’entend rien lola. trop paumée, trop ancrée dans son monde, dans ses pensées. les paupières qui se ferment quelques secondes -
elle n’entend pas les gloussements de la rousse à côté, le grincement du tabouret pour essayer de chercher ce pseudo prince charmant, elle n’entend pas les ricanements des personnes dans le bar, elle n’entend pas les conversations, elle n'entend pas cette musique qu'elle aimerait passé sous silence, elle n’entend pas. elle n’entend pas le bruit de verre qu’on claque sur le bar, elle n’entend pas le raclement de gorge. elle n’entend pas.
oh, qu’est-ce qu’elle aimerait ne pas les entendre.
les paupières toujours fermées ; un oh se laisse entendre alors qu’une présence s’impose à ses côtés. et lola, elle inspire. l’air qui bloque dans les poumons alors qu’elle tente de calmer ses nerfs – elle n'est pas d’humeur lola. son verre est extirpé. sa main reste dans l’air avant de se poser calmement sur le bois.
breuvage précédemment refusé, nouvellement présenté face à elle.
lola, lola, oh lola. qui garde les yeux fermés. lola, qui écoute alors que ses muscles roulent sous sa peau alors qu’elle se redresse. et la voix résonne. presque trop charmante à ses oreilles. et lola, elle porte son insolence avec fierté. les mains qui se rejoignent sur le bar. elle ouvre enfin les yeux devant elle. les doigts s’entrelacent et lola, elle croise furtivement le regard de jon. sous-entendu placardé sur le visage. et elle a envie de rire l’enfant.
le sourcil qui se relève, curieuse de savoir d’où vient cette confiance, d’où vient cette audace. et elle sourit lola, ricane légèrement alors qu’elle hoche doucement la tête. faussement impressionnée par une telle prestance.
mais elle est joueuse, alors elle hausse les épaules. affiche une moue qui donne envie de la claquer avant de ronronner, posant ses deux coudes sur le bar, ses deux mains près de son menton. « pourtant, je crois l’avoir refusé. »
et lola, elle se tourne enfin vers l’inconnu. le regard qui juge, qui embrasse la silhouette du bas vers le haut. idiot. idiot. et elle rit un peu plus. avant de croiser ses prunelles. et elle tient lola – avec de la volonté, elle tient. refuse de se noyer dans ce regard ; refuse d’être de ces filles qui veulent tenir tête avant de fondre devant le garçon. alors lola, elle se mord la pulpe inférieure. « ça pourrait être aussi idiot de ma part, de l’accepter. »
(tais-toi, lola)
(détourne le regard, lola)
mais elle ne bouge pas. les courbes de ses pulpes qui s’étirent en un sourire narquois –
et les secondes s’écoulent avant qu’elle ne soupire, affiche une moue faussement concernée. détourne le regard, (se sauve de la damnation). « de plus, il me semble que la jolie à côté, ne serait pas contre. » lâche-t-elle en se penchant vers l’avant, faisant un signe de tête vers la rousse.
elle reprend sa posture, attrape son verre vide avant de le lever pour que jon vienne le lui remplir – et lola, elle ose. dans toute son impertinence, elle ose relever son regard vers l’inconnu –
et elle jure, que si elle reste une seconde de plus à scruter son regard, elle pourrait se noyer.
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had some drinks. - Ven 26 Jan - 23:57
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D'un coup d'oeil porté à l'encontre de la cambrure de l'amazone, il analyse. Ces courbes, ces détails, ce faciès enfantin presque angélique. Cependant, il a la critique facile et pour ce soir il ne désirait pas une pimbêche à l'allure sauvage et à la langue empoisonné. Alors, il numérote dans son esprit tous les défauts que la nymphe du second plan possède, si il pensait y trouver une poitrine décente c'était chose loupé, la demoiselle avait l'air d'être plate et si elle se levait, il pariait déjà que c'était la même chose pour son postérieur. Ca le fait sourire, elle n'avait pas le corps pour se montrer aussi arrogante, même si en temps normal, cela ne dérangeait pas le faux Italien ce manque de proportion, ce soir, à cause d'elle, cela l'était. Une pointe de misogynie commençait à se montrer mais, après tout, depuis bien des années il ne respectait pas ces créations de ce supposé dieu. Des échecs sur pattes, une espèce inférieur, que cela soit dans chaque groupe de créatures. Il détestait pourtant, du plus profond de son coeur les sirènes mais, la demoiselle montait la barre très haute et se retrouvait presque côte à côte avec ces dernières. Si elle ne faisait pas partie de ce groupe de serpents de mer, elle en avait l'arrogance et le regard. Sa voix en est tout autant détestable, l'intonation de la douce en est presque moqueur et ça blesse une nouvelle fois cet ego surdimensionné qui habitait la carcasse nauséabonde de l'orque. La sirène qui se faisait mettre sur le carreau, le comble. Alors, il en soupire, lourdement. Penchant son visage sur le côté, il essaie de ne pas exploser, de laisser échapper sa vraie nature. Prendre sur lui n'était pas dans son habitude, rester calme lorsqu'on l'insultait même sournoisement, ne passait pas. Si il s'imaginait déjà lui arracher le coeur ? Oui.

Pourtant, lorsqu'elle daigne enfin déposer ses pupilles dans celle de la créature, il le sait, il l'a comprit. Son physique ne trahit pas, monstre des océans, il est né pour plaire et chambouler qui conque oserait le regarder dans les yeux. Et c'est ainsi qu'il a une idée, sournoise mais, tellement plaisante. Il est joueur, plaisir sadique, envie mesquine. Le jeu avait commencé depuis quelques minutes mais, une nouvelle participante venait d'entrer dans la partie, qu'elle le veuille ou non. Sourire charmeur lorsqu'elle ne parle plus, trop occupé à se perdre dans l'océan de ses yeux. Parce qu'il adore quand c'est comme ça, quand c'est lui qui gagne. La confiance revient gonfler sa personne et comme une girouette, ses humeurs changent. Si il y a quelques secondes il voulait arracher les globes oculaires de l'insouciante, maintenant, il ne demande qu'à être admirer par ces derniers. Gloire au monstre. Pourtant, elle lute et vient rompre cet échange. Plissant les yeux, penchant son crâne sur le côté, son coude vient s'appuyer contre le comptoir, n'offrant que son dos à son premier choix. Victime sauvé, oublié, balancé au dernier plan. Et ses yeux parcourent le visage de l'ignorante, fixant presque ses lèvres lorsqu'elle désigne la rouquine. Acquiesçant d'un bruit presque muet, il ne se retourne pourtant pas vers cette dernière. Venant de sa main libre emprisonné le menton de la blondinette, tournant son visage vers lui. Piégeant une nouvelle fois, l'aventurière dans ses yeux océans. Pouvoir sournois, sa voix enchanteresse allait trouver refuge dans l'âme de l'amazone. « Pourtant tu devrais boire. Les mots sont chantés, les paroles sont rhétoriques, sous la demande, se cache un ordre et il est clair, sec. La main du jeune homme quittant le visage de la demoiselle pour lui laisser l'illusion de contrôle. Commandement magique, venant troubler l'esprit de la blonde. Agissant au bon vouloir de la créature, pensant que ce choix venait d'elle. Il admire cette docilité, il l'a préférait ainsi. Les doigts de l'amazone se dirigent vers le verre en question, pour l'attraper, se rapprochant de plus en plus de ces lippes féminine. Ah, ah, ah... Malicieux, qui s'échappent des lippes de la sirène, en désaccord avec les agissements de la blonde, ordre donné, effectué et pourtant stoppé. La joie qui se lisait sur ses croissants de chairs ne pouvait pas se cacher. Il reprend ce verre dans ses mains, alors qu'il se trouvait à quelques centimètres du gosier de l'arrogante. Tu m'as pourtant dit que tu ne le désirait pas, une femme comme toi ne devrait pas revenir sur ses mots, non ? » L'intonation de voix était taquine, les sourcils se trouvaient haussés, il nargue la jeune demoiselle, comme pour la défié d'ajouter un mot de plus, un pic de plus. Alors qu'elle se retrouvait finalement, à agir comme il le souhaitait, comme il l'avait voulu. Alors il lance un regard aux demoiselles, gardant ce verre dans la main. Le levant un peu en l'air, il trinque avec lui-même, et boit d'une traite son liquide et le dépose calmement sur le comptoir. Se ravisant, ce soir, personne n'allait boire le calice de la mort. La faucheuse n'allait pas s'inviter à la tablé. « Je m'excuse de vous avoir dérangés, passez une bonne fin de soirée. » Un dernier regard lancé à la blondinette, ce regard joueur, celui qui invite sans vraiment le faire. Jouant avec le feu. Il laisse sa présence se sentir pour finalement disparaître aussi tôt. Retournant à sa place initiale, celle qui se trouvait dans l'ombre, au bout du comptoir, une place qui laissait le choix de vivre en paix et loin des yeux curieux. Faisant signe au serveur de lui resservir un verre alors qu'il se pose avec malice sur ce tabouret, faisant glisser l'épiderme de ses doigts contre le bois, il tapote. Viendra-t-elle ? Ne viendra-t-elle pas ?
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had some drinks. - Dim 28 Jan - 1:54
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lola & dante, (aesthetic), (playlist) ► ☾ (oh, lola, save yourself.)
dans toute son arrogance, elle relève le visage vers l’inconnu. piques lancées à l’attention du jeune homme ; elle se sent paumée entre l’envie de jouer et de déclarer forfait pour aller se perdre dans les couloirs de la nuit noire. mais, à l’instant même où l’intérieur se tord, c’est le regard qui se perd dans ce bleu. (et soudain, c’est l’âme qui se noie.) la respiration qui se bloque dans la gorge – qui fait barrage, les poumons qui hurlent de l’air. le palpitant qui se met à cogner contre la cage dorée. l’esprit brouillé – elle s’abandonne lola. juste quelques secondes, mais les secondes de trop.
et à la seconde où sa conscience lui hurle dessus, la gamine elle détourne le regard – et ça revient. comme un raz-de-marée. la poitrine qui se soulève lourdement à la recherche d’air, le cœur qui s’emballe pour un rien et lola, elle fronce les sourcils – le regard qui divague alors que la main présente son verre vide.
l’envie de se noyer – noyer dans la nuit, se noyer dans l’alcool, se noyer dans l’inconnu. se perdre.
et sa main retombe lourdement sur le bar, ses doigts qui resserrent la prise autour du cristal alors que son menton est relevé. jeune homme qui s’autorise un contact. et lola, elle sert la mâchoire, perd toute trace de sourire ou de lumière sur le visage alors que son regard recroise le sien. prise qui se resserre de plus en plus autour du verre – et lola, elle est prête. prête à lâcher ce verre, le briser contre cette tempe.
y a tout le corps qui se contracte à la seconde – pour finalement se relâcher aussitôt.
sourire qui se dessine sur ses lèvres. la tension se dissout de son être lorsque le timbre envoûtant de l’homme se fait entendre ; un air chantant. le monde extérieur qui se glisse hors de la bulle – l’ouïe qui ne cherche qu’à entendre de nouveau la voix. c’est oppressant. si sensoriel – la main qui relâche son verre vide pour attraper le verre proposé avec tant de facilité. geste guidé par l'envie irrésistible de s'abreuver du nectar. le palpitant qui se gonfle si soudainement dans la cage aux ronces. la peau qui demande encore contact –
et lorsque le liquide brunâtre s’approche de ses lèvres –
il est brusque. c’est presque frustrant. ce retour à la réalité. le verre qu’on extirpe. ce verre qu’on vole de sa poigne. ce sont les sourcils qui se froncent soudainement face à l’incompréhension. elle serait presque sur le point de réclamer son dû, mais il y a les bruits de la vie qui se font de nouveau entendre. elle détourne le regard. c’est la moquerie pure et simple qui résonne contre ses tympans. elle inspire, ça gonfle les poumons d’air, d’un peu de colère et de frustration. elle fait la moue l'enfant, mais quand elle relève son regard, elle ne voit que moquerie. alors l’énervement étire ses traits. elle se mord la lèvre inférieure. elle l’écoute – et le foutage de gueule se fait clairement entendre dans la voix. il est fier. elle sert les poings lola. s’empêche de les abattre sur cette gueule d’ange déchu. démon aux airs si angéliques. elle déglutit difficilement. claquant sa langue contre son palais alors qu’il boit le verre. son verre faisant participer le public à l’humiliation gratuite. et lorsqu’il s’échappe, lola, elle le suit du regard. noir, perçant. l’envie de le frapper est d’avantage présente en elle.
mais elle se retient lola. se contrôler, ne pas frapper.
(respire lola.)
un.
deux.
trois.
(…) et elle s’arrête finalement à trente.
fixant ce verre vide en face d’elle, elle souffle doucement, lentement. et elle s’oblige lola, à ouvrir ses poings. à relâcher la tension dans ses muscles. elle grimace lorsqu’elle remarque les nombreux croissants de lunes pourpres ancrées dans sa peau. elle ferme les yeux quelques secondes, alors qu’elle tente d’effacer ces traces avec ses doigts. mais ils sont toujours là.
et lola, elle soupire, relève le regard et croise celui de jon qui ne tarde pas à remplir de nouveau son verre – et lola. elle n’attend pas que la dernière goutte lui soit attribuée qu’elle attrape son verre et en avale une grande gorgée. ça brûle, c’est exquis. ça réveille.
l’insolence et l’arrogance d’autant plus belles marquées sur le visage poupée. elle a le verre toujours en main, l’approche de ses lèvres à nouveau alors que son visage se tourne vers le responsable. et il a cette attitude qu’elle aimerait lui arracher – mais de quelle façon ? elle ne sait pas encore.
et avec un soulèvement de sourcil, elle relève doucement son verre en l’air, lui porte un toast, lève les yeux au ciel en ricanant, le coin de sa pulpe se relève vers le ciel alors qu’elle avale le fond d’alcool, sans quitter sa silhouette de son regard.
elle se maudit lola, de vouloir s’en approcher. elle le maudit lola, de lui faire autant d’effet. elle le maudit, de faire grandir sa curiosité – la curiosité qui cherche à comprendre ce qu’il s’est passé quelques minutes plus tôt.
elle se retrouve distraite la gamine, le regard qui s’abaisse alors que le visage se penche légèrement vers l’autre côté. elle serre les dents lorsqu’elle entend les ricanements peu discrets des demoiselles à côté. les chuchotements qui n’en sont pas. et elle en perd son sourire. les remarques désobligeantes à son égard – les remarques quant au physique peu développé. et violemment, elle pose son verre dans un bruit sourd. elle a envie de rire. de rire rouge. (mais quelle idiote). mais la fierté gonfle les poumons. l’italienne se redresse. se courbe à la façon d’une ingénue, pose ses avant-bras sur le bar, fait ressortir cette poitrine peu avantageuse. le sourire d’une fausseté légendaire sur les lèvres, « les filles, s’il-vous-plait. fermez vos g… » mais elle n’a pas le temps de finir sa phrase qu’un grognement s’échappe de sa gorge lorsqu’une voix résonne dans le bar. et lola, elle se détourne de ces filles, regard aussi noir que les abysses alors qu’elle jette un regard à jon. elle demande confirmation et au vu de son expression – lola ne se trompe pas. passant une de ses mains dans sa chevelure, elle émet un gémissement.
il faut qu’elle se sauve. là, maintenant tout de suite – elle jette un regard dans le miroir derrière les étalages d’alcools. et elle le voit se diriger vers le font. se mordant la lèvre inférieure, elle attend. inspire profondément avant de tourner le visage. son regard s’accrochant à l’inconnu et gamine qu’elle est, elle s’ose un tirage de langue digne d’une enfant et de murmurer un au revoir au barman.
mais le raclement de gorge l’arrête. les pas qui résonnent contre le vieux parquet. le prénom chantonné à tue-tête, elle soupire profondément. ce n’est absolument pas sa soirée. et lola, elle essaye de passer entre les mailles du filet. se faire invisible. mais deux mains se déposent sur chacune de ses épaules – et elle sent son sang ne faire qu’un tour dans ses veines. « lola, lola, lola. et elle inspire doucement, affiche un sourire faussé par l’ironie. je cherchais ton oncle, mais j’avoue préféré tombé sur toi. » et elle cligne des yeux, se pince les lèvres. « si tu as un problème avec lui, règle le avec lui. j’suis pas dans vos histoires. t’as préféré aller le voir plutôt que moi, alors assumes hm ? » elle tente de contrôler le ton, mais la chose est délicate quand la prise autour de ses épaules se fait plus dure. « mais t’es plus fun. » et y a son sourire qui s’efface, le visage qui se détourne et son regard qui croise celui de l’inconnu – et lola, elle se dit qu’elle aurait mieux fait de rester au boulot ce soir. jon, il est aux aguets – « je ne peux rien pour toi. qu’elle déclare, déglutissant difficilement. et si tu pouvais me relâcher, s’il te plaît. politesse qui brûle la bouche. sinon quoi hm ? » lâche-t-il en se penchant sur elle. tout en la plaquant torse contre le bar. et lola, elle encaisse la force avec un toussotement. « moi, tout ce que je veux. c’est mon argent. je ne l’ai pas. dans ce cas, j’suis sûre qu’on peut trouver un arrangement n’est-ce pas ? » murmure-t-il à son oreille. et discrètement, lola, elle attrape son verre délaissé. la poigne est si forte qu’elle a les jointures de ses mains qui en deviennent blanches. et elle attend. avec l’espoir qu’il la lâche. « non. » qu’elle déclare. et il rit – de si bon cœur qu’il la relâche avant de s’installer à ses côtés. et lola, elle soupire désabusé. « écoute. les problèmes que tu as avec mon oncle, règle les avec lui. pas avec moi, ne me fous pas dans ta merde. t’as pas voulu m’écouter, tant pis pour ta gueule. ta caisse, elle est morte. roule encore dedans et elle t’emmènera tout droit au cimetière. » le ton est si posé qu’il est en est surprenant. alors, elle se redresse lola. pose son coude sur le bar, position nonchalante. « et tu cherches quoi au juste ? il l’a réparé non ? pour qu’elle roule ? elle roule, maintenant, jusqu’à quand. ça ne tiens qu’au karma. alors ne viens pas chercher les emmerdes quand y a pas besoin. » et lola, elle jette un regard sur le bar. et l’homme grogne, se racle la gorge. « ce n’est que partie remise. » et elle rit lola. « oh, bien sûr. mais j’suis pas sûre qu’il apprécie que tu viennes me voir en dehors du travail pour ça. » qu’elle balance, le regard entendu – et lui, comme elle, connaissait le tempérament de l’oncle dans sa sobriété. « mais évidemment, compte sur moi … pour lui en toucher deux mots. » et la gamine, dans son insolence, elle lui lance un clin d’œil – sans broncher lorsqu’il se redresse violemment, la main menaçante. et le silence se fait entendre, résonnant dans le bar. « c’est encore mieux. » et finalement, jon arrive. attrape le verre des mains de lola pour le claquer contre le bois du bar et émettre un claquement de langue. l’homme se redresse, abaisse la main et lancer des regards meurtriers – et lola, dans toute son inconscience, elle sourit. fait un signe de main en le regardant s’éloigner. mieux encore, il sort du bar avec ses acolytes.
et le temps semble s’être stoppé – et lorsqu’elle a l’impression que c’est bon, elle relâche la pression, se tourne vers jon et la respiration se fait haletante. « ne me vire pas du bar ce soir, je tiens à ma vie ok. » et jon, il éclate de rire avant de déposer une main sur le haut du crâne de l’enfant. « honnêtement, j’sais pas ce qu’on va faire de toi lola, t’es une cause perdue. » et elle sourit lola, elle rit lola, secouant la tête avant de passer ses mains sur son visage. « ouais, mais une cause perdue qui vient d’se sauver la vie. fin, pour l’instant. » et elle s’écroule lola, le front qui cogne contre le bar alors qu’elle se cache la tête sous ses bras. « sers-moi ce que t’as de plus fort … qu’elle gémit avant de se redresser. à elles aussi .. et un autre. » et discrètement, elle lance un regard vers le jeune homme. « tu vas avoir assez ? et lola, elle hausse l'épaule, l'air faussement mystérieux. ce n’est pas mon argent »
et elle attend – les verres sont proposées aux idiotes tandis que deux verres prônent en face d’elle. attrapant sa veste, son sac et les deux verres, la jeune femme s’avance vers lui – le palpitant qui gronde dans la poitrine, elle tente de garder une attitude posée.
et lorsqu'elle arrive, elle n'est plus très sûre de sa décision, de cette prise de risque - cependant, c'est le corps qui agit d'instinct. presque attiré. alors, elle pose un verre devant l’inconnu. le regard qui remonte vers le sien avant de demander. « puis-je ? » mais elle n'attend pas de réponse, alors elle dépose ses affaires sur le bar et s'installe sur le tabouret à ses côtés - sans un mot. le regard rivé vers l'avant, elle attrape son verre avant de se stopper. de se tourner vers lui « il n’était pas pour moi, ce verre de tout à l’heure. » murmure-t-elle, plus une affirmation qu'une question.
et l'enfant, elle se laisse piégée par cette beauté trop irréelle --
lèvres mordillées alors que le verre n'est qu'à quelques centimètres de sa bouche.
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had some drinks. - Mar 30 Jan - 21:45
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Créatures monstrueuses qui avaient aux creux de leurs mains, le trophée des bourreaux les plus artistiques. Aura macabre et pourtant attirante, l'illusion était ce qui berçait les proies et d'un romantisme tragique. La beauté d'un bon carnage ne se mesurait pas aux litres de sang étalé sur le sol, ni à la boucherie des membres rompus mais bel et bien avec la manière d'agir. Beauté fatale, la suprême n'était présente que lorsqu'elles arrivaient avec malice à obtenir le coeur, le corps du pauvre fou ou de la pauvre folle. Alors Dante n'échappe pas à la tradition, il se plait à manœuvrer de la sorte. Dans son spectacle décadent, les roses blanche deviennent teintées. Fermant les yeux, il se laisse bercer par l'atmosphère, par cette musique qui trouvait repos au plus profond de son être. Se laissant presque voyager dans les méandres de ses souvenirs. Pour finalement remettre pied à terre lorsqu'on vient troubler ce moment, d'un léger coup d'oeil sur sa gauche, il observe, ce qui se déroule. La sauvageonne n'a pas l'air d'y prêter vraiment attention, préférant se débarrasser de l'homme en question pourtant, le bougre est résistant et réclame sa part. La sirène, trouve ça ennuyant et détourne le regard, ce n'était pas son problème, il espérait juste que ça se termine vite, qu'il puisse apprécier sa soirée ne serait-ce qu'un peu. Liquide trouvant refuge dans son estomac, il joue, taquine de ses doigts ce verre déjà vide. Cependant, il garde une oreille disponible pour épier la discutions. Jugeant l'un après l'autre, les deux personnes aux allures de gamins. Garage, voiture, argent. Allusions sournoises. Ca ne volait pas très haut et quand l'altercation prend fin, il est heureux, heureux de ce silence. La demoiselle avait l'air d'être un aimant à problèmes et en agissant de la sorte, elle n'arrangeait pas les choses mais soit, le temps et la modernisation avait fait son bout de chemin et actuellement, bien qu'elle soit une femme, les coutumes avaient changés et supposément avancés pour le mieux. Soupirant presque, il balance sa tête vers l'arrière, depuis quand il regrettait le passé déjà ? Tout était moins compliqué en ce temps-là, la chasse était déjà moins énervante et elles, humaines, moins bruyantes.  

Il en venait presque à souhaité retrouver la mer pour un certain moment, déposer pied dans une autre ville et pourtant, il ne le pouvait. Capitaine, il se devait de rester sur le navire et recevoir les représailles de la reine n'était pas quelque chose qu'il désirait. Il n'avait plus rien à perdre certes, cependant, l'envie de mourir ne l'enchantait pas des masses. Il était curieux, de cet avenir incertain mais supposément voué à l'échec. Son crâne retrouvant sa position initiale, il fixe ce verre, vide. En oublierait même presque son entourage et sa question première. Avec tout ce remue-ménage qui a eu lieu il y a de ça, quelques secondes, il était peut-être temps que lui aussi plie bagage et arrête de vouloir assouvir ce besoin qui grognait en lui. Pourtant le charme avait fait son travail et il entendait déjà le claquement des bottes de la demoiselle contre le sol. clac, clac. Elle arrivait. Vers lui. Mordant à l’appât, devenant métaphoriquement, le poisson qui mordait à l’hameçon. Ne daignant pourtant lancer un regard à l'amazone, un seul rictus apparaît sur son visage. Il laisse la demoiselle prendre place, même s'il refusait, elle le ferait quand même, il l'avait bien comprit et même si il pouvait se débarrasser d'elle comme il le voulait, il ne le désirait pas, du moins, pas pour le moment. Puis une affirmation et le rictus sur ses croissants de chairs laisse entrevoir ses dents blanches. Pas si idiote qu'elle en a l'air. D'un regard presque taquin, il plisse ses yeux, presque amusé par la situation. « Non. Répond la sirène, presque dans un murmure franc. Analysant ce visage féminin qui l'insupportait pour de multiples raisons, tout comme il l'intriguait pour d'autres. Pourtant, au final, il l'est devenu, non ? Il hausse les sourcils et s'approche un peu plus de ce faciès, venant y planter ses pupilles dans ceux de la demoiselles. Venant mélanger son odeur au parfum de la jeune femme. Mais, ça n'a plus d'importance, l'offre n'est plus d'actualité. » Fait-il dans un soupir, jetant un léger regards sur ces lippes mordillées, torturées. Pourtant le rapprochement est rompu, d'une douceur accablante il détourne ses yeux pour laisser voyager ses pupilles vers ce verre, offert, l'ironie du sort. Il vient le taquiner avec l'épiderme de ses doigts. Jugeant s'il devait l'accepter, pourtant il ne sait pas trop. « Devrais-je, moi aussi, refuser bêtement ce verre, hm ? Dit-il dans un regard taquin alors qu'il s'amuse de la situation. Une question qui pourtant a besoin d'une réponse. Pourquoi d'ailleurs ? Pourquoi à moi et elles ? Serait-ce une tentative d'excuse ? Ajoute la créature alors qu'il penche son visage sur le côté, joueur il veut voir si la demoiselle, loin des regards, déposerait les armes. L'amazone aurait-elle des regrets ? » Finit-il par dire alors qu'il enlève ses doigts du verre, se redressant sur sa chaise, ses lippes refermées qui dessine un sourire charmeur. Le jeu n'était pas terminé pourtant la mise était différente de celle de base. La mort n'était pas au rendez-vous, juste, la passion de la découverte, le feu d'une rencontre.
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had some drinks. - Mer 31 Jan - 22:49
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et pendant une seconde, elle doute lola. son insolence qui se fait mettre à terre par l’inquiétude. petite ridule qui se dessine entre ses sourcils alors que ses prunelles cherchent réponses dans le liquide ambré. mais rien. y a rien. alors elle doute, elle se questionne encore plus. elle n’entend plus rien du monde extérieur. l’esprit qui se fait brouillon, qui se transforme en carnage face à ses questions. les ongles qui rencontrent une nouvelles fois l’épiderme marqué de ses paumes. c’est bruyant dans la tête. les lèvres qui se pincent en une fine ligne, elle sert la mâchoire. les poumons qui se gonflent légèrement avant de.
p a u s e.
est-ce une bonne idée ? non. absolument pas.
cela ne lui ressemble pas. elle n’est pas comme ça lola. elle n’est pas ce genre. elle n’est pas. pas ce genre de fille à revenir sur ses mots, sur ses pas. elle n’est pas ce genre à. elle n’est pas du genre à ramper. à revenir comme un petit chien. mais. alors, pourquoi ?
la déglutition se fait difficile alors que ses mains attrapent son sac à main et sa veste. l’idée de se barrer du bar lui traverse furtivement l’esprit. sauf que. le palpitant commence à taper contre la cage, qui hurle l’avertissement. parce qu’il sait. c’pas une bonne idée, lola. tout lui hurle de faire demi-tour.
une.
deux.
fuck.
les mains qui attrapent les verres, elle claque sa langue contre son palais. balaye les idées folles de son esprit, le palpitant qui gonfle, gonfle. si fort, qu’il risque d’exploser. et les pas s’enchaînent. elle s’avance. à l’aveugle, en plein dans la gueule de l’inconnu. et lola, elle souffle doucement. ce n’est pas une bonne idée – elle ne sait pas ce qu’elle rencontrera à l’arrivée. pourtant, elle continue.
f o l l e.
et elle arrive à sa hauteur, dépose le verre devant lui. avant, de poliment, demander si elle peut prendre place. mais lola, dans son insolence, elle n’attend pas de réponse. elle prend place. s’assoit sur le tabouret peu confortable alors qu’elle dépose son verre et ses affaires devant elle. elle clame cette place comme si c’était la sienne.
et alors qu’elle ose se tourner vers lui, elle murmure lola. rétablie une vérité. ce verre, n’était pas pour elle. et elle relève doucement son regard. jusqu’à croiser ses prunelles. ce regard océan. elle ne fléchit pas, n’abaisse pas les armes. son verre à quelques centimètres de sa bouche, elle a les coins de ses pulpes qui grimpent timidement vers le ciel.
non. ça résonne, comme une mélodie incessante. ça s’ancre en elle. et lola, elle a ce sourire en coin. le regard qui ne le lâche pas. regard de biche qui s’évertue à chercher la moindre vérité sur son visage. sourcil qui se relève, elle s’empêche de ricaner. puis y a son visage qui se rapproche du sien. son parfum qui chatouille ses narines. elle tient bon lola, sans grande difficulté. sans vaciller. pas le genre de fille à faire les mijaurées, à danser sur ses pieds devant un flirt. et lola, elle se mordille les lèvres. réprime un rire, un mot, une parole. elle analyse dans son silence. remarque le chemin de son regard. et elle sourit légèrement.
comme si. elle était de ces filles qu’on pouvait disposer de la sorte.
elle l’écoute, enregistre. elle se retient. pourtant, y a ses doigts qui deviennent blancs à forcer de forcer sur son verre. l’envie de placer quelques phrases parmi ses mots. elle inspire doucement. ne cesse de le suivre du regard. avant de rompre le contact et de juger les demoiselles survenues dans la conversation.
c’est une bonne question. pourquoi elles ?
et lola, elle laisse échapper un rire dès que le mot excuse s’échappe de ses lippes. secouant doucement la tête, elle dépose son verre sur le bar, laisse son index glisser sur le bord. fait le tour, affiche une moue amusée avant de se redresser sur le tabouret pour le regarder.
des regrets ? a-t-elle déjà eut des regrets lola ?
alors, elle pense lola. croise les jambes avant de pencher légèrement la tête sur le côté. laisse les secondes s’échappaient alors que son regard se fait joueur. elle dépose son menton dans la paume de sa main, fronce légèrement les sourcils. « des regrets ? non. » qu’elle rit doucement avant de continuer. « et dis-moi. pourquoi devrais-je m’excuser ? » le ton qui se fait taquin alors que sa lèvre inférieure se coince entre ses dents. elle ne prend pas la peine d’attendre une réponse de sa part. « après tout, je ne vois pas pourquoi tu m’en voudrais, je n’ai fait que refuser le verre qui ne m’était pas destiné. et en plus, j’ai eu la bonté de l’adresser à la bonne personne, non ? lâche-t-elle en haussant les épaules. moue faussement innocente sur le visage alors qu’elle récupère son verre entre ses doigts, faisant tourbillonner le liquide dans le verre. je ne suis pas une voleuse. et. au risque de paraître prétentieuse, je ne suis l’erreur ni le second choix de personne. » elle baisse le regard, le sourire toujours placardé sur ses lèvres avant de se détourner de lui. d’apporter le verre à ses lèvres et de boire une gorgée de cet alcool fort. légère grimace étirant ses traits, elle apprécie la brûlure procurée. le verre toujours au bord de ses lèvres. elle secoue la tête, le nez plissé. elle rit doucement avant de baisser la tête et d’enlever ses coudes de la table. pourquoi elles ? pourquoi toi hm? » qu’elle murmure avant de se tourner de nouveau à lui. elle n’en sait rien lola. elle cherche encore le pourquoi du comment. « j’dirais pourquoi pas. » sourire franc sur les lèvres, elle esquive les questions qui commencent à refaire surface. elle coince le bout de sa langue entre ses dents alors qu’elle hausse les épaules. « refuse, ou accepte. ça ne tiens qu’à toi. sache juste que ce n’est pas une erreur. que ce verre t’est destiné. » laisse-t-elle entendre alors qu’elle se penche un peu plus vers lui. d’un mouvement de menton, elle désigne les jeunes femmes. « elles n’ont pas eu de mal à accepter mes verres, elles. » qu’elle taquine alors qu’elle relève son regard vers lui avant de se reculer. « quoique. en vrai, je les soupçonne de refuser peu de chose. » qu’elle lance, plus pour elle-même que pour lui, attrapant de nouveau son verre pour en boire une gorgée. lui lançant un regard en biais, elle ajoute. « m’enfin, si tu ne le veux pas. c’pas grave, ce sera, donnant-donnant i guess ? »
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had some drinks. - Jeu 8 Fév - 21:41
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Malicieusement, à l'intérieur de lui, il jubile. Il jubile de ce dénouement, de la présence féminine qui a trouvé domicile à côté de lui. Il était le pécheur et elle venait de mordre à l’hameçon. Alors il est fier, aussi fier qu'un roi pouvait l'être après une victoire sur le champ de bataille. Pourtant il ne laisse paraître qu'un sourire taquin, rien de plus, rien qui pouvait vraiment alarmer l'amazone de ce qui se tramait sous son crâne. Ecoutant les réponses de la douce, il n'a de cesse de la regarder, nageant cependant, dans ses imaginations plus macabres les unes que les autres. Une vue d'horreur pour la plupart, de l'art à ses yeux. Car il se voyait comme un artiste lors de ses actes, lors de ses repas, les meurtres n'étaient que la représentation de son art. Se joignant de lui-même au même statut que les peintres, écrivains. Malsain. En tout point. Pouffant un rire, il acquiesce. Si elle ne souhaitait pas s'excuser grand bien lui fasse. « Ta langue est bien pendue, je pensais simplement que tu aurais eu la jugeote de t'excuser de la manière dont tu te donnais le droit de me toiser du regard. Etait-elle du genre à crier ou préférait-elle rester muette sous le choc d'une mort imminente ? Aurait-elle le courage et l'audace de tenter de fuir ou allait-elle être clouer au sol, maudissant son corps de ne pas répondre sous la peur ? Pourtant, ce n'est pas le cas, en voilà une nouvelle déception. » Finit-il par dire, d'une manière taquine, si la demoiselle ne comprenait pas, il était toujours à son service pour lui éclairer sur ce dont elle n'avait, à priori, aucune idée de ce défaut qu'elle possédait. Il n'était peut-être pas mieux après tout mais, ici, en ce moment, il était le maître du jeu et il pouvait, à tout moment tricher. Après tout, c'était dans sa nature. Poisson maudit et pourtant, il n'arrivait pas, après toutes ces années, à appeler cela une malédiction. Pour lui, c'était plutôt une chance, un cadeau et il était plus qu'heureux de vivre de cette manière. « Très bien, j'accepte. » Dit-il tout en regardant l'humaine, glissant le liquide dans son gosier, ce rictus qu'il porte ne s'évapore pas pour le moins du monde. Du bout de son pouce et de son index, il dépose délicatement le verre, d'une manière presque féline.

Si de loin il avait l'air de draguer la demoiselle, son regard n'avait pour lui, aucun rapport avec la séduction. Pour lui, c'était un jeu certes mais, il ne cherchait pas à trouver le coeur de la jeune femme, ou du moins, si ce n'était que pour le déguster. « Mademoiselle a un bon fond et pourtant, elle apporte sur elle-même tous les malheurs du monde, hm ? Ajout-il, une pointe de moquerie alors qu'il vient déposer une de ses canines sur sa lippe inférieure, son imagination revenant le titiller. Car ce commentaire, ne visait pas seulement la venue de l'autre énergumène mais bien, la sienne. Du moins, je ne pense pas que l'homme d'il y a quelques secondes soit un cadeau ou même une bénédiction pour le monde. Il vient hausser les sourcils, bougeant sa tête comme pour montrer ironiquement, qu'il devait certainement avoir plus que raison. S'il venait à mourir, je pense même que sa femme remercierait dieu ou même le tueur. Ajoute la sirène, sans gêne, il n'y voyait pas de mal à ça, dans son monde, c'était monnaie courante. Si, il se faisait tuer. » Finit-il par dire, pouffant un rire, s'il en ferait quelque chose de l'homme en question ? Pas du tout mais, il n'était dans la gent masculine quand ça touchait à ses repas, loin de là l'envie de briser le romantisme macabre de ses créations morbides. Tendant sa main ouverte, devant lui, il sourit d'une manière angélique. « Dante Bagarella. » Mots qui criait à un être totalement italien et pourtant. Identité faussé, naissance mensongère, il n'avait rien d'italien, son physique était occidental certes mais, un poisson n'avait certainement pas de nationalité. Il était français, anglais, russe, irlandais, canadien, il était tout et n'importe qui à la fois. Pourtant, s'il devait jouer le jeu et répondre honnêtement en tant qu'humain, il aurait du se dire danois. Terre maudite, sur laquelle il avait déposé pied pour la première fois de sa longue vie éternelle et pourtant, il maudissait encore et toujours ce pays, en ce moment même, et cela, malgré toutes ces années.

Faisant un léger signe de main au serveur, il repose ses pupilles sur la demoiselle, curieux de savoir si elle allait rester. « Tu sais, c'est certainement le bon moment de t'enfuir, il se pourrait que je sois beaucoup plus pire que lui. » Lâche la bête, d'un ton presque enfantin, pourtant la réalité était cruelle, il préférait prévenir après tout, elle ne pourra pas dire qu'elle n'avait pas été prévenue, n'est-ce-pas ? Même si cela était caché par l'ambiance presque amicale de la conversation, des regards tendancieux échangés, des blagues de mauvais goûts. Le serveur prenant place en face d'eux, il vient déposer ses doigts sur son menton, jugeant ce qu'il désirait boire, il reste ainsi quelques secondes. « Si tu souhaites rester cependant, choisi donc ce que je devrais boire. » Le premier acte touche à sa fin, les présentation avait eu lieu, les personnages principaux se connaissaient enfin.
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had some drinks. - Lun 12 Fév - 15:25
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lola & dante, (aesthetic), (playlist) ► ☾ les mots s’enchaînent, forment des phrases un peu trop longues – elle se montre bavarde lola. bavarde pour un rien. sort des grandes phrases alors qu’elle pourrait clairement dire non. aller droit au but comme à l’accoutumé. mais non. et elle s’en amuse presque.
elle se redresse légèrement, le verre déposé sur le bar, délaissé à moitié. la jeune femme relève son regard avant de le reporter sur lui. il affiche un sourire en coin qui lui fait serrer la mâchoire – sûreté placardée sur son faciès, elle s’imagine se faire un plaisir de la lui retirer. et elle l’écoute – l’incompréhension qui se marque sur ses traits quant à la fin de ses propos. une nouvelle déception ? les sourcils légèrement froncés, elle hausse les épaules. se mord la lèvre inférieure. s’empêche d’éclater de rire alors qu’elle affiche une moue faussement désolée. (oh, lola. cesse tes enfantillages). « oh. oui, j’ai déjà entendu ça quelque part. qu’elle dit, laissant échapper un léger soupire avant de rire. ce n’est ni la première fois, ni la dernière fois qu’elle l’entendra. lola, elle parle, elle n’a pas de tact, pas de filtre. mais elle n’en a que faire. c’est comme ça. alors tu penses trop. hélas. je ne suis pas de ceux qui s’excusent pour un rien. ou qui s’excuse tout court. le rien prononcé un peu plus fort, avec un peu plus de résonnance. un rien pour un regard (mal placé) une nouvelle déception ? attendais-tu quelque chose ? »
et lola, elle fait claquer sa langue contre son palais avant de se détourner de lui. prétentieuse, insolente. le regard qui se porte dans le vague (enfant blessé) – les mots qui résonnent encore dans son esprit. des images qui se gravent sur la rétine, qu’elle chasse en papillonnant des paupières. lola. elle a perdu l’habitude de s’excuser, fait tout pour ne pas le faire. (refuse de le faire. même pour une bousculade). à quoi bon, de toute façon. (ont-ils portés des excuses à son égard ? non). alors pourquoi le ferait-elle ?
bouffant sa lèvre inférieure, lola inspire un bon coup. chasse l’épisode marqué au fer rouge en reprenant son verre, boit d’une traite la fin de ce liquide ambrée avant d’essayer de lui expliquer le pourquoi de ce verre. il a le choix après tout – boire ou refuser.
et lola, elle sourit plus fort lorsque l’acceptation se fait entendre. que l’alcool se laisse avaler et lola, elle lève les yeux au ciel avant de regarder droit devant elle. (good boy)

déposant de nouveau son coude sur le bar, elle appuie sa tête contre sa main alors qu’elle le regarde à nouveau, sourire au bout de ses pulpes. les doigts qui tapotent contre le verre. un bon fond ? lola ? quelle ironie. les apparences sont trompeuses.
lola, elle n’est pas pour la vie toute rose, toute joyeuse – lola, elle a une préférence pour le noir et pour le rouge. pour la dureté et la souffrance – lola, elle se sent plus vivante lorsqu’elle est sur le point de se noyer que lorsqu’elle est posée. puis lola, elle ne se plaint jamais – paroles gardées sous silence, vues comme une faiblesse. « je ne m’en plains pas. la vie est plus intéressante comme ça. » parce que, à quoi bon pleurer sur son sort ?
puis. est-ce que ce sont tous les malheurs du monde qui s’abattent sur elle ?
ou, est-elle le malheur de ce monde ?
la voix du jeune homme résonne de plus belle, la voix qui l’arrache à ses songes. le regard qui se pose de nouveau sur son visage – lueur de curiosité qui teinte les prunelles. elle tente de savoir où est-ce qu’il veut en venir. et instinctivement, lola elle tourne la tête, regarde la porte par laquelle il est passé. et elle pince les lèvres lola, attrape son verre dans sa main avant de forcer.
(si)
et lola, elle se tourne lentement vers lui, les sourcils froncés. les secondes s’échappent avant qu’elle ne se décide à parler « je pense que ce n’est pas à nous de décider s'il est malheur ou bénédiction. penchant la tête légèrement sur le côté, elle ne le quitte pas des yeux. je ne le suis pas non plus … alors devrais-je mourir pour ça ? » et lola, elle aborde une fine dureté dans la voix alors qu’elle le scrute. se baignant dans un silence gênant avant d’éclater de rire et de sourire. « j’blague. fin, peut-être pas. on s’en fout. quoiqu’il en soit. sa femme est morte y a trois ans, j’sais pas si elle serait ravie de le revoir en sachant qu’il a laissé son gamin tout seul. qu’elle hausse les épaules, comme si la vie personnelle de cet homme était bonne à raconter à un étranger. il est con, chiant. mais de là, à vouloir sa mort. je ne sais pas. »
après tout, qui est-elle pour souhaiter une telle chose ? rien. personne. juste un grain de poussière dans l’univers. si insignifiante. et lola, elle est tout de même curieuse du raisonnement de son voisin. sourire à moitié franc sur le visage alors que les questions ne cessent de tourmenter son esprit.
et naturellement, elle juge une seconde la main qu’il lui tend avant de se présenter.
mettant enfin un nom à cet inconnu. dante. elle attrape doucement sa main lola, la sert un peu. toucher caresse comparé aux paroles si étrange avant de la relâcher. « lola ricci. » qu’elle murmure.
pseudonyme qui se colle à l’être depuis la naissance – parmi tous ceux qu’on lui attribue à chaque fois qu’elle croise une vie sur sa destinée. bons, méchants, insultes. lexique bien fourni. « enchantée. » qu’elle laisse entendre avant de se redresser sur son tabouret. le regard qui se porte sur le serveur qu’il vient d’appeler.
et sa phrase la prend au dépourvu – presque. sourire amusé sur le bout de ses lèvres, elle penche la tête sur le côté avant de déposer son attention sur lui. « pire que lui. le ton grave, lent. et elle fait semblant d’afficher une moue légèrement suspicieuse. juste le temps de quelques secondes avant de lâcher un rire. intéressant. » qu’elle lâche avant de se tourner vers le serveur. et elle sourit lola – un peu bêtement, ressentant enfin les effets de tout cet alcool ingurgité. et elle glousse lorsqu’il lui demande de choisir pour lui. « hm. un un, et un huit. pur. merci. » qu’elle lâche à l’intention du serveur – petit jeu installé entre eux depuis des années. alors que le serveur repart, la jeune femme se tourne complètement vers lui, s’appuie sur le bar et se penche légèrement vers dante. « t’es pire comment ? » qu’elle demande, alors que son regard plonge dans le sien.
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had some drinks. - Lun 12 Fév - 23:21
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had some drinks

lola & dante


started
( a fire )

Un dieu omniscient, ayant le pouvoir de vie et de mort, sur ces humains qui croissaient malheureusement son chemin. C'était ainsi qu'il se voyait. Celui qui tirait les ficelles dans la pénombre la plus totale. Les êtres horrifiques étaient les seuls qui pouvaient voir, s'ils étaient intelligents, à travers ses sourires charmeurs, son ton de voix enchanteur. Pourtant, il avait réussi à déposer son emprunte, à se faire une petite réputation, l'orque insouciant, l'orque impulsif, l'orque colérique, celui qui n'est dompté que par la reine. La bête dont la laisse est lâchée, le monstre était depuis peu, autorisé à déposer pied en dehors de son appartement et des bordels, voyageant au gré de ses envies, les prostitués ne rassasiant que très rarement sa faim sordide. Toujours plus et jamais assez. Les innocentes, c'était ce qu'il désirait, celles qui étaient libres, celles qu'il n'auraient qu'à lui.

Alors quand la demoiselle parle, il se réjouit, il se demande combien de temps ce jeu va durer. Deux jours, une semaine, un mois ? Il avait des plans pour cette dernière, envie meurtrière certes mais, il préférait détruire ce qu'il n'aimait pas. La plus douce des façons était par l'amour, ce mot qu'il méprisait et détestait mais, aussi par la passion, celle avec laquelle il dansait chaque nuit noire, dans les bras d'une proie ayant trépassée. Alors avec l'amazone il voulait la faire tomber de haut, il voulait lui ôter ce sourire confident, ces paroles franches, sa confiance en elle, alors il attendra, autant qu'il le faudra qu'elle plonge la tête la première ; dans ce cercueil de roses qu'il avait mit en disposition. Il ne pouffe qu'un rire singulier lorsqu'elle lui demande si il en aurait désiré plus. Venant d'elle, certainement pas, après tout, cela aurait été trop tôt venant d'elle. Quand les excuses pointaient le bout de son nez, cela marquait déjà le début de la fin pour elle. Il écoute, et sourit doucement, mimant un intérêt pour les paroles prononcés par la douce. Pas à nous de décider et pourtant, si un humain apprenaient les déboires de la sirène, il est certain que l'être mortel mettrait à mort Dante, de quoi encore une fois, retourner d'un revers de main, les dires de l'amazone. Se mettant elle-même à la place du supposé accusé, les lèvres du faux jeune homme s’entrouvrent. « Peut-être bien, oui. » Cela lui a échappé, les habitudes revenant comme on sait déjà bien, au galop. Mais il suit l'éclat de rire de la demoiselle, préférant se cacher dans cet humour faussé. Avant qu'elle ne reprenne sur l'homme, lui livrant son histoire. Avait-il demandé à savoir sa vie ? Qu'il ait laissé son enfant ne lui faisait rien et l'entendre lui raconter ça, l'ennuyait au plus haut point. S'il avait envie de vomir ? Oui. L'humanité, le bon sens, bon dieu que cela lui donnait des nausées.

Cette poignet de main offerte et l'idiote offre enfin à la bestiole son prénom. Lola. C'est simple. Pas comme elle. C'est doux. Pas comme elle. Lola, ça sonne bien, pas comme elle. « Lola. » Quand il prononce le prénom de la demoiselle, il aime bien la tournure que ce nom prend lorsqu'il s'enfuit d'entre ses lippes. Il sourit doucement alors que ses pupilles remontent pour rencontrer ceux de Lola, souriant doucement, il lui offre un sourire plutôt approbateur. On pourrait même en dire qu'il est sincère. Comme enchanter par une chose inutile, la sirène se plaisant à se bercer de sa voix avec comme parole, le prénom de l'italienne. Est-ce que son prénom sonnerait tout aussi bien lorsqu'elle décidera de l'utiliser ? Curieux. Il n'attendait que ça. Claquant cependant sa langue contre son palais, il hausse les épaules, d'un gloussement enfantin. Décidément, elle n'avait de cesse de l'abasourdir par ses réponses. N'avait-elle donc aucun bon sens ? Intéressant était donc le seul mot qu'elle avait jugée bon de prononcer ? Etait-elle vraiment un aimant à problèmes ? Choisissant la prochaine tournée, sa question vient pourtant le surprendre une nouvelle fois. Alors il tourne son visage vers elle, fronçant ses sourcils, il met un certain temps avant de décider de répondre. « Veux-tu vraiment le savoir, Lola ? Dit-il en s'approchant d'elle, dans un chuchotement, une pointe d'amusement sur son visage enchanteur. C'est mieux si tu l'apprenais par toi-même, non ? Ajoute le monstre, alors qu'il lui offre un clin d'oeil joueur. Pourtant il rompt ce rapprochement pour venir s'adosser à sa chaise, il penche sa tête sur le côté, fixant le vide qui se trouvait face à lui. L'amusement avait quitté son visage et seulement un froid glacial venait prendre place dans son intonation de voix mais aussi, dans ces yeux. Je n'ai jamais vraiment eu de chances avec les femmes, tu sais. D'ailleurs, c'est certainement à cause de moi. Pourtant le souvenir douloureux, fait place à d'autres qui eux, réchauffent le corps de la créature. A cause de lui. Exactement. Je ne suis pas mieux que l'autre, je suis même pire, lui au moins, il a eu un mioche et il s'est marié. » Finit-il par dire dans un éclat de rire, après toutes ces années à écumer les mers et les terres, il n'avait pas eu de progéniture pourtant, même si ce qu'il disait était vrai, il n'en désirait pas. Il espérait même ne jamais en avoir. C'est d'ailleurs pour ça qu'il se tenait loin des sirènes, dans un premier temps, il les détestait et dans un second temps, avoir des relations intimes avec ces dernières était dangereux. Dante ne vivait pas pour l'amour, pour le futur, il vivait pour lui, le présent et cela à jamais. Il est d'ailleurs très probable qu'il ait déjà tué à plusieurs reprises bon nombre de ses descendants, qui se trouvaient, très certainement encore, dans le corps de ses victimes.  « Jouons un peu, veux-tu ? Laisse échapper la sirène de ses lippes. On se pose des questions, soit on y répond, soit on boit. Le défi peut se lire dans les yeux envoûtant de la bête. Tu m'as l'air d'être quelqu'un de joueur et les petits jeux comme ça, ne t'effraies pas, n'est-ce-pas ? » Il savait qu'elle allait accepté, après tout, elle était bien trop confiante en elle alors, il la pousse, la caresse dans le sens du poil. Ironique.
RIGOR MORTIS
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