« A qualcuno piace caldo »

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« A qualcuno piace caldo » - Ven 28 Juil - 14:45
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EFFIGIE : Dom' Sherwood
BAFOUILLES : 300
PACTE : 18/06/2017
OSSATURE : Tu brilles sous ta jouvence. La fontaine coule allègrement. Tes années sont semblables à une plume, virevoltant au gré du vent, porté par une légèreté accommodante.
CONTRAT : Une jolie Dame a volé ton cœur, et il paraît qu'elle refuse de le rendre.
BESOGNE : Ton poignet est ferme. D'un geste épuré, tu deviens une légende. Un artiste. Un Créateur. Tes doigts brillent. Tu deviens un démon. Un critique. Un faiseur de pluie.
ÉCHINE : Diablotin. Divinité. Tu te joues des lois de Dame Nature. Tu es un sorcier.
PRESTIGE : Petit diable aux cornes d'espérance. De tes doigts crépitants, tu fais du sorcier un roi. Sous ton tableau, il devient invincible.
GANG : Douce famille. Nul autre ne mérite ton allégeance.
CREDIT : all-the-poppies

   

   
« Dans ta pensée où tout est beau,
Que rien ne tombe ou ne recule.
Fait de ton amour ton flambeau.
On s'éclaire de ce qui brûle. »

   
« Some Like It Hot »

   
Confortablement assis sur une chaise en bois, tu bois. Tu n'as pas l'habitude. Comme un étudiant effronté, tu goûtes ce rugueux breuvage. Ton gosier brûle, solidement. Tu regrettes. Mais, d'une traite, tu continues. Tu reposes ton verre, dans un invraisemblable chaos. Le liquide descend encore dans ta tranchée. Dans l'infâme brûlure qu'il te procure, un délicat goût ambré ressort. Tu apprécies, comme si la douleur libérait une sensation encore plus puissante. La tempête libérant le ciel bleu, au firmament d'une beauté presque irréel. Tu fermes les yeux, comme pour profiter de ce goût extraordinaire. Puis, tu les rouvres pour profiter de la charmante compagnie.

Jade. Doux prénom. Agréable en bouche. Tu ne penses pas avoir déjà connu une Jade. Et, sans attendre, viennent les autres questions alors que la jeune fille -Jade donc- sourit ouvertement. Son sourire a valeur d'or, et possède la beauté d'une merveilleuse rose blanche, délicate et parfumée. Comme à ton habitude, tu souris aussi retour. Un sourire témoin d'un bon moment. Si cette journée devait se passer agréablement, elle était à l'apogée de tes journées romaines. Désormais, tu pouvais le dire. Tu aimes sincèrement la capitale Italienne, si claire, si parfumée, si sincère. N'avais-tu encore connu aucune désillusion, aucun chagrin par les routes bétonnés de Rome. Mais, sans le réaliser pleinement, tu savais que le feu te consumerait sous peu, à qu'à force, tu en souffrirais bien toi aussi. Mais pour l'heure, tu devais répondre à la délicieuse Jade.

« Oui.. » Ton ton est presque froid, comme si l'idée même de la représentation t'énervait. En réalité, tu sais bien qu'elle bien plus que te représenter. « Les gens comme ma sœur sont nécessaires, désormais, dans notre ligne d'activité. » Oui. Tu y penses. Esperanza était une artiste elle-aussi. Elle ne peignait plus depuis des années -du moins à ta connaissance-, mais la gestion de ses artistes était une œuvre d'art à part entière. Les noms célèbres resplendissaient sous sa gouvernance. Elle était un mécène moderne, gérant à la fois la réputation des virtuoses que leurs souhaits sincères. Elle savait, même, probablement, mieux que les artistes ceux dont ils avaient besoin.

« Avec les gens comme ma sœur, nous pouvons nous concentrer pleinement à nos œuvres. » L'idée te plaît. Lorsque tu peins, il ne s'agit pas de respecter un horaire de bureau. Une toile peut durer plusieurs minutes, ou plusieurs heures, jours, semaines, mois. Tu observes Jade, à mesure que tu fais des réflexions. Tu choisis sobrement d'ignorer ces remarques sur l'inspiration. Tu ne sais que dire. Tu as vu une toile. Tu as eu envie de peindre, et à défaut d'avoir une vierge blanche sous les mains, tu t'es lancé sur ton carnet.

Tu regardes Jade à nouveau. Tu évites de la fixer, par peur de vexer la jeune femme. Mais tu notes à nouveau sa sombre beauté. Tu essayes de deviner son âge. Elle te paraît plus vieille que toi, mais pas énormément. Baissant la tête, tu décides de lui proposer une activité.

« Jade.. » Tu arrêtes. Tu doutes, puis tu continues. « Dessinerais-tu avec moi ? » L'idée d'une petite activité collaboration te plaît atrocement. Vos styles ne sont pas éloignés, et tu as cette envie irrépressible de continuer à la connaître. Les mots ont leurs limites, l'art non.

Ouvrant délicatement ton carnet, tu arraches une page vierge que tu places au milieu de table, entre elle et toi. Puis, rangeant le dit carnet, tu lui tends un style coloré, un de ceux que tu utilises pour tes esquisses. Le stylo est pigmenté, précis et idéal pour une esquisse. Neufs couleurs sont disponibles : orange, sanguine, rouge, rose, violet, vert, bleu, noir et sépia. Tu n'as pas vu laquelle tu proposes à Jade. Et tu ignores si elle va accepter, mais la simple idée qu'elle dise oui provoque un remous incroyable à ton âme. Un sacré frisson d'excitation comme tu en as rarement ressenti.    
   
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« A qualcuno piace caldo » - Sam 29 Juil - 15:55
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Ma main joue avec mon verre sur la table en bois alors qu’il me parle de sa sœur, ou plutôt de son agent car je n’apprends d’elle que l’aspect professionnel de leur relation. Il m’en vante les mérites, m’informant à quel point elle pourrait m’être utile, elle ou tout autre agent de valeur. Certes, il est dans le vrai, mais ce n’était tout de même pas l’une de mes priorités en débarquant à Rome…

Il semble éviter soigneusement d’évoquer l’esquisse disparue, celle par qui tout à vraiment commencé. Elle en devient des plus importantes à mes yeux… Que cache t’elle ? Je serais incapable de laisser de côté cette pensée tant que je n’aurai de réponse. Cependant, Gabriele est plein de surprise et cela m’attire de plus en plus. Je le détaille alors qu’il détourne les yeux après m’avoir lui aussi détailler… Il a un regard sur moi qui me plait, le regard de l’artiste. Je lui inspire quelque chose, mais je ne parviens à ma savoir quoi exactement. Je ne lis pas de désir, du moins, pas charnel… Cela m’agace autant que je trouve ça des plus attirants. Je le sais plus jeune que moi, du moins en apparence, et j’ai appris – parfois à mes dépends- qu’il ne faut pas se fier à l’apparence.

Mon prénom, puis le silence, quelques secondes qui s’égrènent… et sa proposition. Un rire léger s’échappe d’entre mes lèvres, sans moqueries aucune, un amusement frais, face à une proposition tout aussi fraîche. Partager ensemble la page qu’il place entre nous… J’y vois tellement de symboliques que je ne sais pas laquelle choisir… Lorsque je propose un partage de mon art, je prends la personne toute entière, son âme, son corps… C’est mon terrain, et le sensuel joue un rôle presque prédominant dans cet acte. Je peins habituellement nue, ou simplement vêtue d’une chemise d’homme. Aujourd’hui je n’ai guère plus de tissu car ma robe longue est le seul rempart menant à ma nudité la plus parfaite. Le dessin, je dessine peu, laissant mes pinceaux jouer de leur couleur au gré de mes humeurs et envies, ou du modèle choisi… homme, femme, paysage… L’inspiration a de multiples visages.

La proposition de Gabriele me plait, mais j’y vois sans doute plus que ce qu’il a voulu proposer, ou peut-être que nous ne voyons juste pas la même chose…

Je prends le crayon qu’il me tend et le hasard a voulu qu’il soit violet, une couleur que j’utilises rarement. Non pas qu’elle me déplaise, loin de là même, mais parce qu’elle est rarement présente dans mes inspirations. Cependant, j’aime les reflets qu’elle donne au noir, le rendant plus profond, plus intense. Je le fais tourner entre mes doigts.

« Pourquoi pas… Gabriele… »

Partager son art, partager la même page… Partager le même lit… Je le détaille un peu plus de regard que ce que j’avais fait jusqu’à présent. Il fait si jeune, si réservé, et pourtant je sens en lui une maturité artistique très profonde. Je ne peux m’empêcher à présent d’avoir envie de le voir en tant qu’homme… nu, prenant possession de mon corps. Je sais, beaucoup d’iraient que je ne pense qu’à ça, et ils auraient pleinement raison, car oui, le sexe fait parti de ma vie. J’en use et abuse depuis des années, depuis que j’y ai gouté. Mais pourtant, je ne lui ferai point d’avance.

Mon regard passe de son visage à cette page blanche, pour revenir sur lui. Le crayon entame un cheminement qui semble être aléatoire, mais il est guidé par ce qu’il m’inspire, lui, ce jeune homme mystérieusement et artistiquement attirant. Je reveins à la page, où mes traits ont déjà commencé ma propre esquisse. Je la maintiens d’une main et trace les forme d’un visage, le sien… mais les traits sont flous, volontairement. Un tracé rapide, prenant une partie de la page, laissant l’autre à sa guise. J’ai envie qu’il me rejoigne, me donne ce que je lui inspire là, de suite, alors qu’il me regarde dessiner pour lui, qu’il me regarde le dessiner…

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« A qualcuno piace caldo » - Sam 29 Juil - 23:52
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« Art washes from the soul the dust of every day life »

« Some Like It Hot »

Une proposition. Une belle proposition.
Tu tendis avec tendresse un stylo. Tu aimais bien ce groupe de stylo. Ils étaient fins, précis et colorés. Ensemble, ils étaient idéaux pour une œuvre collaborative ou pour un débutant qui ignorait la façon de se laisser submerger par l'inspiration. Toi, tu les aimais pour cet aspect simpliste. Si tu utilisais des pinceaux, le plus souvent, pour tes créations, il étaient ton outil favori quand il s'agissait de réaliser une esquisse. Tu donnas ainsi la couleur violette à Jade. C'était une très belle couleur, un mélange idéal entre tes deux couleurs favorites. Le rouge et le bleu. Elle était aussi signe de pénitence, bien que tu n'accordas aucun intérêt à une telle idée reçue.

Lorsque Jade s'empara du matériel, tu laissas échapper un beau sourire. Tu étais relativement heureux qu'elle accepte de participer à ce petit jeu. Tu savais que c'était là un excellent moyen de sonder la mystérieuse Jade, en tant qu'artiste mais surtout en tant que personne. Tu te sentais obligé de t'assurer des intentions franches de tes interlocuteurs. Chaque membre de ta fratrie te l'avait toujours répété. « Avec un talent comme le tien, tu dois faire attention. » Leurs mots raisonnaient encore dans ton esprit malade. Tu n'avais fondamentalement pas envie de te souvenir de leurs règles ridicules, en particulier celle de ta sœur Esperanza qui avait toujours veillé sur toi avec un regard attentif et bienveillant. Tu préféras baisser les yeux, et observer la feuille blanche. Jade se laissa guider en première sur la partie supérieur de la feuille. Tu ne savais ce qu'elle allait faire, ou si son style d'esquisse serait le même que celle de ses peintures. A ton tour, tu laisseras ta main virevolter sur le tas de crayon. Tu ne voulais qu'elle ait le monopole de cette esquisse.

Ton stylo gratta rapidement la partie inférieur de la feuille. Il était bleu, bleu comme la nuit sombre. C'était un bleu féroce, ressemblant à un bleu de Prusse ou à un bleu de Paris. Magnifique. Tu grattais aussi fort que possible, tournant le stylo en cercle abstrait. Un petit dégradé se dégageait de ces cercles donnant l'impression d'un nuage stylisé dans un genre typiquement Japonais. .

Tu levas les yeux, alors vers Jade qui paraissait très concentrée sur sa tache. La voir ainsi te fit sourire.  Tu ne l'avais pas encore vu pratiquer. Elle y était différente. Pas plus belle, non. Différente. Comme une vaine promesse qui venait d'atteindre sa cible, à la surprise générale. Tu te surpris à sourire, la voyant à la tâche. Et tu ne pus t'empêcher de l'imaginer, chez elle, au calme, en train de dessiner sa fameuse série de tableaux. Tu la voyais assises par terre, pieds nus, dans un vêtement confortable, peut-être un vieux tee-shirt d'université ou un sweat. La toile était par terre, et elle était à genoux devant, peignant sur un air mélodieux, probablement une de ses chansons romantiques miévreuses que la radio aime diffuser.

Tu te re concentras alors à ta tâche, avant que la jeune femme ne puisse remarquer que tu las fixais. La situation aurait pu devenir gênante.

Tu te mis alors, dans un geste soigné, à compléter ce que Jade dessinait. Tu étais sur la même longueur d'onde, au moins d'un point de vue artistique, qu'elle. C'était rare, et suffisamment important pour que tu y penses. Alors que tu regardais ce qu'elle créait, tu complétas celui-ci à la perfection. Plus tu avançais, plus tu avais une esquisse parfaite. Bien que flouté, tu distinguais une sorte de corps sauvage aux traits proportionnés sortir de l'esquisse de Jade. La tienne donnait un environnement fantastique à l'ensemble, ponctuant le tout d'une brume nuageuse fantaisiste, et mettant en valeur à la perfection le travail de Jade.

« Ta technique est parfaite. » murmuras-tu, rapidement à destination de Jade. Tu poursuivais les dernières lignes du chef d’œuvre collaboratif.

Tu souris, et avec un ton monotone, tu la questionnas pour en savoir plus sur elle.

« Alors, Jade, comment en vient-on à acquérir une telle technique ? » Question à peine dissimulée. Maintenant que tu avais vu l'artiste à l’œuvre, tu avais envie d'en savoir plus sur elle. L'humaine t'intéressait au plus haut point.
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« A qualcuno piace caldo » - Mer 2 Aoû - 21:10
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Nos crayons se lancent dans un ballet, une valse qui virevolte au gré de notre inspiration. Je regardais par intermittence. Les nuages bleus s’entremêlent à ma version de son visage, lui donnant un aspect plus mystérieux encore. Le bleu et le violet se marient à merveille et le résultat est sombre à souhait. Quelques instants de silence, magie de l’instant... uniquement brisées par son compliment. Mes yeux se relèvent alors vers lui et un petit rire s’échappe de mes lèvre, fin, léger. Je ne considère pas avoir une bonne technique, ou un coup de pinceaux conventionnel. Bien au contraire. MA technique est très personnelle, je n’imagine pas qu’on puisse la comparer à ce qu’on apprend dans les écoles d’arts. Je n’ai appris auprès de personne, si ce n’est les prémices de conseils offerts par mes parents…

Mon regard se fait plus sombre et mon sourire se perd quelque peu… Sa question rappelle à mes souvenirs des images enfouies au loin dans ma mémoire. Je revois ma mère installée devant un chevalet, moi à ses cotés sur le modèle enfant. Son pinceau qui glissait avec aisance, tandis que je tentais d’imiter son geste… J’ai gardé ses gestes dans les miens, je les reproduis chaque jour dans mes créations, tentant de ne pas penser à ses moments de complicité maternelle.

Un soupir… Je pose le crayon sur la table et reprend une certaine distance. Ma main le remplace par mon verre, le terminant d’une traite. Cela me rend mon sourire et j’efface d’un revers de main mental tous ces souvenirs, replaçant le voile imaginaire par-dessus pour les enfouir loin.

Mon verre tourne dans ma main, un bruit de fortement sur le bois de la table meuble le léger silence qui flotte entre nous l’espace de quelques secondes. A-t-il remarqué mon trouble ? difficile à dire, mais également difficile à cacher. Il m’a prise par surprise, je n’avais pas repensé à mes parents depuis si longtemps… Mes nuits sont pourtant hantées par cette nuit d’Avril, mais c’est surtout l’ombre de mon sauveur qui vient m’emporter dans mes rêves… J’ai volontairement, ou inconsciemment fait le choix de ne plus penser à eux, à ce que nous étions lorsque nous étions encore tous les trois, à ce qu’aurait été ma vie s’ils n’avaient jamais disparu.

« Je ne suis qu’une autodidacte qui se laisse porter par ce qui l’inspire le moment présent… »

Et sur notre dessin, peut-être se reconnaitra t’il…

Je reporte mon attention à ce que nous avons créé et remarque à présent sa technique, son dessin… Il est resté abstrait, des nuages, je plisse les yeux… Ce n’est pas moi qui l’inspire, mais l’instant. Il s’évade dans les nuages en ma présence ? J’ai connu beaucoup d’hommes dans ma vie, et suis capable de lire beaucoup de choses en eux… Leurs désirs, leurs peurs, leurs envies profondes. Mais Gabrièle est un peu différent. C’est un artiste… Il ne voit pas la femme que je suis en premier, il me voit artiste. Ce regard, je ne le connais pas, ne l’appréhende pas. Ces nuages me laissent perplexe car je ne peux lire en lui comme je lis en tous les autres.

« Votre technique est plus aiguisée, plus complexe... Le résultat de nos deux styles est intéressant… »
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« A qualcuno piace caldo » - Jeu 10 Aoû - 22:37
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CONTRAT : Une jolie Dame a volé ton cœur, et il paraît qu'elle refuse de le rendre.
BESOGNE : Ton poignet est ferme. D'un geste épuré, tu deviens une légende. Un artiste. Un Créateur. Tes doigts brillent. Tu deviens un démon. Un critique. Un faiseur de pluie.
ÉCHINE : Diablotin. Divinité. Tu te joues des lois de Dame Nature. Tu es un sorcier.
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« Some Like It Hot »

La question avait jeté un froid palpable. Tu levas les yeux vers elle. Tu vis une certaine froideur dans son attitude. Ton pinceau du jour, un stylo de précision en l’occurrence, ralentit sa danse. Les légers regards que tu lui lançais se voulait discret. Autant que possible. Tu la vois arrêter de sourire, puis reculer sur sa chaise. Tu regrettes légèrement la question alors que tu fronces, presque imperceptiblement, les sourcils. Habituellement, quand on refuse de répondre, on utilise une formule toute faite. Tu les imagines dans ta tête, alors que le dessin avance. Ton intérêt pour elle en était plus grand. Tu imaginais une histoire triste, peut-être avec la peinture comme seul refuge. Tu n'en souriais pas, mais tu faisais semblant d'être concentré sur ton propre dessin. Avec un peu de chance, Jade ne remarquerait pas ton absence de présence.

Tu en restais concentré. Le secret de ce genre d’œuvre était de loin la complémentarité qu'on éprouvait avec son partenaire. Plus qu'un art, c'était une véritable danse. Si le partenaire allait plus vite que la musique, alors l'art commun était raté. Si les styles n'étaient pas en adéquation, alors l'art commun était raté. A mesure qu'il continuait, tu observais le moment avec attention. Peut-être plus que la froideur mystérieuse et soudaine de Jade. Tu aimais bien dessiner. Tu te souvins alors de ces moments perdus dans ta mémoire où très jeune, Espérance dessinait avec toi. Voilà un bien beau souvenir. A peine y pensa tu que ton dégradé prit une teinte plus heureuse. C'est fou à quelle point tu pouvais donner une belle teinte à ce bleu, si travaillé et si réussi. Les portions de nuages que tu dessinais désormais donnaient un aspect joyeux à l'esquisse, et chez toi tu avais presque envie de le mettre sur toile. « Jade & Gabriele dans un bar » serait un bon titre.

Jade se redressa alors sur sa chaise, posant son stylo. Tu l'imitas, posant ton stylo sur la table à l'image d'un examen. Tu souris à ton geste, que tu trouves drôle dans son image presque robotique. Jade répond rapidement à ta question. Elle ne veut pas parler, et elle aiguise ton sens de la curiosité. Dommage, il ne dépasse pas ton sens de la bienséance. Ton père, ce vieux notable aigri, serait fier.

« N'est-ce pas définition même de l'art ? »

Remarque flatteuse, il est vrai. Tu regardes l'esquisse. Tu la trouves réussi. Agréable à la vue. Jade, quant à elle, parle de ta technique. On en revient à toi, alors que c'est son expo.

« Ma technique.. » Le mot te fait sourire. Il est vrai que tu pratiques depuis des années. « Ma technique est le résultat d'une vie consacré à ce que je fais, et à un instinct. Rien de vraiment technique en somme »

L'image des écoles d'art vient alors sur la question. Tu détournes le regard, pris d'une haine peu commune pour les établissements. Maison des arnaques, repaires de voleurs. L'art se vit, il ne s’apprend pas.

« Je hais les écoles d'art.. » Tu bois à nouveau une gorgée de ce whisky sec, nectar parfumé de Dionysos. La liqueur racle ta gorge dans une violence féroce. « Penser pouvoir enseigner l'art, c'est d'une arrogance.. »

Tu le perçois difficilement, mais ton propre ton est arrogant. Tu n'as pas l'habitude. Mais l'école d'art était un concept au delà de tes capacités de compréhension. Tu ne voyais pas l'art comme une simple leçon à retenir, comme une technique à posséder. Non, l'art était plus grand. Mais peut-être que Jade avait un point de vue différent..
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« A qualcuno piace caldo » - Ven 18 Aoû - 10:21
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Je retrouve un certain sourire à sa réponse. Nous avons finalement plus en commun dans l’art que dans la vie dans sa généralité. Je n’ai fais aucune école, sinon celle de la vie, et celle-ci ne m’a pas épargnée. Je l’ai cherché parfois, et la cherche encore bien trop souvent, mais ce sont les épreuves de la vie qui sont dans mes toiles.

« Nous avons cela en commun alors, Gabriele… « Mon léger accent irlandais fait chanter son prénom dans sa langue. J’aime sa consonance. L’italien est chantant et j’aime à l’entendre tout comme à la parler. « C’est la vie qui nous forge, et c’est la meilleur des écoles. «
Je repense à ce qu’il dit, à l’arrogance des professeurs d’art, puis me demande ce qu’il pense réellement des critiques d’Art… Lui-même s’est montré critique envers mon travail, et bien que ses réflexions soient parfaitement justes au sujet de mes toiles, et que j’accepte ses propos, qu’en serait-il pour lui, lors de sa propre exposition. Ici rien de bien grand, quelques toiles décorant tout juste des murs de pierre dans un bar. Je ne suis pas l’artiste vedette d’une galerie d’art, mais la modeste peintre que personne ne connaît… encore.

« Je vois en ces professeurs des artistes qui n’ont pas été reconnus, pas assez extravagants ou manquant de ce petit truc qui auraient fait d’eux ces artistes… La frustration les a conduits à tenter de faire de leurs élèves ce qu’ils n’ont pas réussi à devenir. La vie par procuration, la fierté par l’autre… »

Un peu comme ces acteurs ratés qui donnent des cours d’arts dramatiques sans que personne n’ai jamais entendu parler de lui.

Je fais signe au serveur en levant mon verre, l’intimant sans un mot à venir m’apporter le jumeau de celui que j’ai vidé. L’alcool commence lentement à chauffer mes sens.. Contrairement à Gabriele, j’aime sa chaleur lorsqu’il coule dans ma gorge, j’aime ses effets, j’aime son ivresse. Irais-je jusqu’à elle en compagnie de cet artiste ? Je l’ignore, mais je compte bien le savoir.

« Les critiques eux aussi sont souvent frustrés… Bien rares sont ceux qui comme vous sont capables d’une véritables analyses profondes d’une œuvre. Rares sont ceux qui sont capables d’en saisir l’essence, la vérité cachée derrière la peinture. »

Bien que je ne le dise pas, je savais que je n’étais pas tout à fait capable de deviner les pensées profondes d’un artiste dans ses créations, une émotion, une envie peut-être parfois. Gabriele est un peu indéchiffrable à ce niveau, car son regard reste impénétrable, j’ignore ce qu’il voit en moi et cela aiguise ma curiosité tout autant que cela m’agace en réalité.
Mon nouveau verre en main, je bois une nouvelle gorgée avant de continuer à parler.

« Nous, nous ne serons jamais frustrés, car notre art est guidé par notre instinct, pulsion soudaine qui laisse se déverser sur la toile nos états d’âme les plus profonds. En cela nous nous ressemblons tellement… »
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« A qualcuno piace caldo » - Sam 19 Aoû - 17:39
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ÉCHINE : Diablotin. Divinité. Tu te joues des lois de Dame Nature. Tu es un sorcier.
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Arrogant. C'est ainsi que sont tes dernières déclarations. Mais c'est plus fort que toi. Ces saligauds dans leurs costumes t'ont toujours paru disgracieux. Ils donnent des cours, vendent leurs bouquins à prix d'or.. Ils ne servent à rien. L'art ne s'enseigne pas. On enseigne une technique, à la rigueur. Tu peux le concevoir. Mais l'art en lui-même, c'est une sensation unique procurée à chacun. Tous le monde a ça en lui. L'espace d'un instant, d'une courte seconde, tu te souviens de tes premiers pas dans ce monde sauvage. Savement guidé par cette âme familiale, tu savais que tu n'avais besoin d'argent. Tu avais donc cet intérêt, ce besoin de plaire. Tu penses que ça a fait toute la différence. Et pourtant, quand tu songes aux grands, tu t'interroges. La majorité de ces artistes n'ont plu de leur vivant. Tu penses à la légende de Van Goth, cet homme méprisé par ses contemporains et aujourd'hui adulé par le peuple. Ridicule histoire. Un tableau de vendu de son vivant pour une bouchée de pain pour une production de neuf cents pièces. L'artiste ne plaît jamais, et c'est sa force.

Tu rigoles à cette idée, sans penser que Jade a perçu ce léger sourire. Tu perçois une Jade légèrement plus agréable également, peut-être en raison de ce léger sourire qu'elle arbore l'espace d'un instant. Tu commences à cerner la personne. Une femme bien belle qui a été traumatisé dans son passé, du moins suffisamment pour ne pas vouloir en parler. Il y a une carapace autour d'elle, froide comme la nuit. Puis, il y a la Jade artiste, chaleureuse créature. Tu es content de retrouver la seconde personne. La chaleureuse femme est toujours plus agréable que la froide et mystérieuse créature. Et étrangement, tu te surprends à aimer parler d'art avec elle. Les autres personnes avec qui tu parles d'art sont ta sœur, qui a une vision très économique de l'art et les passionnés qui parlent de toi. Sympathiques, mais ils lèchent trop souvent tes bottes à ton goût. Tu es un Vezzano. Ta sœur est importante. Tu es important, doublement si on pense que tu diriges ce média ridicule qu'est devenu « The Big Screen ». Diriger est un grand mot. Tu y occupes deux fonctions. Tu écris, chaque soir, sur l'art. Des billets qui sont très populaires. Et tu encaisses les chèques des revenus publicitaires, partagés entre les auteurs.

Elle commande alors un nouveau verre. Tu jettes un coup d’œil au tien. Il est presque plein. Tu rechignes à en commander un autre. Celui-là sera ta limite.

Puis, Jade énonça sa vérité sur les critiques. Lisait-elle dans tes pensées ? Tu t'interrogeas sur le moment. Savait-elle que tu étais un critique ? Quand tu y pensais, tu n'avais jamais utilisé le nom de Vezzano quand il s'agissait d'écrire. Tu préférais un pseudo. Pouvait-elle savoir, vraiment, ce que tu étais ?

« Intéressant. » C'est presque un murmure, un chuchotement que tu lui adresses. Sa vision est intéressante, mais elle te vexe légèrement. Tu ne penses pas être un homme frustré. Sûrement pas. Tu y vois une brutalité gratuite à l'égard de ceux qui font la pluie et le beau temps dans ce milieu. Tu fronces presque les sourcils, péniblement interrompu par un serveur.

Celui-ci est grand, et tu notes son sens du service impeccable. Il enlève le verre usagé de Jade, donne un coup rapide d'éponge pour nettoyer rapidement sous le verre. Et dans un geste professionnel, il repose un sous-verre et un verre plein de liquide. La couleur est similaire à celle que Jade a bu.

Le serveur disparu, non sans jeter un court sourire à ses clients. Sourire professionnel ou sourire charmeur pour une jolie jeune femme, tu l'ignores. Tu ne cherches pas à comprendre. Tu t'en moques, en réalité. Tu le regardes partir alors que Jade boit une gorgée de son nectar fraîchement servi. Tu souris. Et elle parle à nouveau.

Tu fronces les sourcils.

« Mais, j'ai critiqué votre travail. Ne suis-je donc pas légèrement frustré moi aussi ? » Tu demandes, sérieusement, l'air grave se dessinant sur ton visage. « Ou, puis-je me le permettre parce que je suis membre de ce pseudo milieu artistique ? » Inutile d'être psychologue pour voir toute la grogne que tu as pour ce milieu faussement élitiste.

Avant qu'elle ne puisse répondre, tu continues d'une voix douce. Tu parles avec le cœur, et certains mots sont emprunt de ce léger accent Américain que tu cherches à cacher.

« Je pense que l'art s'adresse à tous le monde. Nul besoin d'avoir un pinceau dans la poche, ou un nœud de papillon pour le comprendre. C'est universel. » Tu regardes Jade dans le blanc des yeux. « Les critiques sont seulement là pour aiguiller les gens. Certains critiques l'ont peut-être oublié. Pas moi. » Sans le remarquer, tu défends ta profession . Mais, à ta grande surprise, tu n'es pas énervé. Tu es resté doux et gentil. Surprenant vu la véhémence de tes propos.

Tu souris à tes propres propos, peut-être avec un peu de arrogance. Mais, nul personne ne peut faire vaciller cette vision de l'art que tu as. Tu es le genre de personne confiante quand il s'agit d'art, mais tu n'en reste pas moins intransigeant.
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« A qualcuno piace caldo » - Jeu 24 Aoû - 9:32
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Mon sourire s’accroit à sa réponse. Oui il a critiqué mon art, d’une certaine manière, apportant son jugement, éclairé, face à ce qu’il a ressenti en découvrant mon travail. Je n’en ai pas fait de même, restant volontairement évasive, gardant pour moi ce que son travail m’a réellement inspiré. Etait-ce de sa part une sorte d’arrogance ? Je ne l’ai pas ressenti ainsi, mais il est vrai que l’on pourrait y penser, hors contexte. Il a beau tenter de le masquer, je sens que mes propos lui ont déplu, bien qu’il garde une voix calme et douce et un certain retrait. Notre duo prend une tout autre forme… Après la découverte, le partage, entrions nous dans la phase de conflit ?

Je plisse les yeux à sa dernière phrase. S’agirait-il d’un aveu de sa part ? Serait-il de ces hommes qui écrivent sur les autres en donnant leur avis ? Serait-il de ces arrogants frustrés que j’ai si élégamment présentés ? Ceci expliquerait son attitude envers moi d’un coup… Cependant je m’en étonne. Il a les qualités et les bonnes connaissances pour faire de son art son unique source de revenu. Pourquoi perdre son temps à autre chose ? Si la question s’impose à moi, je la garde secrète, ne souhaitant peut-être pas envenimer la situation.

« Exposer ses toiles, c’est aussi s’exposer à la pensée du monde… Il faut savoir accepter qu’on puisse adhérer à notre façon de le voir. Chacun perçoit l’art à sa manière, s’y retrouvant ou non, et en tant qu’artiste, nous savons pertinemment que ce qui peut nous paraître beau ne l’est pas forcément pour le voisin. Plaire à tout le monde c’est finalement plaire à personne. J’ai accepté de m’y exposer, j’ai accepté vos… ‘’Critiques’’ car celles-ci étaient constructives, et en cela, je n’y vois nullement frustration. »

Une critique peut-être positive, tant qu’elle est bien argumentée. Gabriele a su expliquer son ressenti et j’entends bien là le ton d’un véritable artiste.

« Cependant, je sens tout de même effectivement une frustration en vous, et ce, depuis mon premier regard… Votre esquisse jetée au sol… Votre retenu pour vous exposer à moi, cette même retenu qui vous pousse à ne pas totalement vous ouvrir. »

Je laisse couler sur lui mon regard, cherchant à analyser sa gestuelle, son regard. Puis porte le verre à mes lèvres. La chaleur de l’alcool commence à chauffer mes sens, lentement, mais surement.

« Personnellement, je peins pour le plaisir, pour immortaliser ce qui me plait à l’instant où je le vois, ce sont les toiles qui semblent le moins vous parler, et qui ici rencontre le plus grand succès, ou pour libérer ce qui est logé au plus profond de mon être. Ces dernières sont celles qui vous ont le plus attirées, celles qui vous ont donné un élan de créativité trop vite avorté. Peut-être était-elle finalement qu’une esquisse issue d’une envie d’immortaliser à votre tour ce qui vous plaisait en cet instant particulier… Une toile instinctive pas assez personnelle. »

Je réalise alors que bien qu’ayant pu découvrir son carnet, je ne parviens toujours pas à savoir qui il est et ce qu’il pense. Je commence à détester cela… Je sens que la séduction, art dont j’use et abuse avec tout le commun des mortels, ne fonctionnera pas avec lui. Il n’est pas charmé par la femme que je suis, et ne semble voir en moi que l’artiste. Je n’ai pas l’habitude de ce regard, c’est une nouveauté qui me plait autant qu’elle me déplait en réalité. Je n’aime pas le peu de maitrise qu’elle me donne…
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« A qualcuno piace caldo » - Jeu 31 Aoû - 16:49
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sorciers
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EFFIGIE : Dom' Sherwood
BAFOUILLES : 300
PACTE : 18/06/2017
OSSATURE : Tu brilles sous ta jouvence. La fontaine coule allègrement. Tes années sont semblables à une plume, virevoltant au gré du vent, porté par une légèreté accommodante.
CONTRAT : Une jolie Dame a volé ton cœur, et il paraît qu'elle refuse de le rendre.
BESOGNE : Ton poignet est ferme. D'un geste épuré, tu deviens une légende. Un artiste. Un Créateur. Tes doigts brillent. Tu deviens un démon. Un critique. Un faiseur de pluie.
ÉCHINE : Diablotin. Divinité. Tu te joues des lois de Dame Nature. Tu es un sorcier.
PRESTIGE : Petit diable aux cornes d'espérance. De tes doigts crépitants, tu fais du sorcier un roi. Sous ton tableau, il devient invincible.
GANG : Douce famille. Nul autre ne mérite ton allégeance.
CREDIT : all-the-poppies


« Art washes from the soul the dust of every day life »

« Some Like It Hot »

Art. Trois lettres, un mot. Ethnologiquement, le mot provient de « ars » signifiant « composition, assemblage » dans une langue antique. L'idée te fait sourire. L'art était avant tout l'expression d'une technique irréprochable, un synonyme de l'habileté. Tu penses à ça soudainement. Tu l'as lu dans un livre. Et tu estimes que c'est typiquement le genre de bêtise qu'un professeur d'art utiliserait dans la préface du livre dont il conseillerait fortement la lecture à ses étudiants, livre dont il serait naturellement l'auteur. Tu préférais voir la peinture comme un simple moyen d'expression, à l'image de la littérature. Il pouvait être beau, ou non. C'était pas vraiment un facteur de qualité, bien que tu appréciais toujours un Turner, dont la beauté n'avait probablement aucun égal.

Face à Jade, tu effaças rapidement le sourire arrogant que tu avais. Tu n'étais pas arrogant, jamais. Tu recules sur le dossier de ta chaise, prenant cette posture de protection. Tu étais toujours méfiant quand tu parlais de ton blog. Tu n'aimais pas que les gens sachent que tu étais à la fois artiste et un homme tenant le média artistique le plus puissant au monde. C'était un conflit d'intérêt évident, mais tu écrivais de moins en moins. Tu avais su rassembler de nombreux petits bloggeur sous une même bannière, c'était la force de l'entreprise que tu avais monté. Tu fermes les yeux une seconde, laissant à peine le temps à ton interlocutrice de le remarquer puis tu détournes le regard, cherchant les toiles. Elles sont presque devenue un bouclier, un moyen de détourner l'attention sur Jade plutôt que sur toi.

« Ma frustration ? » En l'espace d'une phrase, Jade a détruit toutes tes défenses. Ton calme olympien est à terre, en lambeau. Ton visage laisse transparaître un léger mal-être, presque une inquiétude. Mais, tu es aussi curieux. Tu n'es pas frustré. Du moins, tu essayes de vivre ta vie pleinement. Mais comme tous les Hommes, tu gardes tes secrets. Le mot est plein de surprise, et tu songes à encore reculer au fond de ta chaise, à t'éloigner de ce mystère que Jade semble avoir percé à jour. Tu reprends ton calme, souriant dans un mouvement gêné.

Puis, les mots viennent à elle naturellement pour parler de ses peintures. Tu es rassuré. Parler d'art est tellement plus simple pour toi. L'art est ton lien avec le monde. Là, tu es un expert. Tu peux disserter des heures durant d'un pigment. Mais quand on s'attaque à la personne derrière une toile - accessoirement toi- tu paniques. L'artiste a de nombreux secrets. La magie, déjà. Tu as le pire pouvoir qui soit, celui d'un faiseur de roi. Et celui d'un sorcier qui pourrait facilement devenir l'esclave d'un autre sorcier. Puis, il y avait l'artiste. Un brave artiste, fait par sa famille pour briller. Et, enfin, il y avait le magnat des médias qui avait créer un grand journal qu'il maîtrisait de bout en bout. Trois facettes pour un même homme. Étrange situation. Et ainsi, tu avais des secrets que tu devais garder. Jade, à ce titre, était une femme dangereuse. Tu sentais qu'elle pourrait rapidement te faire parler, et tu songeas à partir simplement en courant. Mais, ton frère se moquerait sans jamais s'arrêter si tu avouais ta peur. Alors, tu te redressas pour parler d'art. Tu évitas son regard et lorgnant au plafond, tu te confias sur ton art.

« Quand mon pinceau se pose sur une toile, j’oublie tout. Même mes projets, mes rêves, mes cauchemars. La peinture semble si naturelle, si simple. Je m'exprime mieux avec celle-ci qu'avec les mots.. » Le mensonge est bien dissimulé. Tu es un critique, tu es aussi à l'aise avec les mots. Mais tu n'as pas de langue de vipère. Tu dis ce que tu ressens, sans avoir l'arrogance d'estimer que tes sentiments sont partagés par tous. Tu en souris en pensant à ton rapport avec la peinture. En pensant à ton art, tu sais que tu peux éloigner Jade des deux autres facettes. Alors, tu restes adossé à ton siège

Et à ce moment précis, c'est ton seul objectif.
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« A qualcuno piace caldo » - Jeu 7 Sep - 9:57
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Je l’ai vu, oui, je l’ai vu tiqué à mes paroles. J’ai touché un point sensible, mais j’ignore véritablement lequel. Frustration… ce mot l’a touché, il s’est refermé, s’éloignant de moi, croisant ses bras pour maintenir une plus grande distance entre nous. Il est artiste, il est donc à mes yeux forcément frustré. Nous le sommes tous, toujours… Moi la première. La frustration est juste différente d’un être à l’autre. Chez moi, elle est dans la profondeur des sentiments. Ou dans ma solitude plutôt. Je ne m’attache jamais, je n’en suis pas capable… La frustration est là, dans mon envie de retrouver celui qui m’a sauvé, pour le rendre réelle et cesser les voix qui me poussent à vouloir comprendre qu’il n’est présent que dans mes songes. Je suis frustrée de ne savoir aimer… Frustrée de ne vivre qu’au travers du sexe, de la violence et de mon art… Une vie normale… Est-ce vraiment ce que je souhaite ? Non, bien sûr que non, car si on me le demande, j’aime ma vie et l’ai toujours aimé… Mais comme tout le monde, je suis frustrée, en profondeur, et ce secret, je ne le révèle à personne.

Pourtant, ce n’était pas cette frustration que j’évoquais avec lui, mais celle de l’artiste, incapable l’espace d’une seconde de se satisfaire de ce qu’il vient de créer. Cette frustration là est moins profonde, mais tout aussi présente et importante. Elle pousse un artiste comme Gabriele à arracher une page de son carnet, froisser son esquisse et la jeter au sol… Elle me pousse à hurler, déchirer ma toile, la lacérant comme on poignarderait un amant infidèle de coups de couteau… Mais Gabriele a-t-il ressenti mes paroles à ce niveau, ou bien plus profondément en son âme ? Il est tellement différent des hommes qui m’accostent que j’ignore quoi penser. De plus, ce n’est pas lui qui est venu à moi, mais l’inverse…

Vous maniez pourtant très bien les mots Gabriele. La façon dont vous parlez d’art, ou les critiques, ou si vous préférez l’analyse que vous faites des toiles est particulièrement évocatrice. Vous vous sous-estimer, ou bien, est-ce une fausse modestie ?

Je l’observe, ne le quittant plus des yeux.

Vous êtes différents des autres hommes qui sont venus à moi depuis le début de cette exposition. Vous vous intéressez à l’art, voir à l’artiste, mais pas du tout à la femme que je suis. Je dois admettre que cela est troublant, mais je me surprends à apprécier la démarche.

Je ne le crois tout de même pas insensible aux charmes féminins… Sans en avoir une certitude totalement fondée.

Il était un temps où je m’exprimais mieux avec mon corps qu’avec un pinceau… Je souris, détachant mes yeux des siens pour les perdre sur mes toiles. Ce temps est révolu… peut-être ai-je finalement murie… Ou bien est-ce Rome qui me fait cet effet.

Si Gabriele cache l’un de ses facettes, je ne montre pas toutes les miennes, bien que dans mes dernières paroles je lui donne la possibilité de comprendre que j’en ai également bien d’autres, derrière mes toiles.

Je crois que l’on peut exprimer tellement de choses de diverses manières qu’il ne faut jamais se limiter… Le mouvement d’un corps, le tracé d’un pinceau sur une toile, quelques mots qui s’échappent de nos lèvres… Tout cela est de l’art… Je ne compte plus me limiter, me retenir à présent.
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