Rien de facétieux.

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Rien de facétieux. - Lun 5 Mar - 13:05
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vampires
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EFFIGIE : Jaco van den hoven
BAFOUILLES : 683
PACTE : 28/02/2018


OSSATURE : Vingt-et-un ans et quelques mois, une si douce année. Comme un millésime, un âge qui fleure bon la jeunesse et la débauche. On peut renifler la drogue, l'alcool et le sexe d'ici.
CONTRAT : Un courant d’air serait plus facile à fixer que cet esprit libre. Trop bizarre pour vivre, mais trop rare pour mourir. Il est des êtres qui ne s’imaginent pas cesser leurs aventures.
BESOGNE : D’une beauté éthérée, ses cheveux d’ébène tranchant à la perfection avec son corps chétif, il ne rêve que de lumière et de gloire. Les photographes, la notoriété, les tenues de modes à foison… Mais pour le moment, il ne fait que vendre son corps à ceux qui en ont besoin. D’aucun appelleraient ça du service public, mais la police appelle ça du racolage.
ÉCHINE : Vampire
PRESTIGE : Toucher son nez avec sa langue, pour ce qu'il en sait. Mais peut-être qu'un jour, il devra ordonner à quelqu'un. Un homme ou une femme. Et qu'il sera étonné, scié même, de sa nouvelle autorité.
CREDIT : Arminio

Tu t’étires en hauteur comme le temps s’étire en longueur.


Ta soif ne diminue pas avec le temps, ni ton besoin d’argent ne s’étiole. Mais quelque chose retient ton attention, quelque chose d’étrange dans ce garçon si innocent. Peut-être est-ce ton manque d’expérience, mais tu es désormais partagé. Boire à cette source ne t’apporterait-il pas davantage de problèmes qu’il n’apporterait de solution ?

La grosse caisse marque ta fréquence cardiaque.

Le rythme est lent, musical. Ton cœur ne bat plus au rythme humain depuis des mois maintenant. Il n’y a pas si longtemps, tu posais ta main sur ton torse dans l’espoir de l’entendre. Seul dans le noir, tu restais concentré sur les battements comme s’ils eurent put t’apporter des réponses à tes questions. Désormais, ils te semblent même un peu pressés. La soif sans doute. Qu’est ce que ça pouvait être d’autre, de toute façon ?

Il est vrai que la colère t’emporte souvent en son sein.


Tu l’entends parler au barman d’une voix presque trop menue avec un nouveau pincement au cœur, un sourire s’étendant sur tes lèvres comme une nappe sur le sol avant un pique-nique. Tu essayes de te montrer réconfortant. Mais tu essayes seulement. « Alors ? On a oublié sa carte bleue ? » que tu lâches avec un sourire. Tu te tournes vers le comptoir et y pose tes poignets trop fins, visiblement fragile. Tu joins les mains doucement, entremêle tes doigts comme dans une caresse, le visage tourné vers lui.

« Partager une bière. Comme c’est romantique. »

Il n’y a pas de fiel dans ta voix, pas de plaisanterie non plus. Tu trouves ça réellement romantique, tu ne te moques pas vraiment. Mais tu souris malgré tout alors que le barman dépose un dessous de verre devant vous, pile entre vous, comme s’il était complice de la proximité que tu essayais de mettre en place. A la réflexion, il l’est probablement. Un bracelet de perle noires au poignet en guise d’ornement de tes os trop visibles, cliquetant contre le métal du bord du comptoir. Personne ne devait l’entendre sauf toi dans le brouhaha ambiant, alors que tu continuais de jouer de tes mains, l’une contre l’autre.

Ton regard couleur de mer calme posé sur son visage.


« Qu’est-ce que tu fais dans la vie, Romano ? » que tu finis par lâcher, d’une voix égale, posant ton regard sur la bière qui vient d’arriver. Tu la pousses d’ailleurs vers lui en premier lieu. Logique, puisque c’est lui qui la paye. Et puis tu voulais voir s’il avait déjà bu de la bière, aussi. Tu commençais à avoir des doutes sur tout. Ou plutôt à te montrer définitivement curieux envers ce brave jeune homme aux allures d’angelot.

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
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Rien de facétieux. - Lun 5 Mar - 13:27
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sirènes
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EFFIGIE : Timur Simakov
BAFOUILLES : 56
PACTE : 24/02/2018


OSSATURE : autour de 20 ans ; 121 ans réel
CONTRAT : Célibataire
BESOGNE : Serveur dans un bar
ÉCHINE : Peuple de l'Air, les sirènes des cieux.
PRESTIGE : Il chante moins bien que ses sœurs mais sa voix fait vriller les cœurs. Cœurs dont il sent la noirceur, faisant trembler ses membres d'un désir insoutenable.
GANG : Comme sa mère, comme sa famille, il se tient droit, fidèle au Triumvirat.
CREDIT : Tumblr & moi-même
Rien de facétieux
Romano ne sait pas ce qui est une plaisanterie, ou non. Une moquerie, ou pas. Ce n’est pas tant son décalage avec l’époque que son ignorance naturelle en ce qui concerne les relations sociales. Plongé dans le tumulte, sur le tas, le sirène ne peut qu’apprendre. C’est ce qu’il suppose, tout du moins.
« Je n’en ai pas. » De carte bleue. Il a l’impression que tout marche à l’aide de ce petit bout de plastique à présent. Il imagine que c’est plus pratique, plus besoin de se déplacer avec des billets. Pour des grosses dépenses, c’est préférable. On évite peut-être les vols. On ne peut pas voler au travers d’une carte, si ? Il n’est pas encore assez informé à ce sujet, mais, ça lui semble difficile. Enfin, même si Romano s’y connaissait mieux, il n’en posséderait pas. Sa mère ne l’autoriserait pas. En revanche, il sait qu’Alma en possède une.

A la remarque, une fois le verre posé, le brun ne peut s’empêcher de rire doucement. Fossettes amusées au creux de ses joues. « Il parait que le romantisme, c’est une de mes qualités. » de ce qu’il a pu entendre des filles avec qui il a brièvement conversé. Comme quoi, ses manières qu’il voit comme de la simple politesse d’usage paraissent bien plus appréciables en ce temps. Et puisque Giovanni pousse son verre vers lui, il ne va pas lui faire l’affront de refuser. Ses longs doigts enlacent le récipient, il aurait pu être pianiste, qu’il porte à ses lèvres. Romano a déjà gouté à cette bière, et celle-ci lui parait bien plus douce que la boisson qu’il connaissait. Une gorgée facile à boire, avant qu’il repose le tout, et tend la suite à son interlocuteur.

« Je travaille dans un bar. Pas comme un …d’ici. » il passe son pouce sur sa lèvre supérieure, pour retirer les restes de liqueur accrochés à sa moustache discrète. « Plutôt le genre où les mêmes habitués viennent se perdre pendant des décennies. Enfin, tu vois. » l’image était assez parlante d’elle-même. Plus un bistrot de quartier, qu’un établissement branché. Affreusement classique. « J’ai pas grand-chose à raconter c’est… mh. » il hausse nonchalamment des épaules. Il ne va pas mentir, sa vie est simple, affreusement ennuyeuse. Il travaille, profite de ses quelques sorties, se fait gronder, pioche dans le frigo où ils gardent les cœurs chassés à sa place… pour une sirène, c’est d’un plat plus lisse qu’un miroir.

« Et toi …Giovanni ? Qu’est-ce que tu fais ? » il préférait retourner la question, pour ne pas trop s’étendre à son sujet. « A part aider des paumés comme moi, j’entends. » il rit encore, se frottant légèrement la joue.


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Rien de facétieux. - Lun 5 Mar - 16:36
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EFFIGIE : Jaco van den hoven
BAFOUILLES : 683
PACTE : 28/02/2018


OSSATURE : Vingt-et-un ans et quelques mois, une si douce année. Comme un millésime, un âge qui fleure bon la jeunesse et la débauche. On peut renifler la drogue, l'alcool et le sexe d'ici.
CONTRAT : Un courant d’air serait plus facile à fixer que cet esprit libre. Trop bizarre pour vivre, mais trop rare pour mourir. Il est des êtres qui ne s’imaginent pas cesser leurs aventures.
BESOGNE : D’une beauté éthérée, ses cheveux d’ébène tranchant à la perfection avec son corps chétif, il ne rêve que de lumière et de gloire. Les photographes, la notoriété, les tenues de modes à foison… Mais pour le moment, il ne fait que vendre son corps à ceux qui en ont besoin. D’aucun appelleraient ça du service public, mais la police appelle ça du racolage.
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PRESTIGE : Toucher son nez avec sa langue, pour ce qu'il en sait. Mais peut-être qu'un jour, il devra ordonner à quelqu'un. Un homme ou une femme. Et qu'il sera étonné, scié même, de sa nouvelle autorité.
CREDIT : Arminio

Tu l’écoutes parler sans pouvoir cesser de penser au bar du petit village de ta grand-mère, au Nord de Bastia. Un bar avec une devanture presque inexistante tant le bar était autant en dehors qu’en dedans avec sa terrasse difficile à définir. Le tout était dans un virage, ce qui t’as toujours semblé excessivement malheureux comme choix de positionnement. Des virages en Corse, c’est pas ce qui manquait. Et des accidents non plus. Mais tout le monde faisait comme si le danger n’existait pas. Tu te souviens que l’enseigne était ornée de chevaux quand tu étais petit et est maintenant barrée d’un écriteau en plastique luisant vert et rouge. Un bar PMU dans un virage en Corse.

Même si tu avais pu te moquer de ce bar en grandissant, il fallait bien admettre que tu t’y plaisais dans ce bar. On t’y servait de la limonade régulièrement, parfois de la bière en te demandant de ne rien dire à ta grand-mère. Comme si celle-ci avait pu les couler dans le béton pour une faute aussi minime que de te servir une leffe en fin d’après-midi. Mais le frisson du secret rendait ta bière bien meilleure, alors tu jouais le jeu.

Tu souris à Romano, un peu ailleurs.

Les souvenirs s’entremêlent un peu à la réalité. Tu papillonnes du regard en te disant que tu ne pourrais plus profiter d’une leffe en fin d’après-midi. Tu passes le pouce dans la chaine en or rose un peu nerveusement et tiraille dessus sans réfléchir avant de répondre, la voix toujours égale. « Moi ? Je suis modèle photo. Enfin j’essaye de l’être. On peut pas dire que j’ai beaucoup de boulot. » Tu souffles un rire sur une situation qui te tire, en vérité, difficilement un soupire de satisfaction.

Tu commences à faire tourner ta chaîne autour de ton cou.


Attrapant la bière de l’autre main, tu en bois trois grosses gorgées sans plus tarder pour étancher un semblant de soif. A défaut d’être du sang, ça permet de patienter un peu. Tu dodelines sous le gout un peu amer, satisfait que tu es, avant de revenir à lui. « Ma passion c’est la mode, j’aim’rais bien pouvoir faire des défiler de haute couture et voir le monde. C’est pour ça que je suis venu à Rome. » Tu bombes un peu le torse, mais croise les jambes. La fierté n’est pas totale. Tu n’as pas atteint ton but, encore. Tu entames un mouvement circulaire du bout du pied, faisant tournoyer le reste du pied (et donc la chaussure) avec.

A croire que tu étais incapable d’être immobile.

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Rien de facétieux. - Mar 6 Mar - 20:30
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sirènes
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EFFIGIE : Timur Simakov
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PACTE : 24/02/2018


OSSATURE : autour de 20 ans ; 121 ans réel
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GANG : Comme sa mère, comme sa famille, il se tient droit, fidèle au Triumvirat.
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Rien de facétieux
Romano ne pense pas évoquer quoi que ce soit alors qu’il parle de son travail. A vrai dire, il essaye d’écourter l’explication à son strict essentiel pour écouter, plutôt, ce que Giovanni a à lui raconter. L’italien hausse un fin sourcil tout en l’observant se désaltérer à grandes gorgées. Dio, il devait avoir soif. Le verre ne va pas se sauver pourtant. Intérieurement, ça l’amuse. Qui chasse qui, une excellente question, puisque Romano ne perdait rien de ses paroles, de ses gestes, pourtant fins. Il le trouve agité, mais sans savoir si c’est d’une quelconque nervosité, ou parce que l’autre jeune homme a besoin de trouver quelque chose à faire. Dans tous les cas, il ne lui parait pas anxieux. Voire même, trop calme pour la manière dont il remue. S’en est presque enfantin.
Un sourire.
Romano possède ce genre de regard, qui ne fixe pas un point en particulier, mais qui semble englober une personne tout entière au cœur d’une lumière chaude, d’un cocon. Le sirène au corps pourtant si fin, élancé, détient une aura particulière, rassurante. Il est difficile à dire si cela vient de lui, ou bien d’une capacité propre à sa race. Un peu des deux, probablement.

« Oh, un modèle. » Il parait admiratif, sincère. Le jeune brun songe à Florian, à cet ami qui lui a demandé de poser pour lui. Mais, ce n’est pas comme Giovanni. Le sirène n’a pas sa carrure, son charme. Assurément, son interlocuteur est plus élégant que lui. S’il sert à son ami, Romano est loin de se voir comme un réel modèle. « C’est vrai que tu es au bon endroit pour ça. » il reprend une gorgée d’alcool, en haussant les épaules « Tu ne devrais pas avoir trop de mal à trouver. Je n’y connais pas grand-chose en matière de mode, mais tu es beau. » avant de sourire de plus belle « Je devrais peut-être prendre une photo avec toi, avant que tu sois populaire et que les photographes s’arrachent ta présence. » et il le regarde de haut en bas « Besoin de prendre l’air ? » ça le fait rire. Sans se moquer. Après, Romano ignore tout de ce milieu, de son accessibilité ou non. Il n’a pu que regarder les affiches, rien de plus. Pour lui, Giovanni semble prendre soin de lui, et ça lui suffit pour croire en sa réussite prochaine. Naïf, peut-être, ignorant de la situation professionnelle moderne, plus probable. De ce qu’il savait, dans sa jeunesse, Paris était un bon endroit pour la mode. Et il se demande si c’est toujours le cas.


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Rien de facétieux. - Mer 7 Mar - 20:18
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EFFIGIE : Jaco van den hoven
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OSSATURE : Vingt-et-un ans et quelques mois, une si douce année. Comme un millésime, un âge qui fleure bon la jeunesse et la débauche. On peut renifler la drogue, l'alcool et le sexe d'ici.
CONTRAT : Un courant d’air serait plus facile à fixer que cet esprit libre. Trop bizarre pour vivre, mais trop rare pour mourir. Il est des êtres qui ne s’imaginent pas cesser leurs aventures.
BESOGNE : D’une beauté éthérée, ses cheveux d’ébène tranchant à la perfection avec son corps chétif, il ne rêve que de lumière et de gloire. Les photographes, la notoriété, les tenues de modes à foison… Mais pour le moment, il ne fait que vendre son corps à ceux qui en ont besoin. D’aucun appelleraient ça du service public, mais la police appelle ça du racolage.
ÉCHINE : Vampire
PRESTIGE : Toucher son nez avec sa langue, pour ce qu'il en sait. Mais peut-être qu'un jour, il devra ordonner à quelqu'un. Un homme ou une femme. Et qu'il sera étonné, scié même, de sa nouvelle autorité.
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Tu pourrais rougir face à son admiration, mais tu te contentes de t’en glorifier. Ton torse se bombe légèrement et ton menton se réhausse imperceptiblement. Tu n’as pas, toi-même, conscience de ces changements mais ils ont bien lieu dans ton propre comportement, positionnement. La fierté coule de tes pores. Alors tu agites doucement le bord de tes lèvres dans un rire stratégique, qui se veut de gêne mais qui n’est que de fierté.

C’est si doux d’être adulé.


Tu passes ton index dans ta chaine, pendentif absent, qui trône par-dessus tes vêtements. Tu joues avec nerveusement, avec le bout, comme s’il y avait là un pendentif toujours pesant autour de ton cou, mais il n’en est rien. Tu l’écoutes avec un sourire presque ému par tant d’innocence, avant de finir par agiter la main doucement.   « Au contraire, on est nombreux à vouloir un poste et il y a peu de places. Les contrats se font rares et pour l’instant je suis un peu en galère. » Tu rattrape le verre et boit deux ou trois nouvelles gorgées sans vraiment forcer. Ta soif ne semble pas avoir de limites.

Elle n’en a probablement pas, à la réflexion.

Tu relèves le nez vers lui, haussant un sourcil lorsqu’il te demande si tu souhaites prendre l’air. Tu souris, en coin, prenant ça pour une invitation. C’est ta chance, imbécile, que tu te dis avec un semblant de hargne. Parce que tu n’es plus tellement convaincu. Ce beau jeune homme doit avoir une vie, des proches. Tu te sens mal à l’idée de le croquer. Mais rien ne t’oblige à le tuer.

Rien si ce n’est les informations que tu viens de lui donner.

Imbécile… que tu te siffles à toi-même, dans le crâne, bien à l’abri des oreilles indiscrètes. Tu souffles un rire et tente de gagner du temps. « A la fin de la bière ? J’dirais pas non à une petite cigarette. que tu finis par lâcher, passant une main fine dans tes cheveux un peu brouillon. Tu décides de continuer à gagner du temps et te penche un peu vers lui. « Mais toi, du coup, ça te plait de bosser dans un bar ? Parce que t’as pas l’air emballé quand t’en parles… Pourquoi tu l’fais si ça te branche pas ? »


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Rien de facétieux. - Mer 14 Mar - 14:07
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sirènes
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EFFIGIE : Timur Simakov
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PACTE : 24/02/2018


OSSATURE : autour de 20 ans ; 121 ans réel
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PRESTIGE : Il chante moins bien que ses sœurs mais sa voix fait vriller les cœurs. Cœurs dont il sent la noirceur, faisant trembler ses membres d'un désir insoutenable.
GANG : Comme sa mère, comme sa famille, il se tient droit, fidèle au Triumvirat.
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Rien de facétieux
Il se demande, le temps de quelques secondes, quel effet peut faire d’être sous les feux de la rampe. D’être admiré et attendu, conscient de porter la beauté qui attire les regards autant que des objectifs des photographes gourmands. Mais, la description de la situation de Giovanni rend les choses moins reluisantes, moins aisé. Pour le sirène, il suffit d’être beau, c’est ce qu’il pensait. C’est probablement plus difficile que de son temps, les critères ont changé, la demande aussi. Il y a déjà énormément de choses que Romano trouve plus complexes. Peut-être à cause de l’évolution, des nouvelles technologies, de la foule. Il a l’impression que le monde a doublé d’effectif. Et il n’a probablement pas tort.

« Beaucoup de courage pour ça, alors. » avec un sourire qui se veut encourageant. Il suit du regard l’évolution de la soif de son voisin. C’est comme si elle ne faiblissait pas. Pour ça non plus, il n’a pas tort, bien qu’il l’ignore. En haussant finement un sourcil, Romano se dit à lui-même qu’un verre ne suffira pas. Malheureusement, il ne peut en payer de second.
« Tu l’as déjà bien entamée. » il se met à rire, juste un peu « Mais oui, on sortira à ce moment-là. »

Quand Giovanni se penche vers lui, ce n’est qu’un petit geste cependant, Romano se perd dans les détails. Il se demande encore comment fait le garçon pour ne pas avoir froid avec toute cette peau à nue. Et il est si blanc, le soleil doit vraiment le marquer douloureusement tout, comme il songe, à une prise trop forte. Le brun imagine sans peine les traces rougies que peuvent laisser des doigts sur cet épiderme, les ongles d’une amante, un amant ? Quelque part, ce sont des marques que l’on attend, Giovanni est monochrome, comme ses amis de pierre et de marbre qui voient passer le temps. Le sirène prend un certain temps à répondre, sortant de son observation : « Et bien… ça me plait, dans un sens. Je croise parfois des gens intéressants, c’est juste que … » il lâche un fin soupir. Romano fait glisser sa veste sur ses genoux et pose son coude sur le comptoir, le poing contre l’une de ses pommettes finement marquées. Il a l’air de regarder le reflet des lumières sur la surface vernie du meuble, oublie, un peu, de poursuivre sa réponse « …j’aimerai … autre chose. » un autre souffle, avec un sourire léger cette fois, il ne veut pas non plus se plaindre. « Mais travailler au bar, c’est tout ce que je sais faire. » Et malgré ses rêves, ses espérances qu’il garde au creux de son ventre, il ne se voit pas faire autre chose. Etouffé dans l’œuf, l’habitude de ne pas être considéré, d’être sous-estimé. Romano ne se trouve pas de talent pour quoi que ce soit.
« Je m’en contente, alors, au final ça va. » c’est faux. S’il s’en contentait, il ne se sauverait pas par la fenêtre de sa chambre pour venir dans des endroits comme ici. Il n’aurait pas cette boule au ventre quand sa mère vient vérifier une nouvelle fois qu’il fait bien son travail. Il n’étoufferait pas certaines paroles qu’il crève d’envie de prononcer.

Autant taire des ambitions qui ne mèneront à rien.

« Désolé de ne pas pouvoir… te payer un autre verre. » il fronce légèrement le nez, d’un ton amusé.


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Rien de facétieux. - Jeu 15 Mar - 13:52
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OSSATURE : Vingt-et-un ans et quelques mois, une si douce année. Comme un millésime, un âge qui fleure bon la jeunesse et la débauche. On peut renifler la drogue, l'alcool et le sexe d'ici.
CONTRAT : Un courant d’air serait plus facile à fixer que cet esprit libre. Trop bizarre pour vivre, mais trop rare pour mourir. Il est des êtres qui ne s’imaginent pas cesser leurs aventures.
BESOGNE : D’une beauté éthérée, ses cheveux d’ébène tranchant à la perfection avec son corps chétif, il ne rêve que de lumière et de gloire. Les photographes, la notoriété, les tenues de modes à foison… Mais pour le moment, il ne fait que vendre son corps à ceux qui en ont besoin. D’aucun appelleraient ça du service public, mais la police appelle ça du racolage.
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PRESTIGE : Toucher son nez avec sa langue, pour ce qu'il en sait. Mais peut-être qu'un jour, il devra ordonner à quelqu'un. Un homme ou une femme. Et qu'il sera étonné, scié même, de sa nouvelle autorité.
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Coupable

Tu frémis un instant en réalisant combien tu as bu. Tu frémis et sourit en même temps, comme pour t'excuser, poussant la bière à lui bien docilement. « J'ai une bonne descente, désolé... Dis le moi quand j'recommence. » Et ton regard de se porter à ses lèvres fines, rosées, gorgées de sang. Tu déglutis doucement, passant bien rapidement la main dans tes cheveux. Que ne donnerais-tu pas pour être libéré de cette soif sans avoir à faire de mal à quiconque. Mais tu n'avais aucun moyen de faire ça à part en continuant de te nourrir d'animaux. Tu ne peux pas continuer ainsi. Tu vas attraper une maladie à force.

Peut-être que pour une fois...
Juste une fois...
Boire ce beau jeune homme...

Tu lèves la main droite pour couvrir ta bouche et ton sourire carnassier, faisant mine de te gratter le bord de la narine droite sans plus tarder, couvrant de ta paume tes lèvres étirées. Sous la lumière des projecteurs qui se promènent désormais dans le bar, ta peau marmoréenne n'en est que plus pâle encore, comme si l'image avait soudain été traitée en nuances de gris rien que pour toi. Il faut dire qu'en étant ainsi habiller de noir des pieds à la tête, tu ne fais que faire ressortir d'autant plus ton derme diaphane. L'élégance dans la vulgarité.

Tu plonges rapidement une main dans ta poche de trench, la poche intérieure gauche, pour en tirer une petite boite en métal doré orné d'un Dior en or incrusté. Rien qui se marie avec ta tenue et ta peau, mais il était assuré que tu y tenais. De là, tu tires une cigarette que tu coinces derrière ton oreille, perdue dans ta chevelure d'ébène légèrement malmenée par tes demi-boucles.

Soyons franc, tu n'as écouté que la moitié de sa réponse. Pas que tu ne voulais pas, mais ta concentration allait toute à ses lèvres qui dansaient sous tes yeux plus qu'aux mots qui en sortaient. Tu prétends malgré tout avoir tout entendu, il faut dire que tu as entendu le principal pour répondre sans sourciller. « La seule chose qu'on sait faire à la naissance, c'est respirer et se tortiller. Mais on apprend, c'est comme tout. Comment tu veux savoir faire d'autres choses si tu n'essayes pas d'apprendre ? » Tu marques une pause, rangeant ton arsenal mais conservant un petit briquet noir entre tes doigts fins, fragiles, délicats. « Mais le monde peut se montrer effrayant et l'apprentissage difficile. C'est pas vraiment une promenade de santé de faire d'autres trucs de sa vie. »

Tu ne réfléchis pas. Tu es trop franc.
Tu es un idiot.

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
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Rien de facétieux. - Mar 27 Mar - 12:00
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EFFIGIE : Timur Simakov
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PRESTIGE : Il chante moins bien que ses sœurs mais sa voix fait vriller les cœurs. Cœurs dont il sent la noirceur, faisant trembler ses membres d'un désir insoutenable.
GANG : Comme sa mère, comme sa famille, il se tient droit, fidèle au Triumvirat.
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Romano a un sourire amusé. « Ne t’en fais pas pour ça. » qu’il lui dit à propos de la boisson, de la manière dont le brun l’englouti plus qu’il ne la savoure. Et son regard brun, mélange de noisette rougies, caramel et de pointe d’or, l’automne au fond des prunelles, suit les gestes de ce dernier. Le sourire du corse passe sous silence, invisible à ses yeux. La boite en métal, en revanche, n’échappe pas à son attention, éclat doré qui ressort au contact de l’être monochrome. Cette cigarette qui se place contre ses cheveux. Boucles noires qui lui semblent presque sauvages, étrange pour un garçon qui lui parait aussi soigné. Giovanni possède une délicatesse palpable, certaine. Dans sa tenue, à la manière dont il se tient. Quelque part, il lui évoque une certaine féminité. Alors, peut-être a-t-il simplement fait exprès, négligence planifiée, la plus probante des suppositions. Sensuelle inattention.
Oui, ce doit être cela.

Et son regard se meurt un peu aux paroles du jeune homme. Une flamme qui s’éteint pour des lèvres qui demeurent étirées, par politesse, par sympathie. Romano ne se sent pas particulièrement touché, ou blessé par les vérités qu’évoque celui qu’il croit humain. Certes, tout le monde apprend, c’est un fait. Mais il y a cette difficulté et puis aussi, le premier élan. Celui qui pousse à se lever, à se défaire de ses habitudes étreignantes. Qu’il est dur de sortir de la caverne pour y voir le jour. Ses doigts vont titiller sa veste, sur ses genoux, tordant le tissu. Pensif ou nerveux, là n’est pas la question. C’est qu’il désire plus, bien plus que ce que son existence lui permet pour l’heure. Des envies que le sirène retient tant bien que mal, pour ne pas que ce soit trop douloureux, le jour où il acceptera qu’il n’arrivera jamais à rien.

« Je suis un froussard. » répond-il sobrement en haussant les épaules. Comme un tant pis contre lequel il n’y a rien à faire. Le point final d’un sujet dont il ne veut discuter, ou alors, pas ici, ni maintenant. Romano se redresse, quittant l’appui de son coude pour se saisir du verre dont il ne reste presque rien. Petite gorgée, pour en laisser au brun, avant de pousser le récipient dans sa direction. « J’admire d’autant plus ce que tu fais. Tu as du courage, c’est bien. » Soudainement, c’est un temps de suspension durant lequel Romano parait plus vieux qu’il n’est censé l’être. Il observe Giovanni mais son regard se fait plus lointain, plus global. Il englobe son vis-à-vis tout entier pour le couvrir. Appréciation sincère. Les paroles qu’il prononce sont celles qu’il aimerait entendre. Et la main se lève, le contact léger est chaud. Du bout de ses doigts, il repousse une boucle d’ébène sur le front du jeune homme. Giovanni parait frêle, et pourtant, si fort. Il l’est sûrement plus que Romano.

« Je te laisse terminer. Le verre. »


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Rien de facétieux. - Mer 28 Mar - 19:30
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BESOGNE : D’une beauté éthérée, ses cheveux d’ébène tranchant à la perfection avec son corps chétif, il ne rêve que de lumière et de gloire. Les photographes, la notoriété, les tenues de modes à foison… Mais pour le moment, il ne fait que vendre son corps à ceux qui en ont besoin. D’aucun appelleraient ça du service public, mais la police appelle ça du racolage.
ÉCHINE : Vampire
PRESTIGE : Toucher son nez avec sa langue, pour ce qu'il en sait. Mais peut-être qu'un jour, il devra ordonner à quelqu'un. Un homme ou une femme. Et qu'il sera étonné, scié même, de sa nouvelle autorité.
CREDIT : Arminio

Tu l’écoutes parler avec la bouche entrouverte et le regard légèrement animé. Tu as envie de l’attraper par les épaules, de le secouer, mais peut-être que c’est juste un autre de ces gamins en pleine période de doute qui souffre de dépression ? Il en avait tout l’air en tout cas. Peut-être qu’il avait déjà essayé de se suicider, de se scarifier… Ces pensées te tordent le ventre et te brisent le cœur, mais une idée germe à l’arrière de ta tête. Une idée ridicule, en soit.

S’il est dépressif, il pourra toujours essayer de s’ouvrir les veines, non ?

Cette pensée puissante, dirigée par ta soif incroyable, fait son bonhomme de chemin alors que tu le fixes de longues secondes sans plus rien dire. Sur ton visage tendu, ne sont visibles que tes doutes et tes questions. Peut-être de la compassion ? Mais certainement pas une intention meurtrière. Parce que tu ne veux tuer personne, Giovanni. Tu as juste faim… Si faim… Tu ne veux de mal à personne. Surtout pas à ce pauvre gus là, qui n’a rien demandé à personne, qui se confie même à toi dans ses grands élans de naivetés. Qui es-tu pour décider de vie ou de mort sur lui ?

Ton cœur saigne.
Romano n’en sait rien.

Tu rêve déjà de boire son sang à son poignet.

Soudain tu te redresses, comme si tu venais de prendre une décision, et tu dodelines vers l’intéressé avec des sourcils peut-être un peu trop froncés pour quelqu’un qui cherchait simplement quelque chose à dire. Tu attrapes bien vite la pinte de bière entre tes longs doigts fins et faussement fragile et le porte à tes lèvres pour en boire de longues gorgées. Reposant le verre (vide) (il n’aura pas tenu très longtemps) sur le bar sans la moindre délicatesse, tu t’apprêtes à parler lorsque le jeune homme replace l’une de tes mèches avec un soin calculé.

Une vague d’incompréhension se mélange à ta détermination. Tu restes là, la bouche ouverte, à papillonner du regard comme une collégienne avant de replacer toi-même tes boucles de suie derrière tes oreilles avec une certaine candeur. Tu souffles un rire tendu, puis lui offres un clin d’œil joueur pour couvrir ta gêne presque immédiatement. « J’vais fumer, tu viens avec moi du coup ? » L’offre était bien entendu pour faire jolie, le jeune français se levant comme si tout lui était dû pour se diriger presque aussitôt à l’extérieur.

La tige entre les dents, prenant une profonde inspiration dès l’extérieur atteint, tu regardes le ciel en roulant des épaules. La fraicheur de la nuit mordille ta peau avec douceur sans que tu ne frissonne réellement, la main gauche posée sur ta hanche. Il te faut quelques instants avant que tu ne tire un briquet (lui aussi dior) (mais ce n’est probablement qu’un stickers) pour allumer le bout de la cigarette. Enfin.

« ça te dit de marcher un peu ? J’ai bien envie de me dégourdir un peu les pattes. »

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Rien de facétieux. -
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