Never a lie... - Lun 6 Nov - 13:17
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EFFIGIE : Michelle Trachtenberg
BAFOUILLES : 1525
PACTE : 16/06/2017
OSSATURE : 27 ans
CONTRAT : Célibataire - Coeur meurtri
BESOGNE : Artiste Peintre (ancienne danseuse exotique)
FABLE : Les vampires bercent ma vie dans un fleuve sanguin... Les lycans l'ont bouleversé des années auparavant... Les sirènes murmurent à mes oreilles
ÉCHINE : Petite Humaine
CREDIT : Astrid
Ma bouche s’étire en un sourire à la fois mauvais et carnassier. Il ne sait rien… C’est l’unique raison valable à l’absence de marque sur sa gorge et à cette réponse évasive qu’il m’offre. Nous ne parlons pas de cacher un passé un peu trop lourd à porter, ou un hobby un peu honteux. Nous, Dumitru lui avait sans aucun doute caché sa véritable nature.

Certains aspect de sa vie ? J’émis un ricanement pour ponctuer cette question qui n’en était pas une.
Il y a certains aspect de la vie de nos… amants, qu’il est préférable de connaître avant de s’engager, vous ne croyez pas ? Mon estomac était noyé, pas par le stress ou la peur, mais par la colère. Je ressentais d’un coup le froid de la nuit, comme s’il s’immisçait par chaque pore de ma peau. Je me mis à rire, mécaniquement, sans que rien ne soit vraiment drôle. Je ne parle pas d’un petit secret qu’on oserait pas avouer par honte.  Je remplis mon verre vide, terminant la bouteille de vin, avant de le porter à mes lèvres pour le boire d’une traitre, sans le savourer. Non, l’ivresse était à présent l’unique chose que je cherchais à obtenir, et elle serait mon unique compagne pour les nuits à venir.

Que lui as-tu caché toi ? Que tu avais quelqu’un dans ta vie ? Ou que tu avais été marié avant lui ? Je souris, reposant mon dos contre le dossier de mon siège. a en voir ton regard, ton expression… Tu t’imagines peut-être qu’il est mon amant, mon mari ou que sais-je… Je ris, sans amusement encore. Je peux te rassurer sur ce point, il ne m’a jamais touché… Je souris de ce même sourire mauvais qu’il y a peu. Je jouais avec mon verre vide, puis fis signe à un serveur pour qu’il nous ramène une nouvelle bouteille de vin. J’en avais besoin, l’alcool serait mon allié dans cette discussion, et nul doute que Vitto aurait surement besoin d’un verre lui aussi.

Pourquoi voulais-je à ce point balancer le lourd secret de mon sauveur ? Je ne le savais pas vraiment, mais je me faisais un devoir de le lui annoncer, et la vérité serait sans doute abrupte et surtout brutale.

Depuis combien de temps vous fréquentez vous ? Une semaine ? Un mois… ? D’avantage ? Je ne savais finalement rien de leur liaison… Je repensais à Ezio, au fait qu’il m’a mordu lors de notre première nuit… Peut-être ne devais-je pas rester en vie, peut-être que j’aurais dû n’être qu’un repas, et mourir dans cet appartement sordide qui m’abritait. Je soupirais, un peu trop fort. Mon cœur s’effritait à mesure que je comprenais les raisons pour lesquels Dumitru lui avait caché sa véritable nature. Je les détestais à présent tous les deux. Le serveur déboucha la bouteille avant de la poser sur la table.

Il doit vraiment t’aimer en fait… Je me sers un verre, le fait tourner un moment en perdant mon regard dans le liquide rouge. Suffisamment pour ne pas avoir envie de te mordre. Je relève mon regard sur lui scrutant sa réaction, avant de boire une bonne gorgée de vin, et de reposer mon verre. Tu ne sais pas ce que tu rates… Lorsqu’ils te mordent alors que tu es prêt à jouir… C’est… Un gémissement bien trop exagéré pour être naturel. Il n’y a rien de comparable…
Je tremble presque, de manière imperceptible. J’ai tant de rancœur, de tristesse et de colère qui se mélange en moi. J’ai envie qu’il souffre… Non, qu’ils souffrent tous les deux. Vittorio n’a plus rien d’un soleil pour m’aider à quitter les ténèbres. Tu ne vois pas où je veux en venir ? Oh si… Tu m’as bien comprise…

Je me lève, pose ma serviette sur la table et m’approche de lui, murmurant à son oreille Dumitru est un vampire… Je me redresse, prête à l’abandonner avec cette révélation et à quitter le restaurant. Tu pourras mettre le repas sur l’ardoise de notre ami commun.

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
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Never a lie... - Lun 13 Nov - 14:47
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EFFIGIE : Luca Argentero
BAFOUILLES : 1382
PACTE : 19/05/2017
OSSATURE : 35 ans
CONTRAT : Célibataire
BESOGNE : Gérant d'un restaurant
FABLE : La vie n'est pas suffisamment compliquée comme ça, il faut maintenant qu'on nous invente des problèmes aux allures de créatures fantastiques ? Allons bon, ce ne sont que des conneries ! Du moins, c'était ce que je croyais...avant qu'elle n'entre dans ma vie et ne foute tout en l'air.
ÉCHINE : Plus humain, tu meurs.
PRESTIGE : J'ai un sens inné pour...rien en fait ! M'attirer des emmerdes ?
GANG : Je me suffis à moi tout seul, en tant que Roi Suprême de la Maladresse et des Autruches
CREDIT : SHADOW DANCER
Cette femme qui me sourit est une autre. Un double malin qui n'aspire qu'à se nourrir du désarroi, du doute, de la souffrance qu'il peut causer à autrui : j'en ai froid dans le dos. Elle reprend mes propos et s'en moque, estimant qu'ils ne reflètent en rien la réalité. La vérité. Celle qui m'est caché mais qu'elle connaît. Ce que je crois être un privilège pour elle, mais qu'elle affirme être une faveur pour moi. Elle joue de ce savoir dont je suis dépourvu, empruntant une route sinueuse plutôt qu'un axe direct, histoire de faire durer le plaisir. Son plaisir. Il y a quelque chose de malsain dans sa façon d'agir. Quelque chose qui me pousse à croire qu'il n'est pas uniquement question de satisfaction.

Elle remplit son verre et le boit sans attendre, dans l'urgence. Ce n'est pas la soif qui la contraint mais le besoin d'ivresse. Je reste immobile, spectateur. La tension que je croyais perceptible est désormais palpable, presque personnifiée. Elle me pose des questions mais ne me laisse pas le temps d'y répondre. Ce qui me concerne ne l'intéresse pas. J'apprends qu'ils n'ont jamais été amants, mais n'éprouve aucun soulagement pour autant. Ce rire...ne fait qu'accentuer mon appréhension. Elle interpelle un serveur pour demander une autre bouteille de vin et je ne fais rien pour l'en empêcher. Au bord de ses lèvres, j'attends. Une autre révélation, une confidence, un fragment d'aveu qu'il me faudra manipuler avec précaution. Nouvelle salve de questions. Nouvelle absence de réaction. Le silence est d'or, dit-on, et je suis certain que le briser maintenant ne m'avantagerait en rien. Le serveur arrive à notre table, ouvre la bouteille de vin et à peine a-t-il tourné les talons qu'elle s'en empare pour alimenter son verre en alcool. Mon cœur s'emballe quand elle évoque les sentiments qu'il a pour moi...mais ce qui devrait me procurer une joie sans pareille ne fait que distancer ce bonheur, le rendre sombre et froid. Glacé. La crainte se dissipe pour laisser place à de l'agacement, de la colère. Jusqu'à ce qu'elle prononce les mots magiques. Libérateurs. Les mots qui me font froncer des sourcils car je ne suis pas sûr d'avoir bien entendu. Trop contente de l'effet de surprise, elle poursuit en développant un exemple concret. Une relation de chair couplée à cette...morsure. Mes yeux glissent sur son cou et découvrent ce qu'ils avaient jusqu'alors manqués : cette marque distinctive, précise, sans équivalence d'aucune sorte. Elle se lève de table tandis que mon regard se perd dans le vide et me donne le coup de grâce.

Dumitru est un vampire...

J'inspire profondément, tremblant, alors qu'elle suggère de lui donner la note. Ma main se referme sur son poignet en un geste rapide. Je tourne la tête, d'un faciès que je devine livide, vers elle, me levant de ma chaise pour lui indiquer que je ne l'ai pas l'intention de la laisser s'enfuir. Pas après ce qu'elle vient de m'annoncer. Nous traversons la salle du restaurant sous les regards interrogateurs des clients, des employés. Je n'ai que faire de la scène que nous leur offrons. Je l'entraîne avec moi jusque dans mon bureau, à l'étage. Là, je tire violemment sur son bras pour l'obliger à se trouver au milieu de la pièce, me permettant de refermer derrière nous. Paumes plaquées sur la porte, bras tendus, je respire difficilement, regard baissé sur le sol. Je sais qu'il ne bouge pas, moi non plus, mais c'est tout comme.

" Qui tu es, ce que tu veux, ce ne sont pas mes affaires et je m'en contrefous. Mais ne t'avise plus jamais de balancer des conneries pareilles ! "

Je me retourne pour lui faire face, le visage fou.

" Retire immédiatement ce que tu viens de dire. "


☾ ☾ ☾ ☾ ☾



Justayne
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Never a lie... - Mar 14 Nov - 12:02
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CREDIT : Astrid
Je le vois se décomposer à mesure que je lui parle. Sa mâchoire semble s’être crispée. Je sais que je touche le point sensible. Dumitru lui a menti en lui cachant sa véritable nature. Est-ce ainsi qu’il envisage l’amour, basé sur des mensonges ? J’aurais presque envie de rire, mais je n’en suis plus capable. Je regarde Vitto de haut, m’imaginant l’abandonner là, avec ce couteau que je viens de lui planter dans le cœur. Mais sa main se referme sur mon poignet et il se lève d’un bond. Je tente de me défaire mais il m’entraine à sa suite, nous faisant traverser la salle, et monter un escalier dans lequel je manque de tomber à plusieurs reprises. Je me retrouve dans son bureau, comme balancée en plein milieu de la salle alors qu’il claque la porte et s’y appuie le temps de reprendre ses esprits. Sa voix n’a plus rien de chaleureuse, le soleil s’est éteint. Il se tourne enfin vers moi, ses yeux me foudroyant.
Je ne peux m’empêcher de rire, de ce rire mauvais qui est miens depuis trop longtemps.

Tu n’aimes pas la vérité Vittorio ? Tu aimerais que je te berce dans les mensonges qu’il t’offre ? Je me recule pour m’appuyer contre son bureau, m’asseyant sur la tranche, les mains de chaque coté de mes hanches. Estime-toi heureux… Il semblerait qu’il n’a pas l’intention de te prendre pour Calice, Lui. Je suis mauvaise. La jalousie me brule de l’intérieur. Je sers les dents dans un sourire un peu trop crispé. C’est tellement pathétique de s’en prendre au messager… Et maintenant quoi ? Tu vas me garder prisonnière jusqu’à ce que je dise ce que tu as envie d’entendre ? Je passe une main dans mes cheveux en soufflant, faussement blessée, avant de ricaner à nouveau, puis de me lever pour venir près de lui, posant une main sur son épaule et me rapprochant presque assez pour que la pointe de mes seins vienne tutoyer son torse. Puis je murmure à son oreille : Je sens qu’une part de toi me croit… Tu sais que je ne mens pas… Tu l’as senti, même si tu n’étais pas capable de mettre le doigt dessus, tu savais qu’il était différent de tous les autres…

Je reste ainsi près de lui, respirant dans son cou, comme a pu le faire Dumitru… L’attente de la morsure, la connaît-il ? Non… Mais moi, je sais ce que c’est de ressentir leur présence, leur souffle sur notre peau et de frissonner à l’idée qu’ils viennent planter leurs canines, faisant jaillir le sang sur leurs lèvres, dans leur gorge. Je respire plus fort, ressentant un désir profond malgré moi. Le manque est là… S’ancrant dans mes reins tout autant que dans mes veines. Je regarde la peau nue de toute morsure, et le repousse violemment. Je le déteste de me voler l’homme que j’aime ! Je déteste Dumitru de préférer cet homme à moi… Je le déteste tellement que j’en ai mal.

Laisse moi partir Vitto, je n’ai rien à te dire de plus !

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
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Never a lie... - Mer 15 Nov - 21:48
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Le cocon s'est fissuré, rompu. Il est temps au papillon d'étendre ses ailes et de se révéler au monde. Mais...l'insecte est un reptile. Un prédateur. Un animal qu'on ne peut pas approcher sans risque. A moins qu'il ne s'agisse que d'un mécanisme de défense ? Une sorte de...parade, pour tromper l'ennemi ? Est-ce moi, l'ennemi ? Je ne me suis jamais présenté comme tel et s'il n'y avait pas eu cette connaissance commune, elle aurait poursuivi son numéro jusqu'à ce que je cède à ses avances. Mais regardez-là, désormais. La belle s'est mutée en bête, délaissant son masque angélique pour exposer le diable. Mal m'en a pris de vouloir l'amadouer ! Voilà qu'elle se permet de proférer des aberrations, des affirmations intolérables. Absurdités, illusions, tromperies. Toutes ces choses irréelles...qu'il y a peu, encore, j'aurais assimilé à de la démence. Ce n'est plus le cas aujourd'hui.

Je l'écoute avec attention. Malgré la rage. Malgré l'envie irrépressible de lui hurler d'arrêter de parler. De déverser une abomination de plus. Je me redresse lorsqu'elle s'approche, les bras le long du corps, poings serrés. Je tremble. Cette ultime remarque le concernant m'oblige à affronter mes propres questionnements à son sujet. Oui, il est différent de tous les autres. Capable d'envoûter le Pape, s'il le fallait ! D'une élégance si raffinée qu'elle semble tout droit sortie d'un autre temps. Et cette puissance qu'il dégage, cette force...en dépit de sa frêle apparence... Je me souviens de la première fois où je l'ai découverte : j'ai cru que sa main laisserait une empreinte sur mon torse, tant la violence était brûlante. Je pensais que la retenue dont il faisait preuve était liée à mon inexpérience...et uniquement à cela. J'ai beau refuser de l'entendre, mon esprit cogite. Emboîte les formes entre elles pour reconstituer une image, une possibilité.

Alors qu'elle me respire, je m'écarte. Pas assez pour manquer la marque de son cou, cependant. Elle semble ailleurs, grisée par quelque chose qui m'échappe. Puis elle revient à elle, à la réalité, me repousse avant de s'insurger. Je lui barre la route et tonne plus fort, accompagnant les gestes à la parole.

" Pourquoi ?! Pourquoi te croirais-je ?! Ton attitude est celle d'une enfant blessée, capricieuse, égoïste ! Tu ne cherches qu'à lui faire du mal ! A me...provoquer ! " Je m'avance, plus près d'elle. " Tu craches ta jalousie en inventant des histoires ! La seule personne pathétique ici, c'est toi ! "

Mais qui, s'invente des histoires, hein ? La vipère a frappé. Mordu. Son venin s'est répandu dans mes veines, coule dans mon sang. Il s'insinue en moi et laisse des hypothèses plus plausibles que je ne le voudrais. Et si c'était vrai ? Si elle ne mentait pas ? Pourquoi avoir choisi cette explication plutôt qu'une autre, si ce n'est parce qu'elle reflète qui il est vraiment ?


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Never a lie... - Ven 17 Nov - 10:52
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CREDIT : Astrid
Je l’ai senti se crisper lorsque nos corps se sont frôlés. Oh je sais pertinemment que sa réaction n’est en rien en lien avec un désir pour moi à présent… Non, seul Dumitru nous lie, Son mensonge, son rejet, son amour. La colère, nous la partageons Vitto et moi, pour des raisons totalement différentes, mais le résultat reste le même… Nous nous détestons à présent. Si j’ai fait tomber le masque, Celui de Vitto ne tient plus non plus. Adieu le sourire solaire, la bienveillance et le charme à l’italienne. Son regard est sombre, foudroyant. Il n’en serait que plus désirable dans d’autres circonstances. Nous cachons tous une partie plus sombre, que nous ne dévoilons pas à tous… La mienne empiète jour après jour sur ma lumière. Vitto lui, n’était qu’un soleil radieu il y a peu. J’imagine sa part d’ombres si petite… Et pourtant, à présent, je la découvre non sans une petite pointe de satisfaction.

Je respire trop vite, trop fort. Je fusille Vitto du regard lorsqu’une nouvelle fois il me barre la route. Qu’il me laisse partir, j’ai besoin d’air, de sang… Ezio ! Mon corps l’appelle sans que je ne le sente lui… Pourquoi ne répond-il pas ? J’ai besoin de lui, de son sang, de sa morsure. Je sers les dents, à mesure que l’italien me parle, m’hurle, et s’avance vers moi. Je recule d’un pas, puis d’un second, heurtant ce bureau que j’ai délaissé il n’y a que trop peu de temps. Trop, tout cela est trop ! J’ai mal, dans mon corps, dans mon âme. Je sers les poings à mesure qu’il se rapproche de moi… Mais finalement, ma main s’abat sur sa joue, ne le giflant peut-être pas aussi fort que je le voudrais. J’ai retenu mon coup… sans raison valable car c’est pourtant la colère qui parle… Mais Vittorio n’est qu’un élément de celle-ci, c’est Dumitru qui est le fautif de tous mes malheurs. Peut-être inconsciemment je ne souhaite que le faire s’arrêter de parler. « Je ne suis pas une enfant » ai-je envie d’hurler. Non, je ne suis pas cet enfant que Dumitru ne cesse de voir en moi. Je n’ai plus rien de cette petite fille blessée, laissée pour morte il y a des années. Mais ce ne sont pas ces mots là qui sortent de ma bouche.

Ouvre les yeux ! Tu n’es qu’un jouet de plus ! Il ne te mord pas ? La belle affaire ! Il te baise, est-ce mieux ? Tellement mieux… Je n’ai ni l’un ni l’autre de sa part… Se rend-il seulement compte de la détresse qui est la mienne en réalité ? Je me décale lentement, cherchant à le contourner pour rejoindre la porte. J’ai aucune raison de te mentir… J’en avais par contre de t’ouvrir les yeux. Je passe ma langue sur mes lèvres bien trop sèches. La vérité fait mal hein ? Je regarde la marque rouge sur sa joue, et souris, toujours aussi mal. C’est la douleur qui parle à ta place… Tu espères quoi en me retenant ici ? Empêcher cette vérité. Mais ouvre les yeux… L’as-tu seulement une fois vu en pleine journée ?

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Never a lie... - Sam 25 Nov - 23:34
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Cette gifle, je ne l'avais pas volée. Je l'avais provoquée. Souhaitée. Une façon de vérifier que je n'étais pas en plein délire. Que tout ce qui venait de se passer était bien réel. Elle, notre dîner, ces échanges doucereux et une étincelle qui a tout fait basculer. Je ne parviens pas à me calmer, mais cette folie qui m'anime doit rester contenue pour ne pas prendre le dessus sur ma raison. Il me faut me concentrer, l'écouter avec attention, essayer de démêler le vrai du faux et espérer qu'elle ne soit pas une si bonne actrice. Ou est-ce le contraire que je devrais prier ? Je n'en sais rien. Je ne sais plus.

Elle a beau vouloir me blesser, sa façon de s'exprimer me fait comprendre que nous sommes deux à être touchés. Elle doit l'aimer. D'une autre manière, peut-être, mais elle éprouve des sentiments à son égard. Forts. Au point de mépriser ce que je représente. De vouloir tout faire pour le détruire. Quitte à inventer l'impensable ? C'est trop gros. Tellement...Non. Tout mais pas ça. Si elle s'était présentée comme étant sa femme, actuelle ou passée, une concubine ou je ne sais quelle partenaire nocturne, je l'aurais compris. Ce n'est pas comme si l'hypothèse ne m'avait jamais traversé l'esprit ! Un être tel que lui devait avoir bon nombre d'opportunités. Ce serait idiot de le croire l'homme d'un seul...individu. Mais il avait mis tant d'effort à me rassurer. Tant de tendresse dans sa voix. Mais ça...comment pouvais-je l'accepter ?

L’as-tu seulement une fois vu en pleine journée ?

Les images défilent, notre histoire se coud, l'aiguille s'interrompt en constatant l'invraisemblable. Pas une fois, de toutes nos rencontres, nous ne nous sommes vus en journée. Vérone et l'appartement...il n'en est pas sorti. Pas à ma connaissance, en tous cas. Ma main s'agrippe au dossier du siège situé en face de mon bureau et je me perds dans un flot de négations, de questions, que je suis le seul à entendre.

" Ce n'est pas...c'est...il te l'a dit ? C'est lui qui te l'a dit ? L'as-tu seulement vu...de cette façon ? "

Je redresse lentement le visage vers elle, le coeur au bord des lèvres. J'aimerais qu'elle éclate de rire. Qu'il soit froid, mauvais ou purement sincère, je m'en fous. Je veux juste qu'elle m'avoue enfin que tout cela n'est qu'une plaisanterie. Que Dumitru n'est pas un vampire. Malgré moi, mon esprit s'attarde sur quelques souvenirs : la première fois que je l'ai vu, soleil irradiant, envoûtant, parmi la foule. Ses manières venues d'une autre époque. Sa force, incroyable et imprévisible. Cette morsure au coin de ma bouche...une bagatelle ! Le nombre de fois où il aurait pû...se comptent par dizaines. Pourquoi ? Pourquoi m'avoir épargné ?

Tu n’es qu’un jouet de plus !


☾ ☾ ☾ ☾ ☾



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Never a lie... - Jeu 30 Nov - 15:47
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CREDIT : Astrid
J’ai touché un point sensible. Je le vois dans son regard, ce regard qui prouve qu’il cherche dans ses souvenirs. Il comprend enfin que je ne mens pas, que la vérité était sous son nez depuis toujours sans qu’il ne la voie. Une évidence si grande qu’elle vous aveugle. Le pouvoir de séduction… J’ai la chair de poule malgré moi. Il m’atteint, toujours, encore. Le manque, l’envie, le désir… La déception. Ezio, Dumitru… Tous deux m’arrachent le cœur à leur façon, et c’est Vitto qui en paiera les conséquences.
Il recule, s’agrippe à la chaise près de moi. Le choc est là, la vérité le frappe enfin. Mais je l’entends tenter de se raccrocher à ses espoirs. Je me retiens de rire, mais sur mon visage un sourire s’affiche, bien trop grand pour masquer ma satisfaction.

J’ignore pourquoi dumitru lui a caché sa véritable nature, et en réalité, je m’en moque. Il m’a offert sur un plateau le moyen de mettre à mal sa relation. C’est puéril de ma part, je le sais au fond de moi, mais je ne peux me retenir, blessée que je suis d’avoir été rejetée, par lui, tout comme par Vittorio en réalité, qui m’a élégamment éconduite quelques instants plus tôt. Si ce dernier ne m’a aucunement blessée en le faisant, je m’en retrouve tout de même touchée en plein cœur, toujours par Dumitru.

Oui Vitto, je le tiens de sa bouche… Je laisse planer le doute… Sa bouche… Morsure ? Ou simple parole… ? La marque sur mon coup ne fait qu’accentuer la probabilité qu’il en soit l’auteur. Mensonge… Mais qu’en saura t’il ? J’aime l’idée qu’il puisse s’imaginer des choses entre nous. Je me redresse, presque fière, malgré cette violente blessure que la découverte de l’amant de l’homme que j’aime m’a infligée. Face à Vitto je réalise ce qu’il est que je ne suis pas. Lui, l’être solaire, souriant, vivant… Lorsque je ne suis que ténèbres et envie de mort. J’ai frappé bien bas en m’attaquant à lui, mais je ne peux m’empêcher de m’en satisfaire. Un doux parfum de vengeance…

A présent, laisse-moi partir Vitto… Me retenir ici ne changera rien à cet état de fait… Tu n’es qu’un nouveau jouet entre ses bras… Et je n’y suis pour rien. je m’approche de lui à nouveau, lui prenant la main pour la poser sur ma taille. A moins que tu ne veuilles finalement accepter ma précédente proposition… Je le cherche… Je le pousse dans ces derniers retranchements. Aimerais-tu te venger… ? Ou bien est-ce moi qui le souhaite en lui proposant cela ? Je respire trop fort d’un coup, imaginant la souffrance de Dumitru en apprenant que l’homme qu’il aime m’avait prise pour maitresse. Mon cœur bat fort, trop fort. Je n’ai plus ce désir charnel pour Vitto, mais l’idée m’enthousiaste par son coté malsain.



☾ ☾ ☾ ☾ ☾
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Never a lie... - Dim 3 Déc - 22:57
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Sa réponse est un énième coup de massue. A croire que cela me plait d'être à ce point violenté par ses propos ! De sa bouche. Rien que ce terme me donne envie de vomir lorsqu'elle le prononce. Parce que je pense à lui. A nous. A ce qu'il m'a fait devenir : dépendant, aveugle, fou. Je devine son sourire satisfait alors que je suis sur le point de rendre. Brusquement, je me saisis de la corbeille à papier et crache ma bile. Elle jubile. Je sens son regard dans mon dos, là où perle ma sueur. Je tremble, reprenant bruyamment ma respiration en essuyant mes lèvres du dos de ma main. Je ne veux pas la regarder. Je ne veux pas la contenter davantage. Physiquement, je suis faible. Mentalement...éreinté. Trahi. Corrompu par de belles paroles qui ne me sont pourtant pas étrangères. Je sais comment les hommes fonctionnent, à une différence près...c'est qu'il n'en est pas un.

Elle m'interpelle à nouveau, insistant sur le fait qu'elle n'est pas à blâmer. Qu'il n'y a qu'une seule personne à pointer du doigt. Elle prend ma main et la place sur sa taille, enrobant sa voix d'une tenue mielleuse, d'un dangereux dessein. Le faire souffrir ? Comprimer sa poitrine d'une brûlure aussi intense et vive que celle que je ressens en ce moment-même ? Je sonde son regard, mauvais. Qu'a-t-elle vécu pour être aussi nocive ? Las, je laisse retomber ma main en rompant cette proximité corporelle.

" Je ne peux pas... ", répondis-je d'une voix brisée. Appuyé contre mon bureau, je poursuis, les yeux dans le vide." Je suis désolé... Je ne te...retiens plus. "

Je me redresse lentement, contourne mon bureau et ouvre un tiroir pour en sortir une bouteille d'alcool fort et un verre. Je le remplis machinalement, le porte à mes lèvres, hésite un instant puis finis par boire. A grosses gorgées. D'une rapidité telle qu'une partie du liquide orne mon menton et coule jusque dans ma gorge. Je réitère l'opération,  me servant un autre verre. Je marmonne dans une barbe invisible des "j'aurais du", "je n'ai rien vu", "je me sens trop con", "je veux le voir", "pas question qu'il me touche", "je veux...", "enfoiré !". Mes doigts se serrent sur le verre que je lance au hasard dans la pièce, d'une agressivité telle que le fracas est sonore. Je m'agrippe au dossier du fauteuil pour ne pas tomber, tête baissée, les yeux emplis de larmes. Les sanglots encombrent ma gorge, douloureux. C'est à lui que je pense, mais c'est Elza que je vois. Puis Dumitru. Deux êtres qui n'ont plus qu'une chose en commun : avoir bousculé mon existence...et ne pas être humain. Qu'ai-je fait pour qu'ils croisent ma route ? Qu'ai-je fait pour être attiré par eux ? Comment a-t-il pu me maintenir en dehors de son monde aussi longtemps ?

Tu n’es qu’un nouveau jouet entre ses bras…

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Justayne
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