Succession of incidents [ft Jacopo]

 :: METRO
Succession of incidents [ft Jacopo] - Lun 12 Fév - 11:36
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Succession of incidents
Depuis quand n'avait-on pas le droit de donner son âge ? se demanda d'abord Lizbeth, avant de rire à ses paroles. L'âge était là pour nous indiquer que notre mort approchait de plus en plus chaque jour, et que les jours étaient précieux. Alors finalement, ça aurait été plus logique que Lizbeth ne mentionne pas l'âge. Mais elle avait été une fois de plus trop curieuse et voilà où ça la menait. En plus, elle en l'avait pas piétiné, pas volontairement du moins. Elle aurait volontiers piétiné un loup d'ailleurs, si on le lui avait proposé. Elle aurait mis ses plus hauts talons aiguilles pour lui écraser le corps, en commençant par ses parties génitales. Elle lui aurait enfoncé le talon dans la chair, puis elle se serait attaqué aux yeux pour qu'il ne puisse plus jamais voir. Comme si cela ne suffisait pas, elle l'aurait achevé avec sa chaussure, quoi que, elle aurait préféré le regarder mourir, à l'agonie pendant des heures. L'entendre hurler sa douleur et la supplier d'arrêter, voir son sang s'étaler sur son visage et le voir s'étouffer avec. Heureusement pour Jacopo, ce n'était pas un loup. Elle n'avait pas non plus des talons assez coupants pour le faire, ni même l'envie de tuer quelqu'un sur l'instant. Non, son âme était en paix pour une fois, et rigoler de l'âge était bien assez agréable. Après tout, elle irait se coucher dès qu'elle arriverait pour rattraper le sommeil en retard et se préparer pour de prochaines missions. Le bar semblait être assez paisible pour qu'elle n'ait pas la tête ailleurs et qu'elle puisse véritablement se focaliser sur le moment présent. En plus, cette décoration un peu sombre et mystérieuse de la nuit avait le don de la détendre quand elle était ici. Il fallait dire que le seul endroit qui l'angoissait vraiment était la forêt et elle n'irait bon dieu jamais là-bas seule de son plein gré. Même accompagnée, il faudrait la tirer de force et l'assommer pour lui faire passer l'orée des bois. Elle chassa cette image de ses pensées, et les autres aussi, pour s'engouffrer dans ce lieu si familier. Elle se permet de faire une petit blague, ne pouvant pas s'empêcher de rire en voyant la réaction de Jacopo. « Oh ben ça, j'en sais rien, si ça se trouve t'es plus vieux que tu ne le dis. J'te vois boîter depuis que j't'ai piétiné. » plaisante-t-elle, sachant très bien que c'est faux. Elle voulait juste l'embêter à nouveau comme lui le faisait depuis le début. Alors qu'ils s'installent, elle laisse son regard venir parcourir la rue derrière la vitre, reposant de temps à autre son regard sur son interlocuteur. Elle hausse les épaules comme si ce qu'il venait de dire n'avait pas d'importance. Observatrice, ça oui, mais elle avait surtout eu beaucoup de chance sur ce coup-là. « Oh, j'ai juste dit ça au hasard. J'ai eu de la chance. Et je suis plus expérimentée que j'en ai l'air... Juste dans certains domaines plus que d'autres. » Pas faux. En littérature, à part les contes de fées elle n'y connaissait pas grand chose. En art non plus, même si elle aurait bien voulu. Seul l'art de la chasse était son domaine de prédilection. Elle ne se voyait de toute façon pas faire autre chose, et comptait bien prouver que malgré son jeune âge, elle était douée et pouvait viser mieux que n'importe quel adulte ayant atteint la sagesse. Son but n'était pas de surpasser les autres pourtant, mais juste de faire en sorte que l'on reconnaisse sa valeur pour que son père soit fier d'elle. En tout cas, elle ne s'attendait pas à ce que soit cet inconnu qui le soit. Elle releva la tête vers lui, surprise qu'il reconnaisse son courage face à la situation. Elle baissa un peu les yeux, souriant, ses joues rosissant. « Oh... ça, ce n'était rien ! » Elle chassa le sujet d'un geste de la main alors que la barmaid les rejoignait pour prendre leur commande. Lizbeth commanda un thé vert, comme elle le faisait souvent, puis reporta son attention sur Jacopo. Elle n'avait pas encore eu le temps de vraiment répondre à ses propos. « Renfermés sous terre et coincés avec de potentielles menaces m'a un peu fait sortir de mes gonds. Habituellement je n'aurais pas agi de la sorte. Je préfère les méthodes plus douces. » Elle garde le silence un instant, sachant très bien que ce qu'elle disait était paradoxal. Tuer les loups d'une balle dans la tête n'avait rien de doux, surtout qu'elle devait s'y prendre à plusieurs reprises et casser les pattes de certains d'entre-eux pour mieux les exécuter ensuite. Elle détestait faire souffrir les autres mais, pour eux, elle n'avait aucune pitié. « Toi aussi tu l'as été. Si tu n'avais pas eu le culot de leur dire que tu étais flic, on serait peut-être encore coincés là-bas avec des gens en train de s'entre-tuer autour de nous. Les gens deviennent fous quand il n'y a pas de leader. » Elle soupire et hoche la tête face à cette triste vérité. Il fallait quelqu'un sur qui s'appuyer en permanence. Elle souhaiterait bien un jour pouvoir être parmi cette élite qui dirigeait d'une main de fer, du moins, au sein de l'opus. C'était un rêve inaccessible, elle le savait bien, mais vivre sans rêve dans la vie était trop triste alors elle s'en était forgé un malgré elle. « Vous avez une théorie sur ce qui a provoqué l'arrêt du métro ? » demande-t-elle soudainement, juste histoire de se rassurer et de se dire que ce n'était pas une attaque de créatures de la nuit.

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Succession of incidents [ft Jacopo] - Mer 14 Fév - 14:12
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EFFIGIE : Charlie Cox
BAFOUILLES : 941
PACTE : 05/08/2017


OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Célibataire. Enfin... Divorcé. Evitons ce sujet, per favore.
BESOGNE : Détective privé. Ex-inspecteur de police qui s'est fait virer quelques mois après son divorce, ayant complètement déraillé. La véritable raison : sa cheffe corrompue, qui trempait dans la Mafia depuis des années, démon déguisé en ange. Suivant des pistes, Jacopo et son meilleur ami Luigi, lui aussi inspecteur, avaient mené leur enquête pendant des mois, réunissant des preuves contre leur supérieure. Ils se croyaient capables de la faire tomber. Sauf que non ; Luigi fut tué par la Mafia à la demande de sa ténébreuse cheffe, tandis que Scaglione devint l'amant de sa supérieure, dans une tentative désespérée de la coincer enfin. En vain, parce qu'elle était parfaitemnent au courant pour son enquête secrète. Il ne devint que son jouet, pendant des mois. Puis un jour, tout fut mis au clair : soit il oubliait cette histoire, soit il subissait le même sort que son ami. Alors Jacopo fit son choix. Il préférait s'éloigner, d'elle, de la Police, de toute cette corruption, complètement brisé et dégoûté.
FABLE : Au courant pour le surnaturel depuis pas mal de temps déjà. En tant qu'ancien inspecteur, Jacopo a eu affaire à bien des créatures lors de ses enquêtes, il est tombé sur des massacres sans nom. Il ne pouvait donc que finir par découvrir la vérité. Néanmoins, il garde le secret sur ce qu'il sait, il fait semblant que les monstres n'existent pas. Pas envie de passer pour un cinglé, tout simplement. Mais, secrètement, le brun travaille régulièrement pour le Vatican, qui ne le prend pas pour un fou : en effet, il est souvent chargé de retrouver des créatures sur lesquelles le Vatican veut mettre la main.
ÉCHINE : Humain, vous dirait-il. En réalité, Jacopo est une demi-sirène qui s'ignore.
PRESTIGE : Retenir sous souffle sous l'eau pendant cinq minutes, comme si de rien n'était. Mais ce n'est pas un super-pouvoir, ça ? Si ?!
GANG : Il n'appartient officiellement à aucun groupe, mais il bosse souvent pour le Vatican, ce que presque tout le monde ignore. Ils payent bien, alors pourquoi refuserait-il leurs missions ? Et puis, pas sûr que ce soit une bonne idée de leur dire non, voilà tout.
CREDIT : Shadow Dancer (avatar), Tumblr (gifs) & Astra (signa)
Succession of incidents
Lizbeth & Jacopo


J'étire un sourire narquois. Bah dis donc, la gamine y prend goût à la taquinerie, hein ? Bien, très bien... J'apprécie son humour, quoi que j'en dise.

« Très drôle. »

Dis-je d'un air que je voulais peu convaincu, même si mes yeux rieurs me trahissent. En tout cas, je me sens mieux maintenant qu'on a quitté le métro et que cet incident est derrière nous. Somme toute, on a quand même eu de la chance, parce que ça aurait vraiment pu mal finir. Là, on s'en est sortis sains et saufs, c'est déjà ça. Mais n'empêche que je mérite une bonne bière maintenant, hein. Une fois à l'intérieur du bar, nous nous installons confortablement, près de la fenêtre, avec une belle vue d'ensemble qui me rappelle certains enseignements typiquement militaires. Mais peut-être que la rouquine est tout simplement observatrice, que c'est un instinct naturel, un truc féminin, allez savoir.

La conversation se déroule tranquillement. Je me sens plus calme, plus détendu. Nous parlons de ce qui s'est passé tout à l'heure, de sa réaction pour le moins... autoritaire, on va dire, mais qui a tout de même marché. Ça aurait pu envenimer la situation, pousser certains névrosés à foutre la merde, mais heureusement les gens ont plutôt paniqué d'abord face à ses paroles, avant de se calmer. L'Anglaise a eu le courage de prendre la situation en mains, ça on ne peut le nier. Moi-même je le reconnais à voix haute, la complimentant là-dessus. La jeune femme confiante semble soudain laisser sa place à une autre, plus timide, les joues rosées, les yeux qui se baissent. J'étire un sourire en coin, sans rien dire de plus. Surtout que ma bière vient d'arriver, pour ma plus grande satisfaction.

Lizbeth reprend alors, m'expliquant que le fait d'être renfermée sous terre et coincée avec de potentielles menaces l'a fait sortir de ses gonds, elle qui apparemment préfère les méthodes plus douces habituellement. Je hoche la tête, compréhensif. C'est une qualité intéressante, ça. Une qualité que les humains possèdent souvent, sans même s'en douter. La force de s'adapter, la force de réagir et de prendre la situation en main quand ça va mal, quand l'adversité veut leur imposer sa loi. La Britannique poursuit alors, me disant que moi aussi j'ai été courageux, que l'on serait peut-être encore coincés là-bas si je n'avais pas eu le culot de leur dire que j'étais flic. Je bois une gorgée de ma bière, avant de croiser les jambes, l'air pensif.

« C'est bien vrai, ça... Quand il n'y a pas de leader, un bon leader surtout, le chaos n'est jamais très loin. Pas étonnant, ça fait même partie de l'essence humaine, je dirais. Tout comme la connerie, la jalousie... Ou bien la capacité de se découvrir une force ou un courage caché quand il le faut, si l'on préfère rester positif. »

C'est ça, l'humanité. Un mélange de qualités et de défauts assez contradictoire, souvent difficile à cerner. Je lui adresse un léger sourire.

« Mais dans mon cas, même si ce n'est plus le cas, j'ai été flic pendant longtemps. Et puis 'culot', c'est mon deuxième prénom, donc... Ça m'est venu naturellement, on va dire. »

Dis-je, tout en lui faisant un clin d'œil taquin, avant de boire une nouvelle gorgée de bière. Je pousse un soupir satisfait. Puis la jeune femme me demande si j'ai une théorie sur ce qui a provoqué l'arrêt du métro. Une question tout à fait légitime, mais qui m'arrache un sourire amusé. Enfin, ce n'est pas vraiment la question en soi, mais surtout le fait qu'elle vient de me vouvoyer.

« Roh, tu peux continuer à me tutoyer, hein. Après ce qu'on a dû supporter tout à l'heure, ça me semble naturel, et puis, ça m'évite le coup de vieux, again. »

Trêve de plaisanteries, je réponds tout de même à sa question, d'un air plus sérieux cette fois-ci.

« Si j'ai bien compris, l'un des wagons a déraillé. Ils ont apparemment réussi à stopper le train à temps, et puis, notre wagon était un peu plus loin derrière, ce qui a limité l'impact aussi. Après, je me doute que la police va mener sa petite enquête pour confirmer si la cause probable du déraillement est aussi la cause réelle. Quoi qu'il en soit, on a eu de la chance. »

Rien que de penser qu'il y a quelques mois seulement il y a eu une explosion dans le métro. Pire encore, qu'il y a eu des rumeurs comme quoi il y avait des humains sous les décombres... Des humains qui auraient été mordus par des créatures. Franchement, je n'ai pas eu envie d'aller confirmer, mais ce n'est vraiment pas rassurer d'entendre des choses pareilles, surtout parce que ce ne serait si impossible que ça, loin de là. Les monstres existent réellement, ce ne sont pas de simples légendes urbaines, malheureusement.

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❝Where does love go?❞ Where does love go when it dies? Where do tears go when they're cried? And who are you if you're not mine? Where does love go when it dies? The last song before light's on, They say there's no getting back what is gone. Small talk, long walk, And your hope will carry you home. Cause I loved you so, And I'll never know Just why I let you go. I'll never know. (c) Astra
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Succession of incidents [ft Jacopo] - Dim 18 Fév - 13:12
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Elle hoche la tête, les propos de Jacopo semblant la mettre dans un état d’introspection insoupçonné. Ah, le courage, il était si dur à trouver, et pire encore, si dur à conserver. Une fois qu’on l’a en main, il faut savoir s’accrocher, car il ne décide pas de rester lui-même. Il suffit d’une petite brèche pour qu’il s’immisce dans les profondeurs du néant et soit perdu à tout jamais. Quant à la jalousie et la connerie, Lizbeth les connaissait bien. Peut-être pas la jalousie dans la mesure où les situations ne le lui permettaient pas, mais la connerie, ça oui. Quand on est à la tête d’un groupe, c’est parfois dix fois pire. Trop de responsabilités qui vous tombent sur les épaules, trop de personnes de qui s’occuper. Si l’on arrive pas à revêtir des gants de fer quand c’est nécessaire, le chaos s’installe de façon permanente, vous narguant car il a plus d’emprise sur les gens que vous n’en avez. Seul celui qui saura montrer sa véritable force sera capable de faire régner la paix, à condition que les autres chefs, partout ailleurs, sachent faire de même. « Tu crois pas si bien dire. » lance-t-elle alors, hochant la tête, attrapant son thé à deux mains pour en boire une nouvelle gorgée. Elle repose la tête, et se met à rire, telle une Alice prise d’un soudain élan de folie. Comment pouvait-elle contredire un homme comme lui avec tant d’humour ? En tout cas, elle l’admirait pour ce culot, qu’elle avait elle-même régulièrement sans pouvoir le refouler. C’était plutôt utile pendant les chasses, d’oser dans certaines situations, mais cela peut également mener à la perte. Seuls ceux qui refusent de prendre des risques ne le comprennent pas, et ne vivent rien d’extraordinaire. Être chasseur, au final, était une leçon de vie, de la même manière que lorsque l’on est un flic. Ces métiers étaient similaires pour Liz, seulement voilà, l’un côtoyait le surnaturel et l’autre se contentait d’attraper des criminels, sans pourtant avoir l’idée d’un jour s’allier pour éliminer d’autant plus de menaces. Évidemment, lorsque l’idée qu’un monstre ait pu pointer son nez dans le métro et ainsi faire désordre, la jeune femme ne peut s’empêcher de poser la question. Elle avait seulement oublié, ne serait-ce qu’un instant, que peu importe la vérité, le flic ne le lui dirait pas. Parce qu’ils agissaient l’un et l’autre comme s’ils n’avaient pas conscience des réels dangers de Rome. La rousse aurait pu admettre qu’il n’y connaissait rien, mais au lieu de cela, elle préfère se préparer mentalement à toutes les possibilités. D’ailleurs, ses yeux observent l’homme, cherchent à trouver les signes qui prouveraient qu’il cache la vérité. Elle n’en trouve pas, mais par habitude, laisse les soupçons planer dans son crâne, pour être prête en cas de danger. Lizbeth agissait toujours ainsi en toute circonstance, car elle savait combien les créatures aimaient se cacher. Ce soir, la nuit était tombée, les vampires rôdaient, les sirènes aussi, et ne parlons même pas des loups-garous qui attendaient dans l’ombre pour s’emparer des victimes. Parfois, ils faisaient même partie des chasseurs, mais Liz ne les comprenait pas et s’empressait de les fuir. Les seules créatures de ce monde qu’elle craignait le moins étaient les sorcières, car même si elles étaient fourbes, elles se nourrissaient comme les humains et ne risquaient donc pas de retirer un organe vitale au premier venu. Si ça avait été le cas, la rousse aurait été morte depuis bien longtemps, dévorée par sa propre famille, fourbe de belle-mère et de demie-sœurs qu’elles seraient. « Désolée, vieux réflexe. » s’excusa-t-elle en remarquant qu’effectivement, elle s’était remise à le vouvoyer sans aucune raison. Peut-être était-ce son âge, ou simplement le fait qu’elle s’était trop concentrée sur le fil de ses pensées. Dans tous les cas, elle écouta attentivement ses explications en plongeant aussitôt dans sa tasse de thé, pensive. Juste un wagon à l’avant qui avait déraillé ? Elle n’avait pourtant pas vu énormément de passagers en descendre, et pire encore, à quoi bon était due cette coupure de courant ? Si le système informatique des wagons de cette ligne avaient planté, les autres aussi. En vérité, elle se rendit compte qu’ils n’avaient peut-être rien à craindre dans leurs wagons, et que le danger venait des tours de contrôle, où il n’y avait plus aucun survivants. Elle en entendrait probablement parler, si une créature s’était infiltrée dans les systèmes pour tous les tuer, car l’opus y serait forcément liée. Elle n’avait plus qu’à espérer qu’on la case sur cette affaire pour pouvoir assouvir enfin sa curiosité. Sourcils froncés, elle secoua la tête d’un air désespéré et soupira, faussement touchée par le drame qui avait pu se dérouler sous ses yeux. « J’espère qu’ils trouveront le nœud du problème. Ne serait-ce que pour l’économie de la ville et pour la sécurité de tous ceux qui s’y trouvent. Mourir en allant au boulot n’est pas très agréable. » Elle termine sa tasse, observe un peu par la fenêtre les décors à l’extérieur. Au loin, les silhouettes défilent silencieusement, font vivre les rues de la ville qui parfois peuvent se trouver désertes. Son père doit l’attendre, et elle ne l’a pas prévenu. « Je ne vais pas pouvoir m’attarder trop. Même si je ne commence pas avant midi demain, je sens que j’ai besoin de sommeil, et toi aussi. » Lance-t-elle finalement en tournant la tête vers lui, petit sourire aux lèvres. « Quelque chose me dit qu’on se recroisera très vite, pas vrai ? »

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Succession of incidents [ft Jacopo] - Mar 20 Fév - 13:30
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PACTE : 05/08/2017


OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Célibataire. Enfin... Divorcé. Evitons ce sujet, per favore.
BESOGNE : Détective privé. Ex-inspecteur de police qui s'est fait virer quelques mois après son divorce, ayant complètement déraillé. La véritable raison : sa cheffe corrompue, qui trempait dans la Mafia depuis des années, démon déguisé en ange. Suivant des pistes, Jacopo et son meilleur ami Luigi, lui aussi inspecteur, avaient mené leur enquête pendant des mois, réunissant des preuves contre leur supérieure. Ils se croyaient capables de la faire tomber. Sauf que non ; Luigi fut tué par la Mafia à la demande de sa ténébreuse cheffe, tandis que Scaglione devint l'amant de sa supérieure, dans une tentative désespérée de la coincer enfin. En vain, parce qu'elle était parfaitemnent au courant pour son enquête secrète. Il ne devint que son jouet, pendant des mois. Puis un jour, tout fut mis au clair : soit il oubliait cette histoire, soit il subissait le même sort que son ami. Alors Jacopo fit son choix. Il préférait s'éloigner, d'elle, de la Police, de toute cette corruption, complètement brisé et dégoûté.
FABLE : Au courant pour le surnaturel depuis pas mal de temps déjà. En tant qu'ancien inspecteur, Jacopo a eu affaire à bien des créatures lors de ses enquêtes, il est tombé sur des massacres sans nom. Il ne pouvait donc que finir par découvrir la vérité. Néanmoins, il garde le secret sur ce qu'il sait, il fait semblant que les monstres n'existent pas. Pas envie de passer pour un cinglé, tout simplement. Mais, secrètement, le brun travaille régulièrement pour le Vatican, qui ne le prend pas pour un fou : en effet, il est souvent chargé de retrouver des créatures sur lesquelles le Vatican veut mettre la main.
ÉCHINE : Humain, vous dirait-il. En réalité, Jacopo est une demi-sirène qui s'ignore.
PRESTIGE : Retenir sous souffle sous l'eau pendant cinq minutes, comme si de rien n'était. Mais ce n'est pas un super-pouvoir, ça ? Si ?!
GANG : Il n'appartient officiellement à aucun groupe, mais il bosse souvent pour le Vatican, ce que presque tout le monde ignore. Ils payent bien, alors pourquoi refuserait-il leurs missions ? Et puis, pas sûr que ce soit une bonne idée de leur dire non, voilà tout.
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Apparemment, la rouquine est d'accord avec moi. Bien, j'apprécie ; parce que, contrairement à elle, il y a encore beaucoup de monde qui continue à se leurrer, comme si connerie, l'avidité et la jalousie ne faisaient pas partie de l'essence humaine. Je ne dis pas qu'il n'y a que du mauvais dans cette étrange race, mais il ne faut pas non plus croire que les gens ne sont que bonté et beauté, oh que non. Mais bon, la Philosophie, très peu pour moi, ça me donne des migraines. Eviter de penser à des sujets chiants, ça fait aussi partie de l'essence humaine, ou en tout cas, de la mienne. La conversation se poursuit, mon verre se vide progressivement. Je mets en avant mon culot, dont je suis fier. Bah quoi, un détective privé indépendant sans culot... Dîtes-moi, ne serait-il pas mal barré ? Ah bah si, forcément. Quoi qu'il en soit, la jeune femme se met à rire suite à mon commentaire, tout en me lançant un regard admiratif qui me surprend un peu, et qui donc me met un peu mal à l'aise.

Ouais, autant pour le fameux culot, hein.

Je souris à mon tour, la laissant reprendre la parole. L'Anglais me vouvoie cette fois-ci, soit un peu distraite, soit simplement pour mettre un peu de distance entre nous. Ce qui est un peu inutile, puisque je ne cherche absolument pas à la draguer, hein. Mais je tiens à affirmer que ce n'est pas parce que j'ai l'âge pour être son père, parce que ce n'est pas le cas. Bien. Lizbeth s'excuse alors pour ce vieux réflexe, ce à quoi je réponds d'un simple sourire amusé, tout en haussant les épaules. Les vieux réflexes, cette connerie aussi embarrassante que difficile à contrôler aussi. Nous en venons ensuite à parler de ce qui s'est passé tout à l'heure. Une situation qui nous a dépassés et qui en a sérieusement secoués certains dans ce wagon. Heureusement, il n'y a pas eu de morts ou de blessés, je crois. Et c'est bien ça le plus important, en fin de comptes. Pour ce qui est de savoir ce qui s'est réellement passé, peut-être qu'on ne le saura jamais. Ce flic avec qui j'ai parlé m'a donné une explication somme toute banale, superficielle. Mais est-ce que ça s'arrête là, vraiment ? Un simple wagon qui a déraillé ? Pas de surnaturel caché ? Eh bien, si c'est le cas, on risque d'avoir du mal à le découvrir, ou bien le gouvernement trouvera une façon d'étouffer l'affaire. Ils ont intérêt, de tout façon, s'ils veulent éviter la panique générale face à la menace surnaturelle.

« J'avoue... Ce serait une mort vraiment merdique, hein. »

Dis-je, ironique, sans pour autant étirer mon typique sourire de connard. Comme quoi, la mort est un sujet moins marrant, surtout lorsqu'elle devient une possibilité plus tangible, plus réelle. Ceci dit, je ne morfonds pas dans mes réflexions profondes, me contentant de finir ma bière. Je me sens mieux, plus détendu désormais. Lizbeth, elle, a des choses à faire, notamment dormir. Et loin de moi l'idée de l'en empêcher, parce que le sommeil, c'est sacré pour moi. Je rigole lorsque la rouquin dit qu'elle a besoin de sommeil... et que moi aussi.

« Merde, aurais-je oublié de mettre mon anti-cernes ce matin, par hasard ? »

Dis-je, avec un sourire narquois, avant de reprendre mon sérieux. La jeune femme me dit alors qu'elle a la sensation que nous nous recroiserons très vite. Je la regarde, tout en essayant de comprendre si elle me fait des avances. Je ne crois pas. Mais bon, va savoir. Peut-être est-elle juste en train de me demander mon numéro. Je sors alors une carte de mon portefeuille, avec le nom de mon agence, JS Investigazioni, et mon numéro. Je la tends à la Britannique.

« Qui sait. Si jamais t'as besoin d'un détective privé. »

Je lui adresse un sourire poli. En espérant que, si nous nous recroisons, ce ne sera pas pour de mauvaises raisons.

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Succession of incidents [ft Jacopo] - Mar 20 Fév - 13:31
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RP TERMINÉ !

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